[RETROGAMING] TOEJAM & EARL / MEGADRIVE

Publié le par Elgregou

toejam-earl-megadrive_090190023300481121.jpg  TOEJAM & EARL
Support : SEGA Megadrive


Développeur : JVP (Johnson Voorsanger Productions)
Editeur : SEGA


Genre : inclassable
Nombre de joueurs : 2

Année de parution en Europe : 1991


L’un est une créature à 3 pattes, avec 2 yeux globuleux de gastéropode, portant baskets et casquette ; l’autre est une sorte de grosse poire orange vêtue d’un caleçon bleu à pois rouges, arborant fièrement une paire de lunettes de soleil. Ca y’est ? J’ai attiré votre attention ? Vous vous demandez de quoi je parle ? Mais tout simplement d’un couple de héros des plus charismatiques que la Megadrive de Sega ait jamais accueilli. Le doute vous envahit ? N’y prêtez pas attention et soyez plus funky. Laissez-moi vous présenter un des jeux les plus accrocheurs de la période 16 bits, une de ces perles qui ne se ternit pas malgré le passage des années. Permettez donc à ToeJam et Earl de vous convertir au funk. JAMMIN’ !


En 1991, date de la sortie de ce jeu, on dédaigne un peu les jeux originaux. Triste constat, mais il convient de replacer les choses dans leur contexte. A cette époque, la Megadrive vient tout juste de s’introduire sur le marché européen (depuis un an exactement). Or, lorsqu’on achète une nouvelle console, c’est avant tout pour les évolutions techniques qu’elle propose. L’acheteur lambda veut du beau graphisme, une animation rapide, des sensations proches d’un jeu d’arcade : bref, il veut un jeu qui pète ! Ceci explique la pléthore de jeux d’action et de plate-formes qui sévissait à l’époque. Ainsi, les Streets of Rage, Altered Beast, Alien Storm, Revenge of Shinobi, Mercs, ou encore l’indétrônable Sonic proliféraient tandis que des jeux plus originaux comme Another World ou ToeJam & Earl recevaient un accueil assez mitigé de la part de la presse. « Sympa, mais ne plaira pas à tout le monde », ou « un peu mou », et encore « des graphismes moyens » sont les formules qui pullulaient dans la presse spécialisée qui ne voyait pas toujours en ces jeux hors normes tout le potentiel de plaisir qui y était dissimulé. Un état d’esprit qui tend hélas à se répéter de nos jours avec la si mal nommée « Next Gen ». Mais bon, l’Histoire n’est qu’un éternel recommencement…

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