[RETROGAMING] NBA LIVE 95 / MegaDrive

Publié le par Warhol

NBA Live 95
Support : Sega MegaDrive
Existe aussi sur : Super Nintendo et PC
Genre : basket isométrique sans Jordan
Éditeur : Electronic Arts

Développeur : Hitmen Productions
Année : 1994

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En 1993 la 3D isométrique permettant de présenter un jeu en diagonale et créant un effet de profondeur (exagérément appelé «3D») a été utilisé par EA Sports dans FIFA International Soccer. Un an plus tard, et sous la houlette des Canadiens de Hitmen Productions, cette même 3D isométrique fait son apparition dans la série de basketball du célèbre fabriquant américain rebaptisée pour l’occasion NBA Live. Finie la lenteur, fini le vide sonore, finis les passages en force du déjà très bon NBA Showdown ’94 !! Place à l’action !! Place à NBA Live 95 !!!

Et après une belle petite introduction tout en rythme et en lumières, qui semble vouloir annoncer la couleur, nous voici face au «Game Setup» (le «menu du jeu» pour les irréductibles qui pensent que nous sommes encore au XIX ème siècle, lorsque le Français était la langue diplomatique et universelle ...). Le moins que l’on puisse dire de ce dernier est qu’il est dans la continuité de son prédécesseur. En effet, on retrouve ici le choix du mode de jeu (exhibition, saison, playoffs et continue), du type du gameplay (arcade, simulation ou custom), du niveau de difficulté (Rookie, Starter et Allstar) ainsi que de la durée du quart temps (désormais 3, 5, 8 et 12). Seules petites nouveautés : la possibilité de changer les règles (permettant en les enlevant toutes de transformer le titre en une sorte de «fighting basket» aussi intéressant qu’un album de reprises de Nirvana jouées par des choristes ressemblant à Dave !!), et les options (musique, effets, etc...).

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Un menu… minimaliste...

L’ensemble reste très classique et pose les bases de ce qui se fera jusqu’en 1997.
On retrouve, comme auparavant, les 27 équipes de la ligue + 4 équipes custom avec tous les effectifs au grand complet et toujours sans Barkley (problème de licence), sans Jordan (qui jouait lamentablement au baseball à ce moment là !!) et sans les Rookies (joueurs débutants) à l’exception d’Eddie Jones aux Lakers (le seul ayant signé son contrat au moment de la conception du jeu). Les statistiques sont encore un peu plus précises et surtout sont sauvegardées lors d’une saison (NBA Showdown ne nous montrait que les leaders d’une saison), mais là encore, rien de révolutionnaire... En revanche, et c’est une nouveauté cruciale pour les fans de NBA, il est désormais possible de faire des échanges («Trades») de joueurs durant une saison ou des playoffs !! Ces échanges restent, certes, très limités puisqu’ils ne concernent que les 5 majeurs des franchises mais c’est tout de même une évolution marquante qui amène une part de management et donc rallonge considérablement la durée de vie du jeu.

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Si j'échangeais Kemp contre Coleman ? Les deux vont devenir obèses de toutes façon...

A noter, et ce n’est pas une blague, que le jeu contient un code (REFLOG) à entrer au moment du choix des équipes (en appuyant sur bas pour normalement inscrire son nom) pour jouer un coup de... GOLF !!! Oui de Golf !! Mais ne vous attendez pas à PGA, c’est juste un coup d’approche.

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Il suffit d'appuyer sur "Start" pour sortir de cet ersatz de jeu ...

Revenons à notre sujet et plus précisément à la clef de voûte de cet opus : ses graphismes !!
Si ce n’est pas la première fois que la 3D isométrique est utilisée pour un jeu de basketball (David Robinson’s Supreme Court en 1992), cette dernière est ici, et conformément à ce qu’avait apporté FIFA l’année précédente, au service de graphismes fins et d’une animation précise et dynamique. Le résultat donne un réalisme jamais atteint jusque là !! L’équipe de Hitmen Productions ayant poussé les détails jusqu’aux couleurs officielles de tous les parquets NBA !! Quoi de mieux pour entrer dans la peau de ses idoles ?!

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La présentation des matchs a également été remodelé pour être plus réaliste. Ainsi les joueurs (du 5 majeur) font leur entrée un par un avec, sous leur nom, leur portrait digitalisé (très bien fait d’ailleurs). Ajoutons à propos des joueurs que NBA live 95, là encore, a su garder les points forts de son aîné puisque les signes distinctifs des plus «charismatiques» sont toujours là (les lunettes de Grant, la crête de Rodman, le sabre d’Obi-Wan Kenobi et la barbe de Divac...).
Enfin, et toujours dans un but immersif, l’affichage du score et des statistiques apparaît, comme dans une retransmission télévisuelle, après chaque action. La foule (un peu), les remplaçants, le filet de l’anneau bougent et les panneaux publicitaires de la table de marque changent : Ine...Cré...Di...Beule !!!

Tout comme l’ambiance sonore qui est, enfin, au rendez-vous! Le public encourage, crie et les bruitages sont nombreux et bien faits (rebond de la balle au sol et sur la planche, bruit du filet, du parquet...). Tout ceci entrecoupé dans les menus par des sons «Hip Hop» «Made In MegaDrive» des plus réussis... rien à redire !!

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Le plus petit joueur de l'Histoire : Tyrone "Muggsy" Bogues (1m59), plus petit que Sark… non je vais avoir des problèmes, de gros gros problèmes là !

Fier de cette impressionnante ambiance et de son nouveau nom, NBA Live se devait de moderniser son gameplay, trainé jusqu’à la mort par ses ainés. Et c’est chose faite !! Avec la manière en plus !! Car c’est là la surprise la plus grande que nous cachait ce NBA Live 95 : la vitesse et l’efficacité de son gameplay !! En rupture totale avec NBA Showdown, qui souffrait d’une lenteur chronique et d’une rigidité liée à cette même lenteur, le jeu est plus rapide que jamais !! Trop pour être réaliste diront certains tant il est vrai que les joueurs se déplacent vite (même Divac) avec l’apparition, nouvelle, de la touche (A) pour «courir» (ou «turbo» pour d’autres). Il est d’ailleurs assez difficile de défendre sur le porteur du ballon, finis les 12 contres par match avec Spud Webb (1m71!!) !! Les autres commandes n’ont pas trop changé quant à elles avec le B pour passer/changer de joueur et le C pour tirer/sauter selon que l’on soit attaquant ou défenseur.

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Quoiqu’il en soit ce dynamisme du gameplay crée de constantes et folles phases de jeu à base de «passes laser» et d’ «alley-oop». Et aussi grâce à une animation remarquablement précise, le jeu associe réalisme et fun à la quasi perfection ! Il faut toutefois noté que si les dribbles dos au panier et les alley oop font leurs apparitions, la variété de dunks est moins élevée que celle de NBA Showdown (mais pas moins spectaculaires avec des 360 degré à gogo!!) et qu’il n’est plus possible de «péter le plexi» !! Pour finir précisons que les stratégies de jeu sont toujours présentes et toujours aussi complètes pour le plus grand plaisir des «mordus de la simulation» (oui... ce terme est volontairement ringard !! Mais j’aime et en plus j’en fait partie).

Une nouvelle ère débutée un an plus tôt avec le foot souffle désormais sur le basketball : la 3D isométrique !! Celle ci, alliée à un gameplay véloce et efficace, a transformé nos gentils petits jeux de basket en machines dynamiques et réalistes.
De plus, si ce NBA Live 95 reprend une bonne partie du background de son illustre aîné, la personnalisation des effectifs par le biais des trades amplifie sa durée d’immersion ... et de vie !! Pour conclure rappelons que cet opus va rester une référence 16 bits jusqu’en 1997 et la version Playstation de la série. Entre temps EA Sports commencera petit à petit à prendre l’habitude de faire rimer nouveauté avec «MAJ»... Mais comme le disait si bien P.Légitimus dans le Chevalier de Pardaillec : «Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se pourfend...»

SUPPOS : 5,5/6
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vildik 19/02/2012 08:23

"Tant va la cruche à l'eau que si tu la bois, elle va sonner creux" (Choum)

Excellent jeu, un de mes tous premiers jeu de basket ;)