[TEST] The Darkness / Xbox 360 - PS3

Publié le par Ryo Hazuki

THE DARKNESS
Support : Xbox 360/PS3

Editeur : 2K Games
Développeur : Starbreeze
Année : 2007

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Après l'audacieux mais trop cours The Chronicles of Riddick, le développeur Starbreeze comptait bien revenir avec discrétion mais efficacité. Leur titre The Darkness, sorti en 2007 (déjà) et inspiré par le Comics éponyme, est présenté, non pas comme un FPS mais plutôt comme un jeu d'aventure à la première personne. Qu'en est-il réellement, le jeu a-t-il une identité, n'est-il qu'un pseudo FPS comme tant d'autres ?

Ayant grandit dans un orphelinat où la "faiblesse n'est pas une option", Jackie Estecado a très tôt sombré dans la violence et la délinquance pour survivre. Cela ne l'empêche pas d'avoir des principes et une grande notion d'honneur. Lorsque Paulie Franchetti, le parrain ayant la main mise sur la ville, le sort de cet enfer pour le plonger dans celui de la mafia, il le sépara alors de la seule personne qui comptait pour lui : Jenny, une autre enfant sans parents.

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Très vite, Jackie est envoyé pour récupérer du matos, descendre des personnes gênantes pour la Famille en ayant bien sûr conscience de n'être que le pantin de Paulie. Mais le jour de ses 21 ans, tout bascula pour lui ; après une opération ratée, le parrain fut persuadé que Jackie avait en fait tenté de le baiser. Dès lors, il envoya a ses trousses plusieurs de ses tueurs auquel il parvint à échapper en se réfugiant dans un abris mais cela n'était qu'un piège : une bombe se trouvait dans le placard de celui-ci et explosa sur Jackie.

Alors qu'il aurait du mourir, cela le transforma en une créature de l'ombre, habité par le Darkness. A l'aide de sa formidable puissance, Jackie extermina ses poursuivants. Cela n'est pas sans conséquence : le Darkness lui explique très clairement qu'il ne lui prête sa force que pour mieux le contrôler. Se nourrissant des cœurs humains et de la force des ombres, la lumière devint le cauchemar de Jackie tandis que la nuit devint sa maîtresse. Maintenant, il est temps de régler ses comptes avec son Oncle qui va tenter de le briser par tous les moyens...

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The Darkness, avant d'être quoique ce soit, c'est surtout une ambiance glauque, une identité propre (euh... sale plutôt, non ?!) et un parti pris très spécial ! Alors qu'en regardant les trailers on s'attend à un FPS pur et dur, on s'aperçoit bien vite qu'il n'est pas seulement ça... Il contient des phases vraiment très spéciales et inhabituelles : vous allez comme ça par exemple vous retrouver dans le métro avec des citoyens lambda a qui vous pourrez adresser la parole, donner de l'argent et vous engueuler avec. Vous pourrez aussi passer un coup de fil à Jenny ou alors appeler des numéros que vous allez trouver un peu partout... 

En fait, si on enlève les pouvoir du Darkness, les phases de FPS flirtent plus avec le moyen-mauvais que le moyen-bon, si vous voyez ce que je veux dire... La maniabilité est extrêmement rigide et même si le système à la Condemned 2 est intéressant (c'est à dire que lorsque vous appuyez sur la gâchette gauche vous tirez avec votre arme à la main gauche alors que si vous appuyez sur la gâchette droite, vous tirez avec votre arme à la main droite), vous avez trop peu d'armes différentes et surtout l'IA des ennemis rend les combats trop redondants... Mais la présence du Darkness sauve la face....

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Sorte de parasite, le Darkness est "activable/désactivable" à peu près n'importe quand dans le jeu par simple pression du bouton LB. Se nourrissant des ombres et faiblissant à la lumière jusqu'à disparaître pour récupérer son énergie, vous vous doutez bien qu'un des premiers réflexes qu'il vous faudra prendre sera de détruire les sources de lumière. Symbolisé par deux tentacules à tête de semi-alien et grosses dents, le Darkness peut dévorer le cœur de ses victimes pour apprendre de nouvelles compétences !

Votre première compétence se nomme "l'Ombre rampante". En appuyant sur la touche de pouvoir du Darkness, RB, vous prendrez alors le contrôle d'une des têtes du parasite pour tuer des ennemis tout en laissant "votre corps" à couvert. Vous pourrez aussi escalader des murs et atteindre des endroits inaccessible (passer par une petite fenêtre par exemple) mais cela ne sera pas sans peine... Pour celles et ceux qui connaissent, l'Ombre rampante se dirige un peu à la manière de l'alien dans Alien vs Predator (je parle des jeux) c'est-à-dire qu'il vous faudra apprendre à jouer la tête en bas ! Mais le contrôle est bien moins exemplaire que celui de l'alien ; la encore, beaucoup trop mou, beaucoup trop rigide et surtout assez bugué ! Au final, vous utiliserez l'Ombre vraiment quand vous serez en danger ou pour débloquer un passage inaccessible autrement.

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Dès l'obtention du Darkness, vous pourrez aussi invoquer un Darkling ; un démon serviteur. Il en existe plusieurs types et au départ vous disposerez uniquement du "Massacreur" qui, en plus d'être rigolo et blagueur, est vicieux et qui vous aidera à trancher vos adversaires en huit. Pour l'invoquer, il vous faut trouver un Portail de Darklings qui ne sont accessibles uniquement dans certaines zones d'ombres et uniquement si vous avez votre Darkness actif. Mais une fois encore, il faut signaler que l'IA de vos Darklings est pas toujours en grande forme... L'idéal pendant les premières heures restes donc la patience et la prudence... Sans en dire plus, sachez que vous nourrir du cœur de vos victimes débloquera de nouveaux pouvoir à votre Darkness (qui a 5 niveaux en tout) et qui eux seront vraiment bien plus jouissif que l'Ombre rampante et son gameplay trop médiocre malgré des idées vraiment excellentes.

Le côté Aventure du jeu lui fournis une identité véritablement unique ! Bien que le tout manque un peu de monde dans les rues, vous n'êtes pas dans un jeu de couloirs. Les zones sont vastes mais il faut signaler que la carte du jeu est vraiment mal foutue, ce qui fait que quand vous ne savez pas où vous rendre, ce qui arrive souvent, vous tournez en rond et cela peut vraiment prendre du temps compte tenu de l'ampleur des environnements qui en plus sont vraiment très soignés. Bien sûr, ce sentiment de liberté est illusoire car le tout reste linéaire mais c'est suffisamment bien foutu que pour vous preniez votre pied.

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A de nombreuses reprises, lors d'un dialogue, vous pourrez choisir de dire/faire telle ou telle chose et sans que ça ait une incidence dans le gameplay, c'est toujours intéressant dans l'histoire et l'ambiance du jeu pour être crédible et vous attachez encore plus à votre personnage. Il faut signaler la présence de temps de chargement déguisés et là encore, c'est vraiment une bonne idée car en plus d'être bien fait, cela permet d'en apprendre plus : les loadings se déroulent en cut-scene dans lesquelles Jackie va vous raconter son histoire. Avec ce petit subterfuge là encore déstabilisant à prime abord, les développeurs vous font vous attacher à ce personnage qui se livre à vous.

D'autant qu'il faut le dire, le jeu est extrêmement mature dans sa narration ! Par exemple, la relation entre Jenny et Jackie est vraiment bien travaillée et même si on sent la chose venir gros comme une maison, lorsqu'au début du jeu on se retrouve seul avec elle, dans son nouvel appart', qu'elle nous parle d'une façon tellement bien faite qu'on y croit réellement, qu'on s'installe dans ce canapé pour regarder la télé avec elle et qu'elle s'endort dans nos bras, sincèrement... C'est le genre de chose qui manque à énormément de jeu qui mise sur leur ambiance. La psychologie de Jackie est bien sûr au centre de l'ambiance du jeu et est extrêmement bien faites mais je pense qu'il serait dommage d'en parler car il est quasiment impossible de ne pas spoiler... Orientons-nous plutôt vers la technique.

Le jeu sans être transcendant graphiquement n'en demeure pas moins très correct (pour ne pas dire beau) et, artistiquement parlant, extrêmement réaliste. Évidemment, on aime ou on aime pas ce New York avec ses tags, ses vitres brisées et ses sombres ruelles, ses détritus... Le métro, qu'on pourrait presque considérer comme le hub du jeu, est vaste, vraiment somptueux et la vie est bien plus présente dans celui-ci que dans les rues de la ville qui, avouons-le, son assez désertique. De très bonnes animations, pas mal de possibilités (ce n'est pas là qu'on attend le jeu alors c'est toujours sympa) et des voix pour tout le monde ! Même si moi je n'ai pas été conquis par la voix de Jackie, elle colle bien au personnage et c'est le cas pour tous les protagonistes: des voix identifiées. Bref, on s'y croit vraiment !!

The Darkness fait parti ce ces jeux qui intriguent car quelque soit les vidéos ou les tests que vous pourrez voir, au bout du compte vous ne pourrez pas savoir ce qu'est réellement ce jeu. Si on devait le définir, on en parlerait comme d'une expérience à vivre plutôt bien construite même si des erreurs grossières et évitables empêchent le titre de s'élever comme un incontournable. Mais l'ambiance torturée donne l'impression d'avoir pris le pas sur un gameplay mollasson qui n'en reste pas moins globalement intéressant grâce au Darkness. Presque un jeu de niche, il laissera à quiconque y jouera, un souvenir inoubliable... bon, ou mauvais.

SUPPOS : 3,5/6
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Publié dans TESTS

Commenter cet article

Ryo Hazuki 25/04/2011 19:38


Au passage la note peut sembler mauvaise mais je trouve que ce n'est pas le cas.
De plus, même si j'ai clairement un coup de cœur pour ce titre, je pense avoir été objectif avec la notation.


Ryo Hazuki 25/04/2011 19:37


La suite sent vraiment très très mauvais... J'espère me tromper mais... ^^'


Zurg AHAH 25/04/2011 17:39


par contre la suite en cel shading huuuuuummmmmm huuuuummmmm


Mike 25/04/2011 13:52


Original, noir et glauque. Excellent !