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[RETROGAMING] Spiderman / Dreamcast

Publié le par Mossaab88

SPIDERMAN
Support : Dreamcast

Existe également sur PS1 et N64
Développeur : Neversoft
Editeur : Activision
Année : 2001

[RETROGAMING] Spiderman / Dreamcast

Étant fan absolu de comic-books, je me suis toujours intéressé aux adaptations des aventures de nos super-héros préférés en jeux vidéo. Le problème avec ce genre de jeux, c'est que nous sommes jamais à l'abri de mauvaises surprises. Concernant le Tisseur, j’ai souvent été déçu par ses apparitions sur console, jusqu’à ce jour de 2002, où un ami me prête son exemplaire de Spiderman sur Dreamcast, le jugeant injouable et trop compliqué. Je me suis donc lancé dans le jeu sans grande conviction, et je n’ai lâché le pad que plusieurs heures après, quand le dernier niveau était bouclé. C’est parti donc pour un petit test d’un de mes jeux préférés sortis sur l’ultime console de Sega.

Spiderman est un jeu d’action/plates-formes sorti initialement en 2000 sur PS1 et N64 (exclusivement aux US ?). Il a été porté sur la Dreamcast en 2001, après l’annonce de l’arrêt de la console. Le jeu a connu une suite, Spiderman 2 : la revanche d’Electro, sorti uniquement sur PS1. Ces 2 jeux sont à ne pas confondre avec Spiderman et Spiderman 2 sortis sur PS2/Xbox/GC, et qui sont des adaptations des films éponymes.

Les adaptations des films Spiderman 1 et 2 sortis sur PS2

Les adaptations des films Spiderman 1 et 2 sortis sur PS2

Le jeu est doté d’un scénario original digne d’un vrai comic-book de Stan Lee. Peter Parker se rend à la démonstration de la nouvelle invention du Dr Otto Octavius, qui n’est d’autre que le fameux Dr Octopus, un des nombreux ennemis de Spidey. La conférence se déroulait normalement, quand tout à coup, un faux Spiderman fit irruption dans la salle, et vole l’invention du Doc’ sous les yeux de l’audience. Au même moment, Peter découvre qu’Eddy Brock, alias Venom, est également présent dans la salle, ça commence à sentir mauvais tout ça … c’est à ce moment là, que notre reporter décide de troquer son appareil photo contre son costume d’araignée, afin d’enquêter sur cette étrange affaire, et prouver son innocence aux yeux de tous.

On commence le jeu perché sur les toits des hauts gratte-ciels de New-York. On est dirige un Spiderman hyper souple et agréable à manier, qui peut presque tout faire : courir, grimper aux murs, faire des sauts vertigineux, tisser sa toile pour se déplacer de building en building, … le tout en trois dimensions. L’action se déroule dans différents environnements : gratte-ciels, banque, entrepôts, égouts (mon préféré) …

Il ne faut pas avoir le vertige pour incarner Spidey

Il ne faut pas avoir le vertige pour incarner Spidey

Sur sa route, notre tisseur devra faire face à des méchants Men In Black qui sont là pour l’empêcher d’avancer. Pour cela, il dispose d’une grande palette de combos que l’on peut exécuter grâce à deux boutons : un pour les poings et un pour les pieds. Une troisième touche permet de tisser la toile, et une fois combinée avec les touches directionnelles, elle donne la possibilité au personnage d’effectuer des actions spéciales avec sa toile comme balancer des projectiles ou se fabriquer un dôme de protection ou des gants en toile.

Je vous présente la tendance chic de l'hiver prochain : les Spider gants

Je vous présente la tendance chic de l'hiver prochain : les Spider gants

Outre les MIB, notre héros devra affronter des méchants plus originaux tels que des symbiotes roses dégoulinants et des lézards géants. Les super-vilains sont aussi de la partie, ce sont en fait les boss du jeu. Spidey devra en affronter un bon nombre tout le long de l’aventure. Je vous les liste dans l’ordre dans lequel on les croise dans le jeu : Scorpion, Rhino, Venom (2 fois), Lezard, Mysterio, Octopus, Carnage et enfin Super-Ock (fusion entre Carnage et Octopus).

Super-Ock nous prend en chasse dans le tout dernier niveau, bon courage pour ne pas se faire attraper...

Super-Ock nous prend en chasse dans le tout dernier niveau, bon courage pour ne pas se faire attraper...

Le jeu est assez long et s’étend sur 34 niveaux qui s’enchainent avec rythme et variété : course contre la montre, plates-formes, beat them all, résolution d’énigmes, course poursuite … bref, il y en a pour tous les goûts et on ne s’ennuie pas une seule minute tellement on est saisi par les actions de notre personnage. Une fois un niveau terminé, on pourra y rejouer par la suite via un menu spécial qui nous permet de choisir l’étape que l’on veut refaire.

Malheureusement, le jeu n’est pas exempt de défauts. J’en ai relevé deux qui sont assez flagrants :

- On est sur Dreamcast, la reine des 128bits est capable de nous fournir des graphismes d’une excellente qualité. Malheureusement, il s’agit là d’un simple portage copier/coller de la version PS1, ne bénéficiant d’aucune amélioration graphique. On pourra constater que les décors sont relativement vides et dépouillés, ainsi que des personnages en mode tetra pak polygonale (Spidey et certains boss sont par contre très bien modélisés). Les cinématiques quant à elles sont sympathiques et de bonne qualité, malgré le fait que je les trouve un chouia trop sombres.

- Le 2ème défaut était très classique à l’époque et concerne la gestion foireuse de la caméra qui génère d’incalculables défauts de collision. Celle-ci agacera surement le joueur au tout début du jeu et à certains passages difficiles (je garde un mauvais souvenir du dernier niveau à cause de cette foutue caméra !!), et l’obligera au passage de passer par une petite séance d’entrainement afin de s’y adapter et d’apprendre à mieux la gérer.

Le gros point positif du jeu concerne le fan service assuré par Activision pour les amoureux de l’araignée. Le titre est bourré de clins d’œil et de bonus qui feront autant plaisir aux novices, qu’aux experts en matière de comics. Ça commence dès l’écran titre du jeu avec la fameuse musique du générique du dessin animé des années 60 (Spiderman, Spiderman, does whatever a spider can). On enchaine ensuite avec le 1er niveau du jeu qui est un didacticiel narré par Stan Lee himself. D’ailleurs, le jeu est intégralement en VO et plusieurs personnages retrouvent leur doubleur officiel dans le dessin animé (le second opus sur PS1 a été entièrement doublé en français, ce qui lui fera perdre une bonne partie de son charme). Le jeu reste très fidèle à l’esprit du comic et de l’univers Marvel. D’ailleurs, durant toute notre aventure, on aura la chance de rencontrer plusieurs héros issus de cet univers : Captain America, La torche Humaine, Dardevil, La Chatte noire, … Les quêtes annexes quant à elles consistent à partir à la recherche des différents costumes que Spidey a revêtu à un moment ou un autre dans sa carrière de super héros, ou des couvertures de comics que l’on pourra admirer dans le mode galerie.

Le mode galerie nous permet d'admirer tous les costumes de Spidey et couvertures de comics trouvés dans le jeu. On pourra aussi y trouver la bio de tous les personnages rencontrés

Le mode galerie nous permet d'admirer tous les costumes de Spidey et couvertures de comics trouvés dans le jeu. On pourra aussi y trouver la bio de tous les personnages rencontrés

Spiderman sur Dreamcast reste fidèle en tout point à l’univers du personnage créé par Stan Lee. Le jeu nous permet de profiter d’une immersion totale dans le monde des super-héros Marvel. L’expérience est malheureusement un peu gâchée par une réalisation quelque peu défaillante, qu’on oublie rapidement tellement l'aventure est bien ficelée et le personnage attachant. Ce jeu est à mes yeux LA référence de tous les jeux Spiderman sortis sur toutes consoles confondus, je vous conseille vivement de l’essayer et laissez surgir le super-héros qui est en vous. Prêt à tisser ???

SUPPOS : 5/6
(5,5/6 pour les fan comme moi)

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[RETROGAMING] Tachyon The Fringe / PC

Publié le par Sylesis

TACHYON THE FRINGE
Éditeur
: Novalogic
Développeurs : Novalogic
Genre : Simulateur de combat spatial
Nombre de joueurs : un, multijoueur en ligne
Support : PC
Nombre de disques : 1 cd
Sortie : 2000

[RETROGAMING] Tachyon The Fringe / PC

Les simulateurs de vol ne sont pas un registre avec lequel je suis familier, ni qui m'attire spécialement. Les cockpits étroits, les combinaisons de survie toujours trouées au pire moment... Mais pourtant, il faut peu de choses pour changer d'avis : un magazine avec le détail des missions, quelques codes bien sympathiques et une offre promotionnelle. C'est comme ça que j'ai pris mon ticket pour l'espace en 2002, cramponné à ma souris sans fil en hurlant pour éviter de me crasher dans une station spatiale. J'ai progressé depuis : maintenant j'arrive presque à poser mon vaisseau sans le détruire. Mettez la BO de 2001 L'Odyssée de L'Espace dans le lecteur, on part en apesanteur pour découvrir la face obscure du soleil.

Ah, la Bordure... Ses megacorporations, ses pirates, ses rivalités entre nobles. Je me serais presque cru à la maison, les touristes en plus. Mais laissez moi me présenter : Jake Logan, pilote indépendant. Vous avez déjà l'impression d'avoir entendu ma voix quelques part ? Celle de Bruce Campbell ? C'est normal, c'est moi qui fait ses doublages.

Enfin, mon guide de la Bordure avait beau être archi-complet, je me sentais quand même bien paumé à la lisière de l'espace connu. Quand je pense que j'étais peinard dans le système de Sol...

J'étais l'heureux propriétaire de deux vaisseaux : un classe Orion et un classe Pegasus, tous les deux de la Galactic Spanning Corporation, ou Galspan. J'étais pilote indépendant, je le suis toujours d'ailleurs, et selon les jobs que je prenais, je choisissais l'un ou l'autre modèle dans le shipyard. Il y a de la place là bas, mais je doute d'avoir un jour assez de crédits pour pouvoir le remplir.

[RETROGAMING] Tachyon The Fringe / PC

Et puis un jour, je suis tombé sur La Mission, celle que mes tripes m'ont hurlé de ne pas prendre et je me suis fait piéger : on m'a accusé ( à tort), condamné à l'exil du système Sol, direction la Bordure et là j'ai dû faire un choix. Oui comme le dit si bien le très ... ahum...aimé chef de la Star Patrol : "Life is all but peaceful in the Fringe". Oui la vie est tout sauf paisible dans la Bordure, alors après mon arrivée et une escorte de touristes, je me suis retrouvé au milieu d'un conflit et j'ai du choisir : travailler pour la Galspan qui veut s'approprier les ressources minières du coin pour le bien de ses actionnaires l'humanité, ou aider les indépendantistes Bora qui étaient là avant ?

Mais avant de décider, il fallait que j'équipe un peu mon zingue, moi. Non sérieux, ces gars qui décollent en vitesse pour détruire une escadrille, vous y croyez, vous ? Chaque station dispose d'une charmante boutique où vous pouvez vider vos crédits en équipement. Avant de vous ruer sur le gros laser lourd, prenez la peine de regarder ses performances : si tu prends quelque chose qui tire lentement, tu as intérêt à assurer chacun de tes tirs, surtout si la centrale énergétique de ton vaisseau est poussive ! Et c'est la même chose pour les carrosses : il a beau avoir de la gueule, le Claymore Boran, si tu l'envoies contre une escadrille de Poseidons Galspan qui éviteront tous ses tirs et le plumeront à cause de sa vitesse, faudra pas demander crédit pour les réparations.

Personnellement, j'ai une préférence pour le Warhammer et le Battleaxe des Borans : bons blindages et versatiles niveau équipement. Les modèles ont en général plusieurs emplacements d'armes, avec parfois un spécial à l'arrière. Chaque coté du conflit a ses jouets particuliers : la Galspan a une préférence pour les armes à énergie, les Bora préfèrent les missiles, les mines et la chevrotine.

Ah oui, et n'oubliez pas de gérer vos systèmes aussi : c'est là que vous équiperez vos boosters et les upgrades bien sympas pour l'ordinateur de bord. Des trucs pour aider à viser, éviter les brouilleurs, augmenter vos réserves d'énergie. Et comme tout ça c'est du standard, tu peux transposer d'un zingue à l'autre sans difficulté : utile, à moins que tu n'aies envie d'acheter deux fois le même matos.

[RETROGAMING] Tachyon The Fringe / PC

Enfin quand faut y aller, faut y aller. Respire Jake, pense à la prime et à ta bière au retour.
Le tableau de bord, standardisé lui aussi, contient pas mal d'informations : faut dire mon p'tit gars que ça se manœuvre pas comme un tricycle.

Tu as d'abord l'indicateur de cible, suivi de tes armes et si besoin du stock des munitions : juste au dessus se trouve ta vitesse. Au milieu différents témoins d'alertes : si ça s'allume, commence à flipper. Et en dessous le radar. Enfin sur la droite tu as le pourcentage de poussée ( au cas tu fais de l'afterburn pour mettre les voiles ), l'état de tes boucliers et la répartition de l'énergie de tes systèmes. Ta centrale produit une certaine quantité de jus, mais après c'est toi qui réparti : tes boucliers sont en rad ? Envoi leur le max de puissance. A l'opposé si tu veux faire du dogfight, privilégie les boosters et les lasers. Si tu faire du full-frontal, tu peux aussi tout basculer sur les boucliers avant et l'artillerie, quitte à avoir chaud aux fesses si on te prend par derrière.
Tu as aussi des indicateurs montrant l'état globale de ta coque et la moyenne de tes boucliers. Tant que tu as du shield, ça va, mais attention quand il est mort parce les laser suivants brulent ton blindage et là c'est "au revoir papa" !

Tout ça il faut y penser en combat, que ce soit contre les chasseurs légers ou les corvettes poseuses de mines ! Ah oui , on voit du lourd parfois, et là tu ne peux pas juste faire défiler les cibles, tu dois viser les sous-systèmes, genre la propulsion ou la centrale énergétique. Ca demande une bonne, une très bonne connaissance des nombreuses commandes. Malheureusement pour toi, il faut régler ça en cale sèche : impossible de changer ça en vol. Non sérieusement, vous imaginez rebooter l'ordinateur de bord d'un Warhammer pendant un combat contre des pirates ? Je suis déjà heureux que les miens ne m'aient jamais lâché. Enfin, pas souvent.

Pour diriger ton coucou, l'interface te propose plusieurs fois : manche à balais à retour de force ou clavier et souris. La deuxième solution a ma préférence. En cas de perte de mémoire, j'ai eu avec mon Guide de la Bordure un petit "Guide des Vaisseaux" avec le rappel des touches, histoire de rappeler au blanc-bec où appuyer pour que ça fasse boom ! Le guide permet également de voir les coucous des deux cotés de l'affrontement : c'est joli à voir. En fait même très joli : les modèles sont de très bonnes qualités. Les ingénieurs se sont pas moqués du client, et c'est un connaisseur qui vous le garantit !

[RETROGAMING] Tachyon The Fringe / PC

Pendant tes temps de repos, tu peux aller consulter le job board de la station : c'est là que le pilote indépendant fait ses crédits. Tu choisis l'emploi de ton choix, et tu décolles. Si tu te sens froussard, tu peux prendre de l'aide en engageant un ailier. Il y en a des plus ou moins doués, mais une chose est garantie : ils te prendront tous une partie de ta prime. Enfin ne te reposes pas trop dessus : il y a des boulots qui se font uniquement en solo.

Y aussi une chose que j'aime bien dans ce métier, c'est que même en travaillant pour une faction, tu peux te faire des petits jobs à coté, histoire d'arrondir les fins de mois. Non, je ne dis pas travailler pour l'autre affreux, mais plutôt participer à un tournoi, traquer le pirate ou se frotter à la noblesse locale. Et puis rien ne t'oblige à retourner immédiatement à la base : tu peux toujours emprunter les tachyon gate dont tu as les autorisations histoire de faire du tourisme et chercher des cargaisons perdues. C'est ça le coté "free" de pilote freelance !

Enfin tout ça, c'est si tu te lances seul. Si tu as des amis pilotes, vous pouvez voler ensemble; si tu n'en a pas fais toi des relations ! Enfin quand je dis "ensemble", faut voir tu veux faire tes réjouissances :
- tu peux les faire en réseau, en Lan comme on dit : tes copains sont avec toi, et tu leurs piques leur nutribars avant de commencer à vous froisser gaiement la tôle,
- tu joues sur Novaworld, et là tu peux voir plus de 100 zincs à l'écran, venant de partout.

Quelque soit l'horizon que tu choisis, tu peux régler ça en mode arène classique, ou en mode "Base wars" . Là, c'est deux équipes, Galspan vs Bora qui se mettent dessus en récoltant des cristaux ou en blastant les coucous de l'autre. Les succès permettent d'augmenter le niveau technologique de ton camps, qui du coup te donner la chance d'upgrader ton équipement. Il est même possible de créer des escadrilles appelées "éléments" histoire de parler plus facilement avec tes potes.

Quand on voit la date de sortie du guide, on ne s'en douterait pas mais pourtant Novaworld existe toujours. Oui, ce monde continue à vivre.

Ca enregistre toujours ? Bon ben je crois qu'on a fait le tour de la Bordure et de mon boulot : je suis un pilote indépendant qui a du choisir un employeur quand je me suis retrouvé exilé sur la bordure de l'espace connu. Je vivote de contrats passionnants, j'achète quand je peux les vaisseaux de mon employeur, et l'équipement de mon employeur. Et quand j'en ai marre, je pars seul : "contrat" ne signifie pas "laisse autour du cou et tu pisses uniquement sur les poteaux que je t'indique". Non finalement le coin est pas si mal que ca, quand j'y pense. Enfin à part les demon pirates... Ah oui, et mon boulot exige de connaitre l'anglais, becoze ici, tout est écrit et dit en english.
Jake Logan Out.
Oh, et quand vous aurez fini votre journée à Tachyon News, ca vous dirait de faire un tour dans les nébuleuse, mademoiselle ? Mon Warhammer est bi-plac
e."

SUPPOS : 5,5/6

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[RETROGAMING] CURSE / Megadrive

Publié le par Fiston

CURSE
Support : Megadrive jap
Editeur : Micronet
Genre : Shmup
Joueurs : 1
Année : 1989

[RETROGAMING] CURSE / Megadrive

Il fut un temps dans une galaxie lointaine, deux planètes, voisines l'une de l'autre, PARCERIA et SENECA. Des années durant, leurs habitants respectifs vivaient en parfaite harmonie, dans la paix et la cohabitation. PARCERIA plus prospère et plus en avance technologiquement faisait profiter sa cadette de son savoir faire en la matière et de sa bienveillance.

Un jour cependant, la communication entre les deux planètes se tut, jusqu'au silence radio.
Mystérieusement sur PARCERIA toute forme de vie terrestre et animale, toute forme de végétation, tout, vraiment tout disparut, ne laissant place qu'à un immense désert aride et hostile.

Jusqu'à ce jour où une immense flotte intergalactique mena une attaque sans précédent sur SENECA, laissant ses habitants, ou plutôt ses survivants terrorisés et agars. Mais pourquoi ? Que c'était t-il donc passé ? Pourquoi après des siècles d'entente cordiale PARCERIA avait déchainé sa colère sur sa petite protégée SENECA ? Bienvenue dans CURSE !

[RETROGAMING] CURSE / Megadrive

Curse est un shmup horizontal sorti uniquement au Japon, assez court (5 niveaux au total, eux mêmes très courts ) développé par Micronet, à qui l'on doit entre autre HEAVY NOVA (également sorti sur MD). Il est sorti assez tôt dans la période de vie de la console, ceci expliquera certainement cela...

De facture assez traditionnelle, avec un petit coté à la R-Type grâce à son module de feu que vous pourrez à votre gré orienter devant-derrière ou latéralement sur le flanc de votre vaisseau. A noter également un shield qui pourra absorber les tirs ennemis et ce, au nombre de trois, sans quoi il vous faudra à nouveau reconstituer le dit bouclier. Un shoot assez bien fourni au niveau des bonus, avec pléthore d'armes en tout genre qu'il vous faudra utiliser avec parcimonie et selon les situations.

Sur le papier tout semblait idyllique, mais une fois le pad en main la réalité est tout autre....

[RETROGAMING] CURSE / Megadrive

Là où le bas blesse c'est sur la forme, une fois la page de présentation passée lorsque le 1er niveaux s'amorce, et bien c'est un choc, et j'insiste sur le mot choc, la première vague d'ennemis arrive que le scrolling est déjà saccadé, lent et saccadé. Sans compter la musique comment dire... inappropriée ! C'est un choc visuel, et c'est pourquoi dans mon intro je parlais d'une arrivée sur Megadrive dans ses jeunes années, peut-être que les programmeurs découvraient le hardware de la Megadrive et ses possibilités, qu'ils ne surent pas exploiter à son maximum, mais ne soyons pas péremptoire sans bonne raison car la suite du jeu (sans révolutionner quoi que ce soit) n'est pas totalement négative...

Ainsi dans le deuxième niveau (si vous n'avez pas éteint la console passé le choc du 1er ) un scrolling différentiel de bonne facture vous raccrochera à votre pad, il vous faudra également dans ce niveau éviter des vagues successives d'astéroïdes, sans oublier de passer entre les tirs ennemis, récuperer les bonus et finir le niveaux... la routine quoi...

Ce qui est frappant dans Curse c'est que certains éléments du décor auront eux aussi leur petit rôle à jouer. Ainsi il vous faudra éviter toute collision avec des sortes de fleurs carnivores sortant de terre, ou bien de mini-volcans déversant leur magma en fusion. Il faut que vous sachiez que de temps à autre vous ne saurez pas vraiment ce qui se tient devant vous, animal, végétal, robots ou un peu des trois à la fois... Vous rappelez-vous dans Contra Hard Corps lorsque vous affrontiez le savant fou et sa machine à mixer les ennemis entre eux avec un résultat improbable ? Et bien Curse a peut-être été un précurseur dans ce domaine...

[RETROGAMING] CURSE / Megadrive

Graphismes : assez ternes et dépouillés dans l'ensemble, voir assez laid, il y a quelque chose de Cyber-Core dans ce soft....

Animations : Scrolling dans l'ensemble mal réalisé, lent et saccadé, ralentissements notoires.

Jouabilité : Heureusement pour le soft, le vaisseau répond bien, vous pourrez sans trop d'accrocs vous faufiler entre les tirs ennemis, pas de souci de "gestion de collision" non plus... Ouf on eu chaud !

Musique : Cela va du "très moyen" à "passable mais pas inoubliable", on est a des années lumiére d'un Aleste/Musha. A noter que certains bruitages peuvent vite devenir agaçants...

CURSE est un jeu pas vraiment indispensable dans une logithéque Megadrive.... alors que la méme année ThunderForce 2 faisait son apparition tonitruante. Cependant si vous collectionnez à tout va les shoot'em up, ce jeu est facilement trouvable et pas très cher.

SUPPOS : 2,5/6

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[RETROGAMING] TOKI / Arcade

Publié le par Locals

TOKI (JuJu Densetsu)
Support : Arcade

Existe aussi sur: Amiga, commodore 64, Atari ST, NES, Megadrive, Lynx (Portages et adaptations par Ocean software et Taito) 
Développeur : TAD
Année : 1989

1989. L'URSS vit ses dernières heures, les deux Allemagnes s'enlacent. La Roumanie dit Ciao-Cescu (désolé...). Bref le monde mute et ce n'est pas peu dire. Quant à mon monde à moi, il n'a pas encore été bouleversé par la Nes et encore moins par la Gameboy (qui arrive tout juste dans les cartables Astroboy des petits nippons). Bref, rien n'avait encore su détourner mon regard avide des bornes d'arcade. Je souhaite ainsi partager avec les gamopats qui n'ont encore qu'un léger duvet, un jeu cher à mon coeur. Des graphismes de folies, de la plateforme-action et un singe qui porte des baskets... Bienvenue dans le monde de Toki !

[RETROGAMING] TOKI / Arcade

En 2050, fatigués de la course effrénée au progrès technologique, beaucoup de personnes décident de retourner à la nature. Le Dr Stark, vivement opposé à ce projet de vie primitive, lui qui a consacré sa vie à la génétique et au progrès, est enfermé dans une caverne coupée du monde... Les années passent. La jeune Wanda, comme beaucoup de ses contemporains, ne parvient pas à s'adapter à la rude vie sauvage. Elle est alors recueillie et soignée par le jeune Toki qui lui est né dans la nature. Wanda tombe éperdument amoureuse de ce Tarzan des temps modernes. Le couple le plus glamour de la néo-jungle coule ainsi des jours heureux et paisibles jusqu'au jour où...

[RETROGAMING] TOKI / Arcade

La terre se met à trembler, des nuages noirs viennent occulter le soleil. A l'horizon, un mystérieux palais doré apparait au sommet d'une montagne. A peine Toki retrouve t-il ses esprits que Wanda est enlevée ! Le Dr Stark, grimé en sorcier Vaudou, apparait devant Toki et prononce cette phrase profonde et funeste : "Maintenant, vous allez devoir supporter la souffrance que j'ai si longtemps supporté. Tu vas voir comme cela te va bien". Une réplique culte non ? Le vil docteur jette alors un sort au malheureux Toki qui se voit transformé en singe. Le pauvre bougre part alors sur les traces du Dr Stark bien décidé à sauver Wanda de ses griffes.

[RETROGAMING] TOKI / Arcade

Vous voilà donc aux commandes d'un singe à la démarche très "néanderthalienne" ! Vous déplacez Toki à l'aide du stick, un bouton vous permet de sauter et l'autre de tirer. En effet Toki est un singe, ok, mais un singe qui crache des boules de feu ! Vous pouvez tirer en diagonale un peu à la manière d'un Metal Slug, Toki est donc un mélange de run'n gun et de plateforme-aventure plus traditionnel, votre singe pouvant tuer ses ennemis en leurs sautant dessus.

[RETROGAMING] TOKI / Arcade

Vous évoluez au travers de niveaux en 2D dans un scrolling horizontal et vertical en éliminant les ennemis qui jonchent votre parcours. Les paysages sont très diversifiés, vous démarrez dans la jungle, nagez dans un lagon infesté de requins et autres créatures aquatiques... Que se soit au coeur d'un volcan, dans la caverne des glaces ou sur le wagonnet du palais doré, les décors sont splendides pour l'époque. Les sprites sont énormes et le gap technologique avec l'existant des consoles de salon est vraiment conséquent.

[RETROGAMING] TOKI / Arcade

Le bestiaire est varié et les ennemis sont retors ! Des singes tour à tour en armures, ailés, artilleurs ou bien encore spectres, des oiseaux enflammés, des pieuvres, des araignées, des chauve-souris, des tortues piquantes, des œufs de dragons, des sangliers, des crabes... tout est bon pour vous faire passer l'arme à gauche !

[RETROGAMING] TOKI / Arcade

Car Toki comme bon nombre de softs arcade de l'époque est atrocement difficile. Vous devez d'une part marteler le bouton de tir pour éliminer vos ennemis mais aussi sauter en permanence pour éviter les pièges qui s'enchaînent à un rythme infernal, flammes, pieux, projectiles en tout genre, plateformes qui s'affaissent et j'en passe. Impossible d'en voir le bout sans connaître par cœur le tracé des niveaux, d'autant que Toki meurt au moindre contact !

Des powers-up sont toutefois disséminés dans les niveaux afin de vous donner un coup de main. Le casque de foot U.S. vous protège brièvement, les sneakers vous permettent de sauter plus haut... de rares vies supplémentaires peuvent être glanées, cependant la prise de risque nécessaire pour les atteindre les rendent bien souvent inutiles. Ce sont surtout les bonus de tirs tel le triple shot ou le lance-flamme qui vous permettront de progresser plus facilement.

[RETROGAMING] TOKI / Arcade[RETROGAMING] TOKI / Arcade
[RETROGAMING] TOKI / Arcade[RETROGAMING] TOKI / Arcade

Impossible de parler de Toki sans évoquer ses boss ! La direction artistique de ce jeux est fantastique. Mention spéciale pour les boss Rambacha et Mogulvor, respectivement un bonhomme Michelin cyclope qui crache pléthore d'yeux et un monstre difforme qui rote des rochers sous l'onomatopée BURP! Du grand génie qu'on vous dit !

[RETROGAMING] TOKI / Arcade

La singularité de ce jeu se retrouve également dans ses musiques, pas franchement canons mais qui collent bien à l'action. Les bruitages sont bien nazes avec le recul mais l'essentiel est ailleurs... A noter que le jeu est assez court. Cependant vous allez en baver avant d'en voir le bout. Je n'ai jamais battu le boss de fin qui est épouvantable. Sachez que le dernier niveau doit être terminé en moins de 5 continues, sinon c'est retour à la case départ...

Le jeu a été adapté sur bien des supports de l'époque. Je n'ai jamais joué à l'une de ces versions toutefois mes lectures me laissent penser que les différentes adaptations n'ont pas toutes été très convaincantes (sauf peut-être la version Amiga ?i). Mais la fabuleuse jaquette Nes à elle seule me donne envie d'ajouter le soft à ma ludothèque !

[RETROGAMING] TOKI / Arcade[RETROGAMING] TOKI / Arcade

En résumé Toki est pour moi un jeu culte qui (avec Final Fight) trône tout en haut de mon hall of fame arcade. J'ai attendu en vain le remake de Golgoth Studio sur Xbox 360 qui devait voir le jour il y a 3 ans déjà et dont les screens m'ont fait rêver. Hélas le jeu a été maintes fois retardé au point que j'ai peur qu'il soit tombé dans les limbes des projets prometteurs avortés.

SUPPOS : 5,5/6

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[RETROGAMING] Banjo-Kazooie / Nintendo 64

Publié le par Vavalboss

Banjo-Kazooie
Support : Nintendo 64

Existe également sur le Xbox Live
Développeur : Rare
Editeur : Nintendo
Année : 1998


Testé via l'émulateur Project64 : Antialiasing x8; Anisotropic filtering x16; Triple buffer Vsync; résolution 1054x864 60Hz; Framerate 50fps/s.

[RETROGAMING] Banjo-Kazooie / Nintendo 64

Il y a de ces jeux qui, de manière inéluctable, font parties de l’histoire. Au milieu des années 90 et à l’heure de l’avènement de la 3D, Super Mario 64 fait partie de ceux-là. De par sa manière d’appréhender la plateforme en trois dimensions et des nouvelles mécaniques qui en découlèrent, le porte étendard de la Nintendo 64 restera à jamais dans le cœur des joueurs comme étant une œuvre majeure, une pierre angulaire qui donna ses lettres de noblesse à une isométrie qui deviendra la norme. Cependant, l’année 1998 accoucha d’un titre qui aura su sublimer cette nouvelle manière de jouer mise en place par plombier moustachu et bedonnant. Souvent sous-estimé par les aficionados de la console 64 bits de Nintendo, il demeurera malgré tout le plus grand jeu de plateforme de sa génération, et l’un des tous meilleurs de l’histoire. Ce jeu, c’est Banjo-Kazooie.

Gruntilda, la sorcière pustuleuse de la Montagne Perchée, rumine. Telle la reine d’un célèbre conte des frères Grimm, elle ne peut prétendre au titre de la plus délicieuse des créatures de son univers (dixit son chaudron crado). A qui la faute ? A Tooty bien sûr, la mignonette sœur de Banjo, un ours quelque peu naïf et oisif. Ni une ni deux, Grunty l’amatrice de décorations à base de chaussettes sales s’en va capturer cette pauvre créature aux tresses blondes. Réveillés par ce vacarme maléfique, Banjo et son compère sarcastique Kazooie, sorte de piaf imaginaire aux plumes oranges, se rendent compte de l’entourloupe et entreprennent une longue et périlleuse quête en vue de secourir l’inoffensive Tooty. Ce voyage sera aussi le vôtre.

[RETROGAMING] Banjo-Kazooie / Nintendo 64

Il y a deux choses qui marquent lorsque l’on insère la cartouche pour la première fois. Tout d’abord, le ton employé par les différents protagonistes. Les dialogues se veulent volontairement humoristiques, à la limite de la provocation, et tranchent considérablement avec la patte colorée qui vous est proposée. Entre un Kazooie qui ne cesse de faire des blagues graveleuses et des mouvements d’humeur, un capitaine pirate qui picole et de rote comme un goret et une Gruntilda qui nous délecte de ses plus puantes rimes, la cassure pourra en surprendre plus d’un. La seconde chose qui saute immédiatement aux yeux, c’est l’immensité de l’univers et toutes les possibilités qu’il offre au joueur. A peine commence-t-on à trottiner dans les vertes plaines de la Montagne Perchée que nous sommes assaillis par une palette de mouvements dantesque et d’objets aussi diversifiés que dur à récolter. Autant vous le dire tout de suite, vous n’êtes pas au bout de vos surprises, le jeu se renouvelant d’une manière rarement vue au fur et à mesure de la progression.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, j’aimerais m’attarder sur les deux principaux défauts du soft. Tout d’abord, la caméra, soucis récurrent des premiers jeux en 3D. Même s’il conviendra de nuancer la chose, elle reste parfois ingérable et risque de vous donner quelques sueurs froides, notamment durant les phases demandant maîtrise et agilité. En effet, elle se retrouve souvent bloquée sur les bords du décor et s’affole toujours au mauvais moment. On peut bien sûr la diriger grâce aux flèches jaunes de la manette, mais elle fait régulièrement des siennes et sera responsable de la perte de quelques alvéoles de vie. Le souci se ressent d’autant plus dans les phases de vol et aquatiques, puisqu'il ne sera absolument pas possible de la recadrer, le stick principal prenant le relais et l’orientera automatiquement en fonction de la direction visée. Il faudra donc jongler avec ces divers soucis et garder son sang-froid. Le second gros défaut du titre concerne les phases sous l’eau, qui sont absolument imbuvables (vous noterez ce trait d’humour fort bien amené). Il est toujours compliqué de décrire une jouabilité foireuse, mais je peux vous assurer que vous allez pester contre la lourdeur de Banjo quand il s’agira de nager. Vous devrez avancer en pressant A ou B tout en orientant l’ours avec le stick. Malheureusement, votre compagnon virtuel est tellement pataud que vous allez avoir toutes les peines du monde à le diriger correctement. Rajoutez à cela une caméra sous prozac et vous obtiendrez un mélange fort peu goûteux. Même si l'on s’habitue à cette maniabilité chaotique, ça reste dommageable, d’autant plus que certains niveaux se passent entièrement sous l’eau.

[RETROGAMING] Banjo-Kazooie / Nintendo 64

Allez, ne faîtes pas la mou, la partie désagréable touche à sa fin. Malgré ces deux erreurs de jeunesse 3D-esque, Banjo-Kazooie demeure une expérience intense et généreuse comme vous allez rarement en voir. Que les choses soient bien claires, nous sommes ici face à une œuvre fantastique et inoubliable. Je peux vous assurer que vous n’allez pas lâcher la manette de sitôt, les développeurs de chez Rare nous ayant concocté un menu XXL aux saveurs délicates.

De manière étonnante pour un titre de ce genre, Banjo-Kazooie se présente comme un semi open-world rempli de niveaux tous plus inspirés les uns que les autres. Vous commencerez donc votre aventure dans les plaines de la Montagne Perchée qui feront office de tutoriel. Vous y apprendrez une partie des mouvements principaux du titre et pourrez vous familiariser avec ces derniers. Viendra ensuite le moment de pénétrer dans le repaire de Gruntilda, qui fera office de hub principal. A vous de vous y balader librement afin de découvrir les divers niveaux qu’il conviendra de débloquer afin d’avancer dans le titre. Pour se faire, il faudra récolter les pièces de puzzle disséminées à la fois dans le repaire et à la fois dans les mondes que vous allez explorer. Ces pièces vous serviront à compléter des tableaux qui vous ouvriront les portes des niveaux suivants. Une fois le tableau complété, il faudra trouver le niveau en question dans le hub afin d’y accéder. En résumé, on explore le repaire afin de trouver les tableaux à compléter, ces derniers vous ouvrant les portes des niveaux encore inexplorés. Vous devrez ensuite trouver le chemin pour accéder au monde en question dans ce même hub. Autant vous dire que le repaire de Gruntilda est donc réellement immense puisqu'il n’abrite pas moins de 11 niveaux.

C’est une magistrale leçon de level design de la part de Rare, qui nous offre un monde vaste tout en cohérence et reliant de manière à la fois tentaculaire et admirable les accès des divers niveaux entre eux. C’est d’autant plus agréable que le joueur y est rarement perdu. Vous risquez parfois de tourner un petit moment avant de trouver le bon chemin mais, une fois que ce sera fait, l’orientation en deviendra presque machinale. Et ne comptez pas sur le jeu pour vous répéter inlassablement les mêmes mécaniques, les accès étant tous différents les uns des autres. Parfois, la plus simple des explorations suffira. Parfois, il faudra activer des mécanismes qui vous ouvriront de nouveaux passages. Parfois même, il faudra effectuer certaines actions dans les niveaux proposés afin de débloquer un chemin inconnu. C’est donc avec délectation que nous avançons dans le repaire de la repoussante Gruntilda.

[RETROGAMING] Banjo-Kazooie / Nintendo 64

Cependant, réduire Banjo-Kazooie à son seul hub central serait une monumentale erreur puisqu'il contient également des niveaux tous plus époustouflants les uns que les autres. Vous passerez donc d’une île pirate à un manoir hanté en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. C’est une véritable claque que l’on se ramasse en jouant au bébé de Rare, les mondes proposés étant d’une beauté et d’une originalité étourdissante. Contrairement à la majorité des jeux de plateforme, le déroulement desdits niveaux n’est pas linéaire. Il n’est aucunement question de tracés prédéfinis ou d’objectifs fixes à faire dans un ordre donné. On vous jette dans un univers inconnus et ce sera à vous seul de l’explorer et de découvrir les secrets qu’il renferme. Je vous rappelle quand même que vous avez des pièces de puzzle à ramasser, et il faudra se creuser la tête pour ça. En effet, les développeurs ne se sont pas contentés de cacher ces objets dans des endroits incongrus. Il faudra passer par un certain nombre d’énigmes et de mini quêtes si vous souhaitez tout récupérer. C’est donc avec un plaisir non dissimulé que l’on arpente ces différents niveaux en quête des objets qui y sont cachés, d’autant plus que les objectifs proposés sont réellement diversifiés. Vous rencontrerez par ailleurs de nombreux personnages qui vous demanderont d’accomplir des tâches et vous récompenseront pour votre dévouement. Afin de garder la surprise intacte pour les retardataires, je ne vous révélerai rien, mais sachez que vous allez en voir de toutes les couleurs...

Comme tout bon jeu de plateforme qui se respecte, Banjo-Kazooie ne se contente pas que d’un seul "collectible". En plus des indispensables pièces de puzzle vous seront proposées des notes de musiques, au nombre de 100 par niveau (1'000 au total). Ces notes vous serviront à ouvrir certaines portes dans le hub central ouvrant l’accès à de nouvelles zones et niveaux à explorer. Il conviendra donc d’en ramasser un maximum, voir la totalité, afin d’assurer sa progression. Oui, mais voilà, la chose sera plus facile à dire qu’à faire. En effet, si vous avez le malheur de mourir dans le niveau en cours, toutes les notes de musiques récoltées seront perdues et vous devrez tout recommencer si vous visez le 100%, le nombre de notes amassées avant le trépas étant tout de même comptabilisées.

C’est donc un beau challenge qui vous attend de ce côté-là. Vous serez également amené à ramasser des alvéoles pleines afin de remplir votre barre de vie et des alvéoles creuses afin de l’augmenter. Ces dernières sont très bien cachées et vous demanderont un sens de l’observation certain si vous comptez les récupérer. Rajoutons à cette liste des vies supplémentaires, des plumes dorées permettant d’activer une invincibilité temporaire, des plumes rouges permettant de voler et des œufs que vous serez habilité à utiliser sur vos ennemis et certains éléments du décors. Sont également présents les Jinjos, petits êtres colorés au nombre de 5 par niveau qu’il conviendra de libérer afin de récupérer une pièce de puzzle supplémentaire, et les crânes Mumbo, à dépenser dans la boutique du sorcier du même nom afin de vous transformer en divers animaux (indispensable dans la résolution de certains objectifs). Enfin, des plaques à l’effigie de Gruntilda qu’il faudra activer seront également disséminées dans les divers mondes et vous permettront de débloquer des pièces de puzzle à l’intérieur même du hub principal. Attendez-vous donc à passer un certain nombre d’heures à farfouiller le moindre recoin, le jeu étant bourré de contenu et de secrets (que je ne vous révélerai pas) en tout genre.

[RETROGAMING] Banjo-Kazooie / Nintendo 64

Nintendo oblige, Banjo-Kazooie est un titre techniquement et graphiquement irréprochable. Malgré un effet brouillard et une forte dose d'aliasing inhérents à la console, le jeu émerveille par sa finesse et sa palette. Tout y est très coloré et travaillé et, malgré les années, le titre n’a pas pris une ride. Le soft s'en retrouve sublimé sur émulateur et sur la version Xbox Live puisque les défauts sus-cités sont absents. La direction artistique n’est pas en reste non plus. Comme je l’ai énoncé précédemment, le titre est un bijou de cohérence et de diversité, on parcourt cet univers avec admiration et entrain. L’alchimie de l’ensemble est une véritable bénédiction, on ne peut rester sans voix devant une telle inspiration artistique. Mention spéciale pour le niveau dans Les Bois Clic Clac, un modèle du genre à montrer dans toutes les écoles. Les personnages et ennemis jouissent eux aussi de ce travail d’orfèvre, et sont tous plus charismatiques les uns que les autres. Préparez-vous à rencontrer une faune locale décalée, attachante et parfois malfaisante.

Tout comme bon jeu de plateforme qui se respecte, le gameplay occupe la part du roi dans l’expérience. Malgré une caméra capricieuse et des phases aquatiques pénibles, nos deux comparses se manient avec une aisance bienvenue et disposent d’une large palette de mouvements. Outres les actions classiques (saut, frappe, double saut, repli sur soi), on pourra effectuer des attaques aériennes et piquées, des roulades, des sprints ou encore des envolées à l’aide des plumes rouges et des plateformes associées. Certains objets spéciaux, tels que les baskets ou les bottes, vous permettront d’effectuer des actions spéciales afin de vous dépêtrer des situations les plus déplaisantes. Il faudra se familiariser très rapidement avec tous ces mouvements, certains étant parfois indispensables dans l’accomplissement de certaines quêtes. C’est votre compagnon d’infortune, le bigleux Bottles, petite taupe ne reniant pas son côté geek, qui vous apprendra de nouvelles capacités. Il conviendra de trouver ses taupinières afin qu’il vous enseigne ces mécaniques qui deviendront très vite essentielles. A noter que, malgré la très large palette de commandes à retenir, tout est très intuitif et bien pensé. On prend donc un plaisir immense à associer gameplay et level design afin de collecter tous les objets et finir le jeu à 100%.

[RETROGAMING] Banjo-Kazooie / Nintendo 64

Côté bande son, les artistes de chez Rare tapent à nouveau dans le mille en nous proposant des pistes sonores de grande qualité. Nos oreilles de joueurs endurcis ne peuvent que se délecter de ces mélopées mythiques et inoubliables. Par ailleurs, les voix des différents protagonistes, à base d’onomatopées, sont parfaitement dans le ton et ne peuvent que nous faire rire. Ajoutez à cela une durée de vie comprise entre 15 et 20 heures si vous visez le 100% et vous obtiendrez un titre d’une teneur incroyable.

Banjo-Kazooie a deux gros défauts, c’est indéniable. Sa caméra qui part cueillir des pâquerettes pour mémé et ses phases aquatiques lourdingues gâchent un peu l’expérience. Mais comment ne pas s’enivrer devant tant de générosité et de talent? Un level design de fou furieux, une inspiration de tous les instants, un contenu gargantuesque et un gameplay calibré à la quasi perfection sont les mots d’ordre de cette aventure aux confins de la magie. Ajoutez dans cette marmite déjà bien fournie des graphismes enchanteurs, une bande son fabuleuse, un charisme omniprésent et l’écran de Game Over le plus classe et érotique (la fameuse tenue en latex noire) de l’histoire et vous obtiendrez une œuvre majeure ayant marquée des milliers de joueurs. Rare n’est plus l’ombre de lui-même, mais Banjo-Kazooie restera éternel, et c’est bien là l’essentiel.

SUPPOS : 6/6

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[RETROGAMING] Rayman 2: The Great Escape / Dreamcast

Publié le par Vavalboss

Rayman 2
Support : Dreamcast

Existe également sur Nintendo 64, Playstation 1 & 2, Nintendo DS & 3DS, PC, iOS
Développeur : Ubisoft
Editeur : Ubisoft
Année : 1999

[RETROGAMING] Rayman 2: The Great Escape / Dreamcast

Il était une époque, relativement lointaine, où Ubisoft nous gratifiait de titres à la fois novateurs et enchanteurs. Preuve en est, le premier Rayman, sortit en 1995, fut une petite révolution qui propulsa Michel Ancel sur le devant de la scène. A une époque où les jeux de plateformes étaient légions, le petit d’Ubisoft marqua les esprits de par son level design irréprochable, son gameplay réglé comme une horloge et ses graphismes d’une qualité rarement vue. 4 ans plus tard, Rayman 2 : The Great Escape fit son apparition sur la scène vidéo ludique. D’abord sortit sur Nintendo 64 et PC, le titre fut adapté un an plus tard sur Playstation, Playstation 2 (sous le nom de Rayman Revolution) et Dreamcast. C’est sur cette dernière version que nous allons nous attarder.

Autant vous l’avouer d’entrée de jeu, Rayman 2 fut une véritable claque lorsque j’ai posé mes paluches dessus pour la première fois. Alors que je n’étais jusque alors possesseur que de la Megadrive et de la Gameboy, le changement a été radical, et passer d’une console 16 bits ne pouvant proposer que de la 2D à un titre de l’ère 64 bits un véritable choc. Un univers infini de possibilités s’ouvrait alors à moi. Je pouvais me mouvoir comme bon me semblait dans les moindres recoins des niveaux. Je pouvais sauter dans des trous gigantesques en ayant cette sensation de vertige si caractéristique. Je pouvais flâner aux abords des ruisseaux et autres falaises juste pour le plaisir d’admirer cette profondeur de champ s’affichant sur mon écran. J’en étais arrivé à un stade où je sautais manifestement dans les précipices car j’avais réellement la sensation de voler, c’était quelque chose d’assez fort. Bien des années plus tard, force est de constater que la magie opère toujours.

Tout commence dans une prison pirate située dans un bateau voguant dans les airs. Vous êtes enfermé avec votre fidèle compagnon Globox, une grosse boule bleue que n’aurait renié le peuple Na’vi. Vous constaterez assez rapidement que Barbe Tranchante, robot pirate fort désagréable, a la main mise sur le royaume de La Croisée des Rêves. Grâce aux pouvoirs conférés par les Lums, il a réussi à détruire le Cœur du Monde et à réduire la population locale en esclavage. Ce sera donc à vous, être dépourvu de membres, de vaincre la menace afin de rétablir l’équilibre dans ce monde autrefois si paisible. Pour se faire, vous devrez récupérer les petites boules jaunes ailées (Lums) disséminées à travers les niveaux, libérer les otages enfermés dans des cages qui grincent et récupérer les 4 masques afin de redonner son pouvoir à L’esprit du Monde, l’excentrique Polokus. Vous l’aurez compris, la tâche qui vous attends sera longue et parfois ardue.

[RETROGAMING] Rayman 2: The Great Escape / Dreamcast

La première chose qui frappe avec Rayman 2, c’est son ambiance résolument sombre malgré le côté enfantin des premiers niveaux. Certains environnements sont réellement glauques (le marais, le tombeau des anciens) et le ton se veut mature. On vous jette des créatures dégoûtantes à la figure, on enlève des enfants, on fait pleurer leurs paternels, on emprisonne de pauvres Ptizêtres dans des cages suspendues dans des endroits malfamés… c’est la fête du slip! Ce genre de procédé est tout de même assez symptomatique d'une époque où les éditeurs osaient prendre des risques. On passe du monde coloré et chatoyant de Rayman à un univers empreint de désolation et de tristesse dans le second où chaque personnage d'une galerie réellement bien fournie ne semble pas vraiment comprendre ce qui lui arrive. C’est une réelle remise en question de la part des développeurs, un virage à 180 degrés qui n’existe quasiment plus à l’heure actuelle. Quoi qu’il en soit, le changement opéré fonctionne à merveille, le titre jouissant d’une atmosphère hors du commun. Ce mélange de fantastique, de mythologie créée de toute pièce et de piraterie ne peut laisser indifférent tant l’originalité et la qualité sont au rendez-vous.

Si l’ambiance générale vaut un tel pesant de cacahuètes, c’est aussi grâce à la qualité des environnements. On commence tranquillement dans des clairières enchantées pour terminer dans une canopée gouvernée par d’immondes araignées et autres sanctuaires peuplés de secrets bien gardés. Ce renouvellement constant des univers abordés est tellement palpable qu’il en deviendrait presque indécent pour la concurrence. On ne s’ennuie pas un seul instant tant la découverte de La Croisée des Rêves s’avère enivrante. Notre épopée est ponctuée de surprises, toutes plus agréables les unes que les autres. Il va sans dire que le level design général fonctionne de pair avec cette qualité artistique. Tout ici est question d’exploration, de découverte de passages secrets et autres niveaux bonus afin de récupérer les 1000 Lums égarées. Les développeurs ont également eu la riche idée de ponctuer l’aventure par des phases aussi variées que bien amenées. Entre rodéo à dos de missile, jet ski aux côtés d’un serpent marécageux, exploration aquatique, moments de grimpette sur fond de toiles d’araignées ou glissades vertigineuses, Michel Ancel et son équipe ont mis le paquet pour rendre leur aventure aussi épique que jouissive. Bien sûr, la liste est encore longue, puisque vous pourrez découvrir des mini jeux cachés ou encore des phases de courses chronométrées proposées par votre fidèle amie Ly. Notez que plus vous récupérerez de bonus, et plus la puissance de vos coups ainsi que votre barre de vie augmenteront. Vous voilà donc engagé dans une aventure pesant pas moins de 10 heures si vous comptez en faire le tour.

[RETROGAMING] Rayman 2: The Great Escape / Dreamcast

C’est bien gentil tout ça, mais la 3D isométrique des années 90, moi ça me file des vertiges". Que nenni pauvre diable, ce titre vieux de 15 ans n’a pas pris la moindre ride. Les textures sont fines et détaillées, la fluidité ne souffre d’aucun défaut et la direction artistique est inattaquable. Au-delà de ça, le bestiaire arrive encore à faire frissonner le frêle joueur que je suis grâce à un design d’une délicatesse palpable. Moquez-vous, vous ferez moins les malins quand vous croiserez une araignée dotée d’une douzaine d’yeux et autres fantômes osseux sortant des entrailles d’une terre pourrie par la putréfaction. Rayman 2 a cette particularité que peu de titres ont : il ne vieillit pas. Les environnements et personnages sont comme crayonnés, on a véritablement l’impression d’être dans un livre de conte illustré. Même les effets de particules font toujours leur effet, c’est dire si le boulot abattu est impeccable. De ce côté-là, Rayman 2 remporte sa bataille contre les affres du temps les deux poings levés !

Qui dit Rayman dit plateforme, et qui dit plateforme à l’aube de la 3D dit danger! Certaines figures prestigieuses y ont laissé leur peau. Je pense notamment à Earthworm Jim, dont la carrière s’est terminée en queue de poisson (doux euphémisme pour un vers). Ubisoft s’en est tiré haut la main, et a même réussi à réinventer le genre aux cotés de figures emblématiques telles que Mario ou Banjo & Kazooie. On saute, on s’accroche, on court et on combat avec une aisance absolue. Le gameplay de Rayman 2 est calibré au poil de cheveux prêt. Aucune phase de jeu n’est hasardeuse, aucune mort ne peut être imputée à une jouabilité foireuse ou à un level design mal fagoté. Tout est tellement bien foutu que le titre paraîtra presque facile. Si ce constat est avéré durant la première moitié de l’aventure, la seconde vous donnera parfois du fil à retordre, notamment si vous souhaitez récupérer l’intégralité des bonus disséminés ici et là. En effet, certaines phases vous demanderont doigté et sans froid. Il n’est pas rare de devoir gérer une plateforme mouvante tout en castagnant des ennemis acharnés et parfois nombreux. En parlant de combat, sachez que vous pourrez locker la caméra d’une simple pression sur la gâchette arrière afin de faire face à votre ennemi et ainsi esquiver ses attaques avec aisance tout en le bombardant de boules lumineuses. Mention spéciale du côté des boss également, où l'originalité dans la manière de les appréhender est de mise. C’est donc un quasi sans faute, puisque seule une caméra parfois capricieuse et certains angles mal calculés viendront très légèrement ternir ce tableau idyllique.

[RETROGAMING] Rayman 2: The Great Escape / Dreamcast

Enfin, je glisserai un petit mot doux du côté de la bande sonore. Cette dernière nous régale de mélodies inoubliables, de bruitages bien fichus et de dialogues à hurler de rire. Elle a également la bonne idée de s’adapter à ce qui se passe à l’écran (lors d’un combat, par exemple). Notez également que la majorité des niveaux disposent de plusieurs pistes en fonction des zones parcourues. Afin d’en profiter pleinement, bannissez la version Nintendo 64, qui ne propose pas de musiques instrumentales puisqu'elles sont au format MIDI (beurk!)…

Rayman 2 : The Great Escape est un chef d’œuvre de la plateforme. Doté d’une direction artistique et d’une ambiance envoûtante, de graphismes enchanteurs, d’un gameplay parfaitement calibré et diversifié, le titre d’Ubisoft occupe une place de choix dans mon cœur de joueur invétéré. Jouer à Rayman 2, c’est plonger dans l’histoire des prémices de la 3D et de ce qu’elle avait de mieux à offrir. Bien trop sous-coté à mes yeux, le titre se hisse pourtant sans difficulté dans le top 10 des meilleurs jeux du genre. Yahoo !

SUPPOS : 6/6

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[RETROGAMING] Alisia Dragoon / Megadrive

Publié le par Onels4

ALISIA DRAGOON
Développeur : Game Arts / Gainax
Support : Megadrive
Année : 1992


Test de 2012 MAJ le 13/04/2015

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Alisia, jeune et sémillante magicienne (cf. jaquette du jeu), fille de magicien, doit se débarrasser du vilain démon qui revient sur terre et de ses serviteurs, suivant en cela les traces de son père...

Game Arts (Grandia, Lunar, Lunar 2 sur PS1 entre autres) nous propose un jeu hybride de plateforme exploration et action avec un petit côté levelling et... un personnage féminin, ce qui n'est pas des plus répandus. Loin d'une Xena la guerrière, Alisia se bat grâce à la magie et pour compléter le titre du jeu elle est accompagnée par un dragon (enfin un familier).

Un héros féminin et son "familier", un combo pour le moins original sur Megadrive !

Un héros féminin et son "familier", un combo pour le moins original sur Megadrive !

Le principe de jeu est pour le moins original : Alisia tue en envoyant des décharges de foudre par le bout des doigts (une lointaine ascendance Sith refoulée). On ne vise pas les ennemis, les éclairs les attaquent directement, mais bien sûr, on ne peut pas tirer tout le temps, il y a une barre d'énergie qui se recharge bien vite, mais vous oblige à choisir le bon moment pour attaquer, tout en esquivant.

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Il y a une stratégie à adopter, à l'économie, d'autant qu'une fois rechargée à bloc, vous avez droit à une attaque spéciale qui balaie tout l'écran.

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Ce ne sera pas de trop, car les ennemis arrivent par paquets de 10 en général, tous les renforts sont donc bienvenus. C'est ici que vos compagnons apparaissent ! Vous avez à dispositions 4 dragons différents, enfin façon de parler. Plutôt deux dragons, un lézard avec des ails en forme de boomerang (il crache lui-même des boomerangs) et une sorte de boule de feu de compagnie qui flotte et tournoie.

A tout moment, vous pouvez changer de compagnon ou jouer sans eux, sachant qu'ils ont eux aussi une barre de vie, il faudra passer de l'un à l'autre régulièrement pour répartir les dégâts et leur redonner de la pizza, enfin des bonus en forme de plats de côtes, sinon ils meurent. Contrairement à Tails ils ne reviennent pas, sauf item pour ressusciter, et les bonnes pharmacies se font rares. La ressemblance avec les Tortues Ninja s'arrête là, fort heureusement. Chaque dragon (on va dire que la boule de feu et le lézard en sont des dérivés, ce sera plus pratique) possède également un niveau, tout comme vous, et progresse jusqu'au niveau 3 où il fait de plus en plus de dégâts.

Vous ne les contrôlez pas, ils vous suivent et attaquent dès qu'ils voient un ennemi, tout en vous collant aux basques. Un peu trop, nous y reviendrons.

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Vous allez souffrir, les ennemis sont innombrables et attaquent en bande, en fait il n'y a pratiquement pas de répit, et les vilains respawnent réapparaissent aux endroits visités, donc vous serez toujours sur la brèche, pas moyen de se planquer ! La conséquence directe pour le joueur est l'obligation de parcourir l'intégralité du niveau ou presque en quête de power-ups : ils sont légion, et indispensables. Il y en a pour la vie et pour la puissance, pour vous comme pour les dragons, qui pourront passer au niveau suivant.

Gardez les steaks pour les dragons blessés et les orbes bleues pour les dragonnets maigrichons, ce sont les épinards de Popeye, mais sans limitation de durée.

Les niveaux regorgent de passages secrets, de faux murs, de bonus invisibles à faire apparaître en les frôlant, et c'est non seulement indispensable pour survivre, mais aussi pour progresser. Au passage, c'est toujours sympa de trouver des objets cachés, on se fait plaisir.

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Il faut donc évoquer la difficulté, qui est costaud, malgré une maniabilité sans défauts et un personnage réactif, que l'on dirige très précisément.

D'abord les ennemis apparaissent pile devant Alisia, souvent par vagues, à cela s'ajoute la contrainte des plateformes (on rate son saut, on ne meurt pas, mais on refait du chemin) ; sans power-ups, c'est la mort assurée. Il faudra des réflexes conséquents pour s'habituer à gérer à la fois le tir et les sauts, tout en gardant un œil sur le dragon et sa barre de vie, parce que l'animal, s'il a la puissance des monstres d'antan, possède le cerveau du pigeon actuel : il vous suit à la trace comme un chat qui attend sa gamelle, et ne cherche pas à esquiver les tirs ennemis. Forcément, il en ramasse plein la tronche... dommage.

Autre donnée importante... vous avez une seule vie par partie, même si on en gagne (les 1up sont des continues). De temps en temps l'attaque automatique se perd un peu ou tarde légèrement, juste assez pour vous faire toucher, une fois de trop. C'est rare, et on peut faire avec, mais significatif. Le jeu se mérite, même si on peut lire qu'il est facile dans les premiers niveaux ici et là, je le trouve difficile. Il faut donc maîtriser le gameplay, inhabituel mais sympathique, trouver les power-ups cachés, et choisir le bon dragon au bon moment. Vous recommencerez un certain nombre de fois...

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C'est à mon avis le défaut majeur, mais le jeu ne manque pas de qualités ne serait-ce que par son originalité et les principes de bases du gameplay. L'animation quant à elle est fluide, sans aucun lag malgré des troupes d'ennemis, et juste assez détaillée pour ne pas sombrer dans un système type Strider.

La partie graphique n'est pas en reste, avec des niveaux très soignés et bien conçus, sur plusieurs niveaux (les chutes sont permises), vous traverserez un volcan, un temple, un aéronef et un vaisseau spatial, mais de manière cohérente : de courtes transitions précalculées relient les niveaux entre eux et ajoutent une logique à votre parcours, non seulement c'est rare, mais c'est très réussi. Toujours dans la variété, il faut ajouter que les ennemis sont spécifiques au niveaux parcourus, loin des beat'em all ou autres jeux d'action répétitifs, l'univers dépeint ici change et ne lasse pas, il forme un tout, on finit le temple au passage suivant on voit la parte par laquelle on est sorti. C'est tout bête mais c'est bien.

Les musiques sont bien adaptées à l'univers et les bruitages sont de bonne facture, même les éclairs, qui pourraient lasser à la longue : il n'en est rien.

Le design original du jeu, on voit que Alisia est totalement différente ! Celle ci a donc été "occidentalisée", passant de l'héroïne aux gros yeux à la golden-warrior en bikini !

Le design original du jeu, on voit que Alisia est totalement différente ! Celle ci a donc été "occidentalisée", passant de l'héroïne aux gros yeux à la golden-warrior en bikini !

Alisia Dragoon nous propose un gameplay unique, une expérience de jeu rare, et une réalisation soignée. C'est un jeu à essayer absolument, même si la difficulté trop élevée (de prime abord) pourra rebuter certains joueurs frileux.

Suppos : 4,5/6
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Publié dans RETROGAMING

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[RETROGAMING] Marble Madness / Game Boy

Publié le par Kulten

MARBLE MADNESS
Support : Game Boy
Tiré du jeu d'arcade de 1984
Editeur : MIndscape/Tengen
Développeur : Atari
Sortie : 1991

Autre article sur ce jeu : http://gamopat.com/article-5833082.html

[RETROGAMING] Marble Madness / Game Boy

Je n'ai jamais eu l'occasion de jouer à la version Arcade de Marble Madness et à vrai dire j'ai découvert ce titre au hasard d'une recherche de jeux dans une vitrine de cartouches Game Boy d'occasion vers 1996. Pas cher. Et fun.

Déjà, "Révolution" sur Amstrad m'avait bien accroché, une bille qui doit se balader autour d'obstacle pour résoudre un casse-tête. Ce genre de jeu où l'on contrôle un bille, c'est assez planant, des décors abstraits, des constructions géométriques, le charme d'un certain look '80s. Donc, dans Marble Madness vous dirigez une bille. Imaginons que comme moi vous n'ayez à l'époque ni Internet, ni connaissance des jeux vidéo, ni manuel d'utilisateur. On allume.

[RETROGAMING] Marble Madness / Game Boy[RETROGAMING] Marble Madness / Game Boy

Au départ, vous choisissez d'utiliser la croix directionnelle soit à angle droit, soit à 45° avec les diagonales. Ça n'a l'air de rien mais c'est confortable pour tous les joueurs. La bille apparaît dans un beau décor en 3D, elle répond bien aux commandes, vous roulez, c'est parti ! Rapidement, vous remarquerez un Timer s'afficher, et naturellement une fois arrivé à "0" c'est le Game Over. Vous allez vite comprendre qu'il faut entrer dans la zone "Goal" pour finir le niveau. Et malheureusement le jeu ne va pas se laisser faire. Le premier niveau est assez facile, voyez l'image : des plateformes assez larges, pas d'ennemis, un parcours simple et court.

[RETROGAMING] Marble Madness / Game Boy[RETROGAMING] Marble Madness / Game Boy
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Si par hasard vous appuyez sur le bouton A, hop ! on accélère ! Ainsi vous voilà avec la possibilité de faire "courir" votre bille... au risque de la faire tomber. Un Turbo qu'il faut manier avec précaution. Au deuxième niveau on voit les secondes non dépensées s'ajouter au Timer : plus vous finissez un niveau rapidement, plus vous pourrez avoir de chance de vaincre le niveau supérieur. Dans ce niveau 2, premier ennemi : une bille noire très rapide qui vous empêche d'accéder à la première rampe, et une fois la rampe passée, la vitesse vous entraîne vers le vide...

Puis des ennemis en forme de spirales tentent de vous sauter dessus pour vous aspirer. Si vous n'êtes pas tombé, et si vous arrivez à échapper aux prédateurs, un pont mobile vous bloque, puis deux chemins s'offrent à vous sans que vous le sachiez d'emblée, et quelques essais seront obligatoires pour reconnaître le terrain, quel tunnel prendre, quelle plateforme est plus rapide - mais plus difficile aussi.

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Il y a en tout 5 niveaux, plus difficiles et longs à chaque fois, avec par exemple au niveau 3 une vague magnétique, des flaques d'acide comme dans Gauntlet 2, des... hein ? j'ai encore parlé de Gauntlet 2 ? Ah bon ? Toutes mes excuses ;)

Au niveau 4 des aspirateurs, une catapulte, des plateformes de plus en plus fines et de plus en plus de virages, des colonnes qui se lèvent et s'abaissent dans un rythme asynchrone, et pas évident de choisir le bon passage car les possibilité de parcours sont plus nombreuses dans ce niveau... Et au niveau 5 des plans inclinés inversés où l'on monte au lieu de descendre... Excellent !

Ajoutez de très bonnes musiques et une jouabilité agréable avec une bille très réactive, une visibilité nickel même sur la vieille Game Boy - préférez tout de même la GBC ou la GBA SP - un peu de découverte au début pour ne pas lasser et la folie du chrono quand on maîtrise les parcours, la possibilité de jouer à deux via le Game Link, et vous avez un titre parfait pour une portable. Autre bonne nouvelle : on le trouve souvent en loose à un prix dérisoire. Le SEUL défaut : il n'y a pas le niveau 6 de l'original.... il est sur d'autres version cependant.

Que dire pour conclure ? Vous avez avec MARBLE MADNESS un jeu bien conçu, facile à prendre en main, amusant, convivial, pas cher, au look intemporel, c'est une réussite à tous points de vue !

SUPPOS : 5,5/6

Publié dans RETROGAMING, UNE

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[RETROGAMING] Gauntlet / Master System

Publié le par Bluntstick

GAUNTLET
Support : Sega Master System

Existe également sur : Amstrad CPC, Apple II, Atari 8-bit, Atari ST, C64, DOS, Macintosh, MSX, ZX Spectrum, N.E.S.
Développeur / Éditeur : U.S. Gold / Tengen
Nombre de joueurs : 1 ou 2 joueurs
Genre : Hack and slash
Sortie : 1990
Test de 2013 MAJ le 03/04/2015

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Voici le fameux Gauntlet, sorti en 1990 sur Master System, l'un des premiers Hack and slash sur console. Ce jeu est en fait issu de la version arcade sortie en 1985, éditée et développée par les grands fondateurs de l'entreprise Atari Games. Fort de son succès sur les bornes, il sera ensuite rapidement répandu sur un très grand nombre de supports familiaux que nous connaissons tous plus ou moins, comme l'Amstrad CPC, le MSX, Le Commodore 64 ou encore la NES pour ne citer qu'eux. Mais ce qui nous intéresse bien évidemment, c'est la version Master System.

La fameuse borne d'arcade !

La fameuse borne d'arcade !

Tout d'abord, il faut donner les règles élémentaires de ce jeu : vous êtes dans un donjon aux allures de dédale interminable rempli à craquer de gobelins, fantômes et autres créatures démoniaques qui veulent vous faire gratuitement la peau. Votre but sera de vous frayer un chemin entre ces murs et ainsi sortir vivant, vous et votre compagnon d'armes (si vous jouez à deux, ce qui est bien plus cool, et accessoirement moins risqué).

Vous avez le choix entre 4 personnages que sont l'Elfe, la Walkyrie, le Magicien et le guerrier. Leurs caractéristiques respectives différent un peu : le magicien a une puissance de corps a corps nulle, mais excelle avec les potions, la valkyrie possede un bouclier qui absorbe 30% des dommages des montres, le guerrier a la puissance de tir la plus grande, etc...


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Le donjon est divisé en étages. Chaque étage dispose de multiples sorties : les sorties simples notées "exit" vous menant à l'étage suivant, et les autres pouvant vous faire monter plusieurs étages d'un coup. Si vous êtes des téméraires, des gros durs, vous pouvez vous permettre de faire la fine bouche et préférer monter les étages un à un plutôt que plusieurs d'une traite. Quel intérêt ? Eh bien, n'oublions pas que ce jeu est encore doté d'un système de high score (Aaah, le scoring !) et qu'en exterminant plus ennemis, vous gagnerez plus de points. En gros : Choisir de faire le plus d'étages possible favorisera la montée de votre score. 

Mais .... Avez-vous pensé à votre jauge de vie ? Car aussi vaillants et puissants soyez-vous, celle-ci baisse constamment au fil du temps. Cela veut-il dire que vous allez mourir ?? (oui, un jour probablement, faut se faire une raison les gars !). Pas de panique, du moins pas trop, car seront dispersées dans ces couloirs qui empestent le sang caillé et la chair en putréfaction... des potions de vie ! En fait, elles vous seront absolument indispensables pour continuer votre route, car même si elle semble longue (la vie ou la route ?), elle arrive à son terme très très vite (oui, la vie !), alors chopez un maximum de potions en chemin, et tentez de prendre le moins de coups possible !

[RETROGAMING] Gauntlet / Master System

Aussi vous seront offerts par moment de maigres mais avantageux moments de tranquillité (enfin, gardez à l'esprit que votre vie baisse constamment), car il y a également des potions qui immobilisent temporairement vos ennemis se ruant en masse sur vous ! En outre, s'ajouteront de courtes sessions dans certains étages, où vous ramasserez de nombreux trésors tout en cherchant la sortie avant que ne s'écoule la fin du traître Timer. Au début, ceux-là se montrent relativement faciles à traverser, mais tout comme les étages normaux dans lesquels vous progresserez, ils seront de plus en plus ardus... 

Alors, pas trop peur ? Un conseil : jouez à deux, et montez une stratégie du genre "qui tue", "qui avance", "qui ouvre quelle porte", etc... Vous jouez côte à côte, alors coordonnez-vous et parlez-vous. Foncer tête baissée, c'est mort assurée.

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Techniquement parlant, la console ne crache pas ses composants, et ce malgré la horde déchaînée d'ennemis qui vous pourchasseront sans cesse jusqu'à la mort. Il n'y a pas de fioriture dans le décor, les étages se veulent simples pour être efficaces. Pour peu que l'on s'attarde sur un mur bien tapissé, on se mange tous les squelettes et gobelins qui sont derrière.

Niveau musique, c'est très dépouillé puisque ... Euh, ben y en a pas, en fait. Hormis la petite mélodie entre chaque étage, seul le son des projectiles sur vos ennemis bercera vos oreilles, avec entre temps l'effet de potions magiques, d'ouverture de portes et avec un peu de chance les battements de votre cœur.

Les conseil du Dr Bluntstick :
Munissez-vous d'une playlist de musiques épiques et haletantes, du genre Helloween, Avantasia, Stratovarius et autres groupes power-métal du genre. Si ce n'est pas du tout le genre de musique que vous avez l'habitude d'écouter, rien ne vous empêche de choisir un autre genre, mais essayez au moins une fois, pour l'ambiance qui s'y prête très bien, selon moi ;)

Gauntlet, c'est l'assurance d'un très bon moment de retrogaming que vous passerez seul ou avec des amis (de préférence), que vous soyez adeptes du genre ou novice avide de découvertes vidéoludiques ! Bon jeu !

SUPPOS : 5/6
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[RETROGAMING] Dragster / Atari 2600

Publié le par Urbinou

DRAGSTER
Editeur : Activision
Nombre de joueurs : 1 - 2 (versus)
Nombre de variantes : 2

Année : 1980
Développeur : David Crane

[RETROGAMING] Dragster / Atari 2600

Vous n'avez pas beaucoup de temps à consacrer au jeu vidéo ? Passer 100 heures et plus sur Skyrim c'est pas votre truc ? Alors j'ai un jeu pour vous, un jeu dont une partie dure en moyenne moins de... 7 secondes !

Cette cartouche vous propose donc des "runs" en dragster, soit en affrontant un adversaire, soit pour tenter de battre votre propre record. Votre engin surpuissant est équipé d'une boite de vitesses à quatre rapports, à vous de les enchainer de façon optimale afin de profiter de l'accélération maximale, tout en évitant l'explosion du moteur suite à un sur-régime.

[RETROGAMING] Dragster / Atari 2600

Les contrôles sont simples : le bouton du joystick pour accélérer et le manche pour l'embrayage. Un coup de stick à droite et le compte à rebours commence. Ne démarrez pas trop tôt sous peine de faux départ. Le stick à gauche vous permet de débrayer et enclencher le rapport suivant, relâchez-le ensuite pour embrayer. C'est simple non ? Euh non pas vraiment ! Vous ne compterez plus le nombre de moteurs explosés, faute d'une coordination précise. A tel point qu'Activision a jugé bon d'imprimer un avertissement en première page de leur notice afin que le joueur ne se décourage pas.

[RETROGAMING] Dragster / Atari 2600

Mon record personnel (actuel) est de 6,24 secondes. A l'époque, si vous arriviez à faire moins de 6 secondes, en échange de la preuve en photo, Activision vous offrait un badge en témoignage de vos exploits.

[RETROGAMING] Dragster / Atari 2600

Une démarche sympathique qu'ils ont ensuite répétée sur de nombreux titres. Le record du monde est détenu par Todd Rogers ("The King of Video Games"), spécialiste du scoring sur Atari 2600 à l'époque, qui a bouclé le run en 5,51 secondes. Quand je vois la galère pour grapiller quelques centièmes, je pense que ce Todd est un mutant ! Si vous aussi vous êtes un mutant, et trouvez que ce jeu est trop simple, la variante 2 vous oblige en plus à diriger votre dragster à l'aide des directions haut et bas du stick. Alors, on fait moins le malin maintenant hein ?

Le Todd est une star à l'époque, il pose même avec les Playmates de Playboy !

Le Todd est une star à l'époque, il pose même avec les Playmates de Playboy !

C'est un jeu qui à l'époque ne m'a pas spécialement attiré, et ce n'est que bien plus tard que j'ai pu me procurer la cartouche et l'apprécier à sa juste valeur. Mais je ne pense pas que j'aurais été heureux si je l'avais acheté au prix fort à ce moment là, c'est qu'au prix où ils étaient, il fallait bien réfléchir avant de dépenser ses économies. Et là je pense que j'aurais crié à l'arnaque !

Le Todd a un peu changé et les Playmates ne posent plus à côté de lui, reste son record du monde !

Le Todd a un peu changé et les Playmates ne posent plus à côté de lui, reste son record du monde !

Il s'agit de la première cartouche publiée par Activision, elle a été développée par le talentueux David Crane, un des fondateurs de cette nouvelle société, à qui on devra notamment plus tard le hit Pitfall!. Un jeu qui semble à priori très simple mais qui, lorsqu'on connait l'architecture de la console, est un véritable exploit technique. En effet, nous avons deux sprites de 48 pixels qui s'offrent en plus le luxe d'être animés et mobiles : les dragsters se déplacent vers la droite de l'écran, se cabrent, etc. Malgré cet exploit, commencer son activité par ce jeu était à mon humble avis une sacrée prise de risque, mais au vu de leur carrière, cela ne leur a visiblement pas porté préjudice !

Il peut craner le David...

Il peut craner le David...

Rapide à comprendre, rapide à jouer, mais difficile à maîtriser. C'est ainsi qu'on pourrait résumer ce jeu. Excellent en tant que jeu de record, il risque cependant de très vite lasser une certaine frange de joueurs, d'où cette note mitigée.

SUPPOS : 4/6


 

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