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[RETROGAMING] Bucky O'Hare / Nes

Publié le par Elodiebo

 

bucky box BUCKY O'HARE
Support : Nes

Genre : Plate-forme


Editeur : Konami



Année : 1992


Les jeux vidéos adorent s’inspirer des comics, avec plus ou moins de réussite. Hormis les habituels héros de Marvel, d’autres ont aussi connu leur heure de gloire sur consoles, et c’est le cas de Bucky’O Hare.

Bucky O’Hare, je suis quasi sûre que ce nom ne vous dit pas grand chose… Un jeune fermier irlandais qui se découvre de nouveaux pouvoirs pour sauver le monde ? Loupé ! Non, c’est un méga super lapin vert (?!), sachant fort bien manier le pistolet, et parcourant l’espace intersidéral avec les Animaux Unis pour contrer les velléités de l’Empire Krapo, composé de… crapauds et de vaisseaux en forme de crapauds aussi !

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Dans ce petit monde tranquillement en guerre, le chef des crapauds kidnappe les acolytes de Bucky, les éparpille sur quatre planètes, et c’est au héros de l’espace de les sauver… Voilà pour le scénario, classique, sauf qu’une fois ses amis sauvés, le jeu ne s’arrête pas là…

On pourrait croire à première vue qu’on a droit à un jeu de plates-formes des plus classiques : un bouton pour tirer, un bouton pour sauter. Sauf qu’on peut aussi laisser le bouton de tir appuyé pour utiliser un super pouvoir. Sachant qu’en plus de Bucky, les quatre personnages qu’on libère au cours du jeu deviennent des persos jouables, avec chacun son propre tir et sa propre habilité : Bucky saute plus haut, Deadeye s’accroche aux murs, Blinky peut voler, etc…

La maniabilité est vraiment parfaite, le gameplay s’apprivoise rapidement et on sent que Konami a pensé à plein de petits détails qui changent tout : les tirs traversent les murs (peu réaliste mais c’est tellement jouissif de tirer sur les ennemis bien caché derrière le décor), on peut tirer en l’air ou vers le bas, et même en étant accroupi. De telles possibilités sont plutôt rares sur les consoles 8 bits, et il fallait bien ça pour ce jeu de tir au crapaud !

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Le jeu se divise en cinq niveaux : les quatre planètes du début où il faut libérer nos amis, puis le vaisseau ennemi. On se dit que c’est encore un énième jeu Nes qu’on va torcher en une heure. Et bien, pas du tout ! Chaque monde se divise en sept ou huit actes, et le dernier niveau, d’une difficulté extrême, en rajoute une couche puisqu’il se divise en 4 ou 5 sous-parties, elles-mêmes divisées en actes… Un vrai jeu pour hardcore gamers !

Mais toute la force de Bucky O’Hare réside dans son originalité : on ne s’y ennuie jamais et le jeu nous surprend sans arrêt. Konami a su puiser dans toutes ses ressources pour nous placer dans ce jeu des phases de gameplay bien innovantes et qui ne ressemble en rien au niveau ou à l’acte précédent. On va se retrouver sur des wagons roulant à toute bringue parmi des pics ; au milieu de coulées de lave qui nous poursuivent pour transformer Bucky en lapin à la moutarde ; dans le noir avec comme seule aide des lucioles pour apercevoir les plates-formes ; sur des blocs qui apparaissent et disparaissent, véritable clin d’œil à Megaman ; ou encore aux commandes d’un vaisseau où il faut tirer sur tout ce qui bouge tout en évitant de s’empaler contre les murs…

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Bref, Bucky O’Hare n’est pas seulement un jeu de plates-formes simple et ennuyeux, non, c’est un jeu complet, avec un scrolling dans tous les sens, qui vous surprendra du début à la fin !

Si seulement il n’y avait que le gameplay… Mais ce jeu a toutes les qualités ! La réalisation technique est superbe. Normal pour un jeu de 1992 me direz-vous, mais certaines prouesses sont à souligner, notamment la vitesse de défilement pendant les parties de shoot’em up et celle sur le wagon, sans aucun ralentissement ou clignotement. Ce jeu pourrait donner une leçon à certains opus 16 bits !

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Graphiquement, c’est du tout bon également. Les planètes ont bien leur univers propres, offrant ainsi une diversité de décors au jeu, ce qui est plutôt rare sur la Nes, même si on peut se dire que les couleurs sont un peu sombres (normal, c’est de la Nes, seule la Master System peut offrir des couleurs éclatantes – trolling inside). Un soin particulier a été fait sur les animations, que ce soit celles de l’eau, de la lave, ou celles des sprites. Tout est utilisé, même l’arrière plan, puisqu’on se retrouve dans un niveau attaqué par des pierres jetées de volcans situés derrière nous. Et les musiques… Tip top aussi ! La bande son fait bien ressortir le coté comics, et elle reste dans la tête une fois la console éteinte, ce qui est bon signe !

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Enfin, la difficulté en rebutera peut-être certains, avec quelques passages ardus, mais on peut dire qu’elle est bien dosée, car cela ne se corse vraiment que dans le dernier monde. Heureusement les passwords sont là, les continues infinis aussi, et à chaque vie perdue ou game over, on recommence au début du tableau. Les boss sont plutôt difficiles, même si en soi la technique une fois trouvée paraît simple, mais c’est un travail de longue haleine que de les exterminer. Et là aussi, on a droit à des boss originaux, peu répétitifs, et on remarquera bien évidemment le clin d’oeil à R-Type avec le boss-vaisseau-niveau.

Bref, je dois avouer que ce jeu fut pour moi une très bonne surprise, je ne m’attendais pas à découvrir une telle bombe sous ce nom bizarre, et ce jeu méconnu mérite d’être testé et apprécié à sa juste valeur !!!

SUPPOS : 6/6
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[RETROGAMING] Gradius V / PS2

Publié le par Dr Floyd

GRADIUS V
Support : PS2
Éditeur : Konami
Développeur : Treasure
Sortie : 4 octobre 2004


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Gradius V sur PS2, franchement on y croyait pas du tout. Après un Gradius III&IV médiocre, et des jeux orientés "gamer" souvent bâclés sur PS2, il fallait s'attendre à une nouvelle bouse, d'autant plus que le jeu est vendu dès le départ à prix budget. Alors presque 20 ans après le mythique Gradius, Konami enterre t-il définitivement son jeu de shoot ? Pas sûr car les gars de chez Treasure sont aux manettes !


Et bien dès le début du jeu on est rassuré, déjà d'un point de vue graphique et technique : c'est beau, c'est fluide, c'est coloré, ça exploite la PS2 ! Gameplay 2D et décors 3D, magnifiquement combinés, c'est un véritable bonheur !
Et malgré les nombreuses animations à l'écran, malgré les boss énormes, le jeu est toujours fluide. N'y allons pas quatre chemins : Gradius V est de très loin le plus beau shoot'em up de la PS2, et même de la génération 128 bit ! Si on frole le sublime côté graphismes, c'est un peu moins le cas côté musical, mais bon ça reste très correct, et les bruitages sont de bonne qualité.

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On retrouve bien sûr le gameplay ancestral et diabolique de la série : armement modulable avec cases d'options à déclencher, donnant un aspect stratégique non négligeable au jeu, de nouvelles armes faisant leur apparition. Quatre types de vaisseaux sont disponibles, des variantes qui modifient l'armement. Il faudra donc bien choisir son vaisseau en fonction du stage. Le système de résurrection change : vous ne repartez pas en arrière, mais réapparaissez aussitôt au même endroit en étant invincibles quelques instant, vous pouvez même essayer de récupérer les options perdues, sympa.

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Libre à vous d'y jouer avec ou sans "continue", sachant qu'il y a un stage select qui vous permettra de rejouer les niveaux débloquées afin de pouvoir améliorer votre technique (par contre là aucune chance de faire un gros scoring). Personnellement je fais parti des joueurs qui n'utilisent jamais les credits, même si cela m'empêche de terminer un jeu. J'essaye de progresser au fil des parties, quitte à repasser 1000x par le stage 1 ! Bon après je m'exerce quand même de temps en temps sur les niveaux passés via le stage select mais juste pour l'entraînement.

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La difficulté est franchement parfaitement bien réglée, le jeu n'est pas facile, mais pas impossible, ni absurde comme dans un insipide manic shooter à boulettes. Pas besoin de connaître par coeur les niveaux, de bons réflexes et une bonne anticipation peuvent suffire à vous emmener loin, même si bien sûr on finira par connaître par coeur les techniques idéales pour les passages délicats. Il plaira sûrement autant aux débutants qu'aux fanatiques du genre. Les fans de scoring pourront y jouer des centaines d'heure, car la marge de progression est vraiment énoooooorme.

Que reprocher à Gradius V ? Franchement, RIEN ! C'est le shoot'em up parfait ! Beau, jouable, et inusable grâce au scoring, on a pas fait mieux depuis. C'est l'un des meilleurs jeux de la PS2, et les fanatiques du genre peuvent même considérer que c'est LE meilleur jeu de la console, tout simplement.

SUPPOS : 6/6

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[RETROGAMING] ESPN Extreme Games / Playstation

Publié le par Mister H

espn-box.jpg  ESPN Extreme Games
Support : PSX
Existe également sur PC

Editeur : SCEA
Développeur : Sony Interactive


Année : 1995


Souhaitant surfer sur la mode des sports extrêmes, Sony Interactive décide d’utiliser la licence des X-Games pour un jeu course pour le moins très viril ! En effet pour une fois ce n’est pas les mains sur un guidon ou au volant d’une grosse cylindrée que vous arpenterez la route, mais les fesses posées sur un vélo, les pieds dans des rollers, sur une planche à roulettes (plus communément appelée skateboard) ou alors allongé sur une luge... le tout en cognant sur vos camarades !

Une fois la cinématique nous montrant des jeunes rebelles du fin fond des USA en train d’effectuer leur sport méconnu ou peu médiatisé encore en France (pour l‘époque), on se retrouve tout de suite dans le bain avec de la musique hard-rock bien sympa et de la sueur ! Niveau modes de jeux c’est simple et direct : c’est soit la carrière, soit l’exhibition, avec seulement 5 courses. Mais il faut reconnaître,
histoire de rattraper le coups, que le jeu est jouable à deux en écran splitté. La carrière sera une succession de courses qu’il faudra gagner pour obtenir de l’argent afin d’acheter du nouvel équipement, classique.

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Bon, après avoir déterminé dans quel discipline on souhaite évoluer, il est temps de faire chauffer l’asphalte au nom du sport. Enfin du sport façon de parler car dès que le signal du départ est donné, vous vous foutez joyeusement sur la gueule histoire de finir premier. Autant dire que le fairplay ne sert à rien ici, le côté tribut qui règne généralement dans ce sport disparaît complètement !

Forcement cela donne à la course un côté « punchy » fort agréable, d’autant plus que les circuits sont relativement longs, avec du dénivelé, des passages secrets, et tout un tas de portes métalliques à passer pour gagner les fameux « cash prize », comprenez du pognon.
Le souci c’est qu’avec toutes ces « brawls » ô combien jouissives (il faut l‘avouer) passer les portes revient plus du casse tête qu’autre chose, notamment lorsqu’il faut prendre un tremplin. De nombreuses fois vous vous retrouvez à prendre ces portes en pleine poire accompagné d’un «OURF» très viril.

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Tout ceci parait bien sympa mais est-ce que techniquement le jeu est potable ? Alors là, c’est mitigé, le jeu a quand même bien vieilli, avec des graphismes ternes et manquant de couleurs. On peut le pardonner, nous sommes en 1995 aux tous débuts de la Playstation. Les décors sont assez vides mais des petits détails sont là pour essayer de leurs insuffler un peu de vie : lapins (à écraser), tonneaux qui se renversent au contacte des concurrents, boites remplies de TNT qui vous exploseront sous les pieds... L’animation se traîne un peu et c’est bien dommage pour un titre qui est censé être nerveux, mais bon heureusement qu'il n'y a pas de ralentissements.

La jouabilité est bien pensée, on accélère puis lorsque l’on se trouve dans une descente on se positionne de manière à prendre de la vitesse sans se fatiguer par la pression d’une autre touche. Maintenir la croix de direction vers le bas de la manette permet d’accentuer ses virages afin de garder le contrôle. Il ne faut pas oublier également les fameuses gâchettes qui vous permettront allégrement d’offrir coups de roller et autre bourres pifs à vos adversaires.
Rajoutez à cela des bruitages surjoués, de la musique qui accroche bien les tympans et vous obtenez une bande son qui tient bien la route.

Le seul souci avec ce jeu c’est que les développeurs ont trop voulu jouer la carte Road Rash mais avec la vitesse en moins et avec très peu de circuits. Mais il vaut vraiment la peine que l’on s’y attarde, c'est un bon petit nanar, fun à jouer, notamment à deux joueurs car quel plaisir de faire «bouffer» le bitume à son pote et de finir premier !

SUPPOS : 4,5/6
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[RETROGAMING] The Adventures of Batman & Robin / Snes

Publié le par Hedge

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THE ADVENTURES OF BATMAN & ROBIN
Support : Snes
Existe également sur Megadrive, MegaCD, GameGear

Editeur : Konami


Sortie : 1994

En partenariat avec Snes-fr.net


Batman Returns un bon beat'am all, Batman Forever une belle bouse. Dans mon délire batmanien je me décide à tester maintenant Batman & Robin. Et là c'est le choc !

Tout d’abord à l’instar de Castlevania XX également sur Snes, le premier niveau est tellement beau qu’on passe son temps à regarder les splendides scrollings horizontaux des bâtiments de la ville de Gotham lorsque notre héros se déplace. Parlons en justement des déplacements de l’homme-chauve souris, j’ai rarement vu un héros si bien animé, c’est affolant de le voir se mouvoir. Les étapes d’animations des sprites sont nombreuses et cela pour notre plus grand bonheur, les ennemis n’ont pas été laissés sur le coté, loin de là ! Eux aussi sont impressionnants, il suffit de voir les gangsters user de leurs armes… C’est tout bonnement parfaitement décomposé.

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Graphiquement parlant, le jeu est quasiment sans défauts. Je dis quasiment parce qu’il existe deux niveaux où le jeu n’est que beau au lieu d’être exceptionnel : Il s’agit du niveau 2 contre Poison Ivy, et celui de la Batmobile contre Double Face. Peu importe, de toutes les façons, les couleurs sont si bien choisies qu’on se croirait tout droit sorti de l’animation du même nom…

Originalité est vraiment le mot clé de Adventures of Batman & Robin, aucun niveaux ne se ressemblent ! Pas le temps de s’ennuyer c’est le moins que l’on puisse dire. Cet épisode de Batman est une sorte de compilation de tous les ennemis qu’il a rencontré (excepté Mr Freeze). Les présentations des niveaux sont propres et se font comme le dessin animée avec un titre représentant le niveau et l’ennemi dans l’ombre. Alfred est toujours là pour vous briffer sur les missions à réaliser.

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Équipé comme un gladiateur, ce n’est rien qu’à l’aide de ses poings/pied (avec possibilité de projection), d’un grappin, d’un boomerang, de shurikens, de bombes, de gaz lacrymogènes et de bombes paralysantes que la chauve-souris devra combattre les vils garnements ! Il peut aussi parer les coups en appuyant sur le bouton R. Il dispose également d’autres types d’objets, tel que la lampe électrique, le masque à gaz, les lunettes infra-rouges lui permettant d’échapper à une mort certaine dans certains niveaux. Enfin bref vous l’aurez compris, Batman saute, court, vole, s’agrippe comme dans Flashback Au fait, si vous voulez voir la vraie fin du jeu il faudra le terminer en mode Hard sans passwords et sans continues ! Bon courage !

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Comme tout jeu, Batman & Robin possède son lot de défauts, et même si ils ne sont pas légions, ils existent bien. La chose la plus frappante, est le manque de diversité concernant les ennemis. Ils sont pour la plupart des hommes de mains assez banals, et même si leur animation est irréprochable , ils sont trop souvent identiques. Le second défaut concerne les deux niveaux que je vous avais cités avec des graphismes en deçà du reste du jeu. Le dernier petit bémol concerne la durée de vie du jeu, en effet je le trouve trop court, mais je pense que ce défaut est assez récurrent lorsqu’il concerne les softs de qualité.

SUPPOS : 5,5/6

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[RETROGAMING] Darius R / GBA

Publié le par Dr Floyd

 darius-R-box.jpg DARIUS R
Support : GBA

Editeur : Taito

Sortie : 2001

Darius R chez notre partenaire NeoAmusement


C'est au tour de la GBA d'accueillir en 2001 la série Darius, avec non pas un nouvel opus, mais une repompe du jeu d'arcade datant de 1986, avec un R pour Revival.


Nous avons affaire ici à un shoot horizontal très classique où vous devez sauver les colonies de la planete Darius d'horriiiiibles aliens aquatiques. L'armement est plutôt banal : missiles, bombes, power up et bouclier protecteur. Chaque niveau se termine par un boss aquatique et une fois celui ci battu on retrouve le système d'embranchement qui vous propose deux destinations possibles et qui vous permet de ne pas toujours réaliser le même parcours. Il y a 15 stages au total, et vous avez la possibilité dans le menu de selectionner un seul stage pour vous exercer dessus.

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On regrettera un level design pas toujours inspiré avec certaines phases de jeu parfois peu passionnantes et manquant de punch.
La réalisation est correcte sans être exceptionnelle, à l'image du Darius originel, avec des graphismes respectant le jeu d'arcade, donc pas toujours forcement de très bon goût. Les points forts restant les superbes et énormes boss et la bande sonore. Globalement pour un jeu GBA c'est très correct, et n'oublions pas que c'est un revival d'un jeu de 1986.

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Darius R reste un bon petit shoot'em up pour la GBA, même si à mon goût il n'arrive pas à la cheville d'un Gradius Advance par exemple. Cela dit pour les fans de shoot et pour les collectionneurs de cartouches GBA, ce jeu est un indispensable.

SUPPOS : 4/6
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[RETROGAMING] Darius Gaiden / Sega Saturn

Publié le par Dr Floyd

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DARIUS GAIDEN
Support : SEGA Saturn (version JAP)
Tiré de la version arcade, existe également sur PS1


Editeur : Taito

Sortie : 1995 (Jap), 1996 (Eur)


Darius Gaiden disponible chez NeoAmusement


Darius Gaiden est le troisième volet de la saga Darius, et disons le clairement dès le départ : c'est un must du shoot'em up adapté de la version arcade (1994) ! Mais est ce que la Saturn est capable de s'aligner sur la version arcade ? Allez on grimpe dans son vaisseau Silver Hawk pour défendre la planète car une fois de plus vous êtes le dernier espoir face aux poissons aliens de l'espaaaaace !

Le gameplay de Gaiden est très bien étudié : un shoot'em up à scrolling horizontal efficace,
maniable, précis et à difficulté croissante. Et chose très sympa : vous pouvez choisir votre parcours via une arborescence. On retrouve bien sûr le système d'armement/bouclier. Un armement évolutif, avec des tirs qui peuvent finir par couvrir tout l'écran. A noter qu'une nouvelle arme fait son apparition dans ce volet : la bombe trou noir qui crée un vortex et aspire les ennemis et missiles !

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Chaque stage ou presque est ponctué par un demi-boss de milieu de niveau. En capturant la sphère bleue sur la tête de ce boss vous pourrez vous en faire un allié et récupérer sa puissance de feu, c'est génial. Les boss de fin de niveau sont très impressionnants, surtout le premier, un énorme poisson-ogre très bien animé, sans oublier le calmar géant ! C'est en tout 25 boss qu'il faudra affronter.

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La réalisation sur Saturn est de grande qualité même si elle n'égale pas totalement la version arcade : de très bons graphismes, une bande son de qualité, et des effets spéciaux très réussis (comme les géniales explosions de boss). Un seul bémol : la palette de couleurs parfois de très mauvais goût. Dommage.

Darius Gaiden est un must du Shoot 'em up et de la Sega Saturn, adaptation parfaite du jeu d'arcade. Un jeu qui prouve une fois de plus que la Saturn était LA console de l'arcade de la fin des années 90 bien devant la Playstation.

SUPPOS : 5/6
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Nota : La version européenne est assez rare et côtée. Il est préférable de l'acheter en import pour une Sega Saturn Jap. Ou alors jouer à ce jeu sur PS2 ou Xbox, la version Arcade étant incluse dans la compilation Taito Legends 2.

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[RETROGAMING] Muppet Pinball Mayhem / GBA

Publié le par Dr Floyd

muppet-pinball-titre.jpg MUPPET PINBALL MAYHEM
Support : GBA

Editeur : Ubisoft
Développeur : New Kid Co

Sortie : aôut 2002


Grand fan de jeux de flipper je suis toujours à la recherche de la perle rare qui m'aurait échappée dans le passé, et je suis tombé sur ce jeu GBA basé sur le Muppet Show qui sent bon la grosse bouse intersidérale et le produit dérivé bidon... mais sait-on jamais.

Le menu vous propose soit de jouer en mode compétition ou aventure. En mode compét' vous choisissez un des 4 flippers du jeu, chacun correspondant à un personnage (Kermit, Piggy, Gonzo, et un quatrième surprise à débloquer), ainsi que 3 ou 5 billes au départ. A noter qu'il est possible d'y jouer à 4 en reliant 4 GBA. Quant au mode 'aventure' il vous imposera des objectifs comme faire 100 millions ou toucher tel point. Pour obtenir de tels scores des tas de combos sont présents, un mode frenzy, un multiball, la possibilité de secouer le flipper. Bref, un vrai jeu de flipper plutôt complet.

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La physique de la balle est excellente et la vitesse de défilement bien réglée. Les tableaux sont bien différents les uns des autres (4 tables mais aussi 16 mini tableaux), mais pas forcement très bien étudiés et peut être un peu trop chargés. Le challenge est assez relevé (le mode aventure est costaud) et la présence des high scores permettent de rendre la durée de vie très longue.

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Visuellement c'est plutôt réussi : les graphismes  sont mimi, colorés, le scrolling fluide et nous sommes vraiment plongé dans l'ambiance avec une musique qui colle bien à l'esprit Muppet, avec des voix digits par dessus mais hélas de très mauvaise qualité (on croirait des digits en provenance de l'Amstrad CPC !). Le réel problème c'est la visibilité sur une GBA... il faut bien sûr y jouer sur une GBA SP, sur une Micro l'écran est vraiment trop petit pour ce jeu, ou mieux sur une DS Lite. Et dommage qu'il faille passer par le menu pour sauvegarder vos high scores, si vous oubliez  ils ne seront pas gardés.

Ambiance sympa, réalisation soignée, ce jeu de flipper de 2002 passé inaperçu est une bonne surprise. Vous devez le possedez si vous fan de jeux de flipper, et encore plus si vous adorez le Muppet Show et Kermit la grenouille :)

SUPPOS : 4,5/6

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[RETROGAMING] Reloaded / Playstation

Publié le par Mister H

RELOADED
Support : Playstation
Editeur : Interplay
Développeur : Gremlin Interactive
Année : 1996


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C’est quoi cette suite bordel de sprite ?! Comme dirait notre cher Floyd. Autant Loaded à lui tout seul était un phénomène avec son concept ultra efficace et ultra gore, autant ici on crie à l’arnaque : aucune évolution, aucune jouissance à dézinguer à tout va et des graphismes à vous faire vomir par les yeux...

On apprend que FUB (Fat Ugly Boy) a réussi à s’échapper, ou plutôt son cerveau qui traverse la galaxie avant de s’écraser dans le désert. Ce dernier est recueilli par un artiste nommé Manuel. La nuit se profile et ce dernier décide de dormir sur sa découverte. FUB va alors décider de se servir de Manuel pour assouvir sa haine. Manuel se réveille alors avec une soif considérable de création, certes artistique, mais terriblement violente. C'est ainsi qu'il cesse de s’appeler Manuel pour devenir C.H.E.B.: Charming Handsom Erudite Bastard. Avec ses pouvoirs et son esprit déséquilibré C.H.E.B. décide de transformer des planètes entières en objets d'art mortuaires afin de terroriser les peuples ! Du grand délire !

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C’est ici que vous intervenez. Comme dans le premier opus vous avez le choix entre les pires tarés de la galaxie, vous retrouvez Mamma toujours aussi abrutie, Bounca toujours aussi violent, Cap’n Hands le Pirate, et Butch notre travesti préféré. Rajoutez à cette famille de tueurs sans pitié The Consumer une superbe femme cannibale, et Magpie une cyborg mère supérieure ! Je vous avez prévenu : ce sont des tarés !

Une fois le tueur choisi, un briefing vous annonce la mission principale et celles annexes. En fait dans ce run & kill très difficile vous passez plus votre temps à courir pour ne pas mourir que de tuer les ennemis... au passage ceux ci ne sont pas armés dans les premiers niveaux (un comble !). Les commandes sont simples : une touche pour tirer, une autre pour courir, une pour l'attaque spéciale et enfin une dernière pour afficher une carte très brouillon.


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Comme dans le premier opus les douze niveaux du jeu sont rythmés par Pop Will Eat Itself pour une ambiance "monstrueuse". Quel plaisir que d’écouter ces compositions intemporelles et décalées qui avaient déjà fait le bonheur des heureux possesseurs de Loaded. Les bruitages eux sont toujours aussi bons, malgré des bruits de tirs qui deviennent rapidement gonflant.


Tous ce beau monde bénéficie d’un chara-design exceptionnel mais qui n'est malheureusement retranscris in-game que par un amas de pixels immonde. Les graphismes sont beaucoup trop pixelisés et les décors 3D trop vides, les gerbes de sang seront quasiment les seules "distractions" qui vont égayer le décor…

ReLoaded est une suite affreuse à la réalisation bâclée dont le seul mérite est d’avoir le background de son prédécesseur malgré un chara-design exceptionnel. Loaded aurait put être une très grande licence mais le flop de RE en fait une série underground qui n’à pas eu le succès escompté. Reste à savoir si un jour cette licence ressuscitera sur les consoles next-gen ?

SUPPOS : 3/6 (pour les fans)
1/6 pour les autres

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[RETROGAMING] Street Fighter Alpha 2 / Super Famicom

Publié le par Hedge

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STREET FIGHTER ALPHA 2
Support : Super Famicom


Editeur : Capcom


Sortie : 1996

En partenariat avec SNES-FR.NET

 



C A P C O M, quelles délicieuses lettres lors de l’intro de Street Fighter Alpha 2 (ou Zero 2 au Japon), et surtout quelle surprise de voir un tel soft sur Super-Famicom ! En 1996 où les 32 bits règnent sans partages, deux grands éditeurs (Capcom et Konami) clament haut et fort qu’il est possible de se faire plus d’argent sur 16 bits que sur 32 ! Et pour le prouver ils nous sortent une petite flopée de softs dignes de leurs meilleurs coups de maître. Capcom annonce alors la sortie imminente de Street Zero 2 sur SFC.


J’avais cru à une blague de mauvais goût. Je me suis alors dit : « mais comment est-ce possible ?? », car dans ma grande naïveté la Super-Famicom ne pouvait avoir la puissance nécessaire pour sortir une telle production. Mais c’était sans compter sur la puce additionnelle : la S-DD 1, permettant une compression des données optimale (également présente sur Star Océan c’est vous dire !).

Tout cela nous donne du Capcom au sommet de son art : DIANTRE QUE C’EST BEAU !! Voilà la première réaction que j’ai eu lorsque j’ai acheté ce soft pour Noël 1996, quasi-similaire en TOUS points aux versions 32 bits (graphiquement), on se demande comment un tel tour de force est possible. La présentation du jeu ultra mouvementée nous donne un aperçu de tous les joueurs de Street. On y retrouve des personnages inédits issus de l’univers de Capcom tels Guy, Rolento et Sodom (issus de Final Fight), Akuma, Charlie (le défunt pote de Guile), Gen, Dhalsim, Bison, Balrog, Ken, Zangief, Ryu, Dan (mdr ce perso la!), Sakura, Adon, Saga, Rose et Birdie. En voilà du beau monde !

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Jusque là on reste bouche bée. On se balade dans le menu et on trouve 3 modes possibles : Normal, Versus ou Options, c’est toutefois assez léger Messieurs de chez Capcom. Il existe cependant le mode Auto lors de la sélection du personnage permettant de bloquer automatiquement un bon nombre des coups portés. Le mode normal permet de sélectionner chaque perso pour revivre son histoire et ainsi de voir les fins respectives. Malheureusement les fins sont assez pauvres, quelques images fixes à la manière de Street Fighter 2 premier du nom.

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Passons au jeu en lui même, et là… CATASTROPHE, mes amis que vois-je ? Un chargement juste avant de débuter chaque Round… à la manière d’un jeu Playstation ! Il est vrai que vu la puissance d’un tel produit, on ne pouvait pas en demander plus et fort heureusement ce n’est pas plus gênant que ça (question d’habitude). Par contre le vrai point négatif concerne la lenteur du jeu, alors là attachez-vous bien car le jeu est LENT, et oui c’est con à dire mais ce qui avait fait la force de Street Fighter 2 turbo était bien ses 10 étoiles qui permettaient de s’éclater comme des malades. Ici le jeu manque cruellement de vitesse, et cela gâche tout le plaisir du jeu.

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Un tel jeu n’a pas le droit d’être lent et j’ai décidé de faire tout ce qui était dans mon pouvoir pour obtenir une vitesse correcte. Alors la c’est simple pour cela il faut impérativement une Super Nintendo switchée 60 hz (NTSC de préférence ou une Super Famicom) et également la version Japonaise du jeu c’est à dire Zero 2 et non Alpha 2, ensuite il faut aller dans le menu des Options et sélectionner TURBO 2. Une fois le perso choisi mettre le tout en mode manuel et choisir TURBO. Oui cela paraît abusif, mais vous y serez pourtant bien obligé pour profiter pleinement de la bombe qu’est SFZ 2. Le jeu prend alors une autre dimension.

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On peut alors profiter des superbes graphismes, comme dans le superbe stage de Gen. Musicalement le titre s’en sort avec les honneurs même si les moutures précédentes lui étaient supérieures. On appréciera notamment le niveau de Ken sur le bateau avec sa zic remixée. L’animation souffre un peu du passage sur 16 bits mais si vous avez la configuration précédemment citée cela reste plus que correcte. Les persos restent admirablement bien réalisés, lorsque l’on voit le coup de pied descendant de Ken on reste scotché tellement il est classe.

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Question jouabilité, on regrettera malheureusement certains niveaux trop ralentis (le superbe niveau de Nash entre autre), le jeu est ralenti et les persos se traînent la patte. On note également un problème de fluidité, on les sent parfois un peu lourd au niveau des déplacements.
Notons une grande première dans l’univers des Street Fighter sur Super Famicom : La présence des furies permettant de prendre un malin plaisir d’envoyer méchamment valser votre adversaire. Chaque perso possède deux types de furies qui sont déclinables en 3 niveaux, ainsi que le don de « libérer » cette énergie en appuyant sur les 4 boutons simultanément, on a alors le pouvoir d’enchaîner comme un malade (hits combos powaa ! ^^). Autre point jouissif : les Counters ou comment bloquer un coup d’un perso et de l’enchaîner directement, l’adversaire se fait balader en tournoyant d’une manière assez impressionnante.

En bref un excellent jeu qui prouve une fois de plus que la Super Famicom est LA console des miracles (ce qui n’était pas le cas de sa concurrente directe, troll inside) techniquement parlant. Si le jeu avait été poussé jusqu'à 48 megs, je suis certain que les défauts précédemment cités auraient disparu. Ce jeu est l’un des meilleurs de la console et vous vous DEVEZ de l’essayer, car l’essayer c’est l’adopter.

Pour conclure je dirai que certaines personnes lui préféreront Street Fighter 2 turbo ou SSF 2 cependant à mes yeux ce jeu reste un coup de cœur ! Que l’on soit clair, ayant depuis peu choppé la version PSX de Street Zero 3 j’ai été affreusement déçu. Pour moi Street Fighter Zero 2 est la version ultime sans fioritures de la pure baston qui se place aux cotés de Street Fighter 3 Third Strike.

SUPPOS : 5,5/6
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[RETROGAMING] Loaded / Playstation

Publié le par Mister H

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LOADED
Support : Playstation

Existe également sur Saturn

Editeur : Gremlin Interactive
Développeur : Gremlin Interactive

Année : 1996


Gros titre bourrin à souhait Loaded fait parti de ces jeux où la réflexion s’échappe pour laisser la part belle à l’action et au gore pur. Au programme : monstres, tueurs en série, meurtriers de renom, cannibales et autre travestis ! Un des premiers jeux de la ludothèque Playstation 1.

Le but est simple : se frayer un chemin à travers une horde d’ennemis plus sadiques les uns que les autres, que ce soit le gardien de prison, le militaire sanguinaire ou le gamop... heu pardon le malade en camisole, chacun n’a qu’un seul but: vous saigner à blanc !

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Au catalogue des anti-héros à votre disposition on découvre une panoplie assez complète de protagonistes, allant du goret brutal lent en passant par la greluche sexy ultra rapide mais à faible puissance de feu. Six personnages ayant leurs caractéristiques propres qui leurs confèrent des avantages ou inconvénients, modifiant très peu votre façon de jouer mais jouant sur l'endurance, la puissance ou la résistance.

 

Votre ennemi c'est FUB (Fat Ugly Boy) une brute qui vous a jeté en prison, la pire qui puisse exister. Vous allez donc devoir traverser les 15 niveaux de cette prison sous un tonnerre d’explosions, d’hémoglobine et de cadavres tout en cherchant munitions, santé, amélioration de puissance de feu et différentes cartes magnétiques pour pouvoir avancer dans les niveaux. Classique mais efficace.

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Votre pèlerinage sera orchestrés par la musique du Pop Will Eat Itself qui vous immergera encore plus dans cette boucherie sans nom. Les bruitages eux sont à l'image de l'ambiance générale : ça hurle, ça crie, ça explose dans tout les sens ! Les graphismes ont plutôt bien vieilli, avec personnages en 2D et décors en 3D vus de haut. Mais hélas il faut noter que des ralentissements surviennent parfois lors d'explosions simultanées. La jouabilité quant à elle est impeccable : une touche pour tirer, une pour l’attaque spécial (bien utile lors des surnombres), une pour l’accélération, sans compter le zoom et le changement entre le HUD et la carte (dommage qu‘il ne soit pas possible d‘avoir les deux en simultané).

Loaded est ultra jouissif et dispose d’un mode multi-joueurs ou il est possible de jouer simultanément sur le même écran non splitté. Avec une bande son de folie sur un home-cinéma vous en prendrez "plein la gueule". Décalé, violent, ultra bourrin, vous avez tout simplement entre vos mains le meilleur "run and gun" de la PlayStation !

SUPPOS : 6/6 (c'est le fan qui parle)

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