[TEST] CASTLEVANIA THE ADVENTURE REBIRTH / WiiWARE

Publié le par Goomba-Powaa

CASTLEVANIA THE ADVENTURE REBIRTH

SUPPORT :
WiiWare (dispo uniquement au japon)

Développeur : Konami
Editeur : Konami



Sortie :
27 octobre 2009 (Japon)

Les mises à jour de jeux rétro sont à la mode depuis l'année dernière, c'est une certitude. Ce fût d'abord Capcom qui lança cette mode avec son fameux Megaman 9, suivi désormais par Konami et sa série des "Rebirth". Les développeurs ont-il enfin compris que les vrais joueurs ne veulent plus de ces jeux à la technique monstrueusement efficace mais désespérément creux offerts par la génération actuelle de consoles? Oui, ils préfèreraient encore sacrifier la 3D pour enfin retrouver de véritables sensations de challenge perdues depuis l'époque 16 bits. Konami serait-il un de ces messies dévoués aux gamers? ou bien est-ce là le créneau idéal pour se faire des ronds sur le dos des vieux barbus? Et ce Nikos Aliagas, est-il vraiment grec? Plus sérieusement, après les célèbres licences Contra et Gradius elles aussi remaniées, que vaut ce "Castlevania The Adventure Rebirth"?

Plus communément appelé Akumajo Dracula au Japon, la saga Castlevania aura certainement atteint son apogée durant l'ère 16 bits, avec des perles tels que Akumajo Dracula X: Rondo No Blood sur PC engine, Castlevania IV sur Snes, ou encore Castlevania The Bloodlines sur Megadrive. On peut alors s'attendre à ce que ce Castlevania Rebirth soit un remake d'un de ces épisodes phares de la saga. Que nenni, il s'agit d'après son nom d'un remake du premier Castlevania sorti sur Game Boy en 1989, à savoir Castlevania The Adventure. Étonnant, surtout lorsque l'on sait que cet opus sur la première portable de Nintendo était loin de remporter tous les suffrages auprès des fans de l'époque. Des escaliers remplacés par des cordes, un héros glissant et très rigide, des armes secondaires quasi-inexistantes, bref des mécanismes qui dépareillaient par rapport aux autres épisodes de la série.



Alors oui, çà fait peur, car même avec des graphismes à la sauce 16 Bits, on ne veut pas de ce gameplay hybride! Konami l'a bien compris, et finalement, après quelques minutes de jeu on est plutôt rassuré, ce "Rebirth" n'a l'air d'emprunter finalement que l'histoire, certains ennemis et le titre à son ancêtre sur Gameboy.



Concernant les graphismes, ceux-ci sont un poil meilleurs que sur les consoles 16-bits de l'époque. Un léger filtre "anti-pixelisation" lifte un peu le tout et du coup, l'action est toujours très lisible, malgré de temps en temps des (très très légers) ralentissements. Le personnage prend un peu le design de John Morris, le chasseur de vampires dans l'opus Megadrive Castlevania The Bloodlines. Les décors eux, font plus penser à l'opus PC Engine CD avec des arrières plans très jolis et qui mettent bien dans l'ambiance. Malgré cela, 2 bémols : certains tons et designs de monstres un peu étranges (comme ces "autruches à pattes" dans le niveau 2 :-D) et des thèmes de niveaux pas assez distincts, mélangeant intérieur, extérieur, souterrains, ... Enfin, notons tout de même que les Boss et sous-Boss de niveaux sont bien souvent très réussis, dans la veine des autres épisodes (un sosie de Frankenstein, une chauve souris géante, un vampire armé jusqu'aux dents, un oeil globuleux, ...) . De plus la technique pour les battre est bien précise à chaque fois, c'est appréciable.



Castlevania The Adventure Rebirth pioche dans chaque épisode 16 bits des éléments à succès tels que les différents embranchements, les armes de second choix évidemment (crucifix boomerang, hache, dagues, boules de feu lancées à l'aide du fouet...), les clés d'ouverture de porte, ou encore les changements de direction à mi-saut. A noter que le personnage répond très bien (on peut jouer au pad classique, gamecube, ou wiimote : bien vu). Le jeu propose 6 stages, au niveau de difficulté malheureusement un peu inégal. On arrive encore sans trop mal au boss du 3ème niveau, et même si ça se complique beaucoup plus par la suite, les ennemis sont plutôt prévisibles dans leurs attaques. La réelle difficulté provient de leur nombre parfois élevé à l'écran, et on sent là que c'est une solution de facilité adoptée par Konami pour accroître la difficulté du soft. On sent que le gameplay s'est du coup un peu aseptisé et banalisé (pour ne pas dire "casualisé").

Et le paradoxe ici, c'est que le jeu n'offre pas de mot de passe ou de sauvegarde. Il vous faudra compter sur les continue pour voir la fin de l'histoire. Pas de problème me direz-vous, il suffit de s'y mettre une après-midi et ça ira... Oui... sauf que dans cet épisode Rebirth, on a parfois tendance à s'ennuyer lorsque l'on fait et refait un niveau depuis le début après avoir perdu une vie. La cause à un développement de stage un peu long des fois, et à un certain manque d'originalité. Comme indiqué plus haut, certains éléments bien connus sont un peu trop réutilisés, répétés. Sans bouleverser le gameplay de la série, on aurait bien aimé une pointe d'originalité ou d'évolution dans certains mécanismes. Attention, cela n'en fait pas un jeu ennuyant, la plupart des fans s'y retrouveront, mais simplement une certaine linéarité s'installe, et on ne prend pas autant goût à refaire un niveau que dans un Castlevania IV par exemple.



La bande-son, elle, est une petite merveille. Elle reprend les thèmes connus et réinstrumentalisés au synthé des différents opus de la série. Souls Reincarnated de C. Bloodlines, Aquarius de C. III Dracula's Curse ou encore New Messiah de C. II Belmont's Revenge sont trois des morceaux de choix (parfois un peu "darks") que les développeurs ont choisi d'inclure dans ce "Rebirth" pour vous accompagner cette aventure, ce qui réjouira certainement de nombreux fans.



Dernier point, la longévité du soft. Et bien ici, une bonne demi-journée devrait vous être nécessaire pour arriver à la confrontation finale contre le comte Dracula en personne. Le système de sauvegarde ou de cheat code étant inexistant, le jeu vous forcera donc à connaître quasiment par cœur les niveaux afin de ne pas refaire les mêmes erreurs 2 fois de suite. Bref, une progression à l'ancienne à base de continues illimités, qui aura à coup sûr ses défenseurs et ses détracteurs!

En définitive, ce Castlevania The Adventure Rebirth peut être considéré comme un vrai Castlevania. Toujours plus charismatique que les derniers opus sur NDS, tous les ingrédients y sont (voir même un peu trop diront certains). Même s'il n'arrive pas à la hauteur d'un Rondo No Blood par exemple, il en suit les traces. Une bande-son très réussie et une jouabilité sans faille contrebalancent avec une difficulté et un level design quelquefois douteux, mais le challenge est là et l'ambiance "Castlevaniesque" aussi, et c'est bien là le principal !

SUPPOS : 4/6

Publié dans TESTS

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venom 16/11/2009 09:51




le but d'un test n'est pas de donner le prix, t'es assez grand pour le trouver toi meme


Commentaire n°2 posté par DBZ3 aujourd'hui à 08h27


le prix d'un jeu seulement dispo en telechargement,tu crois que j'ai que ça à foutre...arpenter les sites nin et forums en esperant trouver le prix ? pour les jeux boites ok mais pour les
dlc,le prix dans le test n'est pas un luxe.




DBZ3 16/11/2009 08:27


le but d'un test n'est pas de donner le prix, t'es assez grand pour le trouver toi meme


venom 15/11/2009 23:26


un joli "remake" qu'il serait plaisant de trouver sur le xboxlive ou le psn.s'ils ont effectivement gommés les défauts de l'original (les crises de nerfs sur cette cartouche),au vues des images,si
j'avais une wii,je prendrais sans hesiter.
bon test mais helas le prix n'est pas indiqué (pas tres sérieux tout ça^^