[RETROGAMING] Pinocchio / Megadrive

Publié le par Vavalboss

Pinocchio
Support : Megadrive
Existe également sur SNES
Développeur : Virgin Interactive Entertainment

Editeur : Disney Interactive
Année : 1995

pinocchio-megadrive.jpg

C’est en 1940 que le pantin de bois fait son apparition dans le paysage cinématographique de Disney. Véritable succès auprès du grand public et membre du National Film Registry depuis 1994, le dessin animé sera restauré en 1992 en VHS aux USA et au Québec. A cette occasion, la firme à Mickey décida de pondre une adaptation vidéo ludique dont elle avait le secret. Le jeu vit le jour en 1995 sur Megadrive et SNES, pour le plus grand bonheur des joueurs. Flashback !


Gepetto, vieux sculpteur de jouets solitaire, décide de créer une marionnette, qu’il nommera Pinocchio. N’ayant pas d’enfants, et se contentant pour seuls compagnons d’un chat (Figaro) et d’un poisson rouge (Cléo), il fît le vœu de voir ce petit garçon de bois prendre forme humaine. La Fée Bleue, qui passait par là, décida d’exaucer les prières du vieil homme, et donna vie au pantin. C’est comme ça que commence le jeu, l’histoire nous étant racontée via un livre de contes. L’adaptation est extrêmement fidèle à l’œuvre originale, et reprend la totalité des lieux présents dans le dessin animé.

pinocchio-MD-001.jpg
Il était une fois...

Vous voilà donc parti sur les routes de l’école. La première chose qui saute aux yeux quand vous insérez votre cartouche dans la belle Noire, c’est cette qualité graphique propre aux titres Disney d’antan. C’est beau, détaillé, très coloré et les animations sont admirablement retranscrites à l’écran. On en prend vraiment plein les yeux, le titre s’imposant comme l’un des plus beaux jeux Disney aux côtés d’Aladdin, Donald in Maui Mallard ou encore Mickey Mania. Les développeurs sont mêmes allés jusqu'à retranscrire "in game" l’évolution physique du héros tout au long du jeu (qui se transforme peu à peu en âne). Niveau sonore, et dieu sait si la Megadrive a du mal de ce côté-là, c’est un régal. Les thèmes de l’œuvre originale sont parfaitement respectés, et ce côté "synthétiseur" propre à la console de Sega donne un charme fou à l’ensemble. C’est donc du tout bon techniquement parlant.

pinocchio MD 002
Admirez ce niveau de finition !

Côté gameplay, on est face à une jouabilité plutôt lourde et lente qui demandera un petit temps d’adaptation. Il n’est pas toujours aisé de calculer les sauts, et certaines phases vous donneront du fil à retordre et quelques petites crises de nerfs (les ballons, ahhhhhh !). Malgré tout, et pour peu que le joueur s’investisse un minimum, le titre reste globalement facile et tout à fait faisable. Un fois ces sauts maîtrisés, vous prendrez plaisir à parcourir le jeu, en augmentant la difficulté si vous le jugez nécessaire. A ce propos, trois niveaux vous sont proposés : facile, moyen et hard, la seule différence résidant dans le nombre d’ennemis à l’écran, les dégâts que vous recevrez et le nombre d’objets à ramasser pour gagner vies et continues. Votre barre de santé est représentée sous forme de baguette magique, diminuant au fur et à mesure des coups que vous prendrez.

pinocchio-MD-004.jpg
La montagne Russe !

Niveau bonus, on retrouve les chapeaux de Pinocchio pour les vies supplémentaires, la baguette magique pour regagner de l’énergie et les livres d’école pour les continues. Apparaissent également des pages de couleurs différentes qui vous permettent d’améliorer vos compétences suivant le niveau dans lequel vous vous trouvez. La page jaune permet à Pinocchio de voler plus haut avec les ballons bleus dans le quatrième monde, la rouge vous permet de tourner rapidement sur vous-même pour sonner les ennemis, la bleue vous permet de sauter plus haut et la blanche permet au pantin de bois de rester plus longtemps au fond de l’eau dans le sixième chapitre. Vous l’aurez compris, l’expérience se renouvelle continuellement et apporte, au fur et à mesure, son lot de surprises.


pinocchio-MD-003.png
22,v'la Monstro !

Pour finir, la durée de vie est dans la moyenne de l’époque. Il vous faudra entre 1h30 et 2h pour finir le jeu une première fois, les neuf niveaux du jeu se parcourant assez rapidement. Concernant les mondes à proprement parler, et comme je l’ai expliqué au début, ils reprennent l’intégralité des passages du film. A vous la redécouverte de l’Île des Plaisirs, des fonds marins ou encore de l’intérieur de Monstro. Quatre phases complémentaires sont également au programme : une avec Jiminy Cricket, une où il faudra reproduire les gestes des marionnettes de Stromboli et une sur un wagon de montagnes russes (je ne vous dévoile pas la dernière). De quoi renouveler à la fois les environnements et le gameplay.

En conclusion, ce Pinocchio sur Megadrive est un très bon jeu. On pourra pester contre son manque de souplesse lors des sauts ou certaines phases pénibles, il n’en reste pas moins un titre enchanteur, divertissant et incroyablement beau. Si vous êtes fan de jeux Disney sur les consoles 16 bits, il doit absolument faire partie de votre ludothèque.

SUPPOS : 5/6
suppo.jpgsuppo.jpgsuppo.jpgsuppo.jpgsuppo.jpg

Publié dans RETROGAMING

Commenter cet article

Elgregou 06/11/2013 13:39

Pas de commentaire pour ce test, c'est triste. Je vais donc y aller de mon petit avis.

Pour ma part, Pinocchio est sans doute l'un des plus beaux Disney présent sur les consoles 16bits, mais ça s'arrête là. Les objectifs sont peu clairs et absolument pas amusants, on s'ennuie, il n'y
a pas vraiment de gameplay défini. Certains niveaux sont d'une lenteur incroyable, et les quelques phases de plate-formes sont plus qu'approximatives.
Bref, un jeu beau mais creux, plat, creux, et encore plat. Je conseille juste si on veut se rincer la rétine, mais cela n'ira pas plus loin. restez sur vos Aladdin et Roi Lion, bien plus aboutis !