[RETROGAMING] Pitfall : L'expédition perdue / Xbox

Publié le par CTJ

Pitfall : L'expédition perdue
Support : Xbox

Existe également sur PS2 et GameCube
Développeur : Edge of Reality
Editeur : Activition
Année : 2004


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Pour tous les Gamopat le nom de Pitfall évoque forcément un jeu bien familier. Que ce soit les 2 premiers Pitfall sur Atari ou autres vieilleries tant chéries ici, ou l'épisode "The mayan adventure" sorti sur Snes et PC. En ce qui me concerne je ne connais que ce dernier. Mais, compte tenu de ses qualités, c'est bien suffisant pour que je fasse l'achat de cet épisode XboX. La première question est donc : Ce nouvel opus mérite-t-il son titre plein de promesses ?

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Pitfall : Mayan Adventure sur Snes

Quand je pense à Pitfall je vois un jeu d'aventure avec des passages de liane en liane, des sauts sur des crocodiles, des plantes carnivores, des sables mouvants, des jaguars, ... enfin bref de l'aventure, intense et variée au milieu des temples perdus et de la jungle profonde et ses cascades rugissantes.

Activision semble avoir veillé sur son bébé puisque tous ces éléments sont bien présents et on retrouve parfaitement l'esprit de la série ! (Même les statues de checkpoint ont été conservées)

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Ce qui fait aussi tout le charme de l'épisode 16 bits ce sont ses animations, très exagérées et donc particulièrement expressives. Ce délire "cartoon" est parfaitement reproduit avec le passage à la 3D. Harry (notre héros) réagit à tout ce qui l'entoure d'une façon des plus comiques. Ainsi il se fera discret en marchant sur la pointe des pieds, se cognera le menton à tous les barreaux de l'échelle en se laissant glisser, etc. L'humour est très présent ! Avec une mention spéciale à l'animation des crocodiles !

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Attention à ne pas réveiller ces singes hurleurs ...

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Fake !!

Un univers tout en 3D c'est aussi l'occasion de proposer un monde plus large à explorer. Ainsi, à l'image d'un Metroid, le monde de Pitfall : EP est relativement vaste et certaines zones ne sont accessibles qu'avec l'objet adéquat (à acquérir auprès des Shamans locaux). L'ami Harry étant bien équipé il aura la bonne idée de noter sur sa carte les endroits traversés où il nous manque un objet ou un mouvement spécial. Inutile donc de tout retenir : ouf !

Cet aspect est toutefois relativement limité dans la mesure où l'histoire nous fait traverser naturellement tous ces espaces sans que l'on se demande où aller. Un endroit est inaccessible ? Inutile de s'en préoccuper, on y accédera le moment voulu. Le jeu se concentre donc plutôt sur la plateforme pure et dure.

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Une des 4 zones du jeu

On le sait le style plateforme et la 3D font rarement bon ménage. Heureusement ici la caméra est libre (gestion étrange avec les gâchettes et non au stick) et Harry dispose dès le départ d'un double saut. On passe donc l'ensemble des obstacles sans trop de difficulté.

Pour finir sur le Gameplay il faut noter une curiosité de ce jeu : le stick droit ne gère pas la caméra mais uniquement la main droite de Harry. Ainsi, une fois la gourde équipée, il faudra pointer le stick vers le bas pour la remplir dans une fontaine puis, le moment voulu, pointer le stick vers le haut pour boire un coup. Cette étrange idée est utilisée afin d'avoir une bonne maîtrise du bouclier, de pouvoir bouger la torche dans le noir, de pagayer ou encore de mettre le masque à gaz sur le visage. Malheureusement cette idée est totalement sous exploitée et relève finalement plutôt de l'anecdote.

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Il faut le masque à gaz pour franchir ces zones vertes

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La torche permet d'y voir plus clair. Elle reste toujours allumée.

De lianes en lianes, de villages indigènes en temples perdus, Harry nous emmènera dans des environnements particulièrement colorés et inspirés. La réalisation technique est plutôt faiblarde (textures basiques, environnement parfois vides, effet d'eau complètement foireux, ...) mais la pâte artistique est indéniable et avec les quelques artifices mis en place par les développeurs et une ame d'enfant on se prend facilement au jeu. Ainsi on est vraiment plongée au coeur de la jungle, avec ses couleurs chaudes, sa végétation dense et surtout ses bruits d'oiseaux et ses cris de singes ! On est tout aussi vite propulsée dans le sommets neigeux de la montagne, sur lesquels seul le vent souffle à nos oreilles.

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Avec le son c'est encore mieux.

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Harry change de vêtements comme par magie quand il fait froid.

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C'est l'occasion de prendre une photo sur un crocodile. Sinon on a pas vraiment le temps ...

Pitfall : EP dispose donc de tous les ingrédients pour faire un très bon jeu. Malheureusement, il est très dirigiste et répétitif malgré l'acquisition de nouveaux objets et mouvements. Les développeurs en avaient très certainement conscience et ont essayé de varier les situations. Si en effet les différentes scènes sont parfois originales et même surprenantes, elles sont rarement intéressantes et amusantes.

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Où est Harry ?

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Un bateau jaune lancé sur la neige. Ca ne vous rappelle rien ?

Ce n'est pas non plus l'histoire, qui nous tiendra en haleine : Harry est en route pour une expédition avec toute une équipe à la recherche d'un explorateur disparu, quand tout à coup l'avion plonge et s'écrase au coeur de la jungle. Tout ce petit monde, ainsi que le matériel, se retrouve ainsi dispersé aux 4 coins du jeu. Il faudra donc retrouver les membres de l'équipe mais en chemin les choses se compliquent à cause d'un sorcier maléfique, d'un explorateur vénale et de la découverte d'un chemin vers El Dorado ...

Les multiples statues à collecter sur les 40 zones proposées, nécessaires pour acheter des compétences auprès du Shaman, ne seront pas non plus un motif suffisant pour poursuivre l'exploration.

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La gaming room locale.

A noter pour les plus nostalgiques, que cette version contient Pitfall I et II. Pour cela il faudra trouver des salles cachées dans des temples au sein desquelles les indigènes ont installé un immense écran pour jouer en 16/9 et en full HD.

Finalement "Pitfall : L'expédition perdue" est un jeu très sympa, bien réalisé et tout à fait dans l'esprit des épisodes précédents. Malheureusement il reste particulièrement classique et n'apporte aucune particularité notable. Si vous avez envie d'un bon moment d'aventure (comptez 9h-10h pour en voir le bout) il est toutefois une bonne alternative colorée et drôle aux parfois ternes et souvent trop sérieux autres jeux du genre.


Suppos : 4,5/6
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Publié dans RETROGAMING

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[RANDOMIZE] Monaco GP / Arcade

Publié le



- Marty tu as bien réglé le convecteur temporel en 1979 ?
- Oui Doc, mais où allons nous ?
- Je dois me rendre dans une salle d’arcade afin de faire revivre une légende pour un site internet !
- Mais quel site Doc ?
- Mais nom de Zeus ! Le site de mon cousin, le Dr Floyd !
- Ah oui Doc, celui qui soigne les malades du jeu vidéo ?
- C’est ça Marty ! Allez hop, 90 miles à l’heure et c’est parti !

[Lire le test]

Publié dans randomize

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Et vous, que feriez-vous pour gagner une Nintendo 3DS ?

Publié le par Dr Floyd

Quand Nintendo demande a ses fans sur facebook ce qu'ils seraient prêt à faire pour gagner une Nintendo 3DS, un certain Gustavo Valdez a dit qu'il s'habillerait en Mario durant un mois complet, il l'a fait, et du coup Super Mario himself est venu le récompenser. Un beau conte de Noël non ?

Publié dans INSOLITE

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[CHARTS JAPON] PS Vita Vs 3DS, Fight !

Publié le par Dr Floyd

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Surprenants les derniers charts Japonais de vente de consoles ! Celui ci était très attendu du fait de l'arrivée de la PS Vita... quand on sait le succès qu'a rencontré la PSP au Japon ces dernières années.
Et bien non, la PS VIta n'est même pas en tête des ventes pour son lancement, devancée par la Nintendo 3DS !

Bon il faut relativiser car les ventes de PS Vita portent sur 2 jours... Mais au moins on est sûr d'une chose : la guerre des portables est relancée au Japon !

Du côté des autres consoles, bah c'est pas fabuleux en cette période, il est temps qu'une nouvelle génération de consoles de salon débarque en 2012.


Place
Console Ventes du 12 au 18 décembre
2011 Total
1 3DS 367.691 3.601.990 3.601.990
2 PS Vita 324.859 324.859 324.859
3 PS3 65.119 1.405.753. 7.493.243
4 PSP 64.468 1.915.285 18.565.497
5 Wii 60.916 759.199 12.038.834
6 DS 9.155 637.589 32.788.289
7 Xbox 360 3.584 108.850 1.529.347
8 PS2 1.400 74.773 21.770.865

Publié dans NEWS

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Le LaserDisc sur iOS, c'est une révolution ?

Publié le par Dr Floyd

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Tous les Gamopats connaissent Mad Dog McCree, un célèbre jeu LaserDisc qui est sorti sur MegaCD, CDI, 3DO et plus récemment sur Wii. Et bien celui ci fait son grand retour, et cette fois ci sur iOS ! Bon là ok le support est adapté mais je me demande si justement il n'est pas trop adapté... je veux dire par là que le jeu pourrait être beaucoup trop facile du coup ? 3,99€ sur AppStore.

Publié dans NEWS

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[SPEEDTESTING] Need for Speed The Run / PS3

Publié le par Dr Floyd

NEED FOR SPEED THE RUN

Support : PS3

Existe également sur Xbox 360 et PC

Éditeur : EA

Développeur : Black Box

Sortie : 17 novembre 2011

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Speedtesting de 1h30 avec le support de Gamoniac
(Mode Online non testé)



Le cru 2011 de Need for Speed ne semble pas exceptionnel d'après tout ce que j'ai pu lire. Après un Hot Pursuit signé Criterion qui a su séduire les fans (perso je l'ai trouvé un peu ennuyeux et répétitif) que va nous proposer cette année Black Box, le studio déjà auteur du soporifique Undercover...



Le concept de The Run ? Une course de 5000km entre San Francisco et New York, plus de 200 participants pour remporter 25 millions de dollars. Mais vous n'allez pas seulement lutter contre les autres participants, mais aussi contre la police et la mafia ! Un scénario sans intérêt, mais franchement on s'en tape, car nous avons affaire à un pur jeu d'arcade avec conduite simplifiée et chocs peu réalistes. Des cut-scènes avec QTE viendront s'insérer dans l'action, mais on aurait pu s'en passer. Le vrai soucis du mode solo c'est sa durée de vie : en moins de 5 heures je pense que vous aurez tout bouclé ! Car bien sûr on ne fait pas réellement ces 5000 km, ce sont uniquement quelques portions de route, contre quelques adversaires ! Oh de l'action il y en a, voitures qui s'entrechoquent, coups de feu, barrages, hélicoptères, cascades, et même des avalanches en montagne ! Les environnements sont variés, le fun est bien présent, mais tout cela passe très vite et ce ne sont pas pas les quelques défis qui vont rallonger la sauce.



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C'est le moteur Frostbite 2 (celui de Battlefield 3) qui fait tourner le jeu, mais le résultat n'est pas convaincant. Les couleurs sont un peu criardes (comme souvent sur PS3) et surtout Il y a de gros ralentissements qui gâchent vraiment l'expérience. Vraiment dommage car la mise en scène des courses est assez géniale, voire même novatrice : votre avatar est entièrement modélisé dans la voiture, et la caméra sort de la voiture pour enchaîner directement sur la course sans coupure, ou l'inverse : les voitures sont "filmées" de loin et la caméra pénètre dans l'habitacle, c'est plutôt génial. Je pense que cette technique sera reprise dans le futur par les concurrents, car pour l'immersion c'est génial. je n'ai pas testé le mode online, rien que de voir le Pass-Online unique obligatoire, cela m'a hérissé les poils de barbe.



The Run est un très bon jeu d'arcade, c'est fun et spectaculaire, avec des effets de mise en scène immersifs. Sauf que deux gros défauts viennent entacher le résultat : un mode solo beaucoup trop court n'exploitant pas vraiment le concept du "run", et un framerate variable très désagréable par moments. Dommage, vraiment dommage, car il y avait de l'idée dans le concept et la mise en scène. C'est le jeu typique à louer le temps d'un WE pour une bonne dose d'adrénaline offline, mais pas pour garder dans une collection.



SUPPOS : 3/6

Publié dans TESTS

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Les vrais pixels de la GBA sur 3DS

Publié le par Dr Floyd

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Petite astuce pour ceux qui jouent à des jeux GBA sur la Nintendo 3DS, et vous êtes nombreux actuellement grâce au programme Ambassadeur. Si vous trouvez que l'image est un peu déformée par rapport aux vrais jeux sur GBA, maintenez START ou SELECT avant de lancer le jeu, il reprendra alors sa taille originale, c'est à dire 240*160 pixels.

Publié dans TIPS - TUTOS

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[RETROGAMING] Barnstorming / Atari 2600

Publié le par Ouais Supère

BARNSTORMING
Éditeur : Activision
Développeur : Activision
Support : Atari 2600
Année : 1982

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Un bon jeu peut bouleverser, durablement, l'opinion que l'on se fait d'une console. Dans la façon qui était mienne de considérer l'Atari 2600, il y eut, clairement, un avant, et un après Barnstorming. C'est pourquoi j'ai décidé de vous entretenir à son sujet, dans ce qui, je vous préviens, consistera davantage en la chronique d'une découverte que d'un test à proprement parler.


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La collection est une folie, ou tout du moins une déraison. Lorsque je débutai la mienne, il me fallut une VCS 2600. Or, et ce n'était pas peu dire, j'étais plein d'une certaine condescendance à l'égard de ce vieux machin au design suranné et à l'ergonomie contestable. Quel besoin avais-je d'acheter ce truc-là ? Je la connaissais quelque peu pour y avoir joué chez un ami oublié : il l'avait eue pour Noël, moi je jouais déjà sur Master System depuis des mois et je lorgnais vers les 16 bits, j'avais trouvé son choix strictement crétin. En regard de mon ordinaire vidéo-ludique, ses jeux à lui étaient laids, peu variés et à peu près injouables.

Il faut admettre qu'il réside une part de réalité dans ce dernier fait : jouer à des jeux de cette génération tient régulièrement du masochisme. Pourquoi faire une chose pareille ? Tous ces jeux, sans exception ou presque, possèdent leur équivalent sur des bécanes plus récentes, au gameplay optimisé, à l'esthétique forcément plus léchée. A moins d'avoir connu, vraiment connu, la révolution qu'ils purent représenter en leur temps, brancher aujourd'hui une console Atari 2600 sur un téléviseur, en plus d'être une gageure sur le plan technique (écoutez je n'invente rien, même les téléviseurs d'aujourd'hui n'en veulent plus), relève quasiment de la pathologie.

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J'exagère, bien entendu, mais toujours est-il qu'au moment où je fis l'emplette de ce système avec une quinzaine de jeux, c'est tout juste si je pris la peine de tester son fonctionnement. Les jeux Atari, je savais (ou croyais savoir) ce que ça valait sur un plan ludique : rien.


Il s'écoula encore quelques années avant que, pris de je ne sais quelle frénésie, je me décide à essayer toutes ces reliques qui dormaient dans une boîte à chaussures et demie qu'il fallut déjà retrouver. Et sur une Atari 7800, parce que tout de même, admettons-le, le mec qui inventa la péritel, c'est pas un con, finalement. Résultat : un zapping somnolent, insérant chaque cartouche l'une après l'autre, je donnai deux-trois coup de paddle, puis passai à la suivante, avec le sentiment conforté qu'il ne fallait surtout pas pousser la nostalgie plus loin que la NES.

Et puis, Barnstorming. Dont j'ignorais pourtant jusqu'à l'existence (s'il était bon, j'en aurais entendu parler, non?). Nonchalamment, le bras lourd de lassitude, je mis le bousin en marche, en songeant à ce que je pourrais bien me faire à bouffer le soir-même.

Soudain, mon attention compulsivement attirée par mon téléphone portable (ces engins sont une malédiction, pourquoi vérifie-t-on son portable à tout bout de champ alors même que l'on sait pertinemment qu'il ne comporte ni nouveau message ni appel en absence), je constatai que quarante minutes avaient disparu. Oui, quarante minutes entre le moment où mon doigt pressa le bouton Power de ma 7800 avec Barnstorming planté dessus et celui où je réalisai qu'il était urgent de perdre son temps de façon plus adulte. Or les failles temporelles, il faut le savoir, sont l'apanage des bons jeux. Bon sang ces choses-là existaient bel et bien sur Atari 2600 !

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Venons-en donc au fait, au jeu à proprement parler. Qu'en dire ? Que son concept est simplissime ? Mais tous les jeux de cette époque étaient simplissimes, par la force des choses. Le voici en tout cas : vous êtes aux commandes d'un avion biplan et vous devez parcourir des fermes en passant non pas « par dessus » mais « dans » les granges, en évitant oiseaux, moulins, et bien sûr l'architecture des granges elles-mêmes.

Pour rappel, le barnstorming (je ne trouve pas d'équivalent français... « meetings aériens », peut-être ?) consiste, grosso-modo, en des rassemblements festifs traditionnels Américains où l'on donne à voir des cascades en avion. Cette discipline tire son nom du fait qu'elle a généralement lieu à la cambrousse (à noter que le « barnstorming » était le nom donné aux tournées des politiques en « campagne », justement). Vrilles, piqués, ballets aériens, tout un tas de choses spectaculaires (et même du tennis, voir photo ci-après), mais aussi parfois simplement des promenades, proposées aux autochtones.

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Ici, point de looping, ni de rotation fantastique, votre bolide des airs monte et descend, accélère ou ralentit, ainsi que vous lui commandez de le faire. L'animation est fluide et rapide, suffisamment pour vous poser les difficultés sans lesquelles tout ceci sombrerait dans un ronron d'ennui profond. Il y a du son, un bourdonnement qui pourrait, en effet, tout à fait passer pour un moteur en fonctionnement, et la détonation ponctuant chaque collision avec le décor produit l'agacement nécessaire au joueur.

Le graphisme est plus schématique que détaillé, mais hey, vous vous attendiez à quoi ? Voici un jeu qui, et ça n'est pas si courant sur cette bécane, réussit pleinement à représenter ce qu'il entend représenter : un avion biplan, donc, qui ressemble à un biplan, des moulins qui en sont de vrais, des oiseaux qui en ont l'air, et des granges qui pourraient aussi bien être des maisons mais ça n'est déjà pas si mal. De combien de jeux ayant échoué à simplement symboliser un objet usuel quelconque pouvez-vous vous souvenir ? Des tas. Et puis c'est un jeu Activision, ce qui un gage d'esthétique sur la VCS, avec ce sens du petit détail qui donne vie à ce qui se passe à l'écran. L'écharpe de votre pilote flotte dans le vent, l'hélice de votre avion paraît bien tourner, et, lorsqu'ils sont percutés par cette même hélice, les oiseaux subissent une « accélération » (ami des animaux, les programmeurs nous ont évité la purée de tripes et de plumes dont le réalisme nous aurait gratifié) qui les fait agiter frénétiquement leurs ailes. Enfin... Leur aile.

Pour ce qui concerne la durée de vie du soft, il faut reconnaître qu'elle est assez peu élevée. Il s'agit là d'un pur jeu de scoring, basé sur le chronomètre et donc sur la performance instantanée. Il ne s'agit pas d'un Space Invaders, ou d'un Bomb On Pixel City, où le jeu se déroule aussi longtemps que vous tenez la cadence, non. Seuls quatre challenges, tous plutôt courts, vous seront proposés. Le premier vous obligera à passer sous dix granges, le deuxième sous quinze granges, le troisième quinze encore mais avec une succession d'obstacle un peu plus relevée, et, enfin, un quatrième, qui a non seulement pour caractéristique de vous demander le franchissement de vingt-cinq granges, et qui s'avère surtout le seul dont le pattern est aléatoire (pour chacun des trois autres, le même pattern se répète jusqu'à ce que vous ayez franchi le nombre requis de granges).

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"Mais barrez-vous, cons de piafs!!"

Pour autant, si la durée d'une partie n'excédera que rarement la demi-heure (elle sera néanmoins doublée si vous trouvez un congénère un peu combatif à l'égo aisément excitable), la fameuse « replay value » de cette cartouche est réelle. La prise en main rapide et agréable du jeu, couplée à la simplicité de l'épreuve qu'il propose font qu'il serait déraisonnable de posséder une Atari branchée à son téléviseur sans laisser traîner Barnstorming à proximité pour les quelques minutes à perdre qui jalonnent de ci de là tant de journées et dont on ne sait souvent que faire.

Mais il se fait tard et je parle trop. Pardon pour m'être étiré en longueur sur cette page, vous en aurez tiré l'essentiel : Barnstorming est bon, mangez-en, d'autant qu'il n'est pas rare et qu'il est probable qu'il tombe du premier grenier venu, pour peu que vous le secouiez assez fort.

SUPPOS : 4,5/6
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Publié dans RETROGAMING

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[MICRO 8 BIT] Le QL de Sinclair, le saut quantique de l'informatique ?

Publié le par Dr Floyd

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Après le succès remarquable du ZX81 (pour l'initiation à la micro) et du ZX Spectrum (pour le jeu vidéo), Clive Sinclair décide de lancer en 1984 un ordinateur "next-gen" : le Sinclair QL (QL pour Quantum Leap, saut quantique, carrément, Clive Sinclair prendrait-il la grosse tête ?).

Il faut dire quand même que cet ordinateur s'annonce révolutionnaire :  c'est le premier micro "32 bits" à un prix très bas (399£). Jugez plutôt : un processeur Motorola 68008 à 7,5Mhz, 128ko de RAM, un support microdrive (nous y reviendrons), et un OS multitâches, le QDOS ! A une époque dominée en Europe par le Spectrum et l'Oric 1 (et le To7 en France huhu) ces caractéristiques impressionnent énormément.


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Revenons sur l'architecture. C'est un faux 32 bits si on peut dire car le Motorola 68008 est une version 8/16/32 bits du fameux 68000 (celui qui équipera l'Atari ST et l'Amiga) avec une architecture incluant des coprocesseurs (pour gérer l'interface RS232, l'image, le microdrive...). Au niveau de la mémoire 128ko de RAM c'est bien (jusqu'à présent 64ko c'était considéré comme un maximum), extensible au chiffre faramineux de 640Ko. Il y a deux définitions graphiques : 256x256 en 8 couleurs (dommage, 16 aurait été parfait) et 512x256 pour le mode "pro". Un basic est intégré en ROM, le Superbasic, et 4 logiciels développés par Psion sont fournis, une suite bureautique : traitement de texte, tableur, base de donnée et logiciel graphique.

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le support de sauvegarde mérite quelques mots, car il est très original pour l'époque. Le support K7 n'est bien sûr pas adapté au QL qui se veut professionnel et le support disquette est encore trop cher, Sinclair opte donc pour le ZX Microdrive. Une solution de stockage magnétique sous forme de petites cartouches, à l'intérieur une bande magnétique miniature de quelques mètres stockant les données.  Ce système fut lancé par Sinclair Research en 1983 et destiné à la base en module d'extension pour le Spectrum. Dans sa version QL le Microdrive permet de stocker 100ko. Bon ok ce n'est pas énorme pour une machine qui dispose de 128Ko de RAM ;)

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Sauf que... comme bien souvent dans l'industrie de la micro du début des années 80, la mise en production sera un désastre, Sinclair veut aller trop vite, et il y a beaucoup de machines défectueuses. De plus l'OS ne semble pas terminé, le basic à quelques bugs, et le support de sauvegarde n'est finalement pas très fiable ! La totale.

Autant dire que les clients râlent et l'image de marque en prend un sacré coup. De plus la machine avait vraiment le cul entre deux chaises : si le ZX81 et le ZX Spectrum étaient clairement destinés au grand public pour s'amuser, le QL était plutôt destiné au monde semi professionnel en théorie... Mais un monde professionnel qui fût peu attiré par la marque (ancrée grand public) d'autant que les compatibles IBM sous MSDOS commencent à faire parler d'eux. Le grand public sera quant à lui refroidi par l'aspect austère de la machine, malgré sa puissance, peu de jeux vidéo étant annoncés.

Oui car côté jeux, c'est la misère. Peu d'adaptations de jeux phares. Je me souviens quand même de MatchPoint, le fameux jeu de tennis, de QL Pawn, l'adaptation du célèbre jeu d'aventure textuel, de Vroom (la course de F1 adaptée ensuite sur Atari ST)... après ce sont beaucoup de clones bidon.

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Sinclair réussira quand même à en vendre 100 000... ce qui est très peu, quand on pense au succès du ZX81 et du Spectrum. Le QL précipitera la boite vers la faillite et elle sera rachetée en 1986 par Amstrad, le nouveau maître anglais de la micro-informatique. Le QL est aussitôt abandonné par Amstrad. Fin de l'aventure Sinclair.

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[AMAZON] Le cadeau de dernière minute !

Publié le

Un cadeau jeu vidéo de dernière minute à faire à seulement 6 jours de Noël ? Il vous reste un dernier espoir : en commandant avant mercredi sur Amazon.fr vous recevrez les cadeaux sous 72h dans votre boite aux lettres, frais de port gratos !

Voici notre conseil console par console, pour de grands jeux en stock, et à prix soldé :

SUR PS3 : TOP SPIN 4 à 19,99€
Le meilleur jeu de tennis de l'histoire tout simplement !



SUR XBOX 360 : RAYMAN ORIGINS à 37,80€
Le meilleur jeu de plateforme 2D "next-gen", à ne pas louper.



SUR Wii : TEH LEGEND OF ZELDA SKYWARD SWORD à 38,50€
Le tout dernier Zelda, le jeu incontournable de Noël sur cette console.



SUR NINTENDO 3DS : MARIO KART 7 à 34,90€
Le meilleur jeu de la console, tout simplement.

Publié dans BONNES AFFAIRES !

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