La Xbox One S en vitesse démesurée

Publié le par Dr Floyd

La Xbox One S en vitesse démesurée

La Xbox One S (qui est sortie aujourd'hui) serait juste une console slimfast avec une option 4K inutile ? Pas forcement selon Eurogamer (les maniaques du framerate) qui a constaté des améliorations de framerate sur certains jeux.

Selon eux le GPU de la S est cadencé à 61Mhz de plus que l'ancien modèle, la console passerait ainsi de 1,31 teraflops et 1,4 teraflops (contre 1,84 pour la PS4 à titre de comparaison). Pas de quoi rattraper la concurrente, mais de quoi améliorer très légèrement le rendu des jeux :

Rise of the Tomb Raider passerait de 29 img/sec à... 30 img/sec... Whaouuu.... Plus spectaculaire Project CARS (à la ramasse sur la XOne classique) passerait de 48 img/sec à 55 img/sec... Sinon le tearing (déchirement de l'écran) serait un peu moins prononcé sur certains jeux comme Batman Arkham Knight... Vidéo de démonstration de la Xbox One S en action :

Bref, rien de spectaculaire, rien qui lui permette de rattraper la PS4 ni de relancer les ventes de Xbox... sachant que va sortir la PS4 Neo qui elle est réellement plus puissante... Et la Scorpio n'est encore qu'un rêve de prochaine génération.

Publié dans NEWS

Partager cet article

Des consoles rares en vente sur le forum

Publié le par Dr Floyd

Des consoles rares en vente sur le forum

Tu es un Gamopat fou et tu recherches des consoles rares ? Style Swancrystal de Bandai, PC-FX de Nec, voire l'Apple Pippin ? Tu es au bon endroit sur la broconte du forum !

http://www.gamopat-forum.com/t88276-vds-collection-consoles-retro-jap-et-euro#2396266

Publié dans FORUM

Partager cet article

Allez-vous craquer pour la Xbox One S ?

Publié le par Dr Floyd

Allez-vous craquer pour la Xbox One S ?

Et voilà, la Xbox Box One S est sortie, plus petite, plus sexy, plus blanche que blanche, alim intégrée, compatibilité 4K (option un peu bidon) et performances améliorées de... allez 5% maxi grâce au GPU mieux cadencé. 399€ en modèle 2To, c'est vous qui voyez....

Publié dans NEWS

Partager cet article

Akalabeth adapté sur C64 !

Publié le par Dr Floyd

Akalabeth adapté sur C64 !

Une vraie curiosité pour les plus de 40 ans, voire les quinquagénaires : Akalabeth World of Doom vient d'être adapté sur Commodore 64 !!! Et là grand silence chez le bytos qui ne comprend rien à cette news... ;) Ah ces jeunes....

Car ce jeu âgé de 36 ans est selon moi le vrai "père fondateur" du jeu de rôle en jeu vidéo ! On s'incline tous devant Akalabeth SVP ! Il est donc sorti en 1980 sur le monstrueux Apple 2, développé par le Dieu Richard Garriott (auteur de la série Ultima par la suite). Sachez que le jeu vidéo japonais s'est inspiré de Ultima pour créer son genre "RPG" (notamment Dragon Quest) et qu'un jeu comme The Elder Scroll Skyrim est un descendant de Akalabeth.

Bon allez, vidéo de la version preview C64 :

Bordel de sprites, ça déchire le slip ! Non ? A savoir que même la lenteur du jeu est simulée par le C64 ! (le jeu original était programmé en langage basic). Vous faites parti des 3 fans dans le monde a être intéressé ? (j'exagère, il y en a bien plus), alors vite, précommandez !

Publié dans RETRO NEWS

Partager cet article

[TEST] Inside / Xbox One

Publié le par Sebnec

Inside
Xbox One et PC
(autres systèmes à venir)
Sorti le 29/06/2016
Développeur : Playdead
Editeur : Playdead

Sortie : 29/06/2016

[TEST] Inside / Xbox One

Comme en musique, où le passage du second album est souvent révélateur du talent d'un artiste, Playdead nous prouve sa valeur avec Inside. La nouvelle création du studio à l'origine de Limbo (2010) s'avère très proche de son illustre aîné : intrigue, mise en scène, système de jeu, rythme, nous voilà en terrain connu.

Une fois encore, impossible de ne pas penser aux jeux d'Eric Chahi, notamment Another world et Heart of darkness pour les échanges silencieux du premier, la jeunesse du héros du second et l'univers désolé et hostile des deux. L'armement en moins, mais le die & retry toujours dans ses gènes.

Les Danois de Playdead nous mettent à nouveau aux commandes d'un garçon dans sa fuite en avant effrénée, perdu (sans doute moins que nous) dans un monde mystérieux sans la moindre explication préalable des tenants et aboutissants de cette course à la (sur)vie. Toujours est-il que nous comprenons immédiatement, en bons joueurs aguerris et impatients, qu'il nous faudra avancer au péril de notre existence.

L'ambiance y est oppressante, le danger permanent et, malgré tout, de ce chaos nous parviendra sporadiquement quelque aide inattendue. Notre avatar, plus victime que héros, saute d'une plate-forme à la suivante, joue avec le moteur physique en poussant des caisses, en tirant des grilles ou en actionnant quelques interrupteurs. Les mécaniques sont relativement variées et, bien que les neurones soient plus sollicitées que les réflexes, ces derniers sont requis pour s'en sortir sans heurt.

[TEST] Inside / Xbox One[TEST] Inside / Xbox One

Inside profite d'un gameplay délicatement réglé, jamais frustrant. Certains passages nécessitent d'agir dans un timing serré, mais le jeu nous laisse toujours quelques millièmes de secondes pour nous en sortir, d'autant que le héros se déplace à une vitesse parfaite : au gré de ses belles animations fort bien décomposées, qu'il trottine, nage, se balance à une corde ou déplace une caisse, on ne le trouve jamais trop lent ou trop rapide.

En plus de sa maniabilité fort bien réglée, le titre nous régale car il parvient à instaurer une excellente atmosphère grâce à une direction artistique superbe, qui se base sur une palette de couleurs réduite mais judicieusement employée, soutenue par de beaux effets de lumière et des placements de caméra subtils. Il convient également de saluer une ambiance sonore du même niveau d'exigence artistique, des plages musicales spartiates et hypnotiques renforçant l'omniprésence des bruitages. L'environnement auditif crée un sentiment d'isolement prégnant autant qu'il donne vie à l'univers.

Fait rare pour être souligné de nos jours, le jeu est exempt du moindre bug : les contacts entre les personnages et le décor sont précis, le moteur physique réagit au poil, c'est un régal de ne pas avoir à déplorer le moindre élément perturbateur qui puisse nous couper de l'immersion.

Nous ne dévoilerons rien sur l'intrigue et son dénouement puissant, mais sachez qu'elle pourrait frustrer, du début à la fin, les joueurs les plus pragmatiques. L'expérience est courte mais parfaitement conçue et soignée jusqu'au moindre détail, de la crédibilité de son monde aux puzzles proposés, qui s'avèrent vraiment stimulants. Cependant, la durée de vie est réduite : comptez trois grosses heures si vous ne bloquez pas en chemin, ce qui rebutera les aficionados de la rentabilité. D'autant plus qu'il n'y a pas vraiment de raison ludique d'y revenir, sinon pour revisiter librement (et rapidement, une fois assimilés) les chapitres, afin d'y déceler les objets cachés. Dans quel but ? Sans rien dévoiler une fois encore, sachez qu'il est question d'une fin alternative n'ayant pas spécialement d'incidence sur l'histoire, mais qui permettra d'alimenter fortement la machine à interprétation (David Lynch et son Mulholland Drive ne sont pas loin, dans l'esprit : rappelez-vous la boîte de Pandore).

[TEST] Inside / Xbox One[TEST] Inside / Xbox One

Il est aisé de comprendre pourquoi la critique et les joueurs sont aussi unanimement positifs concernant un titre autant soigné, intriguant et stimulant, que nous ne pouvons à notre tour que vous recommander chaudement. Le voyage est tellement beau (et horrible à la fois), chaque passage fait preuve d'une telle ingéniosité et d'une si belle gratification une fois franchi, qu'Inside mérite amplement d'être vécu, ses développeurs ayant une fois encore remis une copie d'une excellence inouïe.

SUPPOS : 5/6

Publié dans TESTS

Partager cet article

Bomb on Basic City aux States !

Publié le par Dr Floyd

Bomb on Basic City aux States !

Aussi fort que Le Gendarme de Saint-Tropez ou les Tuches : le 13 aout prochain, bref dans moins de deux semaines, Bomb on Basic City sur Megadrive sera présenté à l'Expo Retro Gaming 2016 de Long Island ! Autant vous dire que Vetea est fier, Gamopat Studio aussi... Les jeux Gamopat s'exportent aux States mes amis ! Des photos et vidéos seront diffusés suite à l'événement. Papi Commando va t-il voler la vedette à Sonic, Mario et Megaman ? Suspens.

Bomb on Basic City aux States !

Publié dans RETRO NEWS

Partager cet article

Gamopat recherche une cartouche Coleco programmable

Publié le par Dr Floyd

Gamopat recherche une cartouche Coleco programmable

Dans le cadre de la dernière phase de développement du jeu Risky Rick sur Colecovision (jeu qui je vous le promet va tout exploser niveau réalisation et gameplay !), Gamopat recherche une cartouche programmable le temps de faire des tests en condition réelle.

Si quelqu'un avait un tel matériel (de préférence une version avec SD) merci de bien vouloir me contacter, ou directement le développeur Totoonthemoon sur le forum :

http://www.gamopat-forum.com/t88233-risky-rick-recherche-cartouche-programmable#2394775

Publié dans FORUM

Partager cet article

Le hérisson has-been tente un come-back...

Publié le par Dr Floyd

Le hérisson has-been tente un come-back...

Autre petit événement rétro de juillet, et cette fois ci ça ne se passe pas chez Nintendo, mais chez l'ex-concurrent SEGA. Sonic va faire son retour début 2017 sur PS4/XOne/PC (en démat) dans un Sonic Mania qui rendra un hommage très appuyé aux Sonic 2D de la Megadrive. Une sorte de remix qui est le fruit de la collaboration entre plusieurs studios. Franchement ça respire plus l'hommage à un éditeur/jeu mort qu'à un vrai reboot 2D.

Une Sonic Mania ? Je n'y crois pas du tout. Et puis il y a ce "Project Sonic 2017" de la Sonic Team (prévu aussi sur NX), beaucoup plus moderne cette fois, et qui sent le flop absolu... Voici un trailer de l'inutile pour présenter l'affaire :

Je n'ai jamais aimé Sonic, et pourtant je l'ai acheté en import dès sa sortie sur ma Megadrive Jap. Pur objet de création marketing pour tenter de contrer Nintendo à l'époque, c'est à la base une simple démo technique de scrolling au gameplay fade... Donc ne comptez-pas trop sur moi pour défendre ces deux "nouveaux" titres. Mais je suppose que les fans sont ravis ?

Topic de discussion sur le forum :
http://www.gamopat-forum.com/t88115-sonic-come-back

Publié dans NEWS

Partager cet article

2017, l'année du triomphe pour Nintendo

Publié le par Dr Floyd

2017, l'année du triomphe pour Nintendo

Bon, je pars 15 jours en vacances, et Nintendo en profite pour buzzer à mort via la Nes Classic Mini (très bonne initiative : relancer la nostalgie Nintendo via un objet vintage collector et très pratique en même temps pour jouer aux jeux rétro), mais aussi et surtout via l'application Pokemon Go (que je déteste malgré tout). Un coup de génie à quelques semaines de la présentation de la NX : tout le monde parle de Nintendo, même le vendeur de saucisson et de fromage à 2000 mètres dans les Alpes ! (c'est du vécu), et j'ai moi même croisé des tas de jeunes adultes la tête dans le guidon en train de chercher des Pokemon en "randonnée", sans jamais lever la tête, même en les croisant sur un chemin paumé ils ne disent pas bonjour... De là à tomber dans un précipice, il n'y a qu'un pas... que certains ont d'ailleurs déjà franchi si ont suit l'actualité récente... Pokemon Go est-il dangereux ? C'est un autre débat !

Revenons si vous le voulez bien à la NX. Alors bien sûr rien de neuf au sujet de la console mystérieuse depuis mon séjour chez Heidi (les infos viendront à partir de mi-septembe je pense), à part toujours ces spéculations faciles, comme Eurogamer il y a quelques jours qui parle d'une tablette tactile convertible et modulaire... Ils sont gentils mais on le sait depuis des semaines, et j'ai moi même toujours parlé d'une tablette à cartouches depuis mi 2015... et on s'en bien foutu à ma tronche à l'époque, me traitant sur mon mail et via MP de vieux con totalement à la ramasse. Certains se reconnaitront... Oui je suis très con et très vieux, mais quand je parle du retour des cartouches je suis intelligent et jeune ;)

La seule rumeur originale lâchée par Eurogamer étant la présence de deux manettes détachables aux extrémités de la tablettes, et un pied sous la tablette pour la transformer en mini-tv... Certes l'idée est géniale, mais quid de la maniabilité de la tablette, et de ces "mini" pad détachables ? Ca ne rassure pas... Nintendo n'ayant jamais été un expert en maniabilité depuis la N64.

2017, l'année du triomphe pour Nintendo

Ce schéma est clair non ? Sinon toutes les autres "révélations" sont banales : un OS proche de Android... une puce NVidia Tegra (la Tegra X1 qui est bien costaud) dans la tablette... 32 gigots pour les cartouches (ça me semble raisonnable)... 32Go, franchement, c'est assez... les jeux modernes étant remplis de cinématiques à la con, ce qui n'est pas la tasse de thé de Nintendo qui lui favorise le gameplay.

Bon alors on résume : une tablette Nintendo assez puissante (pour une tablette entendons nous bien, bien plus puissante sur la 3DS bien sûr), un port cartouches 32Go, des pads de chaque côtés, peut-être détachables pour jouer à deux sur la tablette qui disposerait d'un socle. Un prix de vente fixé à 199$. On va plus loin ? Un module de salon optionnel à 299$ qui lirait les mêmes cartouches, mais là les jeux seraient boostées pour une puissance comparable à la PS4. Des cartouches avec sauvegarde intégrées, qui permettraient de jouer absolument partout et sans se poser de questions. Le jeu partout, dans les WC, dans le train, à la montagne, dans le bain, à table et sur sa TV 150cm... sans soucis de sauvegarde... avec un jeu qui vous appartient vraiment ! Bref, un rêve de joueur ! Sauf peut-être pour le geek joueur PC habitué à jouer sur une chaise avec une souris, un clavier, Windows et Excel en fond, et avec des jeux démat' sans âme téléchargés sur Steam... Une autre vision du jeu vidéo n'est-ce pas. Quant à la 3DS elle s'effacerait tout doucement en fonction des ventes auprès des plus jeunes, en 2017 ou 2018. Un seul support au final : la NX.

Convergeance portable-salon + support physique. Pour moi c'est la meilleure stratégie possible ! J'aurai fait pareil à la tête de Big N : passer par le support portable (où Nintendo n'a plus de concurrents) pour reconquérir le marché global via une compatibilité totale avec le module de salon, et relancer le support cartouche en allant à l'opposé de ce que tout le monde dit : que le démat' à gagné. C'est totalement faux, ce sont des déclarations de PCistes. Les gens veulent posséder les choses, du support physique, et la cartouche va faire son grand retour 40 ans après son apparition en 1977 sur Atari 2600.

On attend bien sur également le lineup qui sera un élément important... sachant qu'il y aura forcement du Retro Studio dans l'affaire, le meilleur studio du monde qui fait le mort depuis très longtemps pour mieux revenir avec du très lourd. Après 2 ans de sommeil et de secrets, après 2 ans de sacrifices pour les gamers (jeux bâclés sur Wii U et 3DS) 2017 sera à mon avis une année de triomphe totale pour Big N.

Ceci est un ancien fake mais le concept pourrait être proche, avec 1 pad de chaque côté détachable... Il manque 4 boutons du côté gauche sur cette représentation

Ceci est un ancien fake mais le concept pourrait être proche, avec 1 pad de chaque côté détachable... Il manque 4 boutons du côté gauche sur cette représentation

Publié dans EDITO

Partager cet article

[TEST] Star Ocean : Integrity & Faithlessness

Publié le par FK-Corporation

STAR OCEAN : INTEGRITY & FAITHLESSNESS
Support : PS4
Développeur : Tri-Ace
Editeur : Square Enix
Sortie : 1 juillet 2016

[TEST] Star Ocean : Integrity & Faithlessness

La série Star Ocean est très réputée dans le milieu des RPG malgré seulement 5 épisodes. Il faut dire que Star Ocean The Second Story a placé la barre tellement haute que le jeu est devenu mythique pour beaucoup de joueurs. Cette série possède quelques particularités qui font son charme, nous y reviendrons plus tard. Star Ocean Integrity And Faithlessness possède un nom improbable mais pour avoir fait le jeu, cela lui va plutôt bien. Il a pour but de redresser la barre du quatrième épisode, Star Ocean The Last Hope qui n'avait pas fait l'unanimité à sa sortie. Est-ce justifié ? Cela est une autre question.

Le scénario : Le jeu débute sur la planète Faekrid à 6000 années lumière de la Terre et on prend le contrôle de Fidel Camuze, fils d'un grand maitre épéiste connu dans tout le pays. Le scénario du jeu va nous entrainer dans une guerre entre deux pays, un conflit géopolitique à la manière d'un Suikoden des grands moments. Le scénario suit-il la route ? Oui et non, il est ultra classique et générique malgré quelques efforts au niveau de la profondeur. Le plaisir n'est pas là, il est ailleurs.

Star Ocean The Last Hope avait un énorme défaut, il manquait totalement de rythme, les personnages étaient tous caricaturaux et il était bourré de scènes cinématiques d'une longueur sans nom et souvent totalement inintéressantes voire gênantes tellement elles étaient stupides. On était obligé de les zapper via la touche start et on avait droit à un résumé nous évitant un horrible calvaire. SO5 fait totalement l'opposé car pour terminer l'aventure, on aura droit à seulement 30 minutes de cinématique et autant dire que cela nuit énormément à l'immersion... Les cinématiques se passe en temps réel, fausse bonne idée, on se retrouve à regarder l'écran sans aucune mise en scène à lire des dialogues sans saveur dont l'orateur n'est même pas mentionné, bonjour la compréhension pour savoir qui parle à qui !

Le jeu étant plutôt pauvre graphiquement, on a ici un des rares moment ou l'on en prend plein les yeux

Le jeu étant plutôt pauvre graphiquement, on a ici un des rares moment ou l'on en prend plein les yeux

Le système de combat

Star Ocean est réputé pour ses combats ultra dynamiques et sa profondeur de jeu souvent insoupçonné. A première vue les combats paraissent brouillons et bourrins, c'est le cas et pourtant on prend beaucoup de plaisir. Trois touches, croix pour l'attaque faible, rond pour l'attaque lourde et carré pour la garde. Il est ensuite possible d’appuyer longuement sur les touches d’attaques pour sortir une compétence spéciale. Les attaques faibles empêchent les attaques fortes et les attaques fortes cassent la garde. La garde permet d’étourdir l’ennemi. Sur le papier ça déchire, dans les faits c’est inutile car le système de combat est trop bourrin pour qu’on s’attarde a cassé la garde de l’ennemi ou non. On cherche juste à taper comme un sourd à coup de compétences spéciales. Quel dommage de ne pas avoir repris le système de vitesse de Last Hope ou l’on pouvait passer derrière l’ennemi très rapidement pour lui infliger de lourd dégâts et ainsi s’octroyer des bonus, frustrant ! SO5 est un jeu bourrin, il n’y a pas vraiment d’approche tactique, on cogne, on envoie la purée avec tous les MP qu’on a en stock. Cela nuit forcément à la lisibilité et je me suis même étonné de gérer mes combos grâce aux vibrations de la manette car je ne distinguais plus rien à l’écran.

Devant ce constat pourtant mauvais, le système de combat possède tout de même du charme et c’est avec plaisir qu’on rentre en phase de combat pour pouvoir tester ses nouvelles compétences, peaufiner ses stratégies grâce aux rôles ou encore pour tester chacun des 6 personnages jouables. Un autre point décevant, dans SO4 nous pouvions combiner jusqu’à 4 techniques spéciales d’affilées pour arriver à un combo de 200%. C’était super d’essayer de mettre bout à bout ces techniques pour trouver le combo le plus diablement efficace. Malheureusement cette excellente idée n’a pas été conservé et nous pouvons seulement enchainer deux techniques spéciales, c’est dommage.

Les combats sont parfois assez brouillons

Les combats sont parfois assez brouillons

Le casting

Nous avons Fidel qui ressemble beaucoup à Claude de SO2 et Edge de SO4. Miki la soigneuse un peu cruche qui est amoureuse de Fidel comme Rena de SO2. Nous avons Victor, le meilleur ami du héros mais aussi son meilleur rival comme Dias de SO2 et Crowe de SO4. Rélia, la petite fille aux pouvoir magiques que nous devons protéger comme Lymle de SO4, Fiore la magicienne expérimentée comme Céline de SO2 et Sarah de SO4. Anne la guerrière avec une forte personnalité comme Opéra de SO2 et Myuria de SO4 et enfin Emmerson, le papa de la bande comme Bowman de SO2 et Bacchus de SO4. Je vais arrêter les comparaisons ici, vous avez bien compris que les personnages sont calqués les uns sur les autres avec juste un changement de skin entre les épisodes, Tri Ace ne s’est jamais embêté à pousser la personnalité des héros et c’est bien dommage. N’ayant jamais fait le 1er Star Ocean ni le 3ème, je ne peux même pas comparer avec eux-ci.

L'équpe lambda par excellence mais tout de même moins chiante que celle de SO4

L'équpe lambda par excellence mais tout de même moins chiante que celle de SO4

Il serait peut-être temps de commencer à parler du jeu en bien non ? Malheureusement non je n’ai pas encore terminé avec les défauts car le jeu est vide… du moins en apparence et c’est bien cela que vont retenir les joueurs. Il est vrai que SO5 fait vraiment cheap, les décors sont vides, l’univers est très petit, on repasse toujours dans les mêmes zones et pourtant ce jeu a un truc plaisant mais c’est dur à expliquer.

Je ne sais pas si c’est un manque de temps, un manque d’envie ou de moyens mais le jeu fait clairement RPG du pauvre. Tri Ace a repris les mêmes musiques, les mêmes bruitages, les mêmes magies, mêmes compétences spéciales, les mêmes noms, les mêmes skins, les mêmes noms d’objets, les ennemis et même leurs attaques etc… On est vraiment dans un jeu 100% recyclable et on a vraiment l’impression de jouer à Star Ocean The Last Hope 2 mais avec la profondeur de Gameplay en moins. SO4 nous faisait au moins voyager à travers différentes planètes, ici pas de voyage spatial, on est cantonné à la planète Faekrid, on a juste le droit d’atterrir sur un croiseur ennemis dans l’espace mais n’espérez pas voir les étoiles. Qu’avez-vous fait Tri Ace ? Les voyages dans l’espace sont le cœur des Star Ocean et ici vous nous avez même enlevé ce droit…

Je viens de passer quatre paragraphes à expliquer pourquoi ce jeu est mauvais et pourtant je l’apprécie énormément, je vais maintenant devoir l’expliquer. Star Ocean fait du Star Ocean et il le fait bien, les habitués comme moi se sentent tout de suite à l’aise dans cet univers, on y retrouve le même design (parfois de mauvais goût) les mêmes ambiances, les mêmes ennemis… On peut reconnaitre les musiques propres à la série comme on reconnait facilement les musiques d’un Kingdom hearts.

Un truc qui m’a agacé est qu’il n’y a aucune logique dans le bestiaire, on va retrouver des araignées géantes à coté de loups, on dirait qu’ils ont été disposé à n’importe quel endroit de la map de façon aléatoire, le genre de détail qui saoule.

La maison de Welch, la créatrice d'objets un peu fofolle, personnage récurrent de la série

La maison de Welch, la créatrice d'objets un peu fofolle, personnage récurrent de la série

Le jeu a été souvent critiqué pour sa durée de vie mais personnellement je l'ai terminé en 45 heures car je m’accordais du temps pour faire les quêtes optionnelles et la création d’objets. La durée de vie ne m’a pas choqué, ce sont plutôt le faible nombre de zones à explorer qui sont préjudiciables. Une fois le scénario fini dans un réel jemenfoustisme, on va s’attaquer au gros du jeu, le vrai plaisir, le donjon post-game propre à la série. Star Ocean ne rigole pas avec ses donjons post-game, c’est même devenu sa marque de fabrique. Ici vous allez en chier, en baver et vous arracher les cheveux si vous ne mettez pas de cœur à peaufiner les rôles et les équipements de vos personnages.

Les roles

Sûrement un des gros points fort du jeu, son système de rôle à la FF12. Vous pouvez attribuer 4 rôles différents à chacun de vos personnages qui les guideront dans leurs actions en combat. Il va être important de mettre des rôles défensifs sur Miki pour qu’elle soigne tout le monde et des rôles offensifs sur les attaquants tel que Victor ou Anne. Emmerson et Fiore eux devront attaquer à distance. Ce système de rôle prend tout son sens lors du donjon post-game, les Dédales car durant l’histoire principale, on peut juste se contenter de bourriner sans trop réfléchir, ça passe presque partout sauf à de rares moments. Dans les Dédales, on va découvrir les vraies spécificités des rôles et quelle plaisir de tester toutes les combinaisons pour se faire une équipe over-cheatée. Pour battre tous les boss annexes dont les mythiques Gabriel Celeste et Reine Ethérée, qui étaient déjà les 2 boss optionnels depuis le premier jeu , vous allez devoir faire du levelling et surtout crafter de nouvelles armes et armures car c’est loin d’être une partie de plaisir. La version 6 ailes de la Reine Ethérée possède un total de 139 millions de point de vie, rien que cela ! Prévoyez une bonne heure avant de vous lancer dans ce combat.

Voici donc la particularité des Star Ocean, une quête principale vite expédiée mais des défis post-game très prenant ou l’on va devoir augmenter les niveaux de nos personnages jusqu’au 255 !

Si comme moi vous êtes un chasseur de trophées et que vous voulez platiner le jeu, je vous préviens tout de suite, le challenge est corsé. Le platine de SO4 était un des 10 plus durs sur PS3, j’avais réussi à le faire en 1 an et demi et 600 heures de jeu à cause de ses 900 trophées de combat. Ici « seulement » 150 heures seront nécessaires car il n’y a que 100 trophées de combat. Sur ce point j’ai du mal à comprendre les critiques sur la durée de vie, effectivement le jeu est court en ligne droite mais si vous voulez le faire à 100%, il n’a rien à envier aux autres jeux du genre ! Une fois le jeu terminé vous pouvez vous frotter à deux modes de difficultés supplémentaires pour les fous furieux dans mon genre !

Plus vous attaquez plus vous remplissez votre jauge de vitesse qui vous octroiera des attaques dévastatrices

Plus vous attaquez plus vous remplissez votre jauge de vitesse qui vous octroiera des attaques dévastatrices

Le pari de Tri-Ace était de faire mieux que Star Ocean The Last Hope et malheureusement pour ma part, le pari n’est pas réussi. Last Hope avait de nombreux défauts mais il proposait au moins un dépaysement total en nous embarquant de planètes en planètes et une aventure encore plus variée et profonde qu’ici. Last Hope proposait carrément deux donjons post-game, rien que ça ! Du vrai plaisir en barre pour les masochistes adeptes des challenges corsés et impossibles.

Star Ocean Integrity & Faithlessness n’est pas un mauvais jeu, c’est un jeu plein de fan service et assez profond pour peu qu’on se donne la peine de voir plus loin que la quête principale. Il est pourtant difficile à conseiller car tout dépend de votre approche. Il possède une histoire quelconque et des personnages peu charismatiques à défaut d’être insupportable. Le jeu n’a presque aucune mise en scène, les scènes cinématiques sont racontées à l’instar d’un livre dont vous êtes le héros et pour le voyage dans l’espace nous repasserons aussi. Si vous êtes du genre à apprécier les défis et que vous avez 150 heures à tuer, lancez-vous dans le platine du jeu, vous y trouverez toute la profondeur qu’on cherche dans un J-RPG. Moi personnellement j’ai adhéré au concept malgré de nombreux défauts.

SUPPOS : 3,5/6 pour ceux qui veulent juste faire le scénario
ou 4,5/6 pour les fans de la licence et adeptes des défis post-game (moi)

Publié dans TESTS

Partager cet article