577 articles avec retrogaming

[RETROGAMING] Extreme G / Nintendo 64

Publié le par Bigfootmanu

Extreme G
Support : N64
Développeur : Probe Entertainment
Editeur : Acclaim
Année : 1997

[RETROGAMING] Extreme G / Nintendo 64

Extreme G est un jeu de course de motos futuristes apparu aux débuts de la N64 fin 1997. C'est le premier jeu d'une série qui se poursuivit avec XG2 (toujours sur N64) puis XG III (Gamecube et PS2) et XGRA (toujours sur Gamecube et PS2 mais aussi sur XBOX). Assez largement distribué à l'époque, les avis sur le jeu sont désormais mitigés et le jeu n'est que rarement cité parmi les jeux réussis sortis sur cette console. A raison ? Accrochez-vous on va vérifier ça...

Une pub d'époque scannée sur le numéro 4 du magazine X64... clair non ?

Une pub d'époque scannée sur le numéro 4 du magazine X64... clair non ?

Au niveau du menu des options on remarque tout d'abord la possibilité de passer le jeu en français (sympa pour les non anglophones même si les textes ne sont pas très présents et les traductions parfois un peu "limites". Le jeu dispose également d'un système de mots de passe. C'est un détail assez appréciable car il compense le fait que la progression ne se sauvegarde pas sur la cartouche mais qu'il faille une carte mémoire pour cela. Vous pourrez donc reprendre là où vous vous étiez arrêtés même si vous n'avez pas de ram pack, un point positif.

Allez passons au jeu à proprement parler et commençons par choisir notre "monture" !

Mon choix de moto : Khan, belle et dangereuse (comme ma femme)

Mon choix de moto : Khan, belle et dangereuse (comme ma femme)

Et là commence la course, au niveau des commandes :

- Z pour avancer : oui c'est original mais plutôt bien pensé au final. Et oui comme ça vous pouvez appuyer sur l'accélérateur avant de remettre le jeu en route après l'avoir mis en pause. Un détail me direz-vous ? Oui mais un détail appréciable,
- A pour utiliser votre arme de base, qui diffère selon votre moto (3 types d'armes de base différents). Cette arme fait des dégâts à vos adversaires et (surtout) les ralentit,
- B pour freiner (enfin je crois, je ne vois pas pourquoi vous utiliseriez ce bouton en fait),
- C bas pour utiliser l'un des trois turbos qui vous sont donnés au départ de chaque course. Sur ce point vous êtes libres de votre stratégie : utiliser les trois d'affilée dès le départ pour "faire le trou" et gérer l'avance ? Ok tente le coup... Les garder pour le dernier tour et devenir un spécialiste des hold-up ? Ouais ça se tente même si c'est risqué... Ne pas les utiliser ? Euh t'es débile ou quoi ???
- R pour faire des virages plus serrés, bien plus serrés, au risque de vous prendre le rail sur le côté.

GO on t'a dit !

GO on t'a dit !

En ce qui concerne la jouabilité, le jeu assure, c'est fluide et rapide. L'impression de vitesse est présente et vous aurez vite l'impression (justifiée) que vos yeux s'assèchent et que vous êtes bien accrochés à votre manette, tentant de suivre le rythme des virages... Certains "haters" soulignent régulièrement la présence de "brouillard" (fog) bien connus dans les jeux N64. Force est de constater que cet effet malheureux est bien présent, mais qu'il ne gêne en rien le plaisir de jouer ! Peut-être que certains tentaient d'excuser leurs piètres performances comme ça...

Comme dans la majorité des jeux de courses vous pouvez récupérer des items pour gêner ou attaquer vos adversaires. La variété de ces items est large, avec des missiles avants, arrières, des mines, des missiles à tête chercheuse, des "empêcheurs de doubler", des vagues EMP, etc...

Si vous aussi vous attrapez cette arme, pas de bol, elle est nulle...

Si vous aussi vous attrapez cette arme, pas de bol, elle est nulle...

Au niveau graphique la qualité est au final plutôt bonne, surtout en prenant en compte que le jeu est sorti au début de la vie de la console. Les circuits sont au nombre de douze et sont plutôt variés. Mentions spéciales au circuit dans la lave (technique, très technique, trop ?), à celui dans le désert avec le vaisseau spatial échoué (beau) et au dernier, sur une planète inconnue avec le passage de soucoupes à un moment de la course (très très beau).

L'un des points positifs du jeu (si toutefois vous n'êtes pas allergiques à la musique "électronique") est son OST. C'est parfaitement en adéquation avec l'esprit du jeu, c'est entraînant et pas mal réalisé. Un CD avait même été distribué avec un numéro du magazine X64 à l'époque avec certaines des musiques du jeu.

[RETROGAMING] Extreme G / Nintendo 64

En termes de difficulté, elle apparaît au départ assez élevée mais n'est due qu'à l'impression de vitesse. Après quelques passages, elle apparaît au final très bien dosée. Chose appréciable, le jeu ne semble pas cheaté (oui je parle de toi Mario Kart 64) et il vous sera donc possible de mettre une véritable "valise" à vos concurrents dirigés par l'IA (ou au contraire vous en prendre une...).

A signaler également, deux motos seront à débloquer : Roach (ma préférée) après avoir battu le jeu en Normal et Neon, que vous obtiendrez après l'avoir terminé en mode difficile. Et si vous ne gagnez pas toutes les courses en utilisant cette dernière, alors faites-vous le hara-kiri des gamers et coupez-vous les pouces, de toute façon vous ne saviez pas vous en servir.

5 secondes d'avance... j'étais large !

5 secondes d'avance... j'étais large !

En plus du mode solo, le mode multi est assez étoffé. Le mode championnat est jouable à deux (cool!) et plusieurs modes sont également proposés comme le face à face (jusqu'à 4 joueurs), les coupes, un jeu du drapeau et un mode combat. Il faut cependant avouer que ce jeu étant légèrement technique, il sera dur pour un newbie de rivaliser avec un habitué, ce qui peut nuire à la convivialité si vos amis n'aiment pas perdre...

Extreme G est un bon jeu, et j'irai même jusqu'à dire que c'est un très bon jeu de course, technique sans être impossible. J'ai personnellement réussi à le terminer en mode difficile au deuxième essai alors que je n'y avais pas joué depuis des années. Au niveau de l'ambiance, tant pour les décors que pour la musique, c'est plutôt réussi. Alors certes c'est un jeu qui ne sera pas aussi convivial que Mario Kart en multi parce que faisant la part belle aux connaisseurs du jeu, mais le mode solo est déjà assez long à terminer (3 championnats comportant dans l'ordre 6, 9 et 12 courses). Au final, quand on regarde aujourd'hui le prix auquel on peut avoir ce jeu (moins de 5€ en loose généralement), il est difficile d'imaginer un possesseur de N64 se passer du plaisir qu'il peut apporter. 

SUPPOS : 5/6
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[RETROGAMING] Felix The Cat / Nes

Publié le par BifFootManu

Felix the cat
Support : Nintendo NES
Développeur : Hudson Soft
Editeur : Hudson Soft
Année : 1992

[RETROGAMING] Felix The Cat / Nes

Le terrible Professeur a enlevé Kitty la petite amie/femme/chérie (rayer la mention inutile) de Félix pour l'inciter à lui échanger contre son sac magique. Félix, qui ne négocie pas avec les vieux scientifiques un peu fêlés, part donc à l'aventure afin de sauver sa dulcinée. 

Vous incarnez donc Félix dans ce jeu de plate-forme classique. L'univers est plutôt coloré, même si un niveau de détail plus élevé aurait sans doute été possible. Les animations de Félix sont plutôt bien réalisées et il est globalement agréable de se balader tout au long des niveaux. Vous remarquerez l'utilisation du mot "balade", et vous verrez plus bas que celui-ci va prendre tout son sens...

La musique est aussi plutôt agréable, mais aurait pu être plus entraînante et variée pour vraiment coller à l'univers graphique qui rend quand même globalement pas mal. Rien de rédhibitoire néanmoins, ça ne décolle pas la rétine ni les tympans mais c'est propre et mignon.

Allez prends ta canne et ton chapeau, on part à l'aventure !

Allez prends ta canne et ton chapeau, on part à l'aventure !

Au niveau des commandes rien de mirobolant :
- "A" pour sauter
- "B" pour attaquer les ennemis avec votre option activée
Question gameplay, Félix est très agile (oui c'est un chat donc jusque là tout va bien). Il apparaît comme "léger" lorsqu'on le fait marcher et sauter, ses sauts sont d'une bonne longueur et permettent sans grand souci de réajuster "en plein vol" sa zone d'atterrissage. Pas de gros problème au niveau des plates-formes donc si vous avez été doté d'une main droite et d'une main gauche comme une grande majorité de la population.

Une des originalités du gameplay se situe au niveau des attributions de Félix. Vous savez tous (et trouvez tous ça logique), que Mario grandit quand il mange un champignon blanc et rouge puis crache des petites boules de feux en mangeant une plante (entre autres, je passe sur les feuilles qui font voler quand on court vite et autres joyeusetés de hippies). Félix, lui, fonctionne un peu de la même façon, même s'il n'est pas prêt à ingérer des choses/substances aussi bizarres que Mario. Il vous suffira donc de collecter des "têtes de Félix" violettes (visible dans l'image ci-dessous) pour upgrader les pouvoirs de notre héros. Plus intéressant, ces upgrades changent selon l'environ dans lequel vous évoluez (à pattes, dans les airs, sous l'eau...). Ainsi vous débutez l'aventure à pattes avec pour "arme" un gant de boxe rétractable. Après avoir collecté assez de "têtes", vous deviendrez Super-Felix-Sayen et lancerez des étoiles tout autour de vous. Continuez à en collecter et vous serez à moto, et enfin, vous aurez droit au char d'assaut.

Arrête ton char Félix...

Arrête ton char Félix...

Le jeu est divisé en neuf mondes de 3 niveaux se terminant chacun par un boss.
Clairement l'aventure est donc d'une taille honorable et il vous faudra environ 1h15 à 1h30 pour terminer le jeu. Il n'y a par contre pas de sauvegarde et pas de système de mot de passe, donc prévoyez le coup.

Super R-Type Félix !

Super R-Type Félix !

Malheureusement je ne sais pas si le jeu propose des "Continue" et pour cause, le défaut majeur de ce jeu est sa simplicité !!! Les ennemis ne sont pas difficiles à éviter, les sauts ne sont ni nombreux, ni difficiles, les boss sont une formalité (surtout si vous vous présentez à eux dans votre tank de la mort). Pour être honnête je n'avais jamais joué plus de 10 minutes à ce jeu quand je l'ai rallumé de nouveau pour ce test et je ne suis pas un "master of platform". Or, j'ai perdu ma première vie à Felix the cat au niveau 6-1... Et j'ai terminé le jeu au premier essai avec plus de 20 vies en rab... Certes on râle tous contre les jeux rendus impossibles par un niveau de difficulté inhumain, mais là on s'approche du complet opposé ! Il est clair que les fans de "die-and-retry" seront complètement perdus avec ce jeu. Par contre, si vous êtes allergique au Game Over, une cure de Félix et ça repart !

Félix the cat est globalement un bon jeu de plate-forme. Autant l'ambiance que le gameplay sont agréables, même si le côté propret peut passer pour un peu fade au final (avis personnel). Le principal attrait du jeu reste sans équivoque Félix et ses "transformations" (petite mention au dauphin sur l'image ci-dessous), qui restent drôles et très bien faites. Le reste du jeu est moins marquant, et la facilité déconcertante (c'est le mot) n'aide pas à garder un souvenir impérissable de chaque niveau. En gros, jouez-y, vous vous amuserez c'est certain une bonne heure puis vous finirez le jeu. Et qui sait, sans doute quelques mois/années plus tard, vous vous laisserez tenter de nouveau...

SUPPOS : 4/6
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[RETROGAMING] Tom & Jerry / Nintendo Nes

Publié le par Bigfootmanu

Tom & Jerry
Support : Nintendo NES

Développeur : Software Creations
Editeur : Hi Tech Expressions
Année : 1991

[RETROGAMING] Tom & Jerry / Nintendo Nes

Tom a enlevé Tuffy, le cousin de Jerry. Celui-ci part donc à l'aventure dans la maison pour le récupérer des griffes de son meilleur ennemi... Et hop, encore un jeu de plate-formes pour la Nes !

Tom & Jerry est un jeu de plate-formes des plus classiques où vous contrôlez Jerry au cours de niveaux se déroulant dans et autour de la maison. En termes de graphismes tous les éléments sont soignés et démontrent que la NES en avait quand même sous le capot.
Les animations des ennemis ou de Jerry sont fluides et toujours bien réalisées (i.e. mignonnes). Petite mention à Jerry se cognant la tête contre un mur/plafond si celui-ci est trop bas, j'adore ce genre de détail qui vous font aimer un jeu.

Quant à la musique... arf... c'est à cause d'elle que j'ai rallumé le jeu au départ. C'est plutôt entraînant, ça colle avec le style du jeu, c'est prenant, et personnellement c'est tout ce que je demande à une musique dans un jeu. Alors ok après vous avez l'air bizarre à fredonner l'air du premier niveau au bureau mais tant pis, vous êtes gamopatient donc vous assumez ;)

[RETROGAMING] Tom & Jerry / Nintendo Nes

Les commandes sont relativement simples :
- "A" pour sauter
- "B" pour utiliser un objet/arme, l'arme de base étant de jeter une sorte de petite balle bleue (munitions infinies)
- "Select" pour changer d'objet/arme
Jerry se déplace de façon leste et agile et cela se ressent bien au niveau de la maniabilité. Les sauts sont relativement agréables (ce qui ne veut pas dire qu'ils sont tous simples) et au final on ne ressent jamais l'impression de s'être fait avoir par une plate-forme invisible, par un saut au pixel près ou par un développeur sadique. Si jamais on veut être pointilleux on peut quand même indiquer la présence de quelques saut "vers le bas" où l'on prie pour ne pas atterrir sur un ennemi...

[RETROGAMING] Tom & Jerry / Nintendo Nes

Un point qui aurait pu être un peu plus développé dans le jeu est l'utilisation des objets.
Certes vous avez pas mal d'objets différents que vous pouvez utiliser : le marteau, la bulle de savon, le hâchoir (hé hé), l'encre sympathique, la tasse... Mais cet attirail n'est à utiliser qu'avec parcimonie, parce que relativement caché et disponible en (trop?) petit nombre d'exemplaires.

Le jeu se divise en 5 mondes de 3 niveaux, le dernier niveau de chaque monde étant un face-à-face avec Tom dans différentes situations. Les niveaux sont selon moi d'une durée correcte, avec à chaque fois des situations différentes (dans les canalisations, le salon...) et on ne s'ennuie au final jamais à essayer de se sortir de ses labyrinthes parsemés de saut, d'ennemis quasiment différents dans tous les niveaux et de bonus fromages à récupérer.

[RETROGAMING] Tom & Jerry / Nintendo Nes

Au total le jeu ne fait pas parti des plus longs de la NES, et un joueur confirmé pourra le terminer en environ 40 minutes. Mais ces 40 minutes seront sans temps mort, car la difficulté est selon moi extrêmement bien dosée (en particulier pour un jeu NES où l'on a parfois de très très mauvaises surprises à ce niveau).

Il vous faudra donc sûrement plusieurs tentatives pour arriver au bout du jeu, car certains passages demandent un peu de travail et d'habitude (et ne deviendrons bientôt qu'une formalité). Vous avez au départ 3 vies et deux "Continue", sachant bien entendu que votre score reviendra à zéro en cas de "Continue" même si vous repartirez du début du niveau où vous avez échoué. Il est à noter qu'aucun "1 up" n'apparaît dans les niveaux et que la seule solution pour voir son capital de vie augmenter semble de dépasser 50.000 points puis 100.000 points.

La rejouabilité est aidée par ce système de points selon moi, et j'ai ainsi beaucoup plus de plaisir à rejouer à Tom & Jerry pour améliorer mon score qu'à SMB1 ou SMB2 qui jouent pour moi dans la même catégorie des "purs jeux de plate-formes".

Pour conclure et donner mon avis personnel, Tom & Jerry est pour moi un des très bons jeux de plate-forme de la NES, dont on parle bien trop peu souvent à mon goût. Certes il n'a pas de côté excentrique particulier, mais c'est un jeu très bien fait, agréable, entraînant, et pour lequel vous ne pourrez n'en vouloir qu'à vous si vous n'êtes pas capable de le terminer. Il est pour moi indispensable à toute personne ayant une NES, je le place quasiment à égalité avec un jeu comme Kirby (qui est plus long mais plus facile aussi). Il est en plus trouvable à un prix restant correct comparativement à d'autres jeux beaucoup moins agréables à jouer. Pour être franc le seul défaut que j'arrive à lui trouver est... qu'il est trop court. N'hésitez pas à vous laisser tenter !

SUPPOS : 5,5/6
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[RETROGAMING] NBA Hang Time / Nintendo 64

Publié le par BIgFootManu

NBA Hang Time
Support : Nintendo 64

Autres supports : Arcade, Playstation, SNES, Megadrive
Développeur : Funcom
Editeur : Midway
Année : 1997

[RETROGAMING] NBA Hang Time / Nintendo 64

Adaptation d'un jeu d'arcade et digne successeur des NBA Jam, NBA Hang Time est un jeu de basket en 2 contre 2 qui est apparu en 1997 sur Nintendo 64.

Le jeu est donc un jeu de basket axé clairement "arcade", ce qui peut paraître logique car NBA Hang Time est d'abord sorti sur arcade en 1996. Le jeu consiste à voir s'affronter deux équipes de deux joueurs durant quatre quart-temps. Assez basique au demeurant, le jeu vous fera découvrir un nombre important de petits détails qui vous feront ressentir les plaisirs d'un jeu arcade dans votre canapé. Avant de commencer à jouer je vous conseille de passer par l'écran des options afin de modifier les contrôles et les mettre à votre goût, en effet les commandes de base ne font généralement pas l'unanimité.

Petit détail amusant : vous pouvez changer la couleur des cheveux de Denis Rodman...

Petit détail amusant : vous pouvez changer la couleur des cheveux de Denis Rodman...

Le jeu propose suite à l'écran titre trois possibilités : créer son personnage, récupérer un personnage en tapant un code et commencer à jouer.

i) Créer son personnage
Vraiment un des côtés délirants du jeu. Vous pouvez créer votre personnage en lui attribuant des compétences à partir d'un stock de points d'aptitude de départ fixe. Par contre libre à vous de le faire grand, maigre et plutôt contreur ou bien petit, rapide et shooter. Vous gagnerez par la suite de nouveaux points de compétence à attribuer à votre joueur au fur et à mesure que vous remportez des matchs avec lui. Au niveau visuel, la palette de visages disponibles est large... très large... et même assez barrée. Vous voulez avoir une tête de poule avec des longs cheveux blonds ? C'est possible. Vous voulez être un alien vert fluo ? No problemo. Ou alors un loup garou comme la photo au-dessus ? Vas-y fais-toi plaisir !

ii) Récupérer un personnage
C'est là que vous rentrer le nom et le "code d'accès" de votre personnage pour le choisir. Mais surprise, vous pouvez également récupérer ici des personnages cachés, des célébrités dont les stats correspondent à leur statut et à leur légende. Et c'est peut-être un détail pour vous, mais jouer avec Anfernee Hardaway ou Hakeem Olajuwon fait toujours son petit effet pour un fan de basket.

iii) Jouer
Après avoir choisi votre équipe (si vous ne créez pas de joueur) ou votre coéquipier (dans le cas inverse), le match sera lancé après un écran tips ou vous aurez la possibilité de rentrer un code à trois chiffres. Selon le code rentré, diverses options "cachées" d'environnement ou de jeu seront activées, et là encore la palette de fun est large !

Et là, quand vous jouez en multi apparaît le moment où deux gros bourrins tabassent un bouton comme des %$!!?$£

Et là, quand vous jouez en multi apparaît le moment où deux gros bourrins tabassent un bouton comme des %$!!?$£

Au niveau du gameplay le jeu est fluide, nerveux. Les actions s'enchaînent à base de dunks, alley oops et shoots à trois points. On est dans l'ambiance arcade avec la possibilité de voir un joueur devenir "on fire" après trois paniers consécutifs sans panier de l'adversaire et même "team fire" lorsqu'une équipe arrive à enchaîner trois alley oops d'affilée.

Les commandes sont simples :
- En attaque : passe, shoot, pousser l'adversaire pour dégager l'espace à son partenaire, turbo, spin move
- En défense : saut pour contrer, voler la balle, pousser le joueur pour le mettre par terre

Vous l'aurez compris, dans ce jeu vous ne perdrez pas de temps à des choses inutiles comme des cinématiques, des replay ou même des lancers francs. Honnêtement, les fautes c'est pour les chochottes.

Le rythme est élevé, et le score monte vite avec une moyenne d'un panier toutes les 3-4 secondes...

Le rythme est élevé, et le score monte vite avec une moyenne d'un panier toutes les 3-4 secondes...

En ce qui concerne l'IA, rien de transcendant mais votre partenaire est globalement d'un bon niveau. Vous pouvez en plus forcer ses passes et ses shoots. Donc plus d'excuse contre le jeu si vous êtes démarqué dans un corner prêt à dégainer votre 3 points victorieux et que la passe n'arrive pas...

Visuellement le jeu n'est pas mal du tout pour une N64 qui fait le boulot. C'est fluide et on y joue encore aujourd'hui sans aucun problème. Les commentaires sont par contre un peu limités, en anglais (ce qui n'est pas pour déplaire aux puristes) mais un poil répétitifs. On prendra malgré tout un malin plaisir à entendre un "Boom shakalaka !!!" quand vous aurez postérisé votre adversaire après un bon dunk dans sa f*** (testostérone inside).

Et oui c'est qui le MVP of the game ? C'est... le loup-garou...

Et oui c'est qui le MVP of the game ? C'est... le loup-garou...

A la mi-temps vous avez la possibilité de changer votre partenaire. Vous aurez aussi droit à une feuille de stats assez détaillée (voir ci-dessus). Et là encore en multi s'ouvre la phase de chambrage/discussion à base de "tu ne fais aucune passe espèce de coffraballon" ou encore "voilà... heureusement qu'il y en a un qui défend"... Cette feuille de stats, ainsi que la mise en surbrillance du meilleur joueur, apparaîtra également en fin de match pour permettre un debriefing entre coéquipiers ou adversaires.

Enfin, après chaque match apparaîtra un écran vous posant une question sur votre culture NBA. Vous gagnerez ainsi des "trivia points" en cas de bonne réponse, ceux-ci vous permettant au bout d'un certain temps de débloquer d'autres éléments.

Pour conclure NBA Hang Time est un des jeux de sport indispensables à tout possesseur de N64. Le jeu respire l'esprit arcade avec une multitude de petits détails à activer et/ou connaître pour profiter à fond du fun proposé. Les fans de basket et même les newbies seront comblés, en particulier en multijoueur où les matchs s'enchaîneront vite. La prise en main est de plus facile ce qui permet de niveler les valeurs des joueurs assez rapidement. Difficile cependant de mettre plus de 5 suppos à un jeu de sport car ceux-ci sont généralement moins fun en solo qu'en multi. Le deuxième défaut mineur provient de la nécessité du ram pack pour sauvegarder sa progression. Mais au final, dès que vous l'aurez essayé, NBA Hang Time sera un des jeux que vous proposez obligatoirement à vos amis de passage chez vous.

SUPPOS : 5/6
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[RETROGAMING] Raiden Trad / Megadrive

Publié le par Mael_b

Raiden Trad
Support : Megadrive

Existe également sur SNES
Développeur : Micronet
Editeur : SEGA
Année : 1991

[RETROGAMING] Raiden Trad / Megadrive

Ce jeu n’est généralement pas apprécié et les différents tests que l’on peut voir sur le net sont souvent là pour le descendre. Si j’en parle, c’est justement parce que je ne comprends pas cela. J’ai trouvé ce Raiden trad très bien. Je vais donc essayer de vous faire partager un petit peu mon enthousiasme !

Voici donc un petit topo organisé autours de 3 questions existentielles !

Pourquoi ?

On va commencer par refixer le contexte : la série des Raiden vient de l’arcade et le scénario est digne des blockbusters américains : « y a des méchants extra-terrestres qui ont envahi la terre et y a un gentil pilote avec un super vaisseau qui va tous les maraver » !

L'écran titre du jeu fait office d'intro et nous plonge directement au cœur du jeu.

L'écran titre du jeu fait office d'intro et nous plonge directement au cœur du jeu.

Comment ?

Notre vaisseau exploite 2 types d’armes principales : un canon et un laser. On passe d’une arme à l’autre en collectant les bonus d’upgrade lorsqu’ils apparaissent dans la bonne couleur (rouge pour le canon ou bleu pour le laser). L’amélioration du canon fait qu’il couvrira un angle de plus en plus large alors que le laser sera plus puissant mais n’arrosera que ce qui est juste devant nous. Les bonus d’upgrade s’obtiennent en abattant des vaisseaux ennemis et changent de couleur au bout de quelques secondes. Autant dire qu’il faut les ramasser au bon moment, sous peine de ne rien gagner du tout. En effet, si nous avons une arme rouge et que nous collectons un bonus bleu, nous changeons d’arme sans l’améliorer. Il faut donc faire le choix de son arme et ensuite veiller à collecter le bonus au bon moment.

En plus de ces 2 armes principales, il existe 2 armes secondaires dont le principe d’amélioration est identique : les missiles à tête chercheuses que l’on obtient en collectant les « M » verts et les missiles puissants mais qui vont tout droit que l’on obtient avec les « M » jaunes.

La combinaison des armements principaux et secondaires permet d’adopter une approche différente selon les niveaux. On peut jouer la sécurité avec le canon et les missiles à têtes chercheuses ou les bourrins avec le laser et les missiles jaunes. Ou encore faire un mix. C’est un petit côté stratégique appréciable et qui a son importance dans le jeu.

Enfin, il existe des bombes, au fonctionnement plus traditionnel, qui explosent tout à l’écran lorsqu'on les lâche. On aura tendance à les conserver pour les boss car elles facilitent pas mal les choses lorsqu’ils ont des gros blindages.

Un bonus pour le laser et les missiles à têtes chercheuses

Un bonus pour le laser et les missiles à têtes chercheuses

Ce boss ne fera pas long feu avec le laser et les missiles à têtes chercheuses à leurs niveaux maximums

Ce boss ne fera pas long feu avec le laser et les missiles à têtes chercheuses à leurs niveaux maximums

Où ?

L’action se déroule sur 8 niveaux plus un 9e bonus qu’on obtient après le générique de fin (je ne le détaillerai pas trop pour ne pas spoiler mais aussi parce qu’il est atrocement dur et que je ne l’ai pas fini !).

Les 5 premiers niveaux se passent sur terre (même si on est dans les airs huhu) et les 4 suivants dans l’espace. Chaque niveau se termine par un boss. Certains sont faciles mais d’autres nécessitent de s’y reprendre à plusieurs fois (la mort venant s’imposer dans la partie !). La difficulté va crescendo dans les niveaux et la destruction de notre vaisseau provoque parfois des situations difficiles car on perd tous ses bonus. On recommence au dernier checkpoint : un passage qui s’est avéré facile avec des armes boostées peut alors se révéler bien prise de tête avec l’armement de base ! Petit détail : le vaisseau ne dispose pas d’armure ou autre protection. Cela signifie que l’on meurt au premier tir ennemi qui vient nous toucher !

Quand je vous dis que les vaches broutent tranquilles !

Quand je vous dis que les vaches broutent tranquilles !

L’une des forces de ce jeu est dans le détail des niveaux. On aperçoit souvent des petites animations dans l’arrière-plan avec des soldats qui courent ou des vaches (oui oui !) qui broutent paisiblement sous le flot de missiles… C’est relativement sympa !

La musique est agréable et colle parfaitement à l’action. Les samples des boss de fin de niveau sont là pour vous mettre un peu la pression car ils arrivent un peu avant l’action finale. Je trouve également que le son des armes n’est pas mal fait (en restant objectif, il me semble que la version SNES est vraiment ratée au niveau bruitage car en regardant une vidéo comparative, mes oreilles se sont mises à saigner…)

Conclusion

Je suis resté soft dans la présentation mais franchement, je ne comprends pas pourquoi ce Raiden a une si mauvaise presse. Je l’ai vu être qualifié de plus mauvais raiden qui soit et très franchement, je ne vois pas en quoi il devrait rougir face à la version SNES… Personnellement, je ne connaissais pas la version arcade avant de jouer à ce jeu. Cela joue peut être dans mon appréciation mais je ne vois pas pourquoi on devrait lui en vouloir de ne pas être exactement identique… Tout du moins, cela ne retire en rien ses qualités.

Alors non, le jeu n’est pas parfait. Au rayon des défauts, je citerais les ralentissements qui surviennent dans les niveaux difficiles, lorsque l’action devient plus soutenue et que les ennemis sont nombreux à l’écran. On peut également parler de la difficulté qui est parfois mal dosée. Il m’est arrivé de jeter ma manette après avoir passé 3 ou 4 vies à me faire tuer par un #@€%! de vaisseau qui arrive à toute vitesse à l’écran et que l’on ne parvient pas à éviter. Mais tout ça n’entache pas le plaisir de jeu. La satisfaction de finir le 8e niveau n’en est que plus grande.

SUPPOS : 4,5/6
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Publié dans RETROGAMING, UNE

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Cauldron sur Colecovision !?

Publié le par Dr Floyd

Notre Bfg préféré, Michel Louvet dans le monde réel, devait arrêter de développer sur Coleco... devait... et voici qu'il balance sur le forum de Gamopat un "teaser" pour son futur jeu... Coleco !

Les barbus Gamopat auront bien sûr reconnu tout de suite le fameux Cauldron (célèbre jeu micro sur C64, Amstrad...) ! Et ses premiers essais sur la Coleco sont impressionnants. On pourrait avoir affaire au plus beau jeu de la console de tous les temps !

D'après le Mimi le jeu devrait tenir dans une cartouche de 32Ko. Je suis sûr que notre Michel va tout donner pour son tout dernier jeu Coleco ! Si si, c'est le dernier... hum...

A suivre !

Publié dans RETROGAMING

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[RETROGAMING] Suikoden / Playstation

Publié le par Fx-Corporation

Suikoden
Support : Playstation
Développeur : Konami
Editeur : Konami
Année : 1997

[RETROGAMING] Suikoden / Playstation

Tout d'abord je voulais commencer ce test en remerciant l'equipe de CRHack pour avoir traduit ce jeu en Français. J'avais fait Suikoden des dizaines de fois mais n'étant pas un expert en anglais, j'étais passé à coté de pas mal petits détails.

Le jeu démarre donc au coeur de l'Empire de la Lune Ecarlate dirigé par Barbarossa. Le héros n'a pas de nom, à vous de lui en donner mais il a souvent été renommé Teel Mac Dohl sur Internet. Il est le fils de Teo Mac Dohl, l'un des six grands généraux de l'Empire. Teel va être amené, après le départ de son père, accompagné de quelques compagnons dont le fidèle Gremio, à accomplir ses premières missions. Le héros va découvrir que l'Empire de la Lune Ecarlate n'est autre qu'un état tyrannique et totalitaire et vous obligera à joindre la résistance.

Voici l'intro du jeu, ici pas question de sauver le monde mais de renverser l'empire qui terrorise la population.

[RETROGAMING] Suikoden / Playstation

La marque de fabrique des Suikoden est la recherche des 108 étoiles du destin. En effet il sera possible de recruter des personnages et de s'en servir après pour les batailles ou les combats. Ce n'est pas toujours évident de tous les recruter dès votre première partie, certains ne peuvent être recruté qu'a un moment précis.

[RETROGAMING] Suikoden / Playstation

Certains sont plus importants que d'autres car ils seront désormais résident dans votre QG et vous permettront de forger vos armes ou encore vous reposer à l'auberge. Bref, c'est un vrai plaisir de parcourir le monde à la recherche de compagnons à recruter.

On va parler du système de combat, c'est du classique avec 6 personnages et au tour par tour. On pourra utiliser des magies représentées sous forme de Rune. Les Runes sont les entités magiques de tous les Suikoden et chaque héros d'un jeu Suikoden aura droit à sa Vrai Rune. Les Vraies Runes sont au nombre de 27 et elles sont uniques, une seule personne peu la porter en même temps. Elles donneront naissances à des centaines de petites Runes lambda que pourront utiliser les personnages secondaires. La Rune du héros du premier Suikoden est donc la Soul Eater, la Devor'Ame. Une chose sympa aussi est la fonction « unite » Deux ou plusieurs personnages peuvent s'unir pour effectuer une attaque commune et ce système a été poussé dans Suikoden 2 a une association de 2 Runes pour faire une attaque magique commune mais ça, c'est une autre histoire.

[RETROGAMING] Suikoden / Playstation

Dans le jeu il y a aussi des batailles, c'est une sorte de pierre, feuille, ciseau. Chaque type d'attaque prendra le dessus sur l'autre. C'est sympa et cela mettra en scène les étoiles du destin que vous aurez recrutée. Attention car ils peuvent mourir et cela vous empêchera d'avoir la bonne fin qui consiste à recruter les 108 étoiles.

[RETROGAMING] Suikoden / Playstation

Enfin les duel, c'est sûrement les combats les plus excitants, on a le choix entre attaque, défense et attaque féroce. L'attaque féroce peut être contré par une défense car cela peut être fatal. Grâce à cela, il y aura des combats épiques comme celui de Pahn contre Téo comme ici sur la photo.

[RETROGAMING] Suikoden / Playstation

Le jeu est dans une jolie 2D avec de jolies couleurs, même si ce premier épisode manque d'animations au niveau de la gestuelle des personnages, cela sera corrigé dans le deuxième. Un des gros points fort est le character design car chacune des 108 étoiles a son propre style, certaines respirent la classe et on aura tous nos chouchous. La bande son est sympa, pas la meilleure mais pas dégueulasse non plus. Autre point important si vous désirez jouer à Suikoden 2, vous pouvez importer votre sauvegarde du premier si vous avez sauvegardé au dernier point de sauvegarde du jeu, vous aurez droit à quelques surprises. Enfin c'est un jeu plutôt court, je l'ai fini à 100% en 16 heures donc compter une dizaine d'heure pour finir l'histoire.

[RETROGAMING] Suikoden / Playstation

Suikoden premier du nom est un excellent RPG, il a été pendant quelques années faisant parti de mes jeux préférés mais son successeur, Suikoden 2 le surpasse en tout point. Ici on est donc face à une icône des RPG. Moi ce qui me plait dans les Suikoden c'est son univers, un peu comme dans un Star Wars, tous les jeux sont liés entre eux, ils sont su créer un monde entier avec différents pays et personnages et c'est vraiment plaisir de suivre l'évolution chronologique de cet univers via les différents épisodes. Il est donc primordial si vous désirez jouer aux autres Suikoden de commencer par celui-là. C'est donc un monument des RPG avec son scénario mature sur fond de guerre civile.

SUPPOS : 5/6
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Publié dans RETROGAMING, UNE

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[RETROGAMING] Necronomicon, l'aube des ténèbres / PC

Publié le par Sylesys

Éditeur : Wanadoo
Support: PC
Existe aussi sur Playstation

Développeur : Wanadoo
Genre : point and click
Nombre de disques : 2 cdroms
Sortie : 1995

[RETROGAMING] Necronomicon, l'aube des ténèbres / PC
"N'est point mort ce qui à jamais dort,
mais au cour d'étranges éons, même la mort peut mourir."

Déjà à 14 ans, j'avais découvert l'univers de Lovecraft et le mythe de Cthulhu. Un univers aussi passionnant et riche qu'inquiétant, même à l'heure actuelle. Quand j'ai eu mon premier ordinateur, j'ai découvert des jeux basés sur ces horreurs indicibles : Shadow of the Comet, et Prisoner of Ice. Bien que possédant les deux, je n'ai joué et fini que le second.

En 2004, j'ai renoué avec le mythe en trouvant à faible prix "Necronomicon, l'aube des ténèbres". Le jeu était t'il aussi sinistre que le livre blasphématoire mentionné dans son titre? C'est que ce que j'allais découvrir en insérant le premier des deux disques dans mon lecteur.

[RETROGAMING] Necronomicon, l'aube des ténèbres / PC

Necronomicon est un point and click à la première personne. Les déplacements se font en cliquant avec le bouton gauche quand le curseur prend la forme d'une flèche. Un clic droit permet d'accéder à l'inventaire. Les écrans ne sont pas fixes, et la souris permet de balader le regarde tout autour de vous.

Le joueur incarne le jeune William Stanton, habitant à Providence. Le jeu commence par la visite de son ami Edgar Wicherley qui semble inquiet et lui remet un prisme à ne donner à personne. " Pas même à moi, même si je te le demande. Surtout si je te le demande." Peu après, William reçoit la visite du docteur Egleton qui s'inquiète pour la santé mentale d'Edgar, qui a déménagé à Pawtuxet, et demande au jeune homme de lui rendre visite pour avoir son avis.

Ce résumé devrait mettre la puce à l'oreille de l'amateur de Lovecraft. En effet, les développeurs de Wanadoo se sont librement inspiré du roman "L'affaire Charles Dexter Ward", de Lovecraft. Wanadoo est plus connu comme fournisseur d'accès Internet, du moins avant de devenir Orange, mais il faut reconnaitre que les développeurs ont réussir à retranscrire l'ambiance des livres que ce soit graphiquement ou dans la bande-son. Le jeu comporte également quelques séquences vidéos qui sans être exceptionnelles, sont correctes.

Mais s'il y a une chose qui m'a vraiment bluffé dans ce jeu, c'est que le faire tourner sous Windwows 7 64 bits... je n'ai absolument rien eu à faire. L’installation et l’exécution se sont passées comme un charme, et j'ai fini le jeu il y a deux heures sans le moindre problème technique.

[RETROGAMING] Necronomicon, l'aube des ténèbres / PC

Qui dit "Point and click" dit "utilisation d'objets et résolution d'énigmes". Et là, je n'irais pas par quatre chemins, j'ai été très déçu.

Une déception parce que quand on y regarde bien, on ne fait finalement pas grand chose pour un jeu qui tient sur deux cd. C'est ce que j'ai ressenti quand j'ai fini le titre : "tient ca a été rapide". Lors de notre avancée, on s'attend à ce que certains objets soient importants, certains endroits utiles ( comme la chambre d'Edgar chez ses parents : je pensais qu'il y aurait plus à fouiller), mais non. Même la trousse d'alchimie qui occupe une section de l'inventaire une fois trouvée n'est utilisée qu'une seule et misérable fois, deux au grand maximum, alors qu'on aurait cru qu'elle jouerait un rôle central dans l'intrigue.

Conséquence de cela, le peu d'actions réalisables fait qu'on se demande en permanence ce qu'il faut faire pour avancer. La trame est tellement ténue qu'on peine à comprendre la suite logique des actions à réaliser : j'ai joué en consultant presque en continu une solution, pour ne pas tourner en rond des heures.

Soit, un jeu peut être court mais extrêmement jouissif. Ce n'est malheureusement pas le cas. En avançant dans Nécronomicon, j'ai eu la sensation qu'un scénario avait été tracé et imposé, et que l'équipe avait dû tenter de mettre des énigmes pour justifier l'avancement de l'histoire. "Et si le joueur devait faire un truc avant de pouvoir entrer là ?" : oui, mais encore faut il que ce soit intéressant. Chercher dans une bibliothèque pour trouver successivement trois livres et les apporter au bibliothécaire ne l'est absolument pas. Je me serais également très volontiers passé du passage dans les galeries : vous n'y voyez absolument rien et devez fouiller dans le noir pour trouver un objet actionnable ( torche), et utiliser une allumette pour obtenir un peu de lumière et passer à l'écran suivant plusieurs fois de suite. Ce passage est extrêmement frustrant et surtout parfaitement inutile. Pour l'ambiance? On a connu mieux pour avoir des frissons, surtout que Lovecraft ne joue pas dans ce registre pour susciter l'angoisse.

Idem pour le labyrinthe final qui n'apporte absolument rien au plaisir de jeu, mis à part que lui correspond à l'ambiance et aux ruines cyclopéennes des anciens.

[RETROGAMING] Necronomicon, l'aube des ténèbres / PC

u registre des plaintes, j'ajouterais les déplacements parfois trop abruptes, qui font qu'on se demande souvent où on est arrivé, si on a pas fait demi-tour par hasard. C'est encore plus vrai dans le passage des galeries mentionné plus haut, qui vous désoriente complètement en plus de vous plonger dans le noir.

Autre absurdité : même si vous êtes arrivé au deuxième cd, le jeu ne se lance qu'avec le premier disque. Donc pour pour reprendre votre partie, vous devrez :
_ ouvrir le lecteur, enlever le disque 2.
_ mettre le disque 1, fermer le lecteur.
_ lancer le jeu.
_ charger la partie.
_ insérer le disque 2 pour retrouver votre sauvegarde.

Ce qui est particulièrement ridicule. Tous les autres jeux à plusieurs disques permettent de démarrer directement depuis un autre disque que le premier. Enfin vu la durée de vie du soft, vous n'aurez pas à faire ca souvent...

Non franchement j'aurais voulu aimer ce jeu. J'aurais voulu dire "Belle adaptation française de l'univers de Lovecraft !", mais je ne peux pas : on a l'impression d'avoir un jeu à moitié fini, pas un titre complet. En comparaison, j'ai beaucoup plus apprécié Prisoner of Ice, sorti 5 ans auparavant malgré son absence de cinématiques.

A qui s'adresse Necronomicon, l'aube des ténèbres ? A celui ou celle qui connait et apprécie le Mythe de Cthulhu, pour retrouver un univers familier. Et encore, si vous avez lu le roman dont le jeu est adapté, le plaisir de la découverte sera amoindri.
Celui qui s'intéressera à Necronomicon uniquement pour l'aspect aventure/point and click sera déçu par la réalisation et les quelques énigmes peu passionnantes uniquement placées pour justifier l'appellation de jeu.

SUPPOS : 2/6

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Pong déboule sur Vectrex !

Publié le par Dr Floyd

Pong déboule sur Vectrex !

La fameuse console Vectrex (surement la console la plus dingue de tous les temps) n'avait pas encore son Pong ! Et bien c'est fait avec Vector Pong d'un certain KidQuaalude, un Pong qui se joue à 2 en mode vertical sur votre console à vecteurs préférée (et pour cause) ! Pas de cartouche hélas (à priori) mais une ROM à télécharger sur AtariAge.

Hé ho, et mes droits d'auteur ?

Hé ho, et mes droits d'auteur ?

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[RETROGAMING] Diablo II / PC

Publié le par Sylesis

DIABLO II
Support : PC
Existe également sur Mac OS

Éditeur : Blizzard
Développeur : Blizzard
Genre : Hack'n Slash
Nombre de joueurs : un joueur, multijoueur
Sortie : 2000 , 2001 pour l'extension


Suite du dossier Diablo, lire également :
DIABLO I
DIABLO III

 

[RETROGAMING] Diablo II / PC

[Lire le test du premier Diablo]

Fin juin 2000, Blizzard remettait le couvert et sortait Diablo 2. En cette époques de modems 56k et de forfaits Internet ultra-limités, ma soeur et moi positivement accrochés par le premier volet voulions ce jeu, mais ne connaissions pas la date de sortie. Alors régulièrement nous appelions les boutiques pour savoir et enfin un beau jour, un appel familial m'appris que le jeu venait juste de sortir. Le supplice d'attendre le lendemain pour pouvoir acheter ma copie fut extrêmement douloureux. Le plaisir de l'installation hautement savoureux.

[RETROGAMING] Diablo II / PC

Si on veut simplifier les choses, Diablo 2, c'est Diablo mais en plus grand. Dans beaucoup de domaines. Plus grand déjà par le support physique. Là où le premier titre ne comportait qu'un seul disque avec une installation maximale de quelques centaines de mégas, Diablo 2 sorti de sa boite comporte trois disques répartis dans deux boitiers : un disque d'installation, un disque de jeu, et un disque de cinématiques.

Un disque réservé aux cinématiques ? Oui madame, car le jeu en compte quelques unes, et d'une bonne durée. Diablo 2 fait directement suite au premier à la fin duquel le héros, dans le but d'emprisonner Diablo dans son propre corps, s'est enfoncé la pierre d'âme contenant le démon dans le front. La première cinématique nous montre que le combat intérieur que le héros et Diablo se livrent semble sur le point de trouver une issue dramatique. Les cinématiques sont de toute beauté et on sent l'attention que les développeurs leur ont porté.

Plus grand aussi par la taille de l'espace de jeu. Ce n'est pas un unique village et un donjon que vous traverserez, mais quatre régions bien distinctes réparties sur quatre actes : le Khanduras avec les ruines de Tristram et le monastère des rogues, la ville de Lut Golein et le désert, la Jungle de Kurast et enfin Pandemonium, l'avant-poste angélique en enfer. l'extension Lord of Destruction apporte un cinquième acte, au pays des barbares.

Enfin plus grand aussi par le nombre de personnages jouables : cinq dans la version de base, sept avec l'extension. Nous avons de gauche à droite :
- l'amazone, spécialisée dans les lances, javelots et arcs
- l'assassin ( personnage extension) : adepte des pièges et des arts martiaux utilisant les piques de poings.
- le nécromancien : invocateur et adepte des malédiction.
- le barbare : brute utilisant divers techniques de combat comme le tourbillon, mais aussi les cris de guerre. Il est le seul à pouvoir utiliser deux épées en même temps, même lourdes.
- le paladin : dispose d'aura offensives, défensives, et de compétences sacrées renforçant son bouclier.
- l'ensorceleuse qui maîtrise les pouvoirs du feu, du froid et de la foudre.
- enfin le druide (personnage extension), capable de se métamorphoser en loup ou ours-garou, d'invoquer des animaux compagnons et des plantes ou d'utiliser des sorts élémentaires.

[RETROGAMING] Diablo II / PC

Le système d'inventaire et d'équipement a été profondément revisité également. Premier constat : l'or n'occupe plus de place (ouf ). Deuxième constat : vous disposez à chaque camp de base de l'acte en cour d'un coffre. A l'origine limité, sa contenance a été doublée avec l'extension, et on peut voir ici que ce n'est pas encore trop. Le coffre permet de stocker vos effets personnels, mais également votre or pour éviter que vous ne le perdiez en mourant.

Dans Diablo 2, la mort n'est plus aussi définitive que dans le premier. Si votre personnage est tué, ses potions et son or tombent au sol, avec un petite réduction au passage ( les monstres se sont servis ?), tandis que votre équipement se trouve sur votre cadavre. Vous réapparaissez alors en ville et devez retourner sur le lieu de votre trépas pour retrouver vos effets personnels. Si celà s'avère trop difficile, vous pouvez quitter la partie et la recharger : votre corps sera alors en ville, plus facile à retrouver.

Un petit mot au passage au sujet des sauvegardes : elles se font au automatiquement lorsque vous quittez la partie. Du moins elles se font depuis le premier patch. A sa sortie, les sauvegardes étaient buggées et ne se faisaient pas, nous avons donc dû faire un patch day one pour jouer.

Au niveau de l'équipement, Diablo2 ajoute trois emplacements supplémentaires : les gantelets, les bottes et les ceintures. Les ceintures ne sont pas juste un emplacement d'armure. Dans le premier opus, le personnage disposait de 8 emplacements; dans celui ci, vous avez par défaut quatre emplacements, mais de meilleurs ceintures apportent des rangées supplémentaires jusqu'à arriver à quatre, soit seize emplacements de potions.
Diablo 2 apporte également la notion d'objets de parure ou set : les objets de set sont verts et lorsque vous les avez tous équipé, vous recevez des bonus. Le set de Milabrega par exemple apporte +1 à toutes les compétences du paladin. A l'origine on n'obtenait que le bonus complet ou rien, mais avec les patchs sont venus les bonus partiels accordés si vous aviez une partie de l'ensemble.

Parmi les ajouts, on trouve également les gemmes, qui sont placées dans les trous de votre équipement afin d'accorder des bonus en fonction de leur emplacement. Il existe sept types de gemmes, ( diamant émeraude rubis topaze saphir crane, améthyste), de différentes qualités. Un diamant sur un bouclier accorde une résistance à tous les éléments tandis qu'un saphir sur une arme ajoutera des dégâts de froids. Une gemme ne peut être retirée une fois sertie, donc attention à votre choix. Des dégâts de froid supplémentaires donnent une chance de faire exploser votre victime en morceaux de glace, sans laisser de cadavre : intéressant pour certains personnages, mais ca peut également jouer en défaveur d'autres ( impossible pour un nécromancien de ressusciter un ennemi pour son compte quand tout ce qui reste de lui est un glaçon juste assez bon pour le pastis).
L'extension Lord of Destruction a également apporté les runes : les runes se placent comme les gemmes et donnent des bonus particuliers, mais placées dans le bon ordre sur la bonne pièce, elles permettent de créer des objets uniques. "Lum Io Sol Eth" (incroyable que j'arrive à m'en souvenir depuis le temps) sur un bâton permet de créer "Mémoire", un excellent objet donnant entre autre +3 à toutes les aptitudes de la sorcière.

Dernière mention au sujet des nouveautés : Lord of Destruction a ajouté un type d'objets appelés les charmes. Les charmes sont des objets faisant une, deux ou trois cases ( verticales, toujours) et donnant des bonus passifs tant qu'ils sont dans l'inventaire. Ces bonus peuvent être des bonus aux statistiques comme des bonus aux dégâts ( +1-3 dégâts de froid, par exemple). On peut être tenté de remplir son inventaire de tous les charmes qu'on trouve. Oui mais dans ce cas, vous le mettez où, votre butin ? Il faut arriver à trouver un équilibre entre bonus et capacité de stockage.

[RETROGAMING] Diablo II / PC

Et malgré ce petit topo sur l'équipement, c'est pourtant au niveau des sorts que le plus grand changement s'est produit entre les deux jeux. Comme je le disais plus haut, toutes les classes de Diablo peuvent apprendre les même sorts à des niveaux différents, hormis leur talent inné de départ. Dans Diablo 2, chaque classe dispose de trois arbres qui lui est propre, contenant en tout 30 aptitudes. Le druide par exemple dispose des arbres de compétences "Invocations", "métamorphose" et "éléments" ; une ensorceleuse dispose des arbres "froid", "foudre" et "feu" . Les talents sont accessibles à un certain niveau, et uniquement si vous avez investi au moins un point dans le ou les aptitudes prérequises. Par exemple il est impossible d'obtenir Blizzard si vous n'avez pas Épieu de glace et choc thermique.

Votre personnage reçoit un point d'aptitude à chaque niveau et parfois des points bonus avec certaines quêtes. Comme une aptitude peut être montée jusqu'au niveau 20, on se rend compte qu'il faut bien choisir son orientation, car un point mis ne peut être annulé. Le bon joueur sera celui qui pèsera soigneusement son choix. De fait, il est possible de faire avec une même classe de nombreux profils de personnages. Le personnage que vous voyez ici est ma sorcière froid-foudre, dont l'arme principale est l'orbe de glace ( au niveau 21 grâce à son arme). Le druide avec lequel j'ai fini le dernier mode de difficulté était spécialisé combat en loup-garou et invocation de loups.

Enfin il faut remarquer que dans Diablo 2, le bouton gauche n'est plus limité à une frappe de base : il est possible d'assigner une aptitude spécifique à chaque bouton. Et tant qu'à parler des boutons, les membre de la ligue protectrice des souris seront ravis : leurs mulot favoris sont épargnés avec ce jeu. Fini les clics incessants, maintenir un bouton enfoncé permet d'attaquer en continu, du moins tant qu'il vous reste du mana ou des munitions ( flèches, carreaux, couteau de lancer, javelot, hache ou même potions ).

Tout comme dans le premier, le Town Portal existe, mais à présent uniquement sous forme de parchemins que l'on peut stocker dans un livre pour économiser de la place. De plus un Town Portal ouvert avant de quitter une partie disparait. Pour voyager sur de longues distances, il faut activer des portails, des symboles au sol répartis partout dans le monde. Chaque ville en a un et une fois activé, il est possible de se rendre à n'importe quel portail, y compris ceux des villes des autres actes.

Finir le jeu en normal débloquera le mode cauchemar, puis le mode enfer. outre les ennemis plus résistants, jouer dans un mode de difficulté plus élevé entraine un malus aux résistances élémentaires, qui du coup peuvent être négatives. Mourir en cauchemar ou enfer entraine également une perte d'expérience, regagnée en partie en retrouvant votre cadavre. Les personnages ayant fini de difficulté gagnent un titre : après le mode normal, vous serez slayer, champion après cauchemar, et patriarch ou matriarch après l'enfer.

Je l'ai mentionné plus haut, mais le niveau des vaches qui était une rumeur est devenu réalité dans Diablo2. Après avoir fini un mode difficulté, il est possible avec une manipulation particulière ( utilisant la jambe de Wirt, l’éclopé du premier volet) d'obtenir un town portal menant à une carte contenant des hordes de vaches bipèdes. Spectacle garanti.

L'inconvénient est que ce niveau ne peut se faire qu'une seule fois par niveau de difficulté et par personnage, à moins de laisser en vie le boss du niveau ( merci elwing35 pour l'info). Du coup si comme moi vous avez l'habitude de récurer les cartes, chaque héros pourra trois fois au maximum, sauf à rejoindre des amis sur Battlenet.

[RETROGAMING] Diablo II / PC

Diablo 2 peut être joué en multijoueur comme son ainé. Plus facilement même en fait.
Il existe deux mode de jeux : battlenet fermé, et ouvert. En fermé, vous créez votre personnage qui sera alors sauvegardé dans les serveur de Blizzard. Un personnage en battlenet fermé doit être un minimum actif régulièrement, sous peine d'être supprimé pour faire de la place.

En battlenet ouvert, vous utilisez les personnages du mode solo, mais vous ne pouvez pas voir les personnages du mode fermé. J'ai déjà utilisé ce mode plusieurs fois, alors que j'étais bloqué et que je ne voulais pas tricher. Il faut bien avouer que Diablo est particulièrement coriace et effrayant dans ce jeu.

Outre les détails de jeu comme l'équipement ou les aptitudes, Diablo et Diablo 2 se distinguent l'un de l'autre. Déjà sur la rapidité de l'action : l'action est plus rapide et frénétique dans Diablo2. Dans D2, votre personnage peut courir tant que sa barre d'endurance est pleine, et les effets de zones sont plus nombreux et plus communs d'utilisation : décimer un groupe à l'aide d'une orbe de glace ou un javelot de peste est très simple.

Il faut également voir que le genre de jeu a changé. Diablo est un Dungeon-crawler car l'important est l'exploration de niveaux générés aléatoirement. Dans Diablo 2, l'exploration n'est plus le nerf de la guerre, l'important est de venir à bout de ses ennemis, de massacrer des hordes et leurs chefs, les grands démons. Bref, le Hack'n slash pur et dur.
La preuve est que les niveaux, bien que changeant un peu de géographie, ne sont plus aussi aléatoires qu'auparavant, et les quêtes sont toujours présentes sur les mêmes cartes. Certes on retrouve le système de shrines, mais ceux ci sont à présent entièrement bénéfiques et on hésite plus en les abordant.

Autre changement : vous n'êtes plus obligatoirement seul. Dans Diablo 2, il est possible de recruter un mercenaire dans les actes 1, 2, 3 et 5 . Au départ peu utiles, les divers patchs les ont rendu plus intéressants en les faisant leveler avec vous, et en vous permettant de les équiper avec certaines pièces d'équipement. Et du coup une équipe, ca change de l'exploration solitaire et presque suicidaire d'une cathédrale maudite. Les multiples classes et surtout les nombreux builds possibles montrent également le changement de direction : le jeu n'est plus focalisé sur les niveaux et la façon de les aborder, mais sur le personnage du joueur et sa construction, qui doit être bien réfléchie pour développer une stratégie d'attaque efficace.

Et pourtant malgré ces changements, l'ambiance est restée la même : gothique et sombre, presque étouffante. En y regardant bien, les lieux ne sont pas plus gais que la cathédrale de Tristram : des ruines maudites à l'acte 3, un monastère souillé dans l'acte 1 et l'enfer en dessert acte 4. De même l'histoire est assez sombre : vous traquez le héros qui a vaincu Diablo mais qui à présent succombe au seigneur de la terreur, causant malheur et dévastation sur son passage où qu'il aille. Le début de Diablo 2 est donc une conclusion pessimiste au premier : dans Diablo vous avez tué le démon, mais c'est finalement lui qui a vaincu votre personnage. Les divers cinématiques vous le rappellent bien : il n'y a pas de bonheur dans cet univers, juste désespoir, lutte pour la survie, fuite et cauchemars sans fin. En celà, malgré les divergences, Diablo 2 est bien l'héritier de son aîné.

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