[EDITO] Chronique d'une mort assurée... du jeu vidéo

Publié le par Vavalboss

Suite à l'annonce de la mise en place de la plateforme de location EA Access, un étrange voyageur du futur est venu à moins. Paniqué, les cheveux ébouriffés et l'air grave, il m'a transmis un mystérieux message qu'il m'a demandé de diffuser. Voici ses paroles...
 

Chronique d'une mort assurée
 


Pour des questions d’usage, je vais débuter mon papier par une brève présentation. Mon nom est Steve, être organique d’une quarantaine d’années et inventeur du voyage spatio-temporel. Mis au monde en l’an de grâce 1980, je suis très rapidement tombé dans le chaudron de la potion vidéo ludique. Ma première console, la NES, aura été le point de départ de cette passion sans faille qui me suit depuis toujours. Amateur de plateforme et autres Beat Them All, j’ai eu la chance d’avoir toujours pu entretenir mon amour pour ce loisir qu’est le jeu vidéo.

Si je suis là aujourd’hui, ce n’est pas pour vous raconter mon histoire, mais pour vous avertir de ce que va devenir la vôtre. Le secteur tel que nous le connaissions a bien changé et, qu’on se le tienne pour dit, a sombré. Fini le plaisir d’un achat en boutique, du déballage d’un jeu tout neuf et de l’attente insupportable qui suivait l’annonce d’une nouvelle console. Fini aussi la propriété de ce que vous avez payé, du droit à la liberté que marquait autrefois l’achat d’une cartouche ou d’une galette, ou encore les productions redoublant d’inventivité pour tirer leur épingle du jeu. Ce temps béni est désormais révolu. Nous sommes en 2020, et le jeu vidéo est mort depuis longtemps.


Comment en sommes-nous arrivé là ?

Tout commença fin 2003, lorsque Microsoft lança officiellement son service en ligne, le Xbox Live. Véritable révolution à l’époque, cette option permettait aux joueurs de s’adonner aux joies du jeu online de manière simplifiée et globale moyennant rémunération. Contrairement à ce qui avais été mis en place par Sega avec sa Dreamcast, le service proposé par Microsoft était abouti, soutenu par les éditeurs et, surtout, intervenu à un moment où  le monde de l’internet était enfin devenu mature et prêt pour une telle expérience. Cette première incursion en appela d’autres, et Sony ne tarda pas à rejoindre son homologue américain sur le champ de bataille. C’était les prémices du tout connecté, et le début de la fin pour nous, pauvres gamers.



Tout s’accéléra les années qui suivirent, et la génération Playstation 3/ Xbox 360 marqua un véritable bouleversement dans le secteur. En plus du jeu online, qui s’était largement démocratisé, les DLC et autres bonus payant firent leur apparition. Le modèle mis en place par les plateformes de téléchargement mobile avait trouvé écho chez les constructeurs et développeurs vidéo ludique. Désormais, il était possible de payer de faibles sommes pour avoir accès à des versions plus complètes des titres préalablement achetés. Cartes, costumes, missions annexes, tout y passa. Les joueurs avaient bien tentés de se rebeller à l’annonce de telles pratiques, mais le modèle entra très vite dans les mœurs et fonctionnait admirablement bien. Les développeurs redoublèrent alors d’inventivité pour faire raquer encore plus le consommateur, et mirent en place un système appelé « Season Pass ». Pour les plus étourdis d’entre vous, il s’agissait de payer une sorte d’abonnement, en plus du jeu complet, afin d’avoir accès à tout un tas de bonus divers et variés, et qui étaient mis à disposition au fur et à mesure. Bien sûr, ces codes se vendaient comme des petits pains, et les éditeurs peu scrupuleux se frottaient de plus en plus les mains.

Non content du succès de ces pratiques, Sony décida d’aller encore plus loin. En se basant sur les modèles mis en place par les opérateurs et les plateformes vidéos et musicales (Spotify, Deezer, Canalplay, etc…), la firme lança le Playstation+ le 29 Juin 2010. C’était une sorte d’abonnement mensuel ou annuel qui permettait, en plus de profiter de tout un tas de réduction sur divers titres à télécharger, de louer certains jeux, préalablement sélectionnés, et d’en profiter en illimité. Bien sûr, la liste se renouvelait chaque mois et donnait l’impression aux abonnés d’en avoir pour leur argent. Malgré tout, les jeux téléchargés n’appartenaient pas aux clients, et restaient la propriété exclusive des serveurs de Sony. Mais les gens s’en fichaient ou, pire, n’étaient même pas au courant. Eux étaient contents d’avoir accès à tant de titres pour « seulement » 60 euros par an, et se vantaient d’avoir été suffisamment clairvoyant pour souscrire à « la bonne affaire » du moment. Bien sûr, c’était ces mêmes personnes qui assuraient que le live du Playstation Network resterait gratuit et, ce, quel que soit le succès du PS+. Le futur leur donnera tort.



Fin 2013, la huitième génération des consoles de salon est là. Microsoft s’est pris un véritable tôlé suite au dévoilement de la connexion obligatoire touchant sa nouvelle machine, la Xbox One. Les joueurs voulaient rester « indépendants » et profiter de leur bloc tout de noir vêtu « où et quand ils veulent, et ce comme bon leur semble ». Bref, ça coince, le marché n’étant tout simplement pas prêt. Retournement de manivelle, le constructeur fait marche arrière et sort, dans la douleur, sa console. Ce que les gens ne savaient pas, c’est qu’il se préparait quelque chose d’encore plus mesquin en coulisse.

La stratégie de Microsoft, quelque peu sauvage, n’avait pas porté ses fruits. Il fallait être plus malin que ça, détourner les regards de l’iceberg pour les orienter vers la terre promise. Ca, Sony l’avait bien compris. Le marché de l’occasion était devenu l’ennemi public numéro 1, il fallait endiguer cette menace qui faisait perdre quelques gros billets aux éditeurs. Mais, pour se faire,les acteurs devaient avoir le contrôle total du consommateur, un droit de regard sur tout ce qu’il faisait et, surtout, la possibilité de lui retirer, à tout moment, ce qu’il avait préalablement payé. La solution miracle fut trouvée, et elle s’appelait : « l’abonnement ». Le principe était simple. Proposer aux joueurs un accès à un catalogue de titres en illimité moyennant un financement de départ peu coûteux. Sony fut le premier à mettre en place un tel service, le Playstation Now. On payait un certain montant pour jouer un certain nombre d’heures ou de jours à un titre donné. Bien sûr, le prix de départ était bien moindre que l’achat du jeu neuf en boutique. EA ne tarda pas à suivre le même chemin en lançant sa plateforme EA Access le 30 Juillet 2014 en exclusivité sur Xbox One. Le principe était globalement le même : faire souscrire un abonnement peu couteux aux consommateurs leur donnant accès à un certain nombre de titres ainsi qu’à diverses réductions. La bêta fut un véritable succès. Pour un montant de 25 euros par an, les joueurs avaient accès à Fifa 14, Battlefield 4, Peggle 2 et NFL 25.



Loin d’être idiot, EA savait que le coût de l’offre revenait aussi cher que l’achat d’un seul de ces titres d’occasion en boutique. Certains s’insurgèrent, mais la majorité tomba en plein dans le panneau : « Non mais c’est génial, tu as accès à des tonnes de titres en illimité pour seulement 25 euros par an, quelle bonne affaire ». Le développeur californien avait non seulement trouvé la parade ultime au marché de seconde main, mais arrivait en plus à donner une seconde vie à des titres en bout de course et, ce, tout en contrôlant le consommateur par la peau des bourses. Tout ceci restait de la location, les abonnés n’avaient aucun droit sur lesdits titres. Bien sûr, une fois l’abonnement résilié, les jeux devenaient inaccessibles.

En définitif, la stratégie était exactement la même que celle que Microsoft avait essayé de mettre en place quelques mois auparavant, seul la communication et l’enrobage différaient. Certains avaient compris la supercherie, mais la grande majorité du public se laissa berner par ce véritable trompe l’œil. La quête désespérée de la bonne affaire du lundi s’est transformée en tournée de sodoculation le mardi, le mercredi, le jeudi, le vendredi, le samedi et double ration le jour du seigneur ! Où étaient les vrais gamers qui auraient hurlé face à un futur qui s’annonçait apocalyptique ? C’est seulement maintenant que l’on se pose la question.

Que se passe-t-il aujourd’hui ?

Comme nous venons de le voir, le processus du tout connecté a été long et fastidieux à mettre en place. Malheureusement, il est désormais devenu réalité. Nous sommes en 2020, et la neuvième génération de consoles n’en est pas une.

Fort du succès de la plateforme EA Access, tous les éditeurs ont décidé de suivre le même chemin. Ubisoft, Activision, Capcom, Square Enix… Tout le monde a sauté le pas. Le succès de ce nouveau moyen de consommation a donc eu raison du modèle traditionnel que nous connaissions.  Maintenant, tout passe par le cloud, et les consoles n’existent plus. Sony et Microsoft ont décidé de sortir uniquement des plateformes « Firmware », en délaissant totalement le support « Hardware ». Ces nouveaux systèmes d’exploitation, nommés respectivement « Playstation OS » et « IXbox », seront dorénavant directement intégrés aux box internet et/ ou télé. Il faudra dès lors payer un droit d’accès au programme et souscrire aux abonnements des différents éditeurs. Il est également possible d’accéder à divers packs regroupant l’offre de plusieurs sociétés de développement pour un prix réduit.



Vous l’aurez compris, tout est lié. Le téléphone, la télé, le cinéma, la musique et le JV sont regroupés et forment désormais une seule et même entité. Les abonnements vidéo ludiques, autrefois résiliables à tout moment, engagent désormais le consommateur sur une durée définie à l’avance. Des frais supplémentaire devront être engagés si la résiliation intervient avant la date anniversaire du contrat, et la reconduction de l’abonnement se fait tacitement avec un préavis de 15 jours. Autant dire que les utilisateurs non avertis dépensent des sommes colossales dans ce genre de souscription.

Apple s’est également engouffré dans cette voie. En repensant et en élargissant son offre, il est désormais leader sur le marché. Microsoft et Sony tentent de lutter tant bien que mal, mais n’arrivent pas à égaler les chiffres du géant à la pomme. Steam a également modifié sa stratégie et propose des abonnements payants en plus des achats physiques. Néanmoins, cette branche est à l’agonie, et le géant du « PC gaming » ne va pas tarder à mettre un terme à ce service. Nintendo a, quant à lui, délaissé le secteur, pour se concentrer exclusivement sur le développement d’applications téléphoniques. La firme du plombier connaît néanmoins d’énormes difficultés financières, et est en plein redressement. Une bien triste fin pour cette société pionnière…

Quelles en sont les conséquences ?

Les abonnements ont définitivement eu raison du marché physique. La vente d’occasion n’existe plus et les boutiques spécialisées ont presque toutes mise la clé sous la porte. Seules certaines grosses structures ont réussi à survivre, et mettent à disposition des abonnements dédiés incluant quelques avantages supplémentaires.



Au fil du temps, les éditeurs ont commencé à proposer des jeux exclusivement accessibles via leur plateforme de cloud gaming. Cette stratégie a peu à peu obligé les joueurs à migrer vers leur service de location. Maintenant que tout le monde est concerné, l’accessibilité aux dernières nouveautés triple AAA est soumise à un paiement supplémentaire tous les mois. Ils appellent ça l’abonnement Premium.

La quantité prime désormais sur la qualité. Autrefois, seules les plateformes de téléchargement mobile étaient touchées, l’objectif étant de proposer le catalogue le plus étoffé possible pour attirer le manant. Désormais, cette stratégie s’est étendue sur tout le secteur, et l’argument « Un maximum de choix pour un maximum de plaisir » est devenu l’arme mercatique « numero uno » des éditeurs. L’époque du « toujours mieux » est révolue, maintenant c’est le « toujours plus » qui est de mise.

Le « free to play » est devenu une option parmi d’autres. En plus des abonnements payants vous octroyant une accessibilité plus ou moins accrue en fonction des tarifs versés, les joueurs peuvent choisir la possibilité de ne rien payer. Cependant, l’avancement dans les jeux deviendra impossible passé un certain stade. Il faudra alors débourser une somme indécente pour accéder au contenu manquant. Bien sûr, cette stratégie n’a pour but que d’obliger le consommateur à se tourner vers un engagement forfaitaire, moins onéreux que le déblocage du titre. Et, comme si cela ne suffisait pas, le joueur ne pourra récupérer sa sauvegarde, ce serait trop facile sinon.

La notion de propriété n’existe plus. Les souscriptions passant par le Cloud permettent de louer les titres, et non de les acheter et encore moins de les posséder. Les éditeurs ont donc un droit de regard sur chacun des abonnés. Le partage ou le prêt des titres loués par le consommateur A au profit du consommateur B est désormais soumis à certaines conditions. Le consommateur B devra posséder le même abonnement que le consommateur A et devra payer des droits de transferts, plus ou moins élevés en fonction de la durée dudit prêt.

Vous l’aurez compris, si je vous parle aujourd’hui, c’est parce que vous avez l’occasion et la chance de changer les choses. Lorsque j’ai créé ma machine spatio-temporelle, j’avais comme principal objectif de modifier le cours de l’histoire. Ne vous faites pas berner par les offres alléchantes (sur le papier, entendons-nous bien) des éditeurs et des constructeurs, qui ne sont pas là pour satisfaire votre bien-être personnel, mais pour vous soutirer un maximum de blé. Tout ceci n’est qu’un mirage, qui entraînera la longue descente aux enfers de votre loisir favori. Une fois que le mal sera fait, vous n’aurez plus que vos yeux pour pleurer. Faites donc en sorte que tout ceci ne se produise pas, réfléchissez à la situation et essayez de voir plus loin que le bout de votre nez. Je terminerai par vous montrer cette petite vidéo, qui vous apportera un peu plus de matière lors de votre réflexion.

Nom de Zeussement vôtre !

Nom de Zeussement vôtre !

Publié dans EDITO, UNE

Commenter cet article

ppx32 29/08/2014 12:02

tu as bien raison....voilà pourquoi je kiffe autant le retrogaming , car d'une part le jeu est en entier de A à Z, tu n'as pas l’exagération d'une tonne de mises à jour énormes, et puis surtout ..." tu allumes et tu joues !!".

Après j'essais de ne pas tomber dans les extremes mais il est vrai que des DLC comme celui de mariokart cela semble honnête ...16 circuits presque un nouveau MKart...cela ressemble plus à une extension de jeu comme celles qui existaient fin90 sur PC. Mais quand on entend les DLC des Calls Of, etc...

Christophe 19/08/2014 01:28

Ce sont les jeunes parents abrutis qui achetent des dls call of duty à des gosses de 10 piges qu il faut montrer du doigt.

chat-toon 05/08/2014 14:54

C'est sur que l'avenir des jeux vidéos laisse quelques doutes par contre pourquoi tant s’affoler .

1987 la crise était là aussi ,on prônait librement de ci et de là la fin des consoles de jeux .

Le succès de la Playstation de la Dreamcast et Xbox a prouve cet erreur de jugement .
La réussite du support CD ROM & DVD face aux cartouches de jeux ou autres disquettes .

Autre génération ,un support UMD sur la PSP puis Sony passe a la cartouche de jeux et au dématérialisé .

Il est peu probable que le jeux vidéo en dématérialisé se vende bien ,le succès de jeux allant de 1 a 5 euros sur Tablettes Android ou iOS est certes une réalité mais j'imagine mal un joueur payer 50 euros ou plus un jeux dématérialisé non revendable donc .

N'oublions pas que nos grandes chaines de magasins vivent aussi du marché du jeux d'occasions , celui ci représente de 30 a 50 % de leur chiffre d'affaire .
Ces ventes de jeux d"occasion nécessité de ce fait un support ,un boitier et une notice .

J'imagine mal un Micromania revendre un Dock GAMES car il n'y a plus de jeux d'occasions .

Rajoutons que notre marche de jeux sur support est aussi créateur d'EMPLOIS que le jeu soit neuf ou d'occasion .

Difficile donc d'imaginer un monde UNIQUEMENT dirigé par des BIG BROTHERS .

kenchiro 05/08/2014 09:10

gemini +1

gemini 04/08/2014 21:31

Petite question, que pense DrFloyd de cet article?

Parce que je serais intéressé de savoir ce que pense un mec dont le site fait largement de la pub pour un service de location de jeux (ce qui fait mal aux boutiques classiques), l'un des plus gros (si ce n'est le plus gros) site marchand d'internet qui sort les jeux à prix cassé (ce qui fait du mal aux boutiques...) et quelques autres trucs.

Sinon pour en revenir à l'article en lui même... Il aurait suffit de mettre "c'était mieux avant comme titre" plutôt que de s'embêter à faire un si long "article".

Puis il parait que c'est la crise mon bon monsieur, les jeux vidéos ne sont pas et ne seront probablement jamais une priorité pour les gens. Alors oui un truc comme le PS+ est une carotte pour les attirer, pour 50€ à l'année tu peux jouer à une dizaine de "gros" jeux, une dizaine de jeux "moyen" et pour peux que tu ais les autres consoles de la marque, on t'en "offre" aussi... Mais pour le coup c'est une carotte agréable à manger...

Ju 04/08/2014 14:38

youplaboum : ouai enfin faudrait pas tout condondre, la révolution n'a rien à voir là dedans on parle de loisir, de bien culturel...faut pas tout mélanger. Après je suis d'accord en tant que consommateur il faut être responsable et ne pas se faire avoir, mais bon avec le publique du jeu vidéo d'aujourd'hui c'est peine perdue.

youplaboum 04/08/2014 12:55

Ca gueule, ça s'émoit dans les chaumières. Et à part ça? A trop passer de temps devant des écrans, les citoyens en oublient de faire la révolution dans la rue. Faut pas venir se plaindre de se faire enfiler par la suite. Conséquence logique d'une passivité devenue chronique. Personne n'est obligé de consommer, on peut avoir une vie heureuse sans ps4 et sans abonnement. Le 1er réflexe ? Boycottez.

ju 04/08/2014 11:36

"Non le jv n'est pas mort , mais il est malade . Pour soutenir le jv comme je l'enttends , je vais pas tarder a m'acheter la derniere vrai console la 3ds et ses cartouches puis peu etre une wii U , moi qui n'ai plus de nintendo depuis la snes ... un bail purée mais je crois qu'ils ont gardé la fibre , meme si ils sont a l'agonie face a la one et la ps4 au final qui a raison les sangsues ou les purs . la reponse rique de deplaire de me deplaire ."

Je suis comme toi j ai la U et la 3DS et je considère Nintendo comme les derniers artisants du JV; mais le soucis c'est que ça sent mauvais chez eux aussi ! Ca me tue de voir des dlc dans le dernier Kirby, d autres dlc annoncés sur Hyrule Warrior, ou l extension payante abusée de NSMB avec Luigy !!! J attend de voir avec Smash bros, Mk8 ou autres futurs hit pour voir à quel degré les dlc vont nous baiser avec la firme du plombier ! C'est malheureux mais s'ils deviennent comme les autres ( et ils le feront c est quasi sur ) on aura perdu les derniers jeux authentiques, complets et pas en kit, tout supports confondus...

SFC 04/08/2014 11:30

Personnellement j’ai arrêté d’acheter des jeux, des consoles et des mags au moment de l’arrivée de la PS1 en 1994, parce que j’avais d’autres préoccupations et ça me faisait moins rêver.
Depuis 1 an je me suis ré intéressé aux jeux de mon époque, ceux que je n’avais possédé et il y a largement de quoi faire, sans avoir à acheter les nouveautés.
Quand je vois les merdes pour beaufs du style call of duty, GTA ou autre Uncharted (je sens que j’vais me faire des amis ;-) se vendre comme des petits pains, faut pas s’étonner que le monde du jeu vidéo ne soit plus ce qu’il était. Les premiers responsables sont quand même les consommateurs, s’il n’y avait pas eu de public pour la télé réalité ça n’aurait pas fonctionné !
Prenons comme autre exemple la Wii, Nintendo en voulant toucher un maximum de public (filles, femmes, vieux, sportifs…) a fini par faire des jeux répétitif sans intérêt et trop facile. S’il dépose le bilan et bien ce sera bien fait pour leur gueule. La Wii ce n’est pas la SFC hein !?
La suite logique c’est évidemment l’abonnement, c’est comme pour les smart phones avec GPS intégré, on vous tient par les couilles que vous le vouliez ou non !
Faut aussi être réaliste, les joueurs qui apprécient les vrais jeux comme nous, c’est quoi 10% à tout casser !
A part acheter un maximum de bon jeu rétro et bien les conserver tout en les faisant découvrir à ses enfants, à ses amis, y a plus grand-chose à faire.
PS : J’ai rencontré récemment deux jeunes d’une vingtaine d’année qui sont passionnés par les jeux rétro et ne s’intéressent pas du tout aux jeux actuels, comme quoi il y a une relève.

jimpqfly 04/08/2014 11:03

"Mon nom est Steve, être organique d’une quarantaine d’années et inventeur du voyage spatio-temporel."

J'ai zappé à partir de là.

Une introduction de geek pareille, ça n'augure rien de bon. Ça sentait trop l'article "enfonçage-de-portes-ouvertes-mon-dieu-c'était-mieux-avant-je-veux-mes-cartouches-de-30cm".

Au lieu de perdre du temps à écrire des banalités, on peut avoir des vrais articles qui nous apprennent des trucs ?

jimpqfly 04/08/2014 19:47

???
"un vrai article independant , non interessé , mais passionné"
Je n'ai pas dit le contraire, j'ai dit qu'il enfonçait des portes ouvertes, et ne racontait que des trucs qu'on sait déjà depuis des années... L'auteur a peut-être un bon fond, ça n'empêche pas l'article d'être inintéressant...
Arrêtez de voir des complots partout les gars hein ! Tout de suite si on critique c'est qu'on bosse chez Vivendi ? Bravo ...

erikrom 04/08/2014 19:44

+1 mdr
un vrai article independant , non interessé , mais passionné , jimpqfly: si ca te saute pas aux yeux c'est que tu bosse chez vivendi ou EA , le mal , tu es le mal ?

jimpqfly 04/08/2014 13:35

Bah va voir sur mon site alors :) Pas très à jour, mais au moins je n'enfonce pas de portes ouvertes.

vavalboss 04/08/2014 12:00

Lance-toi, nous avons tous hâte de te lire :)

bobbybob 04/08/2014 04:47

Pareil que @ju en ce moment c'est retrogaming à fond, bien que possédant une console "next gen". Je ne sais pas, il manque un petit quelque chose qui fait que je ne me jette plus sur ma manette dès que je rentre chez moi. Seuls peut-être qques jeux indés sur pc me redonnent un peu espoir...

erikrom 03/08/2014 22:29

Non le jv n'est pas mort , mais il est malade . Pour soutenir le jv comme je l'enttends , je vais pas tarder a m'acheter la derniere vrai console
la 3ds et ses cartouches
puis peu etre une wii U , moi qui n'ai plus de nintendo depuis la snes ... un bail purée
mais je crois qu'ils ont gardé la fibre , meme si ils sont a l'agonie face a la one et la ps4
au final qui a raison les sangsues ou les purs . la reponse rique de deplaire de me deplaire .

SFC 04/08/2014 11:34

Non non surtout n'achète pas de 3DS, achète toi une pc engine GT ou des jeux game boy 1ère génération, tu verrras tu découvrira de vrais jeux!
Laisse nintendo se casser la gueule, ils l'ont bien mérité!

ju 03/08/2014 21:41

Bel article mais faut pas se leurrer la machine est lancée et c'est irréversible.
Tant que des connards ouvriront leur fesses pour se faire enfiler par les dlc, remake de jeux sortis l'année d'avant, season pass ça n'ira que de mal en pire...
Le jeu vidéo est mort, il faut soit arreter ou se consacrer au retrogaming...
:(

Olivier 03/08/2014 18:59

1) Très bon article Vaval, merci.
1 bis) je suis agréablement surpris des commentaires. J'ai l'impression qu'on a lâché un certain nombre de transfuges de JV
2) J'avais oublié que les Guignols ont été pertinents (et dissidents) à un moment.
3) qu'est-ce qu'on peut faire, nous, pour lutter contre ça ?
3 bis) @dams : peut-être que c'est simplement ça (acheter la Octopus Pi) qu'il faut faire pour lutter contre ça (la mort annoncé du jeu-vidéo tel qu'on le connait).

dams 03/08/2014 11:45

Je suis d'accord a la fois avec trixopull et olivier:les grandes societes fagocitent de plus en plus les libertes; mais en meme temps on n'a jamais eu autant de possibilites. C'est comme pour tout: en faisant plus d'efforts (il faut chercher et faire le tri) on trouve ce qui nous plait vraiment. Perso je ne regarde pas la tele, je vais dans des petits cines, je gratte un peu partout pour la musique... je vis tres bien sans les grosses societes, grace a internet.

Tricopull 03/08/2014 13:13

@dams: Pareil! 3 ans sans TV, j' achète encore mes cd, dvd (ce qui m' empêche pas de télécharger de temps en temps pour découvrir quelque chose- si ça me plait, je passe à la caisse, normal de rémunérer un ou des artistes pour qu' ils puissent continuer de bosser).
Et chose curieux, je ne ressens pas de "manque" après avoir loupé un fil au ciné, ou telle émission TV!
Il faut pas consommer pour vivre!

Olivier Cléro 03/08/2014 11:31

Personnellement, je me dis que le développement de jeu vidéo n'a jamais été aussi accessible à la population. L'avenir sera dans les indés et jeux amateurs qui reprendront le flambeau.

dams 03/08/2014 11:27

Ça me donne envie de transformer mon envie en promesse d'achat de l'octopus cet article!

Polux 03/08/2014 11:19

Il faut aussi préciser que toutes ses dérives viennent beaucoup du monde console, la culture de l'enfilade y est énorme, ce n'est pas pour rien que cette merde débarque en exclu sur xboxone, de la même façon que les gens ont accepté sans broncher de payer un abonnement xboxlive pour un réseau bien pourri (pareil aujourd'hui sur PS4), quand les mecs ont essayé de faire pareil sur PC ils se sont fait exploser en vol. Il n'existera aussi sur console aucun service comme Steam, les jeux démats sur console sont quasi aussi cher que les jeux boîtes etc ... etc...

Le mal c'est peut-être aussi le public console, ce public exclusif fait -souvent par pure ignorance ou manque de curiosité- beaucoup de tort en acceptant tout et n'importe quoi.

Est-ce que ça peux déboucher sur une crise du jv comme en 1983, on peux aussi se poser la question tellement ça n'a eu de cesse de partir dans tout les sens depuis des années parce que de la même manière qu'à cette époque on ne proposait que des clones de titres à la pelle et les gens en ont eu marre, c'est exactement ce qui se passe aujourd'hui avec en + une kikoulisation assez énorme des productions.

Christophe 19/08/2014 01:25

ce qui est proposé sur PC v est aussi grace à la prosperité du marché console. N oublier pas ça. A ecouter certains sans les consoles bah rien ne changerait sur pc. Ce serait la mort des titres aaa en dehors des gros mmo

Polux 05/08/2014 22:37

''Désolé si les gens trouvent plus pratique de posséder une console, qui propose depuis des années un meilleur rapport qualité/prix pour un nombre d'années, ce que le monde du PC peine à fournir. Plus pratique oui. Inferior, on s'en tape si le jeu est bon.''

MDR un meilleur rapport qualité/prix quand tu dois payer ton abo online chaque année+ les jeux à 60 euros quand certains les payent même 70, ton superbe rapport qualité prix ça sera vite vu et non on s'en tape pas des inferiors avec des jeux à la framerate deguelasse (qui impacte sur le gamplay), du tearing à la pelle, de l'aliasing etc ...

'' Doit on rappeler que la folie du démat' s'est d'abord passé sur PC??''

Doit-on te rappeler les différences de prix entre le démat PC et le démat console, non parce qu'il y a de quoi bien se marrer.

Quand à casser du sucre sur les consoleux, au même titre que je joue sur pc, je joue sur console mais je connais bien le système et de la même manière que l'on consolise des jeux, on consolise également un système et comme par hasard ça donne la même merde, CQFD je n'y peux rien. Oh bien sûr que le monde console ne porte pas tout les maux de la terre mais quand on voit comment au fil des années, les pratiques pourris ont prospéré sans soucis, franchement on sait très bien d'ou viendra la couillonnade que ça te défrise ou non .

-_- 05/08/2014 21:57

Ah oui bien sûr, la maladie vient des consoleux... Sérieusement... ce qu'il faut pas lire.
Les DLCs existent depuis des années, peut être pas de manière aussi abusive, mais les extensions des jeux PC à l'époque c'était exactement la même chose que les DLCs.
Désolé si les gens trouvent plus pratique de posséder une console, qui propose depuis des années un meilleur rapport qualité/prix pour un nombre d'années, ce que le monde du PC peine à fournir. Plus pratique oui. Inferior, on s'en tape si le jeu est bon.
Est-ce que les consoleux sont plus stupides que les PCistes? Doit on rappeler que la folie du démat' s'est d'abord passé sur PC??
Alors casser du sucre sur le dos des consoleux est complètement stupide, et une nouvelle preuve que les PCistes sont pas plus malins que les autres, bien au contraire.

Tricopull 03/08/2014 10:57

Si l'article prend quelques libertés sur les avenirs de sony, cosoft, nintendo et apple, il n' en est pas moins pertinent sur les conséquences du démat à tout va.
Hélas, le jeu vidéo tel que les plus âgés l' ont connus, avec cartouches et cd, échanges et occasion, c'est fini.
Pire, les jeux n' auront même plus besoin de sortir finis, peaufinés. Il existera des patchs payants pour ça.
Quoi? Ça existe déjà?

Monde de merde!

Si on ne fait pas attention, c' est toute la culture (films, musiques, livres...) qui risque de subir le même sort!

rodi 03/08/2014 09:30

Je n'ai jamais payé pour le PS+ ou le Xbox Live Gold alors que EA ne compte pas sur moi

Ras le bol des abonnements inutiles (qui en plus vont couler les magasins de jeux vidéos)

fan des années 80 03/08/2014 07:47

Slt,quand j'execute origin sur mon pc,d'entrée je suis massacré de propositions (extension,super promo,nouvelle arme,nouveau pack,blablabla.....) et avec la sale impression que je n'ai acheté qu'une démo!! (bf4 à 55€ tout de même).
Déjà je suis énervé avant de commencer le jeu

olimar 03/08/2014 05:49

Rien ne pourra l'empêcher la majorité des gens sont stupides, la seule chose a faire est de conserver ce qui est conservable. Ah et quand meme c était pas les mêmes méthodes que maintenant mais une entreprise quel que soit l'époque est la pour faire du fric, c'est son ADN ! Donc je le redit conservons notre patrimoine vidéo-ludique tant qu'on le peut encore,peu importe la plate forme ou la marque.