[TEST] Resonance of Fate / PS3-X360

Publié le par FK-Corporation

RESONANCE OF FATE
Support : PS3 et 360
Développeur : TRI-ACE
Editeur : SEGA
Sortie : 26 mars 2010
[TEST] Resonance of Fate / PS3-X360

Resonance Of Fate (End Of Eternity au Japon) est une bouffée d'air frais dans le monde du J-RPG ! Autant le dire tout de suite, ce jeu est une bombe et je vais vous expliquer pourquoi. ROF est un jeu ingénieux doté de l'un des meilleurs systèmes de combats jamais crée, oui vous avez bien lu. Tri-Ace, ce studio réputé pour ses RPG de très grandes qualités comme les Star Ocean ou encore les Valkyrie Profile. Tri-Ace, pour la première fois de son existence, va faire une infidélité à Square-Enix en faisant éditer son jeu par SEGA. Resonance Of Fate est sorti 17 jours après Final Fantasy 13, ce fût malheureusement une grosse erreur de la part de SEGA car les ventes n'ont pas été au rendez-vous.

Dans un avenir lointain, la Terre a subie de terribles changements dans son environnement. Pour des raisons inconnues, un gaz empoisonné est sorti du sol terrestre, ce qui provoqua une extinction presque complète de la race humaine. Les survivants construisirent une gigantesque tour nommée Bazel afin de s'y installer et de continuer à vivre au-dessus de l'air impur recouvrant la surface de la planète. La civilisation a donc depuis repris ses droits, les classes sociales les plus aisées résidant au sommet de la tour, les chandeliers et cardinaux tandis que les plus pauvres sont conditionnés dans les étages les plus bas.

Dans Ebel, on se balade de gauche à droite, comme Valkyrie Profile

Dans Ebel, on se balade de gauche à droite, comme Valkyrie Profile

Nous commençons le jeu au niveau 4 dans la ville d'Ebel, nous jouons 3 chasseurs de primes, Zephyr, un jeune homme recueillit par Vashyron qui est un chasseur de prime indépendant qui a monté sa propre entreprise. Enfin Leanne qui fut sauvée par Zephyr quelque temps auparavant. Les personnages sont tous charismatiques et on tous une histoire intéressante, dommage que le jeu soit avare en détails, cela aurait aidé à comprendre plus facilement le lien qui les unis.

Zephyr, Vashyron et Leanne sont tous très attachants

Zephyr, Vashyron et Leanne sont tous très attachants

e jeu nous plonge dans une ambiance post-apocalyptique et steampunk, le niveau 1 est réservé aux personnes riches et aux hommes du clergé. Les pauvres sont dans des taudis allant jusqu'au niveau 12. Autant le dire, l'ambiance est excellente, on sent vraiment la crasse des villes de bas étages et la bourgeoisie des étages les plus haut.

Système de combat : Ce jeu est audacieux et nous offre un des meilleurs systèmes de combats de l'histoire du jeu vidéo. C'est simple, il est unique en son genre et cela ne va pas être évident à expliquer par écrit, il faut y jouer pour le comprendre. Dans ROF, pas d'épée, on se castagne avec de gros guns ! Les combats mélangent temps réels et tour par tour car tant que vous ne bougez pas le joystick, les ennemis ne bougeront pas non plus. Vous pouvez donc observer en début de combat, la zone, les différents ennemis pour adopter la meilleure stratégie. 
 
Le joueur ne peut attaquer qu'une seule fois par tour sauf si il utilise un cristal. Au début du jeu vous disposez de trois cristaux mais vous en débloquerez au fil du jeu car c'est un des points primordial pour comprendre le système de combat. La base du jeu sera d'effectuer une action héroïque mais cela consommera un cristal. Cette action héroïque vous permettra de courir dans une direction, vous serez alors invulnérable et vous pourrez attaquer plusieurs fois. Simple vous me direz ? Non car si par malheur vous n'avez plus de cristaux, c'est presque le game over, vos personnages seront alors en état critique et vous ne pourrez plus effectuer d'action héroïque. Pour récupérer un cristal, vous devrez détruire un adversaire ou alors un de ses membres ou équipement. C'est simple, certains adversaires peuvent être composés d'une dizaine de barres de vies qui composeront les différentes parties de leurs corps.

Vous suivez ? J'espère car on est encore loin d'avoir tout vu. Il faut maintenant que je vous explique les différents types de dégâts que vous pouvez faire. Vous commencez avec une mitraillette pour Zephyr et deux pistolets pour Vashyron et Leanne. La mitraillette effectuera d'énorme dégâts mais ils ne sont pas définitifs, pour valider ces dégâts pour devez tirer au pistolet. C'est simple, la mitraillette ne peut effectuer aucun kill pourtant c'est elle qui effectuera 95% des dégâts. Chaque personnage peut porter deux armes, une dans chaque main. Il est aussi possible d'utiliser des grenades qui feront des dégâts de zone. 
Les dégâts à la mitraillettes seront bleus mais pas définitifs

Les dégâts à la mitraillettes seront bleus mais pas définitifs

Il est possible de monter son personnage jusqu'au niveau 300. 100 niveaux au pistolet, 100 niveaux à la mitraillette et 100 niveaux aux armes de jets type grenade. Autant dire que pour monter ses personnages au niveau max, il faudra être polyvalent et jouer avec tous les types d'armes. Plus vous augmenterez votre niveau, plus vous pourrez charger votre attaque. Au niveau 1 vous avez le droit à une charge et au niveau 100, vous aurez le droit à 100 charges pour une seule attaque.
 
Votre attaque héroïque ne dure que quelques secondes, il faudra donc améliorer vos armes pour augmenter leurs caractéristiques et surtout, la vitesse de charge de votre arme. Un autre point important, plus vous serez proche d'un ennemi, plus votre charge augmentera rapidement. N'espérez pas campez à l'autre bout de la map pour shooter les ennemis, il faut prendre des risques pour gagner dans ROF !  
En état critique, c'est le game over presque assuré

En état critique, c'est le game over presque assuré

Vous pensez qu'on a fini ? Comme je le disais, la prise de risque est primordiale dans ROF, pour cela vous allez devoir courir en direction de l'ennemi avec des actions héroïques. Votre action héroïque est caractérisée par une ligne rouge ou une ligne bleue pour déterminer la direction dans laquelle vous allez. Si vous passez entre vos deux autres personnages, la ligne sera bleue. Si effectuez 3 actions héroïques de suite en passant à chaque fois entre vos deux autres personnages, vous pourrez effectuer une attaque résonance et la c'est open bar avec des centaines de cartouches tirées dans un festival de douilles qui s'écrasent au sol. Cette attaque consommera tous vos cristaux donc si vous n'arrivez pas à tuer l'ennemi, c'est quasiment game over.
 
Je passe rapidement sur les armes de jets qui pourront infliger certaines altérations d'états comme des brûlures ou du poison.

Le scénario est intéressant mais complexe, peut-être un peu trop pour être abordable. Il est obscur et laissera certaines personnes dont moi sur le carreaux, c'est dommage car c'est un des seuls reproche que je vais pouvoir faire au jeu. Le scénario est bon mais tellement perché qu'il est compliqué à suivre. A noté que le jeu comporte des scènes plutôt humoristiques, nos deux protagonistes mâles sont assez machos et pervers sur les bords.

Graphiquement le jeu possède un charme fou, son architecture baroque et ses décors post-apocalyptique servent à l'immersion. On a ici une direction artistique de très haut niveau et cela passera par le bestiaire totalement WTF mais vraiment excellent. Le monde de ROF se compose de cette tour de Bazel et pour progresser, il faudra débloquer les villes et les zones avec des cellules. Ces cellules vous permettront de raccorder des terminaux qui vous octroieront des bonus pendant les combats. Ainsi à la fin du jeu, vous pourrez raccorder les terminaux des étages 4 à 6 pour bénéficier notamment d'énormes bonus dans l'arène de combat. 
Le tuning de mitraillette, gros gros kiff !

Le tuning de mitraillette, gros gros kiff !

Il faut noter que le jeu est relativement dur tant qu'on a pas appréhendé le système de combat. La première fois que j'ai fait le jeu, j'en ai bavé car je n'avais pas compris toutes les subtilités. Une fois le jeu pris en main, c'est un plaisir fou, une extase, une sensation de puissance comme peu de jeu peuvent nous le procurer. J'ai rarement autant aimé les combats aléatoires que dans ROF, quel plaisir de malade !
 
[TEST] Resonance of Fate / PS3-X360

Le jeu se déroule sur 16 chapitres et comme tout J-RPG qui se respecte, il est blindé de quêtes annexes. Il est important de noter que certaines de ces quêtes annexes sont intéressantes là où certains J-RPG se contentent de gonfler leur durée de vie avec des quêtes dites « Fedex ». Il existe comme dans tout bon jeu, un donjon optionnel avec une difficulté ahurissante, le plaisir pour les hardcore gamer pour moi ! Comptez au moins 80 heures pour finir le jeu à 100%, vous en aurez pour votre argent.

Les + :
- Son système de combat de malade !                        
- Un J-RPG avec des guns !                                                   
- Direction artistique dingue
- Grosse durée de vie
- La customisation des flingues ultra poussée
- Son scénario est intéressant... 

Les - :
- Sa difficulté pourra rebuter certains                
- Son scénario est intéressant...                                    
- Scénario intéressant mais difficilement compréhensible

Resonance Of Fate est une bombe, un must have sur old-gen. Si vous êtes fan de RPG, vous devez avoir joué à ce jeu. Son système de combat terriblement addictif et ultra péchu, son scénario post apocalyptique très intéressant et son ambiance gothique sur fond de religion nous prouve que TRI-ACE est vraiment un grand studio. La jeu reste néanmoins difficile, il faudra cravacher pour comprendre toutes les subtilités du système de combat mais cela en vaut la chandelle. Resonance Of Fate nous réserve un beau dépaysement, il fait facilement parti du top 5 des meilleurs RPG old-gen.

SUPPOS : 5/6

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F.L, le programmeur absolu !?

Publié le par Dr Floyd

F.L, le programmeur absolu !?

Voilà, c'est fait ! Notre programmeur fou, F.L, vient de terminer son adaptation de Barbarian sur PC Engine ! Enfin, ses adaptations, car il en a fait 7 (chacune "émulant" un support micro de l'époque). Sa préférée ? La version PC Engine/Amstrad CPC qu'il nous fait découvrir en vidéo :

La ROM est téléchargeable (lien sur le topic officiel). FL. est réellement fou, rendez-vous compte : en seulement 3 mois il a appris le C, découvert la PC Engine, et développé 7 fois le jeu !!! Je ne sais pas ce qu'il nous prépare pour l'avenir, mais ça promet !

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Xevious revient sur MSX

Publié le par Dr Floyd

Xevious revient sur MSX

Le genre shoot'em up est surement mon style de jeu préféré, quand il est bien conçu, et comme c'est de plus en plus rare de nos jours, on en revient toujours aux jeux des années 80-90 ou aux homebrews. En 1982, Namco révolutionne le jeu vidéo et définira les règles du shoot'em up "classique" avec Xevious, scrolling, ennemis au sol et dans les airs, tir et missile, c'est un jeu que j'adore toujours 35 ans après, malgré sa simplicité. C'est un jeu de pur réflexes et concentration.

Et voici une nouvelle tentative (beta) d'adaptation du jeu sur MSX1 par un certain Zevimodoki ! Il en existe d'autres, une version plein écran assez moche, une fabuleuse version MSX2 (vous les trouverez sur Youtube). Celle ci est encore différente et mérite votre attention si vous êtes un MSX Addict qui pense toujours que le standard MSX vaincra ;)

Publié dans RETRO NEWS

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La Switch fait un nouvel Eagle !

Publié le par Dr Floyd

La Switch fait un nouvel Eagle !

J'étais déjà ivre de bonheur avec Metal Slug 3 et The King of Fighter 98 sur le Eshop de la Nintendo Switch... mais voici que déboule Neo Turf Master ! Tout simplement le meilleur jeu de golf rétro 2D du monde ! Bordel, Nintendo va me ruiner !

Un jeu NeoGeo relaxant après le stress de Metal Slug et KOF ! Pour rappel, ce jeu a été conçu par Nazca, les créateurs de Metal Slug... comme quoi ils touchaient à tout ! On retrouve ici leur goût prononcé pour le pixel-art, le soin dans la finition, et un gameplay ultra fun. Totalement indispensable si vous aimez les jeux de golf à l'ancienne. Il ne manque plus que Last Resort sur le Eshop et je peux stopper le Lemon 714, je serai en extase vidéoludique.

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[TEST] NIER Automata / PS4

Publié le par FK-Corporation

NIER Automata
Support : PS4

Existe également sur PC
Développeur : PlatinumGames
Editeur : Square-Enix
Sortie : 10 mars 2017
[TEST] NIER Automata / PS4
Tout d'abord je voulais rendre hommage à Square Enix. Merci d'avoir eu les couilles de proposer une suite d'un jeu qui, selon certaines sources, ne se serait écoulé qu'à 3000 exemplaires en France et qui par son échec commercial a causé la fermeture du studio Cavia. Il fallait une grosse paire de cojones pour remettre le couvert. A l'heure où la plupart des studios ne prennent plus de risques, Square-Enix a écouté l'appel des joueurs pour nous offrir une suite du meilleur jeu old gen, Nier premier du nom. Il est important pour moi de rendre hommage car on s'amuse trop souvent à tirer sur l'ambulance mais jamais assez à remercier un studio.
 
Le créateur et scénariste de la série Taro Yoko est encore à la baguette pour continuer sur sa lancé avec l'univers mis en place dans le premier jeu. Autant vous dire tout de suite, l'ambiance est respecté, le travail n'a pas été dénaturé par le travail de PlatinumGames qui s'est juste occupé de la partie action du jeu, OUF ! le producteur Yosuke Saito, et le compositeur Keiichi Okabe reprennent aussi leurs rôles respectifs. 

Autant vous le dire tout de suite, Nier Automata est bien la bombe attendue. Ce jeu navigue à contre-courant de tout ce qu'on peut voir actuellement et cela fait un bien fou de jouer à un jeu qui ne nous prend pas pour un jambon. Taro Yoko va au bout de son idée, de sa vision du jeu vidéo. Il me fait vraiment penser à Kojima dans sa manière d'explorer les jeux vidéos et de casser les codes.
Les androides vivent dans une base en orbite de la Terre

Les androides vivent dans une base en orbite de la Terre

Nous incarnons 2B, une androïde qui fait partie du groupe YoRHa, une unité d'élite employé par les humains pour les aider à reconquérir la Terre. Les humains vivent sur la Lune car la Terre est devenue inhabitable à cause des machines qui en ont pris le contrôle. 2B devra faire équipe avec 9S, une unité de reconnaissance d'une intelligence supérieure mais pas vraiment adapté au combat. Je ne vais pas en dire plus sur le scénario mais il faut avouer qu'on a ici de la grande Science-Fiction ! On est vraiment en roue libre et qu'est ce que c'est bon d'avoir un jeu avec un bon scénario, c'est devenu tellement rare de nos jours... Nier Automata nous emmène loin, très loin ! On a vraiment le sentiment d'avoir voyagé et d'avoir vécu une aventure. Les androïdes ne sont pas dépourvus d'émotions et c'est vraiment intéressant de suivre leur évolution psychologique.

Nier Automata va loin dans la réflexion. Qui sommes-nous ? Que sont les androïdes ? Que sont les robots ? Les habitués du premier épisode ne seront pas déçus car le jeu possède son lot de retournement de situation et nous fera réfléchir sur le but de chaque être sur Terre. Nier Automata poussera même la réflexion plus loin : Qu'est ce qu'un être ? Pouvons-nous être vivant a partir du moment où l'on possède une conscience ? Rarement un jeu nous aura réfléchir comme cela et chaque PNJ voudra la peine d'être écouté et on se rendra compte du travail qui a été fait sur l'écriture du jeu.
Les robots se mettent à penser comme les humains

Les robots se mettent à penser comme les humains

Nier Automata va marquer comme son prédécesseur, c'est le genre de jeu qui restera gravé dans les mémoires et qui va devenir un mythe avec le temps. Le jeu se réinvente tout le temps, il change les codes à longueur de temps, rien n'est acquis tout au long du jeu.

Système de jeu : PlatinumGames a fait du bon boulot pour nous concocter un système de combat diablement efficace. C'est péchu, c'est fluide et ça castagne dur. On peut alterner entre deux types d'armes et surtout, on peut garder la touche R1 enfoncé pour tirer de façon permanent avec le Pod qui sert de soutien comme le Grimoire Weiss. Comme le premier épisode, il est possible de crafter des armes en chopant du loot sur les ennemis, on retrouve même certaines armes du premier Nier. La touche carré permet d'attaquer avec une arme et le triangle avec une autre arme. A vous de voir quel enchainement vous préférez, on y retrouve un petit coté Bayonetta sans non plus être aussi complet. On peut aussi augmenter les statistiques de notre joueur en y incorporant des puces pour faire du tuning avec notre personnages, c'est sympa mais ultra cheaté car une fois trouvé la bonne combinaison, on en devient presque invincible.

Le jeu est un semi open-world, ne vous attendez pas à une map immense, ici c'est plutôt une succession de zones ouvertes mais pas forcément très grandes mais on s'en moque, le plaisir est ailleurs. Il est possible d'effectuer environ 80 missions secondaires et voilà un autre point fort. Après avec fait Final Fantasy 15 et ses quêtes annexes toutes pétées, ici on a le droit à un scénario pour chacune. Sachant que le jeu est bien écrit, les quêtes sont pour une majorité très intéressantes à suivre.

Nier est un énorme pots pourris avec ses phases de BTA mais aussi Shumps. La transition entre les deux est tout simplement monumentale, le jeu peut alterner différentes phases d'une fluidité étonnante. Ça part dans tous les sens et c'est tellement bien mis en scène que j'ai du mal à croire à ce que je viens de jouer. Les phases de Shumps sont tellement jouissives.
Les phases de Shumps en jettent sec !

Les phases de Shumps en jettent sec !

Les combats ont aussi leur coté Shumps

Les combats ont aussi leur coté Shumps

Le plaisir de Nier Automata c'est son écriture ou plutôt, la qualité de son écriture. C'est fin, c'est profond, c'est savoureusement bien amené, c'est mélancolique et beau à la fois. Rarement un jeu arrive à nous donner mal au ventre de plaisir et c'est le cas ici. J'avais la boule au ventre en arrivant dans le dernier donjon, le sentiment d'arriver enfin à la fin du voyage, ça m'a retourné.
 
Le jeu possède 26 fins différentes mais 21 d'entre elles sont des trolls, elles surviennent en faisant des actions un peu bizarres et peuvent arriver dès le début du jeu... Le jeu possède 5 fins réelles mais attention, il ne faut surtout pas s'arrêter la première fois que vous verrez le générique car vous n'aurez effectué que 30% du jeu et vous passerez à coté de tout le plaisir. Sans vous spoiler, sachez que vous ferez le jeu avec plusieurs protagonistes différents pour comprendre leur vision des choses.

On va rencontrer des PNJ haut en couleur durant tout le jeu et certains sont vraiment attachants comme le robot Pascal ou encore le robot Jean-Paul le philosophe en hommage à Sartre. On va aussi retrouver certains protagonistes du premier épisode, je ne vous en dirais pas plus.

Le jeu s'amuse avec nous parfois, on retrouve un coté Metal Gear avec la pâte de Kojima dans certain aspects. Par exemple lors qu'on réveille 2B, on doit aller dans le menu paramètre et remettre le volume du son, ceci n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Ce n'est pas nous qui jouons au jeu mais c'est souvent le jeu qui joue avec nous...
Quand je vous dis que le jeu joue avec nous...

Quand je vous dis que le jeu joue avec nous...

Il est temps maintenant de vous parler d'un des points forts du jeu, son OST absolument MA-GIS-TRA-LE ! Mon dieu que ça fait du bien aux oreilles, c'est vraiment le gratin de la musique, tout est fait pour nous faire voyager. L'OST alterne mélodie magnifique, des chansons rythmés avec des cuivres ou encore des partitions de piano mélancoliques. Il y en a pour tous les gouts. Il faut bien avouer par contre que j'ai préféré l'OST du premier mais celle là, elle tutoyait les étoiles donc c'était impossible de faire mieux. Nier Automata se joue avec le son à fond pour vraiment en prendre plein les oreilles.

Les textures ne sont pas dignes d'une PS4 ? Regardez plutôt cette direction artistiques de malade !

Les textures ne sont pas dignes d'une PS4 ? Regardez plutôt cette direction artistiques de malade !

Au niveau des petits défauts qui saoulent il y en a un qui est récurrent. En effet il ne faut qu'aucun ennemis soit présent à moins de 20 mètres pour effectuer une action avec un PNJ. C'est assez frustrant de ne pas pouvoir interagir avec un PNJ alors que l'ennemi le plus proche est totalement hors de portée derrière un bâtiment. Autre chose assez chiante, le fait de trébucher lorsqu'on touche une pierre ou un arbuste alors qu'on court. Ça fait ralentir, l’animation est inutile, bizarre d'avoir incorporé cela. On peut noter qu'il est dommage que le Pod ne soit pas aussi attachant que le Grimoire Weiss et que ses magies soient aussi moins fun. Autre point négatif, ce système d'achat de trophées une fois le 3ème run terminé. Que c'est nul ! Adieu le plaisir de débloquer tous les trophées, on se retrouve avec un platine au rabais pour moi qui aime les défis relevés. Petit bémol aussi sur la difficulté du jeu qui est mal gérée. On se retrouve avec un mode normal vraiment facile et un mode difficile vraiment difficile. La marche entre les deux est vraiment énorme, j'avais le cul entre deux chaises et j'alternais les deux. Je viens de me rendre compte en lisant ce dernier paragraphe que je chipote vraiment sur les défauts, c'est pour dire la qualité du jeu.

Admirez la beauté de la mise en scène

Admirez la beauté de la mise en scène

Au final je me rends compte que je n'ai pas beaucoup parlé du jeu ni du scénario car il ne peut pas se raconter, il se ressent. Si vous êtes fans d'A-RPG vous devez essayer ce jeu.

Vous l'aurez compris, Nier Automata est un grand jeu, un très grand jeu qui rentre au panthéon des meilleurs jeux de cette génération. C'est le genre de jeu qui ne te met pas une gifle mais des centaines de gifles tout au long de l'aventure. C'est la démesure, dantesque, gigantesque. Nier Automata c'est la folie, c'est le genre de jeu qui te fait aimer les jeux vidéos et qui te fait réaliser que c'est bien un art à part entière. C'est soigné, bien écrit, enivrant, envoutant, ensorcelant, c'est la passion qui te fait frémir le bout des doigts manette en main. C'est pour ce genre de jeu qu'on aime le jeu vidéo putain.

SUPPOS : 6/6


[TEST] DOOM / PS4

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[RETROGAMING] Illusion of Time / Snes

Publié le par Locals

ILLUSION OF TIME
Support : SNES
Editeur : Enix
Développeur : Quintet
Année : 1995 (en France)


Le test en audiorama :
http://www.gamopat-forum.com/t92185-test-illusion-of-time

[RETROGAMING] Illusion of Time / Snes

La SNES est reconnue pour avoir accueilli la fine fleur des Action-RPG et les années 90 sont considérées par nombre d'entre nous comme l'âge d'or du genre. Je ne suis pas là pour alimenter ce débat mais plutôt pour me replonger avec vous au cœur de cette période, en 1995, au travers de l'effeuillage d'un titre iconique: Illusion of Time.


Illusion of Time (Illusion of Gaïa aux US) est un titre aux influences multiples développé par le studio Quintet et édité par Enix. Il est bien souvent considéré comme le deuxième opus d'une (indûment nommée) trilogie composé de Soul Blazer et Terranigma, tous trois sortis sous nos contrées entre 1994 et 1998. IOT étant de loin le plus connu, Soul Blazer ayant été 8 fois moins diffusé et Terranigma localisé en France 3 ans après sa sortie Japonaise au crépuscule de la vie de la console, quelques mois seulement avant la sortie d'Ocarina of Time et de la... Dreamcast ! 

JV le mag a consacré il y a quelques mois de cela un mini-dossier sur les thèmes abordés par le jeu et un doute m'a alors envahit... suis-je passé à côté du message profond d'un jeu que j'ai pourtant parcouru une demi-douzaine de fois ces 20 dernières années ? Allez-hop! pour en avoir le cœur net j'allume mon tube, je souffle dans la cartouche et c'est parti... POUR LA GRANDE AVENTURE !

[RETROGAMING] Illusion of Time / Snes

Vous incarnez Paul, un jeune orphelin au cœur pur doté depuis l'enfance d'un mystérieux don de télékinésie. Son père explorateur meurt dans un naufrage tandis qu'il était à la recherche de la mystérieuse tour Pandémone. Paul qui participait au voyage survécu mais  souffre depuis ce jour d'amnésie. A la suite de ce drame, Paul est élevé par ses grands parents dans un paisible port de pêche. 

L'aventure débute sur la découverte d'un portail dimensionnel dans lequel Paul rencontre l'esprit de la terre. Il apprend de Gaïa qu'une comète va entrer en collision avec notre planète et que lui seul peut sauver l'humanité... Paul devra rassembler les 6 statues Hexade cachées aux quatre coins de la planète dans des ruines antiques afin d'empêcher ce funeste destin de se réaliser.

Paul n'est pas seul dans sa quête à devoir supporter ce lourd fardeau. Il peut compter sur ces amis d'enfance Luc, Jonas et Eric, sur l'étrange Lily et enfin sur Flora, une princesse prétentieuse, bornée, précieuse, pimbêche et un peu égoïste sur les bords. du moins en apparence. Car il s'agit bien de cela,  des apparences...  mais nous en reparlerons à la fin de ce test, place au Gameplay!

[RETROGAMING] Illusion of Time / Snes

Le game design du jeu est des plus classique, vous explorez des villages afin d'obtenir des indices sur la localisation des statues Hexades auprès des différents PNJ. Les rebondissements du scénario vous mèneront ainsi aux quatre coins du monde visiter des ruines antiques. Il est sympa de noter que certains lieux existent vraiment: les dessins mystiques de Nazca, ou la grande muraille par exemple. C'est également vrai pour certains personnages comme le peintre Degas ou l'écrivain Kafka! 

[RETROGAMING] Illusion of Time / Snes

Les sanctuaires dans lesquels sont cachées les statues Hexade font office de donjons. Et qui dit Donjon dit combats d'ennemis cela va de soi. A-RPG oblige l'action se déroule en direct, Paul frappe à l'aide d'une épée ses adversaires et au fil du jeu apprendra des pouvoirs supplémentaires qui lui seront utiles autant en combat que pour progresser dans son environnement. La glissade lui permet par exemple d'éviter les projectiles ennemis mais également de se faufiler dans les passages étroits et autre soupirail. Paul dispose également d'un bâton qui actionne son pouvoir de télékinésie, lui permettant de déplacer certains objets par la pensée. Les énigmes ne sont pas insurmontables mais la structure des lieux est souvent retorse et il arrive fréquemment que l'on se perde. Toutefois une mini carte à l'écran indique la localisation des ennemis que vous n'avez pas encore occis, ceux-ci devenant rapidement les petits cailloux de votre périple. Aussi ce n'est pas un hasard si le système de levelling est basé sur le nettoyage d'une zone. Parfois indispensable pour progresser, parfois facultatif, éliminer tous les ennemis d'un écran vous octroie tour à tour un bonus de vie, de défense, d'attaque ou ouvre un chemin inaccessible jusqu'alors. Un sanctuaire en particulier figure dans mes meilleurs souvenirs de joueur: Les Jardins Célestes qui invitent le joueur à parcourir le "la lumière" et "l'ombre" d'un îlot Flottant surplombant Nazca à la recherche de 4 joyaux, le tout porté par une bande son inoubliable que vous, les barbus les plus observants écoutez en ce moment même. 

[RETROGAMING] Illusion of Time / Snes

Des portails dimensionnels semblables à celui du début du jeu font office de check points dans les donjons et de lieu de sauvegarde. En sus de restaurer votre énergie vitale vous découvrirez en ces lieux que Paul possède en lui l'esprit du guerrier Chrysaor, le chevalier noir et dont il peut revêtir la forme pour progresser. Chrysaor est plus puissant et dispose de ses propres pouvoirs. Il faut alors régulièrement changer de forme pour résoudre les énigmes et progresser. Si l'aventure ne vous impose nullement de retourner dans un lieu déjà visité qu'en de rares exceptions, il n'en est pas de même dans tous les donjons. Dans certains d'entre eux et une fois terminés il faut rebrousser chemin pour ressortir, ce qui est passablement irritant. A noter également que la maniabilité est très rigide, Paul ne peut pas frapper en diagonale, idem pour les déplacements. Quand on sait qu'il faut appuyer deux fois dans une même direction pour que Paul se mette à courir, chaque changement de direction interrompent sa course. Si ce gameplay de l'ex-URSS peut rebuter de prime abord, sachez que l'on finit assez étrangement par l'apprécier. J'ai fait le jeu dans son intégralité pour les besoins du papier et  je me suis surpris à prendre du plaisir à diriger Paul bien que les premières heures de jeu furent laborieuses. 

[RETROGAMING] Illusion of Time / Snes

A noter également que le jeu est une quasi ligne droite, la seule quête secondaire étant la recherche des 50 rubis de feu de Samuel le bijoutier cachés dans les villages et les donjons. Les récupérer dans leur intégralité vous mènera à un boss optionnel. Les boss, à l'image de tous les ennemis du jeu, sont des créatures fantasmagoriques dont le design puise parfois dans diverses mythologies voire même de la réalité. Les statues qui s'animent de la grande muraille de Chine sont par exemple librement inspirées de l'armée en terre cuite du mausolée de l'empereur Qin. Ce "melting pot" entre création et références culturelles trouve ainsi sa propre identité. 

[RETROGAMING] Illusion of Time / Snes

Côté réalisation, le jeu oscille entre le bon et le très bon. Certains design sont inspirés et d'autres sont pour le moins oubliables, notamment les intérieurs des habitations. le mode 7 est à l'honneur pour les déplacements sur la carte du monde, autant dire que le fameux zoom de la SNES pique les yeux de nos jours, le mode 7 quoi !
 
La bande son du jeu composée par Yasuhiro Kawasaki est quant à elle une grande réussite, un modèle du genre. Certains thèmes trottent dans la tête bien longtemps après l'extinction de la console. La flûte de pan confère par moment cette aura mystique au soft et cette sensation de dépaysement indispensable à l'immersion souhaitée pour un jeu d'aventure. 

Je privilégie toujours le plaisir de jeu au scénario, rien ne m'irrite plus qu'une histoire, fusse t-elle super bien fichue, au détriment du pad. Illusion of Time est un cas à part. Car je reconnais bien volontiers que le soft n'a pas le tiers des qualités ludiques d'un A link to the Past. Alors pourquoi diantre occupe t-il un telle place dans mon cœur de joueur ?

[RETROGAMING] Illusion of Time / Snes

Si le scénario d'Illusion of Time peut paraître de prime abord innocent, voire cucul et convenu, il distille progressivement une gravité profonde, une mélancolie désarmante et ce en abordant des thèmes à mille lieux du manichéisme que l'on nous sert habituellement.  IOT ne fait que poser des questions morales bien souvent dérangeantes, à charge au joueur de trouver les réponses. L'esclavagisme, le progrès, la mort, la condition animale... le propos d'un jeu en avance sur son époque, l'esthétique enfantine et la naïveté des personnages contrastent fortement avec le désespoir qui se dégage des échanges avec les personnages que l'on rencontre au fil du jeu. La candeur de ces enfants entre amourette et chamaillerie n'est pas une écriture au rabais. C'est un espoir face à des adultes corrompus qui ne font bien souvent que sauver les apparences. Par ailleurs de nombreux fantômes vous feront part de leur regrets éternels, ou encore de leur pessimisme quant à la pertinence des choix de l'humanité. Paul et ses amis doivent sauver le monde, mais mérite t-il de l'être? 

[RETROGAMING] Illusion of Time / Snes
[RETROGAMING] Illusion of Time / Snes

IOT est tout à fait à l'image d'un enfant qui balance en toute innocence à ses parents une punchline qui fait mal "pourquoi ça existe la guerre" et qui nous met face à notre propre humanité.

Le jeu n'hésitera d'ailleurs pas à briser les codes du jeu d'action en imposant des scènes de contemplation "in game", obligeant le joueur à ne rien faire pendant parfois plusieurs minutes! Ne fuyez-pas pour autant, ces moments sont rares dans le jeu et la lecture d'un adulte de ces scènes est toute autre. Je suis passé à côté de la scène du radeau pendant des années, qui me faisait pester au possible à l'époque tant elle me semblait interminable. Paul dérive avec Flora en pleine mer pendant des jours, quasiment sans ne rien faire sinon de se découvrir mutuellement. Avec le recul, cette narration imposée à l'époque ou les cut-scenes n'existaient pas sert remarquablement la narration. Autre exemple, vous devez à un moment de l'aventure faire la queue pendant des plombes devant "l'Apple store" du jeu... je suis un imbécile de n'avoir rien compris à l'époque du message qui m'était adressé... 


En cela Illusion of Time a des airs de chef d'oeuvre car il ne fait aucun compromis. A partir d'une histoire en apparence banale, il sème ça et là l'air de rien des graines morales ou métaphysiques qui finissent invariablement, avec le temps, par germer chez le joueur. Un jeu qui vous impose parfois de vous arrêter de jouer(!), pour finalement mieux vous cueillir par la suite. Un jeu qui n'hésite-pas à proposer un final de plus de 20 minutes pour définitivement enfoncer le clou. La douzaine d'heures nécessaire pour terminer le jeu laisse alors place aux souvenirs aigres-doux de cette merveilleuse aventure. Illusion of Time est en définitive un jeu qui sait prendre son temps pour que vous ne perdiez pas le vôtre.

SUPPOS : 5/6

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Secret of Mana se compile sur Switch

Publié le par Dr Floyd

Secret of Mana se compile sur Switch

Certains n'y verront qu'une compilation de 3 jeux rétro émulés... d'autres une collection fabuleuse. Toujours-est il que Seiken Densetsu Collection vient d'être annoncé pour le 1er juin au Japon sur Nintendo Switch, version boite... en cartouche donc !

Une compilation de la série "Mana" qui reprend Mystic Quest (GameBoy), Secret of Mana (SNES), et le jamais importé Seiken Densetsu 3... Difficile de s'y retrouver avec cette licence qui a différents noms selon les régions ! En tout cas les fans doivent avoir le slip bien tendu.

En précommande chez Play-Asia pour 40€ (+ environ 4€ de port) :
Compilation Secret of Mana - Play Asia

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Un jeu qui ne sera pas fantomatique sur MSX !

Publié le par Dr Floyd

Voici un nouveau jeu MSX 1 en cours de développement qui a retenu mon attention : Ghost de
Francisco Tellez de Meneses (qui a déjà réalisé ce jeu sur Steam). Même si ça semble classique (genre "Metroidvania"), la réalisation est vraiment très très propre et fait penser à un peu haut de gamme de la grande époque Konami ! On attend la version finale pour cet été, une version cartouche semble prévue.

Publié dans RETRO NEWS

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J'ai rejoué à Metal Slug 3... sur Switch !

Publié le par Dr Floyd

METAL SLUG 3
Support : Switch
Sortie : 3 mars 2017 en démat

J'ai rejoué à Metal Slug 3...  sur Switch !

Pas vraiment un test, tout Gamopat poilu qui se respecte connait cette série culte de la Neo Geo, et notamment le 3eme opus, considéré par beaucoup comme le meilleur, sorti en 2000. Pas un test donc mais juste mon ressenti après y avoir rejoué sur Switch. Car oui, j'ai honte, j'ai acheté du démat' sur Switch ! Quel boulet ce Doc !

En plus je l'achète pour la xième fois ! Je l'ai déjà pris en support physique je crois sur PS2, Wii et PSP (en compil)... et surement aussi sur d'autres supports, je ne sais plus trop. Ridicule du coup de l'acheter en 2017 en démat' du coup ?

Pas tant que ça, car la plupart de mes consoles rétro son au placard, et finalement avec cette version Switch, c'est l'occasion de l'avoir en version salon et portable d'un seul coup, et pour quelques années en accès très rapide. Et je considère Metal Slug 3 tellement culte et fantastique que 6.99€ c'est acceptable. Non ? j'essaye de me convaincre en fait ;)

Alors on se retrouve devant un menu avec 4 versions du jeu... Enfin, version, c'est un bien grand mot, c'est le même jeu à chaque fois : version JAP, version US, et 2 versions scoring (classique et score attack de 5 minutes) avec un tableau des scores online.... Le jeu est parfaitement émulé, pas de soucis. J'ai entendu parler de quelques soucis, notamment sonores, mais je crois qu'un patch a corrigé tout ça. La prise en main est excellente, au stick mais également avec les 4 boutons de gauche. Un sous menu vous permet de paramétrer pas mal de choses : difficulté, vies, sang ou pas, temps, scanlines, son, taille et sens de l'écran, etc... Et n'oubliez pas qu'il est possible d'y jouer à deux.

J'ai rejoué à Metal Slug 3...  sur Switch !

Quant aux 2 modes de scoring online vous n'aurez aucun choix de paramétrage bien sûr, le jeu débute directement au lancement (sans même possibilité de pause). Normal. Votre meilleur score sera classé dans un tableau mondial.

Perso je me suis pris au jeu, je suis addict ! J'ai un double objectif : premier objectif, finir le jeu original en un crédit en baissant un peu la difficulté. Car oui, je n'ai jamais fini ce jeu, je suis une quiche ! Mais il faut savoir quand même je n'ai jamais utilisé aucun crédit dans aucun jeu d'arcade de toute ma vie ! Je suis un "puriste". Le crédit, je n'aime pas. Deuxième objectif,
rentrer dans le TOP 100 des joueurs en mode scoring online.

Le jeu est cours, toujours identique, mais on ne se lasse jamais, tellement le gameplay est parfait et les graphismes & animations au top niveau du pixel art. Le meilleur run&gun 2D du monde. Un jeu hors normes, un émerveillement permanant. Un jeu qui peut paraitre simple mais il est remplis de secrets non stop pour faire du scoring, je commence seulement à m'en apercevoir !

Alors quelques petits reproches : il y a un petit manque de finition dans les menus rajoutés et dans la présentation globale, il faut un petit temps d'adaptation pour bien piger l'ensemble. Une fois assimilé ca va. Aussi le tableau online est fade. Bref, les jeux NeoGeo méritent un habillage meilleur... Mais bon tout ça n'est pas lié au jeu en lui même.

Si vous êtes toujours fan de Metal Slug en 2017 foncez ! Vous posséderez ce jeu de manière continue, super accessible, quasi instantanément en mode portable, ou alors en mode salon (en solo ou à 2). Et vous serrez toujours tenu par le challenge de vous placer le plus haut possible dans les charts, car vous allez vous rendre compte que la marge de progression est énorme ! Indispensable ! Une légende du jeu vidéo.

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[TEST] Horizon: Zero Dawn / PS4

Publié le par Vaval

Horizon: Zero Dawn
Support : Playstation 4
Développeur : Guerilla Games
Éditeur : Sony Computer Entertainment
Date de sortie : 1 Mars 2017

[TEST] Horizon: Zero Dawn / PS4

Mai 2005. A l’occasion de la présentation de la Playstation 3 lors de l’E3, le studio hollandais Guerilla Games catapulte son trailer de Killzone 2. Gameplay bidonné, graphismes en pré calculé, le tour de passe-passe de l’un des studios interne de Sony provoquera un tollé sans précédent. Depuis, bien de l’eau a coulé sous les ponts. La franchise Killzone a fait son bout de chemin avec plus ou moins de réussite, pour finir avec un épisode « Shadow Fall » sympathique qui aura eu le mérite de mettre la Playstation 4 en orbite. Quatre ans plus tard, Guerilla nous revient avec une nouvelle franchise, à la troisième personne cette fois-ci, et portée par une héroïne à la chevelure fauve. Horizon : Zero Dawn, ou l’open-world ordinaire.

Une chose est sûre, les jeux à monde ouvert ont largement été démocratisés sur cette dernière génération de consoles. La contagion est telle que chaque studio y va désormais de sa production bac à sable. En ligne de mire, Ubisoft, avec ses titres à checklist dans lesquels la carte ressemble à une liste de course. Viennent ensuite les fausses copies telles que Mad Max, L’Ombre du Mordor ou encore Just Cause 3. Enfin, dans le wagon de tête, nous retrouvons The Witcher 3, GTA V et Fallout 4. C’est chez tout ce joli petit monde que Horizon : Zero Dawn va puiser son inspiration, parfois avec panache, souvent de manière trop scolaire.

[TEST] Horizon: Zero Dawn / PS4

Aloy est un paria. Née d’une mère inconnue, confiée à un banni du nom de Rost, elle vivra une enfance mouvementée sur les terres sacrées de La Mère. Bien décidée à en apprendre plus sur ses origines et devenir enfin un membre éminent du clan Nora, elle s’entraînera aux arts de la chasse et du combat jusqu’à son adolescence. Il faut dire que le monde dans lequel vie la fillette abrite moult dangers, monstres mécaniques et nature sauvage gouvernant des terres ravagées par un cataclysme sans précédent. Il lui est donc indispensable de maîtriser arc et roulades pour survivre dans ce milieu plus qu’inhospitalier. C’est sur ce postulat que démarre l’aventure du jeu imaginé par Guerilla durant 6 ans de développement.

[TEST] Horizon: Zero Dawn / PS4

Après une première séquence infantile pas vraiment intéressante, vous voilà donc aux commandes de cette future guerrière dont l’agilité n’a d’égale que la souplesse de ses tresses. Bien vite, on se retrouve à gambader joyeusement dans les herbes hautes et à apprécier le vent caressant notre chevelure à l’orée d’un ruisseau. Puis tombe la nuit, une couleur bleuté s’abat sur la plaine, les rayons cristallins de la lune transpercent la forêt et les lucioles virevoltent au passage d’Aloy. Bien vite, on comprend que le jeu de Guerilla est une ode à la nature. Les environnements sont d’un réalisme saisissant, les effets de lumière et de particule n’ont pas d’équivalence et les panoramas sont vertigineux. Chaque parcelle de la map devient donc un prétexte à la contemplation, un mode photo tout droit sorti de PES permettant en plus d’immortaliser ces moments à nul autre pareil. Horizon : Zero Dawn est donc un jeu qui se regarde, beaucoup, et avec un plaisir immense. Car si l’ambiance et la direction artistique sont d’une telle qualité,  elles le doivent en partie à un moteur graphique qui fonctionne à merveille. Textures hyper détaillées, effets météorologiques criants de vérité, couleurs explosives, tout est mis en place pour que l’expérience visuelle soit inoubliable. Les plus exigeants noteront également un framerate d’un calme olympien et l’absence de bugs, pourtant légions chez les titres concurrents. Guerilla Games étale ici tout son savoir-faire artistique et nous régal d’un niveau de finition qu’on aimerait voir plus souvent, malgré quelques textures qui pop ici et là. Horizon : Zero Dawn devient instantanément le plus beau bac à sable jamais conçu, point.
 

[TEST] Horizon: Zero Dawn / PS4

Après s’être bien régalé la rétine, il est grand temps de prendre les armes et d’aller détruire de l’animal mécanique. On constate assez vite que le gameplay ne souffre d’aucun défaut, Aloy combattant avec nervosité et aisance. On tire des flèches, on roule, on change d’arme et de munitions à la volée sans trop sourciller. Puis, sans crier gare, l’infiltration pointe le bout de son nez et le jeu commet l’irréparable : il devient mou et pénible. Le premier responsable est, comme d’habitude, une intelligence artificielle qui ne fait pas correctement son travail. Que ce soit du côté des machines ou des humains, il suffit de se planquer dans un buisson, d’attirer l’attention de l’ennemi et de lui coller la lance dans le bide. On peut donc camper tranquillement au même endroit et empiler les cadavres à l’infini sans que ça n’ait la moindre incidence.

[TEST] Horizon: Zero Dawn / PS4

De ce fait, et même si l’infiltration est largement favorisée par le level design, on se contente très rapidement de supprimer un ou deux bonhommes pour ensuite foncer dans le tas. A ce moment-là, tout va beaucoup mieux, l’action devenant immédiatement nerveuse et épique. On prend un malin plaisir à affronter plusieurs machines en même temps, à esquiver leurs attaques et à viser leurs points faibles avec un arsenal modulable. Chaque bestiole dispose en effet d’un talon d’Achille qui nous oblige à adapter notre stratégie en fonction de la typologie de l'affrontement. Si un Veilleur peut être abattu d’une simple flèche dans l’œil, un Cracheur nécessitera l’utilisation de bombes gelées et de pièges explosifs pour être vaincus. La richesse du jeu réside donc dans ce système de combat mêlant stratégie et rapidité d’exécution, le tout ponctué par une difficulté bien présente puisque trois à quatre coups suffisent à nous mettre au tapis. Malheureusement, les oppositions face aux humains sont mauvaises dans les deux cas, le jeu se convertissant en TPS sans âme ou s’enchaînent headshots et abus de bullet time.

[TEST] Horizon: Zero Dawn / PS4

Horizon : Zero Dawn souffle le chaud et le froid non seulement dans son gameplay, mais également dans sa structure. Après une introduction de haute volée, Aloy est enfin lâchée dans le monde et libre de vaquer aux tonnes d’occupation qui lui sont proposées. Le jeu commet alors un deuxième impair impardonnable : il se transforme en titre à checklist sauce Ubisoft. S’enchaînent dès lors les camps de bandits, les zones de chasse et les tours à escalader. Ce type de contenu signe depuis des années la mort du plaisir de jeu, et Guerilla y a malheureusement succombé. On se retrouve donc dans l’obligation de personnaliser l’interface pour dégager tous ces éléments polluant et ne garder que l’essentiel. Car l’essentiel, symbolisé par des quêtes intéressantes et relativement bien écrites ainsi que des tombeaux surprenants, existe bel et bien. Alors au diable tout ce contenu superflu visant à allonger artificiellement la durée de vie. Ce côté « Far Cry » s’applique à tous les niveaux, le craft et l'arbe de compétence faisant, eux aussi, parti du voyage. A nous les joies de la récolte de plantes, de peaux d’animaux et de matériaux de récupération. Indispensable, elle permettra non seulement d’améliorer les pièces d’équipements, mais également de créer munitions, potions de vie et sacs de voyages permettant de rallier rapidement l’un des innombrables feux de camps. La mécanique ne s’arrête pas là puisque, pour trouver de l’argent et ainsi commercer avec les vendeurs, il faudra une fois de plus fouiller un peu partout. Heureusement, les améliorations permettant de multiplier les quantités récoltées sont accessibles dès le début et facilitent grandement la tâche.

[TEST] Horizon: Zero Dawn / PS4

Le bébé de Guerilla Games lorgne sans conteste du côté des RPG, en témoigne les innombrables quêtes annexes et les roues de dialogue qui parsèment l’aventure. Certaines discussions donneront même lieu à des choix de réponse basée sur l’humeur (compassion, fermeté, malice). Ces possibilités demeurent rares, mais ont le mérite d’être bien implantées et d’avoir, parfois, un léger impact sur la trame scénaristique. En parlant de l’histoire, il est à noter que celle-ci a été écrite avec soin et maturité. Horizon : Zero Dawn aborde des thèmes aussi larges que la religion, la place de l’homme sur terre ou la relation qu’il entretient avec les machines. Le charisme d’Aloy renforce un peu plus cette trame que l’on aurait, malgré tout, aimée moins banale par moment. Rythmée par les douces mélopées imaginées par Joris de Man et le groupe The Flight, l’aventure scénaristique est donc une réussite assez inattendue qui devrait se poursuivre dans un deuxième épisode quasiment acté.

Horizon : Zero Dawn est-il un bon jeu ? La réponse est oui, sans aucun doute. Le titre de Guerilla Games souffle un vent de mysticisme qui sort de nulle part, et étreint le joueur dans sa douce ambiance de fin du monde au cœur d’une nature aussi belle que sauvage. Ce cadre idyllique est malheureusement plombé par une nuée d’activités polluantes et de combats humanoïdes à l’intérêt inexistant. Le constat devient donc étrange, car les nouveautés proposées par le titre, notamment les combats face aux monstres mécaniques, sont excellentes. A côté de ça, il a la mauvaise idée de puiser les idées essorées de la concurrence. Des titres comme Red Dead Redemption ou Shadow of the Colossus marquent une génération parce qu’ils laissent le joueur respirer. Si Horizon : Zero Dawn en avait fait autant, il ne serait pas qu’un simple bon jeu, il serait une œuvre culte.

SUPPOS : 4/6

Publié dans TESTS

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