DOCTOR HAUZER sur 3DO

Publié le par Grand Barbare

Doctor hauzer est un jeu en 3d d’aventure/action sorti le 29 avril 1994 sur 3do, et on peut le dire, un pompage quasi complet de alone in the dark.

Riverhill soft
qui a pondu entre autre prince of persia (sur pc 88 et super cd rom nec) et densetsu no ogre battle (sur saturn), n’a pas fait preuve de beaucoup d’originalité, le scénario est très similaire. Ici on a un explorateur qui doit affronter les pieges et enigmes d’une bâtisse lugubre et déserte en résolvant diverses énigmes (avec indices dans des livres comme alone…) et en évitant quelques piéges mortels.
Je ne m’étendrai pas plus sur le scénario car le jeu est en japonais et les détails de l’histoire m’ont quelque peu échappé , pourtant ce jeu a une odeur de déjà vu...



JOUABILITE :
Le point noir du jeu : une catastrophe.
Le héros peut pousser, tirer des objets, sauter ou courir mais avec une grâce et une vitesse qui rappelle un peu une course de vieillards en fauteuil roulant en pleine canicule.
Les mouvements sont tellement lents que le perso est encore penché après avoir passé une porte, comme s’il cherchait encore la poignée de porte qu’il vient d’actionner.
Les mouvements sont donc assez laborieux et il arrive de rester coincé contre une chaise, ou même de l’embarquer dans sa course si on la frôle de trop près.

GRAPHISMES :
Assez bons dans l’ensemble (vu l’âge du jeu), c’est le petit plus par rapport a Alone in the dark : le jeu est en vraie 3d et non en scènes fixes.
Les murs, sols et plafonds sont texturés et apportent une touche de réalité au jeu pour peu qu’on prenne la vue subjective, le jeu est plus immersif mais aussi plus lent pour la pauvre 3do qui a du mal a gérer tout ça.
Il y a donc trois vues différentes : 1ere personne, 3eme personne (plans de camera fixes) et vue de haut, cette dernière étant quasi injouable car du coup le jeu saccade horriblement, mais permet d’avoir un aperçu de la pièce dans laquelle on vient d’entrer.

Les programmeurs ont fait également un effort sur l’expression du personnage en usant de polygones pour l’animation du visage lors de certaines scènes « cinématiques » (Même si on ne parvient pas réellement a déchiffrer si le héros est suspicieux, en colère ou en train de se faire broyer une bourse).

SON :
Les bruitages sont simples, peu nombreux mais réussis, il n’y a pas de dialogues.
La musique du jeu est angoissante mais passe en boucle et c’est quasiment toujours la même, un peu lassante au bout d’une demi heure quand même.

DUREE DE VIE:
Assez limitée, les piéges sont évitables pour peu que l’on soit un peu attentif, et malgré le japonais la plupart des menus ou interfaces utiles sont en anglais.
Il suffit d’avancer de pièce en pièce, trouver un objet, résoudre une énigme ou éviter un piège et retourner dans une précédente pièce pour se servir de l’objet rangé dans son inventaire
Il faudra en gros 3 ou 4 heures pour le finir en lambinant.
On peut sauvegarder a n’importe quel moment ce qui rend le jeu extremement simple, de plus un gros message : « impossible de sauvegarder ici ! » apparaît lorsque vous êtes dans une pièce potentiellement mortelle, l’effet de surprise est largement éventé.

CONCLUSION :
ce jeu est a conseiller principalement aux fans de Alone in the dark tellement le jeu est similaire et aux fans d’aventure action avec enigmes plus ou moins logiques.
Ce jeu fait tout de même partie des pionniers du survival horror car même si il a puisé de grandes idées d’alone in the dark, il a posé les bases de Resident Evil : la plupart des joueurs ignorent que Resident Evil (sorti en 1996) est TRES largement inspiré de Doctor Hauzer et non de Alone in the dark.

Les exemples sont nombreux : la 1ere pièce visitée avec la pendule cachant un secret (comme dans la salle a manger au début de resident), le chargement entre les pièces avec la petite scène de la porte qui s’ouvre, le héros qui doit courir se cacher dans un renfoncement car une grosse pierre roule vers lui (les sous sols dans la 2eme partie de resident evil ou la grosse pierre finit par défoncer le mur et laisser un passage).
Il y a encore de nombreuses similitudes, mais je tenais a vous faire découvrir ce jeu aussi pour vous montrer que Capcom avec son Resident Evil a réalisé un très bon jeu mais qu'ils n’ont rien inventé du tout.

Note de 4 suppos sur 6.

Publié dans RETROGAMING

Commenter cet article