ANOTHER WORLD / 3DO

Publié le par Grand Barbare

Version testée : 3DO (1994)


Realisé en 1990 par Eric Chahi
(tout seul comme un grand !) et tenant sur deux malheureuses disquettes (pour les premieres versions du jeu), Another World est un jeu au concept revolutionnaire utilisant des animations 3D mélangées à des graphismes 2D. Le but était de gagner "de la place" (des animations vertorielles étant bien moins gourmantes que des animations 'bitmap' 2D) et d'offrir une qualité et une variété d'animations jamais vue.

Il a d'abord été edité par Delphine Software sur Atari et Amiga puis sur d’autres supports vu le succés assez inattendu du jeu : Megadrive, Snes, PC, Mega CD, et sur 3DO, version sublime testée ici.

Le jeu réussit l'exploit d'être numéro un des ventes au Japon ! A noter que pour les versions étrangéres le jeu fut nommé « out of this world ».


Lester est un scientifique un peu casse-cou qui un soir d'orage se met à réaliser des expériences moléculaires douteuses dans son laboratoire... La foudre frappe le labo et vous vous retrouvez projeté dans un monde inconnu et étrange.


JOUABILITE :

C’est un jeu d’action/aventure assez linéaire dans l’ensemble mais assez captivant. Le jeu est un peu conçu comme un film avec de nombreuses scènes cinématiques suivant une trame prédéfinie. La jouabilité est bonne dans l’ensemble : Lester court, saute, tire, rampe, grimpe, nage avec facilité, pour peu qu’on s’habitue a ce genre assez nouveau.


GRAPHISMES :

Cette version 3DO est la plus belle, elle est "upgradée" avec des décors retravaillés. Les autres versions console font pâle figure à coté, leurs graphismes semblent fades et peu colorés. Mais cependant quelque soit la version l’interet du jeu est le même.




BANDE SONORE :

Excellente sur la version 3DO : les musiques originales remixées et portées sur support CD sont de toute beauté. Par contre peu ou pas de dialogues (Lester ne prononce pas un mot), des bruitages peu nombreux, seuls quelques grognements d'aliens se feront entendre au cours du jeu.


DUREE DE VIE :

Certains passages assez ardus vous feront recommencer les scènes plusieurs fois, mais le système de reprise au début de chaque niveau commencé est une bonne idée, évitant ainsi la lassitude du joueur. De plus on s’identifie assez facilement au héros et on a vraiment envie de le tirer des mauvais pas dans lesquels il se jette. On recommencera donc les passages les plus difficiles sans rechigner.

Une fois le jeu fini, il est vrai que l’on ne s’y remettra pas de suite, l’effet de surprise étant passé et les énigmes résolues, mais pourquoi ne pas recommencer le challenge en essayant de faire un meilleur temps ? Ou alors tout simplement pour re-contempler les fabuleux décors de ce monde dangereux mais fabuleux…

A noter que sur la version PC il existe deux niveaux supplémentaires, mais n’apportant pas grand chose de plus à l’histoire.


CONCLUSION :

Le gameplay est certes assez restreint : c’est un peu du « par cœur » vont critiquer certains mais c’est pour moi un jeu qui restera culte dans l’esprit des anciens gamers (lassés de jouer à un enième street fighter ou jeu de plateforme) pour son coté révolutionnaire.

Une suite « Heart of the alien » (à laquelle a participé Eric Chahi sans grand entousiasme) est sortie sur Mega CD mais ne restera pas dans les annales à cause de son manque d’intérêt, ses graphismes peu évolués et sa trop grande difficulté.


LES DIFFERENTES VERSIONS DU JEU :
1990 Amiga, Atari ST
1991 PC DOS, Macintosh
1992 Megadrive, Super Nes
1994 3DO
1994 Mega-CD 
2005 Game Boy Advance
2006 Windows XP

SUPPOS : 6/6

Publié dans RETROGAMING

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lezone 16/02/2007 18:41

beuark, j'ai jamais accroché sur ce jeu, trop difficile, ennuyeux, l'interet ne résidant que dans la découverte du tableau suivant, bref c'est pas du tout mon truc

fugazi 03/08/2006 10:22


Quel choc ce jeu à l'époque !
 

L'ambiance, les décors, le scénario...
 

C'était mystérieux, inquiétant. On se sentait fragile...
 

 
A mon avis, un jalon important de l'histoire du jeu vidéo, très symbolique d'une époque révolue, où tout restait à découvrir, où les jeux originaux étaient nombreux, où un mec seul pouvait créer un jeu de A à Z en laissant libre court à sa créativité et à sa sensibilité personnelle...