[RETROGAMING] Super Metroid / Super Nintendo

Publié le par Elgregou

SUPER METROID
Support : Super Nintendo
Existe aussi sur : boutique virtuelle de la Wii
Edité et développé par : Nintendo
Année de parution : 1994

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A l’heure où j’écris ces lignes, Metroid Other M est sorti sur la Wii depuis quelques mois seulement. Si de très nombreuses personnes ont su avec justesse repérer les qualités visibles du titre et s’amuser dessus malgré ses évidents défauts, d’autres en revanche, les fans purs et durs de la saga, ceux ayant tété du jus de Metroid dès l’apparition de la belle Samus sur la NES, crient au scandale. Nombreux sont les commentaires qui vocifèrent une haine pour ce nouvel épisode, en avançant un seul argument sonnant tel un sermon solennel : « Ce n’est pas un Metroid. » Point d’orgue de ce tollé des détracteurs de l’Other M : la comparaison avec l’épisode le plus emblématique de la saga, je veux bien entendu parler de Super Metroid.


Sorti sur la Super Nintendo en 1994, ce jeu est reconnu comme étant le paroxysme de la série, et même l’un des meilleurs jeux jamais créé. Le fait que Nintendo ait posé son Other M comme la suite directe de cet épisode, allant même jusqu’à dire qu’il s’agissait de l’épisode « le plus proche de Super Metroid » masque à peine une tactique commerciale bien facile : jouer sur la fibre nostalgique et faire la promotion d’un jeu en profitant de la notoriété phénoménale d’un épisode antérieur devenu culte.

Un problème réside cependant. Super Metroid fait partie de cette rare catégorie de jeux dits « intouchables ». Tout comme il serait impensable de critiquer Zelda 3, Sonic, ou Secret of Mana, oser dire que Super Metroid n’est pas parfait, a des défauts conséquents et qu’il n’est peut-être pas au final le jeu irréprochable que tout le monde (ou presque) revendique vous vaudra d’être lynché en bonne et due forme, sans aucune forme de procès. Hé bien, au risque d’aller faire un tour chez les poissons pour leur montrer de jolies chaussures lestées de béton et faites sur mesure, j’ose l’affirmer : Super Metroid, malgré toutes ses qualités, n’est pas parfait. Décortication d’un phénomène…

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Metroid, bouloid, dodoid…
L’histoire, quasiment tout le monde la connait, mais je vais quand même vous la rappeler. Samus Aran, chasseuse de primes intergalactique, après en avoir décousu avec les Pirates de l’espace et leur infâme chef Mother Brain dans le tout 1er épisode sur NES, fut par la suite engagée pour éradiquer toute la race des métroïdes, sortes de bestioles aspirant l’énergie vitale de tout être, sur leur terre natale SR388 (il s’agit de la trame de Metroid 2 : Return of Samus, sur Gameboy). S’acquittant avec peine de sa mission, elle tombe cependant sur une larve de métroïde qui, la prenant pour sa mère, la suivra instinctivement. De retour à la base, Samus confiera la larve aux scientifiques de la Fédération Galactique sur la station orbitale Ceres dans l’espoir que les recherches sur celle-ci pourront apporter de l’aide au développement de nouvelles technologies. Alors qu’enfin notre belle demoiselle repart dans son vaisseau pour prendre un repos mérité, c’est le drame : un appel de détresse est lancé depuis la station. Cette dernière est attaquée par les Pirates de l’espace ! Ni une ni deux, Samus rebrousse chemin et là le jeu commence enfin.
Toute cette histoire nous est contée sur la 16bits dans une magnifique introduction, sublimée par une musique angoissante au possible et qui à elle seule pose d’emblée l’ambiance. Vous êtes seul dans l’espace, et personne ne vous entendra crier. C’est d’ailleurs ce qui sera toujours mis en avant par les fans de la saga, cette impression d’être perdu en solitaire sur une terre hostile et de ne devoir compter que sur nos talents d’explorateur pour espérer progresser dans l’aventure et en voir la fin.

Une fois arrivée sur la station, Samus sera confrontée au général des Pirates de l’espace Ridley, son arche-ennemi, autre emblème de la série. L’affrontement tourne court et la bestiole s’enfuit en dérobant la larve. Compte à rebours enclenché, la station va exploser. Vite vite ! Il faut sortir Samus de là et lui faire rejoindre son vaisseau. Ceci fait, notre chasseuse suit le voleur jusque sur la planète Zebes, base des Pirates. Et là, on peut dire que le jeu débute réellement.

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Pauvre âme en perditioooooon !!! (copyright La petite sirène de Disney)
Le principe de base d’un Metroid, c’est l’exploration. Ainsi, dès le début, vous ne saurez pas trop où aller. Bien vite pourtant, vous vous rendrez compte que certains passages vous sont inaccessibles car vous n’avez pas l’item nécessaire pour détruire telle porte, ou vous faufiler dans tel passage étroit. A vous de chercher, chercher, et encore chercher quel chemin emprunter pour dénicher le prochain power-up qui vous permettra de revenir sur vos pas et pousser l’exploration un peu plus loin. Samus mettra donc la main sur des missiles, des bombes, un grappin, la célèbre boule morphing, une amélioration d’armure pour résister aux chaleurs extrêmes, etc… Bien entendu, l’exploration sera ponctuée de combats contre des boss phénoménaux, dont certains devenus mythiques comme le gigantesque Kraid. Le point fort de ces combats, outre le côté épique des affrontements, c’est aussi que ces derniers arrivent parfois sans prévenir. Pas de « pièce à sauvegarde » juste avant, pas de gros items de récupération, rien… Vous tombez nez à nez avec ces cauchemars ambulants, et devez faire avec. Cet effet de surprise joue là encore pour beaucoup dans l’ambiance oppressante de Super Metroid. Non content de ne pas savoir où vous allez, vous devez également composer avec le stress de faire une de ces mauvaises rencontres à tout moment.

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Pourtant, cette exploration que les mordus de la saga prônent envers et contre tous finit par ternir quelque peu le plaisir du joueur. Que l’on accroche ou pas à ce principe de devoir fouiner chaque recoin pour continuer l’aventure, Super Metroid traine souvent en longueur. S’il est amusant de chercher pendant 10 à 15 minutes, il devient hélas frustrant d’être complètement paumé la moitié du temps ! On conviendra bien entendu qu’il s’agit du principe même du jeu, et que ce choix de gameplay est pleinement assumé. Seulement voilà, comment peut-on prôner le jeu parfait quand la direction qu’il prend va, sinon frustrer ou ennuyer, complètement laisser à la ramasse une bonne partie de joueurs ne cherchant que le fun, le plaisir, bref la détente que peut occasionner un jeu vidéo ?

Super Metroid est donc une aventure où le joueur doit s’investir. On progresse lentement, on cherche avec peine le prochain item qui nous débloquera, et on visite, re-visite, et re-re-visite les secteurs de Zebes pour poursuivre l’aventure. Le cœur du jeu est là : finalement les ennemis que l’on rencontre, hormis les boss, ne sont hélas que de simples décorations. Le véritable adversaire du joueur, sa Némésis, sera le tortueux labyrinthe créé par les développeurs. Un dédale qui, malheureusement, nécessitera de la part du joueur de fastidieux et trop longs aller-retours. Il n’est pas rare de retourner sur nos pas pendant 30 minutes, sans même avoir la conviction que l’on se dirige là où il faut et que l’on va se « débloquer ». Le sadisme de cette exploration à l’aveuglette culmine lors de certains passages. Par exemple, il n’est pas rare de devoir se rouler en boule morphing dans un passage étroit pour découvrir un faux-mur ou un sol friable, alors qu’aucune différence graphique ne laisse transparaitre une quelconque issue. La palme reviendra à un passage devenu assez célèbre dans le jeu : à un moment, Samus traversera un tube en verre. Après avoir récupéré les Bombes de puissance, il faudra revenir et le faire exploser pour continuer la progression. C’est un passage OBLIGATOIRE pour poursuivre le jeu, alors qu’absolument aucun indice n’est laissé au joueur ! Aujourd’hui, quiconque est bloqué ira voir sur Internet la 1ère soluce disponible, mais à l’époque découvrir une telle chose tenait beaucoup trop du hasard.

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Et niveau jeu, on Samus... ?
Pourtant, je serais de mauvaise foi si j’affirmais que cette exploration n’est pas parfois grisante. Super Metroid propose une immersion totale par ce côté « je suis livré à moi-même », mais plus encore par sa somptueuse bande-son composée de musiques angoissantes et stressantes au possible. Super Metroid, avant d’être un jeu, est avant tout une ambiance. On pourra même affirmer qu’il s’agit de l’un des tous premiers jeux vidéo qui a réussi à coupler le jeu avec une dimension bien plus cinématographique, chose étonnante vu les limitations du support technique. Il suffit de regarder encore et encore l’introduction pour comprendre le leitmotiv des développeurs : offrir un jeu qui se vit, où le joueur laissera de côté un peu de son plaisir de jeu pour apprécier un monde et une ambiance travaillés dans les moindres détails. L’autre exemple venant à l’esprit est l’affrontement final, où le joueur sera bien plus spectateur qu’acteur, l’ultime ennemi n’étant pas forcément très difficile à occire. Pourtant, on regrettera des graphismes bien trop peu fournis compte tenu des capacités de la SNES. Il suffit de regarder du côté de la Gameboy Advance et des épisodes Metroid Zero Mission et Metroid Fusion pour comprendre que les décors auraient pu être bien plus détaillés. On se rabattra surtout sur l’esthétique « bizarroïde » de l’ensemble qui contribue à alimenter cette impression d’étouffement sous une nature extraterrestre et inconnue.

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Du côté du maniement pur et dur de la belle, on trouve encore une fois du bon et du moins bon. Si cette dernière répond au doigt et à l’œil pour les actions simples et que l’ergonomie de la manette SNES est bien utilisée, on pestera pour la difficulté de certains mouvements demandant un timing trop strict, comme le saut mural ou le saut en vrille. Bien sûr, les véritables poulpes du paddle seront capables de véritables prouesses, comme en témoignent les nombreuses vidéos sur le net, mais cet aspect du gameplay reste perfectible.

Enfin, pour les aficionados de challenges, le jeu regorge d’items planqués vicieusement. Réussir à trouver toutes les réserves de missiles, les expansions de vie, et les bombes tient du miracle et seuls les plus aguerris seront capables d’atteindre le fameux 100% qui vous vaudra de voir le visage de la belle Samus une fois le jeu fini. Et si vous êtes assez aliéné pour terminer l’aventure sous une durée de 3 heures (chose impossible si on ne connait pas le jeu absolument par cœur), vous pourrez voir l’héroïne en sous-vêtements, bande de petits vicelards ! Dommage quand même que ces bonus ne soient réservés qu’à l’élite…

La secte des fans
Au final, je ne jouerai pas les revanchards. Super Metroid est effectivement un très grand jeu. A l’époque, découvrir un titre procurant une telle sensation d’isolement et d’oppression était une chose rare, si bien que Super Metroid est presque l’unique représentant 16bits de cette catégorie de jeu d’exploration. Je voulais juste remettre les pendules à l’heure et rédiger un test qui, au lieu de s’attarder sur les qualités du titre pendant 30 paragraphes de superlatifs, pointerait les quelques défauts non négligeables de la bête. Ainsi, je mets en garde les joueurs qui seraient curieux de découvrir ce titre pour la toute première fois : Super Metroid demande un gros investissement. C’est un jeu très frustrant, avec parfois de grandes phases d’inaction lorsqu’on cherche son chemin, si bien qu’il ne plaira pas à tout le monde. Ce n’est pas un jeu parfait, n’en déplaise aux fans ; il s’agit juste d’un titre unique en son genre qui n’a pas vraiment d’équivalent sur les consoles 16bits.

Et c’est pour cela que beaucoup hurlent contre l’Other M, ou ont aussi hurlé contre la série des Prime (des Metroid en 3D, quelle hérésie !) : ces épisodes ne sont pas moins bons que le Super Metroid, ils sont juste différents. Et c’est tant mieux, oserai-je dire, car une série ne peut que progresser en variant le gameplay et les sensations. Sinon, autant ressortir à chaque fois un épisode 2D copie-conforme du Super Metroid, n’est-ce pas ? Sauf que cela finirait par lasser… A noter que le même phénomène de rejet se produit avec le récent Donkey Kong Country Returns. Là où tout le monde voit les qualités du jeu, une minorité de fans purs et durs de la trilogie sur SNES crient au scandale. Parce qu’on ne voit pas K Rool, parce qu’on ne trucide plus des Kremlins, parce qu’on a remixé leurs thèmes chéris, parce qu’ils préféraient l’ancien rendu graphique… Une attitude navrante à vouloir toujours s’engoncer encore et encore dans la nostalgie, à vouloir des jeux « copiés/collés » avec un minimum de changements. Pourtant, c’est parce que le jeu vidéo évolue que le rétrogaming procure du plaisir : on joue encore avec joie à Super Metroid car il reste unique, ses suites ayant (généralement) été très différentes. Si toute la saga proposait des épisodes à peine dissemblables, quel intérêt aurait-on alors à revenir sur les anciens, mmm ?

Conclusion : Dire que ce jeu est le meilleur de la saga est un raccourci facile bien trop souvent utilisé. Dire qu’il en est le plus emblématique car il a su sublimer les bases de la série serait déjà plus juste. Mais, malgré son statut de titre culte, il ne faut cependant pas occulter quelques défauts majeurs qui viennent ternir le tableau. Le gameplay, faisant la part belle à l’exploration et à la perdition, ne plaira pas à beaucoup de gens, tout comme les graphismes un peu trop épurés. En revanche, la singularité de ce gameplay et surtout la maximisation de l’ambiance parfois – hélas– au détriment du plaisir de jeu font que Super Metroid mérite son quota d’éloges. A n’en pas douter, un jeu à faire au moins une fois si on se prétend gamer, ne serait-ce que pour se forger sa propre idée.

SUPPOS : 5/6
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Publié dans RETROGAMING

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Bass 19/02/2011


"Par exemple, il n’est pas rare de devoir se rouler en boule morphing dans un passage étroit pour découvrir un faux-mur ou un sol friable, alors qu’aucune différence graphique ne laisse
transparaitre une quelconque issue. La palme reviendra à un passage devenu assez célèbre dans le jeu : à un moment, Samus traversera un tube en verre. Après avoir récupéré les Bombes de puissance,
il faudra revenir et le faire exploser pour continuer la progression. C’est un passage OBLIGATOIRE pour poursuivre le jeu, alors qu’absolument aucun indice n’est laissé au joueur !"

Pour les passages en boules morphing il s'agit plus de trouver les pieces d'upgrad et non de passage obliger. Et quand bien meme, il s'agit d'un principe de gameplay du jeu donc des qu'on le sait
tout devient plus simple. C'est comme pour les zelda, on bloque a mort sur le premier auxquels on joue, les suivants nous paraisse plus simple.

Le coup du tube en verre, ne le voit on pas se fissurer a un de nos (nombreux) passage?

Mais je ne vais pas jouer le gros lourd et effectivement les defaut cité sont a prendre en compte pour les joueurs s'y essayant.


vildik 19/02/2011


J'adore Super Metroid, mais je lui préfere Metroid II sur Game boy. J'sais pas pourquoi, mais le Vert Jaune de la Game boy rendait encore mieux l'atmosphere oppressant de la solitude, les bruitages
étaient beaucoup plus simpliste que super metroid, mais plus efficaces.
Pour en revenir à Super metroid, j'ai jamais vraiment beaucoup galeré, étant patient et ayant deja fait les 2 premiers, celui-la ne m'a pas paru si "frustrant" que ça...
Ok, le passage du tube, je m'en souviens, j'ai du chercher pendant 10 bonnes minutes. Par contre finir le jeu en moins de 3H releve du gros defi ;)
Mais à part ça, le jeu est faisable pourvu que l'on ai un peu(beaucoup) de patience. L'imprécision des sauts connu des premiers metroid n'a pas été corrigé, et dans un sens c'est tant mieux, cela
rajoute de la difficulté (histoire de...) Les Boss sont super impressionnants et très bien animés, le jeu est propre, fluide, quelques couleurs ne sont pas très bien choisies et semble un peu
criardes face au reste, mais le level-design labyrinthe est extremement bien pensé, malgré le fait qu'il faut avouer que se retaper plusieurs fois le meme chemin n'est pas toujours amusant.

Apres je pense qu'il ne faut pas comparer les episodes 2d aux episodes 3d (surtout avec Other M)
Comme tout passage à la 3d, le jeu parait très different (ex : Mario, Zelda, DK) C'est comme comparé SMB avec Mario 64 ou le dernier Donkey kong. Jamais on ne retrouvera les sensations des anciens
episodes (quoique pour DK, j'ai été bien surpris) il faut vivre avec son temps, et rever avec l'émulation ou le retrogaming.

Tout ça pour dire que Super Metroid restera dans mon top 5 de la superNes, pour tout ceux qui n'auraient pas eu la chance d'y jouer, précipitez-vous ! Encore mieux si vous avez fait other M, vous
pourrez comparer ce qui n'est pas comparable ^^


pc gamers 19/02/2011


Un jeux cultissime.


Kaz 19/02/2011


Malgré le fait que j'adore les Metroid en 2D, et surtout Super Metroid, je n'ai rien contre les épisodes Prime, dans lesquels j'ai retrouvé une parfaite transposition du gameplay et de l'ambiance
de la série (surtout le 1er MP), le tout en 3D.


Tous les jeux ont leur petits défauts, mais de là à retirer un point à Super Metroid revient à lui retirer son statut culte. Super bien réalisé (les graphismes ne sont pas sommaires du tout, ceux
qui s'attachent aux petits détails me comprendront), avec un gameplay passionnant, une maniabilité au poil pour peu qu'on pousse un peu plus loin que les commandes de base (y a qu'à voir comment
les speed runner s'en donnent à coeur-joie), il ne faut pas chercher plus loin pour comprendre pourquoi, comme Zelda 3, il est considéré comme un des meilleurs jeux jamais créé. On dirait que c'est
à la mode d'essayer, même subtilement, de descendre des jeux cultes, histoire de se différencier... Bien sûr il comporte quelques petits défauts, mais comparé aux sensations qu'il procure, ce n'est
absolument rien, à condition d'aimer le genre.


jlb 19/02/2011


Peut être mon jeu préfère...Ou presque...


Elgregou 19/02/2011


Tous les jeux ont leur petits défauts, mais de là à retirer un point à Super Metroid revient à lui retirer son statut culte.
-----> Et ???? Et alors ??? Ce n'est pas parce qu'un jeu a un statut "culte" qu'il est intouchable, comme je l'ai dit dans le test. On croirait, à t'entendre, que Super Metroid ne peut pas être
critiqué et que ses défauts sont finalement occultés totalement par ses qualités, grandes cela dit.
Ce n'est pas à la mode de "descendre" des jeux, si notamment tu appelles "descendre" noter un jeu 5/6/. Mais je pense plutôt que la mode tend vers la facilité à accorder bien trop de crédit à
certains jeux qui semblent protégés par une clique de fans bien trop passionnés pour être souvent objectifs.

Et ton argument des speed runs tombe à plat : ce sont des joueurs "pros" qui ont passé leur vie sur ce jeu. Je peux très bien te citer les speed runs de Mario ou Sonic, et ça ne prouve pas pour
autant que la maniabilité est du même topo que celle dans Super Metroid.


Will jenkins 19/02/2011


Je ne vois pas non plus l'intérêt alors d'énumérer les prétendus défauts de ce jeu si c'est pour s'accorder qu'il reste un très grand jeu. L'exploration n'a jamais été un problème et c'est même un
plus, voici un jeu intelligent(pas intello) qui demande au joueur de se creuser les méninges, chose de plus en plus rare à une époque d'assisté.


eleventwelve 19/02/2011


"Seulement voilà, comment peut-on prôner le jeu parfait quand la direction qu’il prend va, sinon frustrer ou ennuyer, complètement laisser à la ramasse une bonne partie de joueurs ne cherchant que
le fun, le plaisir, bref la détente que peut occasionner un jeu vidéo ?"

Je ne comprends pas ce genre d'argumentation.

D'abord, selon toi, un jeu parfait = un jeu qui plait à tout le monde. Dans ce cas là, le jeu parfait n'existe pas.
Ou alors, on considère que les critères de la perfection sont propres à chacun et donc que l’on peut voir la perfection dans un jeu sans qu’il soit nécessaire que la terre entière soit d’accord
avec vous.

Ensuite, tu sous-entend que l'aspect exploration n'est pas fun. Pourtant, personnellement, je prend bien plus de plaisir à m'amuser à explorer une planète labyrinthique comme dans Super Metroid
qu'à suivre un long couloir comme dans Call Of Duty/Uncharted/Batman Asylum (l'absence de frustration et de difficulté peut aussi être une source d'ennui). Et vu le succès des Metroidvania, je ne
pense pas être le seul à m'amuser de cette façon.

D'ailleurs, si autant de joueurs ont crié au scandale à propos de Metroid M, c'est surtout qu'il tourne le dos à l'aspect exploration qui est l'essence de la série. Quand à soutenir que ce
changement est nécessaire pour que la série évolue et ne lasse pas ses fans, c'est une belle connerie. Ce respect n'a jamais empêché l'évolution de la série. Bien au contraire, l’aspect exploration
a évolué entre chaque épisode et s’est enrichie, ce qui fait que tous les jeux de la saga sont différents. Repartir à zéro, ce n’est pas chercher à faire évoluer un jeu mais plutôt à en faire un
autre. Lorsque l'on veut faire une suite à une série, il faut respecter certaines choses, sinon peut on réellement parler de suite ? C'est comme si on nous pondait un Metal Gear sans infiltration,
un Mario sans jump, un Starfox sans Arwing ou un Gears of Wars sans gunfight. D'autant plus que les fans de jeu d'aventure/exploration n'en pas été gâté avec cette nextgen, d'où une certaine
frustration et cette agacement lorsque l'une des séries les plus représentatives du genre décident de changer son fusil d'épaule.

Enfin, et je l'écris pas seulement pour cette critique mais pour toutes les autres, il faut arrêter les tests pseudo objectifs à la GameKult. (et abandonner le système de notation qui va avec et
qui prouve bien que le journalisme de jeux vidéo en est encore resté au stade pré pubère...) Le jeu vidéo est une passion, et vous devriez écrire sur vos coups de coeurs ou vos coups de gueule sans
chercher à faire passer vos avis comme une vérité universelle mais juste comme un sentiment à partager...


MeRToN 19/02/2011


J'vois pas ou est le problême. Oui c'est un jeux culte et oui il a des défauts. Un jeux culte avec 5/6 ça n'est pas illogique si on considère que les qualités du titres sont tellements nombreuses
que les défauts (réels, soyez pas de mauvaise foi) n'empêchent pas le tire d'être énorme.


MeRToN 19/02/2011


Par contre le passage:

"Le gameplay, faisant la part belle à l’exploration et à la perdition, ne plaira pas à beaucoup de gens"

est juste d'une débilité sans nom vue que ce qui est décrié dans le test constitut simplement la base même de la saga, c'est à dire l'exploration et le "démerde toi". Si l'exploration est un défaut
alors faut jouer à mario, c'est tout droit.


Elgregou 19/02/2011


Enfin, et je l'écris pas seulement pour cette critique mais pour toutes les autres, il faut arrêter les tests pseudo objectifs à la GameKult. (et abandonner le système de notation qui va avec et
qui prouve bien que le journalisme de jeux vidéo en est encore resté au stade pré pubère...) Le jeu vidéo est une passion, et vous devriez écrire sur vos coups de coeurs ou vos coups de gueule sans
chercher à faire passer vos avis comme une vérité universelle mais juste comme un sentiment à partager...

-----> tu ne crois pas plutôt qu'être "pré-pubère" c'est être incapable de tenter une once d'objectivité, et vouloir faire passer la passion avant tout ?
Un peu du genre :
" - Si, moi je te dis que ce jeu il est génial !
- Pourquoi ?
- Parce que je l'ai aimé, point barre. "
Chose que tu fais en grande partie dans ta démonstration...

Si chacun y allait de son test de passionné et ne tentait pas l'objectivité, à qui te fierais-tu pour les avis de parfaits inconnus sur le web ? Au dernier gamin de 13 ans qui te dirait "Punaise,
Resident Evil 5 ça troue le cul, j'acdore ! " ?


Kaz 20/02/2011


@Elgregou

Oui il y a des jeux surprotégés par des fans, mais c'est pas pour ça qu'on ne sait pas être objectif. S'il a une telle réputation, c'est qu'il y a des raisons. Et contrairement beaucoup d'autre
licences, je dirais que ce sont des raisons encore plus valables, car Super Metroid est le 3e opus d'une série encore relativement peu connue à l'époque (le 1 en a découragé plus d'un et le II sur
GB, que j'adore, est passé presque inaperçu), donc sa réputation est à mon sens basée sur du concret et ne bénéficie pas (encore) de l'aura de la série ni d'un buzz marketing.

De plus il est sorti en fin de vie de la SNES et n'a pas réalisé de très bons chiffres en terme de ventes, ce qui prouve qu'il a été encensé surtout par les joueurs qui ont eu la curiosité de
l'essayer (c'est le parfait opposé de RE5 pour reprendre ton exemple).


Lord B 20/02/2011


en tout cas c'est un très bon test, complet, et passionné.


micmac 20/02/2011


Je suis impatient de te voir faire la même chose avec un jeu sega, comme Gunstar, Alien Soldier ou encore Probotector... puisque tu es si objectif que cela lol


eleventwelve 20/02/2011


"tu ne crois pas plutôt qu'être "pré-pubère" c'est être incapable de tenter une once d'objectivité, et vouloir faire passer la passion avant tout ?
Un peu du genre :
" - Si, moi je te dis que ce jeu il est génial !
- Pourquoi ?
- Parce que je l'ai aimé, point barre. "

ça sert à rien de caricaturer, je n'ai jamais soutenu de tel propos.

Effectivement, je ne crois pas à l'objectivité dans une critique, qu'elle qu'en soit le sujet car tous les critères d'appréciation sont propre à chacun. Ce n'est pas parce que un jeu aura un 20/20
dans un test soi disant objectif qu'il ne sera pas une merde sans nom pour toi ou moi ("les merdes des uns sont les bombes des autres")(d'où d'ailleurs mon aversion pour ces notes que le critique
de JV se traine depuis les débuts de la presse spécialisée qui ciblait à l'époque les minots que nous étions).

Mais je n'a jamais dit qu'on cherchait à imposer son point de vue quand on es passionné, au contraire on cherche à le partager avec les autres, ce qui est totalement différent.( c'est d'ailleurs
plutôt quand on se dit objectif que l'on cherche à imposer son point de vue).

Et surtout, tu sembles confondre objectivité et argumentation. La passion n'a jamais empêché l'argumentation. Expliquez pourquoi on aime quelque chose ou pourquoi on ne l'aime pas c'est possible
autrement quand balancant "ce truc déchire/trou le cul/terrible". La preuve, la critique subjective riche, passionnante, enrichissante et qui ne cherche pas à se faire passer pour vérité
universelle existe depuis des lustres pour le cinéma, la musique ou la littérature, et même dans le jeu vidéo.

Ce que je trouve dommage dans ton test, c'est que tu cherches par moment à te mettre à la place d'autres joueurs ("...ne plaira pas à beaucoup de gens...") sous couvert de devoir d'information et
d'objectivité, alors que tu es bien plus intéressant à lire quand tu partage ton avis personnel.

(mais bon, cette manie de l'objectivité, c'est vrai pour beaucoup d'autres tests de ce site alors que la charte du doc semblait annoncé le contraire
(http://www.gamopat.com/pages/LE_DOCTEUR_A_TESTE_POUR_VOUS-1007538.html voilà pourquoi je réagis comme ça, je pourrais aussi le faire sur Gamekult ou JV.com mais bon eux, c'est des causes
perdus)

Sinon pour rectifier ce qui a été dit au dessus, le jeu date de 1994, ce qui est n'est pas la fin de vie de la console, ce qui explique d'ailleurs ces graphismes un peu pauvres pour une SNES (c'est
dit dans le test d'ailleurs). On peut imaginer que si une suite était sorti sur la SNES, elle aurait été bien plus riche graphiquement.


Kaz 20/02/2011


1994 en effet, mais c'est quand même le début de la fin car les 32 bits se font attendre et que contrairement à un Mario ou Donkey Kong Country, il n'a pas bénéficié d'une aussi grosse campagne de
pub.

(la PS1 sort en décembre 1994 au japon, et même si officiellement la SNES sera produite encore un moment et que les jeux sortiront au compte-goutte jusque dans les années 2000, on peut dire que fin
1995 début 1996 la SNES est à la retraite)

Les graphismes moyens ?
ça fait un paquet de fois que je lis ça mais je n'ai toujours pas compris (je dois pas être le seul). C'est coloré, varié, bien animé et ça fourmille de détails (le sprite de Samus qui change selon
le côté, on la voit respirer qd on reste sur place, avec un petit effet de condensation ou des bulles si elle est sous l'eau, l'animation est bien décomposée...). Ca compense bien le léger vide par
moment non? On est sur cartouche, la mémoire est limitée donc ça peut se comprendre. A la limite le jeu aurait été sur un support CD je dis pas...


eleventwelve 20/02/2011


1994 le début de la fin? comment tu peux dire ça ? 32 bits ou pas, c'est le moment où la console était en pleine bourre, l'année où il y a le plus de sorties. 94 c'est plutôt le milieu de vie de la
console.
Fin 95 la snes à la retraite ? Une pré-retraitée qui avait de beaux restes alors: des jeux mythiques et de nombreuses sorties: 352 jeux sorti en 95, encore 158 jeux sortis en 96 et encore quelques
sorties interesantes jusqu'en 98. Sans comptez qu'en france on aura tout ces sorties avec un an de retard soit de pleins bons jeux encore en 96...

Pour Metroid, le jeu a quand même bénéficié d'une campagne de pub (http://www.youtube.com/watch?v=1kFDhS1CgE0), ce qui n'était pas toujours le cas à l'époque. C'était quand même un jeu Nintendo. Et
il avait bénéficié de bonnes critiques dans la presse aussi (pas mal de couvertures de magazines). Après pour les chiffres de ventes, je ne les connais pas et je savais pas qu'il s'était mal vendu.
Peut être trop mature pour la console à l'époque ?


elgregou 20/02/2011


Je suis impatient de te voir faire la même chose avec un jeu sega, comme Gunstar, Alien Soldier ou encore Probotector... puisque tu es si objectif que cela lol
-----> Ne t'inquiète pas,il y a beaucoup de jeux Sega que je n'aime pas malgré leur réputation... et je trouve justement qu'Alien Soldier bénéficie beaucoup de son aura de "jeu rare qui coûte
une jambe" mais qu'il ne vaut pas certains autres jeux sur la Megadrive.

De plus il est sorti en fin de vie de la SNES et n'a pas réalisé de très bons chiffres en terme de ventes, ce qui prouve qu'il a été encensé surtout par les joueurs qui ont eu la curiosité de
l'essayer (c'est le parfait opposé de RE5 pour reprendre ton exemple).
----> En fait, c'est surtout la sortie de Metroid Fusion et de Metroid Prime qui a relancé l'intérêt pour Super Metroid.


Les graphismes moyens ?
ça fait un paquet de fois que je lis ça mais je n'ai toujours pas compris (je dois pas être le seul). C'est coloré, varié, bien animé et ça fourmille de détails (le sprite de Samus qui change selon
le côté, on la voit respirer qd on reste sur place, avec un petit effet de condensation ou des bulles si elle est sous l'eau, l'animation est bien décomposée...). Ca compense bien le léger vide par
moment non? On est sur cartouche, la mémoire est limitée donc ça peut se comprendre. A la limite le jeu aurait été sur un support CD je dis pas...
-----> Metroid Fusion et Metroid Zer mission sur GBA, tu y as joué ? Parce que bien quela puissance technique est relativement la même, ces 2 opus enterrent Super Metroid pour la prouesse
graphique. Et quand je vois des tas d'autres jeux SNES, je me dis qu'il aurait vraiment éété tout à fait possible de faire un épisode plus joli.


The1stsurvivor 21/02/2011


Le test du Doc se défend, j'en connais des gamers qui détestent Super Metroid. Il est clair que c'est le genre de jeu qui ne satisfera pas tout le monde.

Pourtant, e côté "errement" est juste le point fort du jeu. Il y a des jeux comme ça où c'est dans la persévérance de la recherche que l'on trouve du plaisir.

Si l'on veut de l'action plate-forme sur SNES à l'époque ou même aujourd'hui on joue à Super Castlevania 4, Contra 3 ou Super Ghouls'n Ghost.

Le plaisir de jeu, j'en ai trouvé énormément, donc je lui mets toujours 6/6, une note forcément "super" subjective...


elgregou 21/02/2011


Et moi je pense "subjectivement" que tu n'as pas bien lu le test... sinon tu aurais vu que ce n'était pas Doc qui a écrit :) .


The1stsurvivor 22/02/2011


Si si j'ai bien lu ton test mais c'est vrai que j'avais pas lu qui était l'auteur.

Ton test était très plaisant à lire. Graphiquement, c'est vrai qu'il y a pas de quoi s'extasier, les opus GBA ayant dépassé Super Metroid. Néanmoins, la difficulté de l'exploration a été grandement
revu à la baisse sur GBA.

Maintenant, si des fans s'attaquent à Other M (j'y ai pas encore joué)car s'éloignant de l'esprit Super Metroid, c'est un peu ridicule. C'est du conservatisme pur et dur.

Etant fan de Resident Evil, j'ai accepté l'évolution amenée par RE4 et RE5, bien que l'esprit originel ait été fortement altéré, car j'y ai trouvé du plaisir.

Le plaisir de jeu reste toujours le plus important, et malmené les "dogmes" est un bienfait : l'immobilisme est à bannir.

Ca n'empêche pas que je trouve qu'en termes de plaisir de jeu, je m'y retrouve mieux avec Super Metroid que ses suites sur GBA.


Elgregou 22/02/2011


Ok, pardonne-moi de ne pas avoir compris ce que tu voulais dire.
Je suis tout à fait d'accord avec ce que tu dis et n'ai rien à ajouter ;) .


Oauis_supère 22/02/2011


Il n'empêche, je retiens ce que j'ai lu sur cette page, peut-être en effet devrions-nous arrêter de noter les oldies, surtout les titres "cultes".
Surtout lorsque l'on se base sur le ressenti et les souvenirs.

En tout cas, pour ma part, lorsqu'il m'a fallu donner une note aux jeux rétro que j'ai testés, j'ai été sacrément ennuyé.

Bon, là, Elgregou s'est lancé dans une analyse la plus objective possible, donc peut-être que cela se justifie, de noter le machin.
Mais lorsque, comme j'ai tendance personnellement à le faire, on "raconte une histoire", la note perd totalement sa pertinence.

A réfléchir.


The1stsurvivor 24/02/2011


Oauis_supère, c'est bizarre je me suis posé la même question.
Peut être une position générale d'appréciation pour les oldies serait plus intéressante du genre "Nul, Moyen, Très bon".
En tout cas, je pense que tout gamer aime noter les jeux car on a été éduqué par les journaux de jeux vidéos à donner et à critiquer les notes.

Mais le plus plaisant c'est de voir les appréciations de chacun, surtout sur des titres aussi fédérateurs que Super Metroid.
Si je fais la comparaison des tests de ce jeu sur d'autres sites, je me sens plus proche de l'opinion de Elgregou : on voit vite les vrais gamers lol


Ouais_supère 24/02/2011


Je suis d'accord, nous sommes totalement conditionnés par nos souvenirs de presse vidéoludique, il serait peut-être temps de nous en affranchir.