[TEST] Pilotwings Resort / Nintendo 3DS

Publié le par Goomba-Powaa

PILOTWINGS RESORT
Editeur : Nintendo

Développeur : Nintendo / Monster Games
Support : Nintendo 3DS
Sortie : 25 mars 2011

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Pilotwings est une licence à part dans le cœur des joueurs Nintendo. Certains iront même jusqu’à dire qu’il s’agit d’une série culte, et cela est certainement dû aux peu d’épisodes proposés jusqu’à présent sur les consoles de Big N. En effet, 3 opus ont seulement vus le jour en 18 ans, dont le dernier en date est Pilotwings Resort, qui bénéficie de la sortie de la 3DS en ce début d’année 2011 pour se glisser dans le line-up de la dernière portable de Nintendo.


Pour Pilotwings 64 sur N64, Nintendo s’était offert les services de Paradigm software, défunt studio spécialisé dans les simulateurs de vol avant de faire du jeu vidéo, puis fermé en 2008. De cette alliance en est ressorti un opus Pilotwings inoubliable pour de nombreux joueurs, offrant en 1996 une expérience et une précision de vol très appréciables, et surtout une liberté d’exploration plutôt grisante pour l’époque, où les jeux « Open-Space » étaient encore rares sur console.


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Pilotwings Resort sur 3DS se veut donc son digne successeur, avec au passage le second défi de servir de vitrine 3D afin de montrer aux mieux aux joueurs les avantages de cette nouvelle façon de jouer sur portable. Nintendo s’est cette fois-ci entouré du studio Monster Games, jusqu’alors spécialisé dans les jeux de courses auto (c’est à eux notamment que l’on doit Viper Racing sur PC et l’excellent Excitebike World Rally sur Wiiware). Alors, pari réussi ?

2 modes de jeux principaux sont disponibles : Mode Mission et Mode Libre. Le premier mode permet de boucler 40 missions en 4 modes de difficulté (novice, bronze, argent et or). Le but dans chacune d’entre elles est d’obtenir la note parfaite (qui équivaut à 3 étoiles), voir mieux. Et oui, il est possible de réaliser des 130/125 points ! Mais pour cela, il va falloir faire preuve d’un dextérité hors du commun, et ce dans tous les critères de notes : temps, impact à l’atterrissage, précision de l’atterrissage, qualité de la photo prise en vol, ou encore nombre de cibles détruites. Comme vous le voyez, on retrouve certains aspects de Pilotwings 64.

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Malheureusement, les 40 missions se retrouvent vite débloquées et bouclées, la difficulté n’étant pas très exigeante pour monter en grade. On touche alors ici à ce qui est plus gros défaut du soft, selon le joueur que vous êtes : la durée de vie. Effectivement, tout dépendra de votre acharnement à faire et refaire une mission pour y réaliser un perfect (vous savez, les fameux 130/125…). Et là, si les missions novice et bronze ne vous poseront aucun problème, réaliser des scores sans accrocs en difficulté « or » va vous occuper longtemps, tant certaines missions sont retors, rien que pour obtenir 3 étoiles. Adeptes du scoring et des jeux complétés à 100%, à vos manches à balais !

Le second mode, le mode libre, permet entre autres d’explorer l’archipel afin de trouver les 75 points info disséminés sur l’île Wuhu (qui vous informent sur l’histoire des différents lieux de celle-ci). Vous pourrez aussi éclater 120 ballons, afin de gagner des secondes d’exploration. Eh oui, au début le mode libre ne permet d’explorer que durant 2mn30, mais au fur et à mesure vous augmenterez ce compteur jusqu’à obtenir plus de 5mn par sessions.

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Mais comme vous venez certainement de le lire, il n’y a dans Pilotwings Resort qu’une seule ïle à survoler. Tout droit sortie de Wii Sports Resort, elle est certes très variée, assez vaste, très agréable grâce aux 3 cycles jour / nuit / crépuscule, mais peu interactive et surtout insuffisante pour un soft à 40€. On aurait aimé avoir au minimum 2 maps supplémentaires, comme un remake des USA en miniature comme dans l’épisode N64 !

Afin de réaliser vos exploits et acrobaties, 3 engins (aéronefs pour être précis) sont disponibles au départ : Le deltaplane, le Jet Pack, et l’avion. Chacun ayant des particularités de Gameplay bien établies. Le Jet Pack dispose de 2 vitesses de gaz et peut se révéler très mobile mais parfois un peu brutal et gourmand en carburant, l’avion permet de réaliser des acrobaties sympas mais est quelque peu encombrant dans certains passages, et enfin le deltaplane est très bien simulé, alternant entre douceur, vitesse et forte inertie dans les virages, grâce aux différents types de courant d’air. Bref, ces 3 engins sont très complémentaires, et si je vous dit qu’il en reste 3 autres à découvrir au fur et à mesure de vos sessions de haute voltige, vous ne pourrez plus faire la fine bouche. De plus, le stick directionnel de la 3DS est parfaitement adapté, et permet de doser parfaitement ses déplacements. Comme vous le voyez, la maniabilité de cet opus ne fait pas faux-bon à la réputation de la série.

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Venons-en enfin aux graphismes et surtout à l’utilisation 3D : L’île Wuhu est très jolie à l’œil, à la fois assez fouillée mais tout en restant lisible. Certaines textures manquent tout de même d’habillage, surtout vues au loin. L’animation est très fluide et votre Mii se déplace agréablement dans les airs (oui, les Miis sont de la partie, exit donc les personnages de Pilotwings 64 comme Ibis, Kiwi, Goose, Hawk, et leurs variations de pilotage dues à leur poids, etc.)

Mais alors, cette fameuse 3D, çà donne quoi ? eh bien elle sert ici à merveille le soft, car elle permet d’améliorer grandement le Gameplay, donnant au joueur une parfaite appréciation des distances et des obstacles à venir. L’immersion est vraiment totale, l’effet 3D parfaitement maîtrisé et utilisé à bon escient, ne fatiguant jamais l’œil. Bref, une totale réussite qui montre bien ce que peut apporter comme expérience de jeu cette 3DS.

 

Pour conclure, Pilotwings Resort a tout du bon jeu, et se classe sans difficulté dans le top 3 du line up de la 3DS. Malheureusement, il aurait pu devenir un Must-Have si les développeurs ne s’étaient pas révélés aussi fainéants (une seule île déjà vue ailleurs et seulement 40 missions). Malgré cela, l’ambiance zen (la musique garde des sonorités très Pilotwingesque 64), la 3D immersive, la maniabilité au poil et l’espoir que Nintendo se mette au contenu additionnel vous fera retourner régulièrement sur ce soft !

SUPPOS : 4/6
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Publié dans TESTS

Commenter cet article

sevgames 30/03/2011 12:20


moi j'avais trouvé la 3d fatigante sur ce jeu


poirot 29/03/2011 21:12


il y a aussi un Pilotwings sur super nintendo gars


DBZ3 29/03/2011 07:58


39euro chez carrefour, 35euros en angleterre,

si t'achetes chez micromania c normal LOL


klaoui 29/03/2011 01:06


tout ca pour la modique somme de 50€ !
BEEEEG up !