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[TEST] Dishonored 2 / PS4

Publié le par MastaYoga

Dishonored 2
Support : PS4

Existe également sur XOne et PC
Développeur: Arkane Studios
Éditeur : Bethesda Softworks
Date de sortie: 10 novembre 2016

[TEST] Dishonored 2 / PS4

En 2012 j’avais abordé le premier épisode avec une certaine déception parce que je trouvais le jeu moche : erreur ! Faux ! Nul ! Zéro ! Le jeu s’est avéré être une petite perle dans ce monde dominé par les triple A pour assistés : gameplay aux petits oignons, liberté dans un level design de ouf, rejouabilité infinie, bref un de mes jeux préférés de tous les temps. Du coup, c’est en bon fan que j’ai préparé ce test, tout en essayant de rester impartial afin de vous convaincre que ce deuxième épisode est aussi bon. L’histoire en quelques mots : on se retrouve 15 ans après le premier épisode dans l’empire des îles et la pauvre petite impératrice se retrouve dans l’embarras quand sa vilaine tante fait un coup d’état et prend le pouvoir !

Dès le début, nous sommes confrontés à un choix : jouer avec Emily ou Corvo ? Le père ou la fille ? Choix cornélien s’il en est car bien que l’histoire soit identique, le gameplay sera différent et surtout il ne vous sera pas possible de changer en cours de jeu. Vous voilà donc parti pour 15-20 heures avec le même personnage. La différence réside tout simplement dans panel des pouvoirs : Corvo dispose d’habilités permettant une approche plus violente et directe tandis qu’Emily est plus sournoise et furtive. Les deux disposent évidemment d’un arbre de compétences/pouvoirs qu’il faut débloquer consciencieusement en prenant en compte les aspects du gameplay qu’on souhaite privilégier.

[TEST] Dishonored 2 / PS4

Le gameplay
 
Comme dans le précédent opus, il n’y a pas deux façons de terminer une mission. En plus des compétences et pouvoirs à combiner, le level design permet autant d’approches possibles et imaginables en fonction de votre envie. C’est aussi ce qui déterminera vos stats et dans une certaine mesure, votre histoire.

Vous aurez par exemple la possibilité de combiner le pouvoir de domino (c’est-à-dire, de lier jusqu’à 3 ennemis au même destin et donc d’utiliser ce pouvoir afin d’en faire tomber plusieurs à la fois) avec n’importe quel autre action que ce soit le démembrement par mine, le headshot en slo-mo, l’étourdissement furtif ou le carreau d’arbalète empoisonné (qui fait fuir et oublier)… ou plus vicieux encore : on invoque un double de soi, on lie les ennemis avec le pouvoir du domino et on attaque son clone... résultat garanti. Et si vous ne voulez pas vous salir les mains : invoquez un clone, liez-le aux gardes et lancer votre double dans la mêlée… vous les verrez se mettre en pièce les uns-les autres. Bref, c’est un véritable bac à sable de furtivité et d’assassinats en tout genre qui vous est offert avec ce Dishonored 2.

[TEST] Dishonored 2 / PS4

Level design
 
Personnage important du jeu s’il en est : l’univers steampunk de Karnaca (ville portuaire de l’empire des îles). Les développeurs ont fait preuve de génie et de créativité en rendant vivant un monde coloré et doté d’une esthétique propre. Chaque élément du décor est soigné et s’intègre parfaitement dans l’univers du jeu. En prenant le temps, vous découvrirez quantité de secrets et autres loot qui permettent de faire progresser le personnage ou d’en apprendre d’avantage sur l’univers profond de Dishonored 2.

Les textures, les vues, les paysages, les décors de chaque mission sont façonnés avec soin et le résultat est égal : l’immersion et la cohérence, l’originalité et la créativité vous sauteront aux yeux à chaque endroit. On se souviendra sans doute de l’absence de vie et de pnj dans le premier opus causé d’une épidémie avait vidé la ville… Cette fois-ci les rues sont vivantes : il y a des civils, des factions de rebelles, des marchés,…
 
Et cette IA est particulièrement soignée mais inconstante et incohérente ! Parfois les ennemis réagissent au moindre mouvement, changement (laisser une porte ouverte, éteindre un interrupteur, etc.) et vous rendent la vie impossible… mais pour le même passage, vous pourriez très bien éliminer un garde à côté de son collègue qui ne bronchera pas.

[TEST] Dishonored 2 / PS4

Technique
 
La bande son est parfaite, les musiques collent bien aux décors et aux passages du jeu.
En revanche, le framerate est pourri (on est en 2017, allo) et les temps de chargement sont beaucoup trop longs (surtout pour un jeu où le replay est assez important). J’ai également expérimenté pas mal de freeze et autres erreurs wtf sur PS4.

[TEST] Dishonored 2 / PS4

Ce deuxième opus, passé inaperçu dans l’offre vidéo ludique de la fin d’année 2016, mérite pourtant le détour… Si vous n’aimez pas fouiller, recommencer et perfectionner votre art, que vous préférez qu’on vienne la main, passez votre chemin car à l’instar de jeu comme le dernier Deus Ex, c’est un soft conçu non pas pour rusher mais pour apprécier le travail de maître appliqué à un univers débordant de détails et de possibilités.
 
La variété des pouvoirs entre les deux protagonistes, les niveaux impressionnants et l’IA (parfois) challenging en font un incontournable du genre que je range aux côtés de Metal Gear et Deus Ex. La trame scénaristiques n’est pas le point fort mais c’est celle que vous écrivez en tant que joueur qui vous apportera la plus grande satisfaction. Il y a tant de façons de parvenir à ses fins que c’est au final le joueur qui écrit l’histoire avec ce sentiment de liberté qui manque cruellement dans la plupart des jeux vidéo.

SUPPOS : 4/6

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[SPEEDTESTING] DIRT 4 / PS4

Publié le par Dr Floyd

DIRT 4
Support : PS4

Existe également sur XOne
Editeur : Codemasters
Sortie : 9 juin 2017


Avis après 5h de jeu (5h de trop !)

[SPEEDTESTING] DIRT 4 / PS4

Oh que je l'attendais de pied ferme ce jeu de caisse, comme en 1983 j'avais attendu Turbo sur Coleco, slip tendu après avoir vu quelques vidéo de gameplay des Maîtres du Code... Certes les graphismes semblaient un peu inférieurs à DIRT Rally mais globalement ça respirait le jeu soigné, complet, qui me faisait espérer un titre de la veine de DIRT 2, une vraie référence du jeu de caisse fun sur Gamopat. Vous avez compris que je parle au passé... Patatra ! Ce jeu est une daube intergalactique ! Que s'est-il passé nom d'un sprite poilu ?

Des menus soignés, un vrai didacticiel, plein de modes de jeux, des véhicules variés, des musiques super bien sélectionnées (Rhaaa No One Knows des Reines de l'Age de Pierre !), un générateur de circuits, du 60FPS sans ralentissement, deux modes de gameplay (kéké du dimanche ou pilote qui se la pète), et une réalisation globale excellente... le jeu avait tout pour plaire !!!! Oui, que s'est-il passé ?!

Il s'est passé trois choses :

1. Les parcours sont hyper fades et sonnent faux.... et pour cause je pense qu'ils ont été réalisés avec le générateur automatique de circuits proposé. Manque de variété, aspect générique, on arrive pas à y croire. Tous les parcours se ressemblent ! Quand on a gouté aux circuits de DIRT Rally on tombe de très haut !!! Et c'est dommage car tout le reste est soigné : fluidité, effets de particules, poussières, végétation animée, replay excellents (même si en 30FPS)... Arf !

2. Le manque d'environnement, ils se ressemblent tellement tous que je ne sais même plus si il y en a 4 ou 5, c'est dire), si on est en Australie ou aux USA... Et puis ces 3 petits circuits (de 1km !) des courses BAJA, on en fait le tour en 5 minutes !!!! On est proche du scandale ! Ca respire le jeu qui va bientôt proposer plein de DLC...

3. Le fonctionnement du mode carrière, clairement pompé sur la mode actuelle du déblocage/récompenses... façon jeux smarphones ! Aucun classement, aucune immersion, aucune sensation de participer à une épreuve, à un championnat... C'est catastrophique sur cet aspect, c'est le Candy Crush du jeu de Rallye.

[SPEEDTESTING] DIRT 4 / PS4[SPEEDTESTING] DIRT 4 / PS4

Bref, je suis totalement dégouté, WRC 6 est un chef d'oeuvre à côté de cette bouse. J'ai l'impression que Codemasters est paumé depuis quelques années... n'arrivant plus à retrouver la formule magique arcade de DIRT 2, navigant au fil des sorties entre l'arcade, la pure simu austère, ou les jeux sans contenu ou sans immersion... tout en régressant techniquement entre DIRT Rally et DIRT 4. On en vient à espérer que les ex maîtres du code nous sortent un simple portage HD de DIRT 2... c'est dire ! Bon, moi je retourne jouer à ENDURO sur mon Atari 2600.

SUPPOS : 2/6

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[TEST] MXGP 3 / PS4

Publié le par Dr Floyd

MXGP 3
Support : PS4

Existe également sur XOne et PC
Editeur : Milestone
Sortie : 30 mai 2017

[TEST] MXGP 3 / PS4

J’adore les jeux de niche… par jeux de niche il faut comprendre aujourd’hui jeux géniaux et funs du passé totalement oubliés des éditeurs car pas assez vendeurs auprès du kéké gamer du dimanche qui ne connait que 2 genres : le FPS et le TPS avec des armes dans le dos. De ce fait le motocross ne peut prétendre aujourd’hui à de gros budgets… On se retrouve donc avec des titres qui se font massacrer par la presse car pas aussi stylés qu’un triple A, alors que le jeu en lui-même peut être très sympa à jouer. Examinons donc de près ce 3eme opus de MXGP.

Si on peut considérer MXGP 1 comme un brouillon, MXGP 2 m’a beaucoup plu, et ce malgré de nombreux défauts. Je me suis bien immergé dans le championnat et me suis surpris à faire plusieurs saisons complètes. En découvrant MXGP 3, ma première réaction fut la déception… Déception car l’évolution graphique n’est pas énorme malgré le changement de moteur de jeu, déception car la pluie est représentée de manière ridicule, déception car les temps de chargements sont infernaux, déception car le gameplay semble casualisé. Mais tout comme avec le second opus, après plusieurs heures de jeu, j’ai oublié tout ça pour réaliser que je m’amusais beaucoup à nouveau !

[TEST] MXGP 3 / PS4

Oui l’évolution graphique n’est pas marquante malgré l'Unreal Engine 4 de kéké, mais elle est bien là…. et d'ailleurs on la remarque nettement sur les replays très sympa. A noter une vue camera sur le casque en mode replay tout à fait exceptionnelle (hélas pas jouable). Globalement les circuits font plus sales et c’est un poil plus beau. Certes la pluie ce sont des traits qui passent devant l’écran mais l’avantage étant qu’on ne peut vraiment pas zapper le fait qu’il pleuve car c’est très visuel ! Pas de miracle niveau framerate, c’est toujours du 30FPS, surement un peu plus stable qu’avec l’ancien moteur. Et puis bon en 30FPS ça permet d’intégrer de très nombreux concurrents en course (22 quand même) et ça c’est fun. Au départ j’ai trouvé le jeu bien trop rapide, il l’est, mais pareil, on finit par s’habituer et à zapper cet aspect. Je passerai vite fait sur l'aspect sonore, car franchement c'est pas top du tout, le bruit des deux temps est assez atroce, et il y a un certain manque global d'ambiance.

[TEST] MXGP 3 / PS4

Niveau contenu, ça ressemble au second opus avec un peu plus de possibilités de customisation et de nouvelles motos. Toutes les pistes officielles de la saison 2018 sont dans le jeu (18 je crois), les marques, les sponsors, c'est du jeu officiel. Outre le mode carrière vous pourrez faire une course rapide, une compet' spéciale, tenter du time trial, vous entrainer, ou jouer online. Je regrette juste les temps de chargement bien trop longs, c’est juste pas possible, on se croirait sur Neo Geo CD, vite un patch bordel de sprites ! (surtout que le circuit se recharge entre deux manches !). Il manque aussi des cut-scenes pour l’immersion, mais le manque de budget est passé par là je pense.

[TEST] MXGP 3 / PS4

Quant au gameplay je l’ai trouvé fade au départ, mais j’avais oublié que celui-ci est customisable à souhait… en augmentant le QI des concurrents et en désactivant certaines aides, j’ai retrouvé mes sensations du 2eme opus. Après il faut avouer que la déformation du terrain et la pluie ne changent pas grand chose à l'affaire.... Seul changement important : désormais on ne tombe presque plus de sa moto, alors que dans l’opus précédent c’était totalement exagéré voire proche de l’aléatoire. Le tout est de trouver le bon réglage adapté à votre niveau et au type de joueur que vous êtes, mais ça peut prendre du temps avant de trouver. A savoir que l'ont peut toujours jouer en mode "FPS" et que c'est super jouable ! Au final on a quand même plus l'impression de jouer à un jeu de course fun qu'à une simu pure à dure. N'étant pas un adepte de ce sport méca dans la vraie vie je ne vais pas m'en plaindre, moi je m'amuse bien.

Certains parleront de nanar, mais moi j’aime bien ce MXGP 3… malgré les tas de défauts que j'ai énuméré ci dessus ! Etonnant non ? Car je les ai oubliés ces défauts (vraiment) à force d’avancer dans ma carrière. Certes ce n’est pas du niveau de ce que peut faire la PS4 mais tout est là : carrière, licences officielles, boue, pluie, suspens des courses et du championnat. Et c'est plus réussi que le 2e opus avec de meilleurs graphismes et un gameplay moins frustrant. Je m’amuse et c’est le but d’un jeu vidéo.

SUPPOS : 5/6

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{SPEEDTESTING] LocoRoco Remastered / PS4

Publié le par Dr Floyd

LocoRoco Remastered
Support : PS4 (Playstation Store)
Editeur : Sony

{SPEEDTESTING] LocoRoco Remastered / PS4

J'ai vraiment adoré LocoRoco sur PSP, bordel de sprite quels chef d'oeuvres (il y en a 2) sur la petite portable de Sony ! Dire que le premier opus date de 2006... 11 ans putaing ! Cette exclusivité Sony n'échappera pas au remaster et j'avais trop envie de revivre mes sensations de l'époque sur un grand écran.

Le jeu porte bien son nom, c'est un remaster. N'attendez rien de spécial en terme de contenu, ça semble assez identique (je n'ai pas ressorti les versions PSP pour vérifier cependant). Ce portage, comme l'indique le titre, fait donc surtout l'objet d'une refonte graphique. La résolution passe de 480x272 à 1080p, ce qui n'est pas rien, et à priori en "4K no native" sur Pro (mais je ne suis pas un kéké, je n'ai pas la Pro).

Et il faut dire qu'en HD le jeu est totalement sublimé ! Surtout sur un très grand écran ! Du fait du style dessin-animé cette transformation ne souffle pas de textures dépassées. C'est vraiment du grand art, artistiquement parlant, mais aussi techniquement parlant, y a du level sur le moteur de jeu ! Et je ne vous parle même pas de la bande son qui frôle le sublime. Petite nouveauté : la possibilité d'utiliser le gyroscope de la manette PS4.

Mais merde, ne vous ai pas parlé du jeu en lui-même ? Bah je pense que vous connaissez ? Bon allez je résumé : vous êtes une boule, ou plutôt une sorte de blob, que vous devez faire avancer en penchant le décor à droite ou à gauche... Vous pourrez même vous diviser en plusieurs mini blobs pour franchir des passages étroits. Voilà les bases. Et sous ce concept hyper simple se cache un jeu de stratégie, de précision et de délire visuel absolument génial. Il faut voir les blobs s'agglutiner ou chanter ! C'est de la magie !

Je ne sais pas si une version boite sortira un jour en Europe mais sur Play Asia c'est possible de le précommander, pour 19 boules, sortie le 22 juin.

> LocoRoco PS4 sur PlayAsia

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Si vous n'avez jamais joué à LocoRoco foncez les yeux fermés... Si vous connaissez déjà, franchement ça vaut le coup d'y retourner tellement c'est magique en 1080p ! Un monument du jeu vidéo, une oeuvre d'art vidéoludique, une expérience unique, pour vos enfants et pour les parents également.

SUPPOS : 6/6


[TEST] DOOM / PS4

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[LESDIXLIGNES] 1,2 Switch / Switch

Publié le par Dr Floyd

1,2 Switch
Support : Switch
Editeur : Nintendo
Sortie : 3 mars 2017

[LESDIXLIGNES] 1,2 Switch / Switch

Testé avec le support de Gamoniac

Il fallait quand même que je teste ce truc... Pas question d'acheter ça, je l'ai donc "loué" sur  Gamoniac. Testé direct avec mes enfants, et ils se sont bien marrés... le temps d'une heure. Bon, ce jeu peut faire son effet le temps d'une soirée en famille avec les enfants ou avec des amis pour un apéro. A jouer 1 contre un, ou par équipe... jusque x joueurs. Mais quand même, ça manque énormément de profondeur : des mini-jeux hyper simples et courts, du style des pires trucs qu'on ait vu sur Wii avec la Wiimote. En gros le gameplay se résume à regarder son adversaire dans les yeux (l'écran n'étant plus utile) et à suivre les instructions orales données à l'écran, ou alors des mini-jeux à l'écran très bas de gamme. Vous agitez vos mains dans tous les sens (quasi au hasard) et vous voyez à la fin le résultat à l'écran. Bref, on se croirait en 2006 sur Wii avec des mini-jeux souvent pire qu'à l'époque ! Retournez jouer sur vos jeux ACA Neo Geo !

[LESDIXLIGNES] 1,2 Switch / Switch

SUPPOS : 0/6
ou 2/6 pour une soirée arrosée

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[TEST] Mario Kart 8 Deluxe / Switch

Publié le par Dr Floyd

MARIO KART 8 Deluxe
Support : Switch
Editeur : Nintendo
Sortie : 28 avril 2017

[TEST] Mario Kart 8 Deluxe / Switch

Tout a été dit sur Mario Kart 8, un jeu culte, certes classique avec des pistes à l’envers qui n’apportaient pas forcement grand-chose, mais un très bon Mario Kart. Ce n’est pas pour rien que Nintendo ait décidé de le ressortir sur Switch dans une version légèrement gonflée. Faut-il l’acheter si on aime mais qu’on possède déjà le jeu sur U ? Faut-il l’acheter si on n’a jamais joué à ce jeu ? Dieu joue t-il aux dés ? L’univers a-t-il un sens ? Le Doc velu vous répond !

Alors qu’apporte cette édition « Deluxe » ? Pas de nouveaux circuits de course hélas (ils auraient dû au moins en créer un dédié à la Switch, dommage), mais un mode bataille complet et efficace qui manquait à la version U. Aussi quelques personnages (5 je crois), la possibilité de transporter 2 objets, 2 nouvelles « armes » (la Plume et Boo), un mini turbo en plus dans les dérapages, un mode 200cc en time-attack, et surement quelques nouveautés niveau tuning des véhicules. Ah si, un mode casu pour les tous petits zenfants où le Kart se déplace tout seul (pourquoi pas). Alors après tout dépend si vous aviez acheté les 2 add-ons U, si ne c’est pas le cas l’update est important car vous récupérez 16 nouveaux circuits, ce qui n’est pas rien !

Oui donc un mode bataille complet fait son apparition, sur 8 arènes avec différents modes de jeux : Bataille de ballons, Bataille de pièces, Capture Soleil, Bobombs à gogo, et traque sur piste (course poursuite). Un complément sympa qui permet de varier les plaisirs.
Je ne suis perso pas fan, car peut-être pas très doué dans cet exercice ?

[TEST] Mario Kart 8 Deluxe / Switch[TEST] Mario Kart 8 Deluxe / Switch

Au final le jeu est désormais très complet, beaucoup de personnages, beaucoup de circuits (48 bordel de sprites !), beaucoup de modes de jeu (solo classique, time attack, Vs jusque 4, online jusque 12, multi local jusque 8) avec la possibilité de paramétrer des courses (comme des courses sans objet par exemple, pour tout miser sur le pilotage), et un mode bataille bien complet. Perso je reste fan du mode Time Attack… un jeu dans le jeu, où les possibilités de progresser sur les 48 circuits sont totalement infinies ! D’autant que c’est super bien fait : vous pouvez jouer contre le fantôme de n’importe quel joueur dans le monde, de manière simple et rapide. C'est LE JEU de time-scoring ultime.

[TEST] Mario Kart 8 Deluxe / Switch[TEST] Mario Kart 8 Deluxe / Switch

Techniquement, difficile de dire si c’est plus beau ou plus fluide que sur U… c’est en tout cas au moins aussi réussi, pas de soucis. Une fluidité affolante (à en faire rêver une Xbox One) qui rend le jeu sublime. A noter qu’en mode splitté 4 joueurs le jeu passe hélas à 30FPS… Bon bref c’est le même jeu, il n’y a rien à espérer de vraiment mieux sur l’aspect technique. C’est parfaitement jouable en mode tablette ou avec un Pad Pro (de préférence), je n’ai pas essayé avec les mini-sticks détachés par contre. Pour une fois j’ai testé le online, il y a déjà du monde (quelques secondes d’attente à c’est parti !), et aucun soucis avec ma connexion préhistorique de 1,5 mega ! En Wifi en plus…

[TEST] Mario Kart 8 Deluxe / Switch[TEST] Mario Kart 8 Deluxe / Switch

Petite info en passant : le jeu occupe en démat’ 6.75 giga seulement ! C’est affolant pour un tel jeu si complet avec 48 circuits ! Sur PS4 il faudrait 2 galettes Bluray ;) Tout ça pour vous dire que Nintendo maitrise à fond l’optimisation de ses jeux. Ca se sent et ça se respire en jouant à Mario Kart 8 Deluxe de toute façon. Ce point est aussi important si vous vous voulez l’acheter en démat’ (il n’occupera pas toute votre mémoire interne).

[TEST] Mario Kart 8 Deluxe / Switch[TEST] Mario Kart 8 Deluxe / Switch

Alors pour répondre aux deux questions de l’intro.

Si on ne connait pas ce jeu sur U faut-il l’acheter ? A moins d’être un dégénéré de Call of ou un fan de Candy Crush, c’est OUI, un grand OUI, fan de jeux de course ou pas, FONCEZ ! C’est culte, c’est énorme, c’est fun, c’est beau, c’est du vrai jeu vidéo !

Faut-il l’acheter si on possède déjà la version U ? Je réponds un OUI sans condition si vous n’aviez pas les 2 add-ons, mais un OUI presque sans condition (genre sauf si vous êtes fauchés) si vous l’aviez déjà en version complète. Pourquoi ? Par forcement pour le rajout des quelques bonus, mais surtout parce que Mario Kart 8 devient un jeu portable ! Dans une version unique salon/portable… jouable du coup partout, sans restrictions ! Pour un fan de time scoring comme moi, c’est l’idéal, car je joue par petites sessions et c’est génial de ne pas être obligé d’être coincé devant l’écran du salon.

Mario Kart 8 est l’un des jeux les plus conviviaux du monde, vous ne pouvez pas passer à côté, il vous accompagnera toute la durée de vie de la Switch !!! (Mario Kart 9 sur Switch ?), que ce soit dans le salon, le train ou votre lit ! Avec simplement deux jeux, Zelda et Mario Kart, la Switch écrase déjà toute la concurrence. Revendez vos PS4 et Xone (enfin surtout la XOne), le fun et le gameplay ça se passe sur Switch et nulle part ailleurs.

SUPPOS : 6/6

[TEST] DOOM / PS4

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[TEST DEFINITIF] Flatout 4 Total Insanity / PS4

Publié le par Dr Floyd

FLATOUT 4 TOTAL INSANITY
Support : PS4
(non testé sur PS4 PRO)
Existe également sur XOne, prévu sur Steam
Développeur : Kylotonn (Lyon)
Editeur : Strategy First
Sortie : 17 mars 2017

[TEST DEFINITIF] Flatout 4 Total Insanity / PS4

Flatout, quelle bombe vidéoludique du jeu de caisse arcade PC bordel de sprites ! Après un bon premier opus en 2004, le second va tout défoncer en 2006 (et pas seulement au sens figuré) ! Vous pouvez le trouver sur Steam à moindre coût, et ça en vaut la peine, malgré ses 11 ans, d'autant qu'il tourne désormais en 60FPS toutes options activées sans problème sur la plupart des moulins à vent. Quant à Flatout Ultimate Carnage (le 3 en quelque sorte) c'est une version améliorée du 2, surtout pensée pour la X360 à l'époque, Gamopat d'or 2007 ! (Oublions tout ce qui est sorti ensuite, sur PC ou Wii, voire Android). Alors quid du vrai grand retour de la licence 10 ans plus tard sur une génération qui manque cruellement de jeux de caisses arcade ?

Bon alors FlatOut c'est quoi à la base ? Le digne héritier de Destruction Derby 1 & 2 (PS1) on peut dire. Que de grands souvenirs avec ces jeux ! Et pour ce 4eme opus je vais vous dire d'entrée que c'est désormais un mix entre Destruction Derby, Motorstorm et Burnout. Donc un jeu de caisse purement arcade où 12 véhicules vont se tirer la bourre sur des circuits dont le décor est destructible et les débris persistants. C'est Kylotonn (le studio de Lyon, leur 1er jeu) qui est désormais aux commandes de cette licence, quelle dommage que le studio d'origine, Bugbear, ait dû laisser la main, eux qui se sont embourbés avec Next Car Game/Wreckfest sur Steam. Mais heureux de voir renaitre cette licence ailleurs, et on va se rendre compte que Kylotoon a fait du très bon boulot !

UN JEU DE CAISSE TRES VARIE !

Oui ce jeu est très complet ! On commence par le mode carrière qui est un mix de tout ce qui est proposé et dont le fil rouge reste les courses classiques, souvent de 2 à 3 tours, et dont le but est simple : terminer dans les 3 premiers pour débloquer la suite, gagner de l'argent pour upgrader les véhicules et en acheter d'autres. Il y a plein d'autres types de courses : le time-trial bien sûr, la course de check-points, le mode Assaut où vous disposez de 4 armes façon Mario Kart pour dégommer ou piéger l'adversaire, des courses de points, des arènes (comme dans Destruction Derby), et les mini-jeux où il faut éjecter son pilote de la bagnole. Tous ces modes de jeux sont accessibles en mode direct et sont débloqués petit à petit via le mode carrière. On pourra juste regretter (comme dans FlatOut UC) les mini-jeux d'éjection de pilote sans réel intérêt... et franchement un peu bâclés. Bref, c'est bel et bien un nouvel opus de FlatOut que nous propose Kylotoon, tous les codes de la série sont bien présents ! Reste à savoir si c'est beau et si c'est jouable ;)

[TEST DEFINITIF] Flatout 4 Total Insanity / PS4

VITESSE DEMESUREE !

Je parlais de Burnout en intro, car en effet ça va très vite, et peut être même trop vite !? Quand vous déclenchez la Nitro on à l'impression de passer en vitesse démesurée, et là les fans de Space Balls comprendront ;) J'étais assez dubitatif au départ mais après plusieurs heures de jeux on s'habitue réellement à cette vitesse et ou retrouve finalement le même fun que dans FlatOut 2 sur PC ou FlatOut UC sur X360.

[TEST DEFINITIF] Flatout 4 Total Insanity / PS4

TECHNIQUEMENT BIEN MAIS SANS PLUS

Les graphismes sont à la hauteur, avec des effets de lumière et de météo très corrects, des circuits variés et plutôt bien pensés. Ca respire l'arcade. Seule la modélisation des véhicules n'est pas forcement top, mais bon c'est de l'arcade, pas besoin de 10 millions de polygones par voiture ;) Seulement 3 vues (extérieur, capot, sol) mais idem, pour un jeu d'arcade c'est suffisant, on est pas là pour se toucher le téton à admirer sa caisse, d'autant qu'elles sont bien crades ;) Seule la réalisation des mini-jeux est bâclée, avec un public et des tribunes dignes d'un jeu PS2.

Alors sinon ne rêvez pas, le framerate est fixé à 30FPS... plutôt stable (j'ai juste constaté quelques petits ralentissement quand il y a trop de carnage à l'écran). 30FPS c'est compréhensible car le décor est destructible et ce sont des milliers de débris qui peuvent gêner le parcours, sans disparaitre, et répondant à une physique crédible.... Sans compter l'IA qui est assez poussée (j'y reviendrai). Donc tout ça c'est pas mal de calculs. Ce n'est pas du Gran Turismo ou du Forza avec leurs décors vides d'animations ! Kylotonn semble d'ailleurs avoir fait des progrès depuis WRC 6 sur PS4 (et son framerate un peu étrange qui avait le hoquet). Attention, je n'ai pas testé le jeu sur PS4 PRO... peut-on rêver de 60FPS sur ce support ? Ou l'absence totale de ralentissements ? J'attends vos retours pour savoir.

Les voitures se détruisent bien, les portières s'ouvrent, le capot s'envole, la carrosserie se déforme. La voiture peut même se détruire pour un Game Over brutal. Ambiance "Mad Max", avec quelques similitudes avec Motorstorm, à la différence près que l'IA n'est pas truquée, ou du moins ne semble pas. Ici si vous êtes largué, difficile de revenir dans les 3 premiers, ici les adversaires semblent être doués de réflexion et n'hésitent pas à tenter de vous balancer dans le décor, aussi ils peuvent perdre le contrôle de leur bagnole ! Bref ça vie et ça ressemble à une vraie course. Dommage cependant que seuls 12 véhicules prennent part à la fête... j'espérais mieux sur nos consoles modernes... mais je le répète, il y a beaucoup de calculs dans ce jeu.

Un point qui m'agace : pas de replay, bordel, ça c'est dommage ! Revoir de telles courses délirantes, c'était franchement un truc à intégrer ! Manque de temps ?

[TEST DEFINITIF] Flatout 4 Total Insanity / PS4

100% FUN !

La prise en main est assez facile, c'est un vrai jeu d'arcade. Stick de direction, les 2 gâchettes, et le boost. Alors ok, une prise en main facile, mais tout de même subtile car l'inertie caractéristique de la série est toujours présente, mais je trouve qu'elle est très bien réglée. Pour moi la maniabilité est parfaite sur cet opus, et la voiture réagit bien aux différents chocs et obstacles. C'est fun, on se marre vraiment bien : les situations de jeux sont variées, il faut faire attention aux décors, aux obstacles, aux adversaires fous, aux embranchements (il y a souvent plusieurs chemins possibles), on s'éclate face à ces situations imprévisibles, c'est un bonheur arcade comme on en fait plus ! Chaque course est franchement une nouvelle course dont on ne peut maitriser tous les paramètres tant le décor et le comportement des IA peuvent influer sur la course. On se sait jamais trop ce qu'il va se passer !

Il y a pas mal de courses mais dans des environnements peu variés, pas mal de véhicules à débloquer (dans le cadre d'un jeu d'arcade... ici pas besoin de 1200 véhicule pour se la péter !). Perso j'adore les courses en 8, et bosselées, où rien n'est prévisible, c'est génial, c'est l'éclate la plus totale... mais hélas il en manque cruellement !

Niveau durée de vie, il y a de quoi faire, je vous est décrit les différents modes de jeux plus haut ! Le mode carrière semble long, il n'est pas facile de gagner les courses avec les voitures de base. C'est un bon challenge que de le terminer. Et puis on pourra passer des heures juste pour le fun sur tous les types de jeu en mode rapide sans passer par la carrière, sans compter le multi online (pas essayé). Et que dire du time-trial qui offre de grosses possibilité de progression (choix du véhicule, obstacles à éviter, raccourcis....) A nouveau une petite critique : pas de ghost sur le time-trial, argh !

La bande son est purement rock&hard-rock, pas forcement géniale mais correcte... C'est beaucoup mieux que les bandes sons techno ou "d'ascenseur" des autres jeux, ça change ! Yeah Yeah Fuck & Destroy ! Ah oui, sinon le pilote est toujours éjecté de la bagnole en cas de gros choc, le truc que mon fils trouve "trop cool"... Mon fils adore ce jeu, c'est trop stylé qu'il dit, ça change des autres jeux. Et oui c'est ça l'arcade : le fun et le plaisir !

[TEST DEFINITIF] Flatout 4 Total Insanity / PS4

FlatOut 4 n'est peut être pas la bombe absolue que j'espérais (pas de replay, pas de ghost, seulement 12 véhicules en course, léger manque de circuits), donc pas aussi marquant que le 2 ou le 3 à l'époque, mais néanmoins c'est bel et bien un vrai nouveau FlatOut, un jeu de caisse arcade délirant ! Courses trépidantes, gameplay ultra fun, contenu important... on s'amuse comme Max le Fou ! Un vrai jeu de caisse arcade comme au bon vieux temps. On se fait tellement chier (excuez du mot) avec les Forza et autres Turismo que c'est un pur bonheur que de redécouvrir le vrai jeu d'arcade comme on aime ! Le genre de jeu que va détester à coup sûr Jeuxvideo.com... pas dans les standards, pas assez médiatique... Je recommande totalement ce bon défouloir ! Et malgré ses défauts je lui colle la note maximale car moi je m'éclate !

SUPPOS : 6/6


[TEST] DOOM / PS4

ANNEXE

Jeuxvideo.com Total Insanity


J'avais annoncé dans mon test que Jeuxvideo.com n'aimerait surement pas ce jeu... et je ne me suis pas trompé : 9/20 !!! Hallucinant. Un condensé de bêtise et de méconnaissance, par des gamins paumés... et influencés par leur Direction qui cire les pompes des gros partenaires publicitaires et casse les petits éditeurs.

"Nous ne nous attendions à rien", car oui jeuxvideo.com ne sait pas que Flatout est une référence absolue du jeu de caisse arcade ! Ils sont nés avec Gran Turismo et Forza, et ont surement juste appris sur internet ou via l'émulation que dans le passé il y a eu Out Run, Daytona USA ou Destruction Derby. Wikipedia pour savoir ce qu'est FlatOut ?

"rigolo et varié. Bref, le divertissement idéal pour décontracter, ou respirer"... D'où bien sûr la note de 9/20 ??? Car il n'y a pas les 2000 véhicules Majorette de Gran Turismo, ni son IA au QI d'une moule et qui triche, ni les collisions du niveau d'une auto tamponneuse.... Le fun jeuxvideo sait que ça existe, mais ça ne l'intéresse pas : pour avoir une bonne note, il faut être dans la norme actuelle des trucs tristes qui se vendent bien. Ou alors si c'est arcade, il faut une voix off de débile californien, des trucs à débloquer toutes les 12 secondes, et des courses à mourir d'ennui sur un open-world (suivez mon regard).

Jeuxvideo trouve le gamepay trop compliqué (???) :
"frustration incroyable"
"Les courses au déroulement trop aléatoire"
"On en revient souvent à recommencer les mêmes courses ... la faute à pas de chance

Incroyable, dans Flatout 4 on peut perdre des courses, et devoir recommencer... ça fait chier merde, le joueur de jeuxvideo.com veut terminer premier, sans suspens, sans IA, sans surprise durant la course... et entendre son débile californien dire "tu es trop cool man, voici 1200XP et 500 nouveaux amis sur ton réseau social !"

J'arrête là, je leur ai fait assez de pub, et ils n'en ont pas besoin. Sauf que les jeunes se basent sur l'avis de ce site poubelle. Et de tels torchons font que les éditeurs aujourd'hui ne prennent plus de risque et ne sortent plus que des jeux copier-coller des précédents... sinon le testeur couche-culottes de Jeuxvideo.com est perdu et n'aime pas. TPS avec une arme dans le dos ou jeu de caisse "Turismo" froid et ennuyeux, voilà à quoi doit ressembler le jeu vidéo pour être bien noté. Mon Dieu, un truc fun et varié, où on peut perdre !!! Au secours !!!! Déjà rien que le fait que le jeu ne soit pas publié par un "gros" influence directement leurs testeurs dans leurs "analyses"... Bref, on attend le 19/20 du prochain Forza Horizon, cette daube absolue. Jeuxvideo.com, le cancer du jeu vidéo.

Espérons que Flatout 4 rencontre assez de succès pour qu'un FlatOut 5 voit le jour ! Achetez ce jeu bordel de sprites ! C'est un devoir vidéoludique.

Yo Man ! C'est fun, c'est varié, c'est rigolo, je mets 9 sur 20 ! Et je retourne sur mes jeux Ubisoft, EA et Activision !

Yo Man ! C'est fun, c'est varié, c'est rigolo, je mets 9 sur 20 ! Et je retourne sur mes jeux Ubisoft, EA et Activision !

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[TEST] Resonance of Fate / PS3-X360

Publié le par FK-Corporation

RESONANCE OF FATE
Support : PS3 et 360
Développeur : TRI-ACE
Editeur : SEGA
Sortie : 26 mars 2010
[TEST] Resonance of Fate / PS3-X360

Resonance Of Fate (End Of Eternity au Japon) est une bouffée d'air frais dans le monde du J-RPG ! Autant le dire tout de suite, ce jeu est une bombe et je vais vous expliquer pourquoi. ROF est un jeu ingénieux doté de l'un des meilleurs systèmes de combats jamais crée, oui vous avez bien lu. Tri-Ace, ce studio réputé pour ses RPG de très grandes qualités comme les Star Ocean ou encore les Valkyrie Profile. Tri-Ace, pour la première fois de son existence, va faire une infidélité à Square-Enix en faisant éditer son jeu par SEGA. Resonance Of Fate est sorti 17 jours après Final Fantasy 13, ce fût malheureusement une grosse erreur de la part de SEGA car les ventes n'ont pas été au rendez-vous.

Dans un avenir lointain, la Terre a subie de terribles changements dans son environnement. Pour des raisons inconnues, un gaz empoisonné est sorti du sol terrestre, ce qui provoqua une extinction presque complète de la race humaine. Les survivants construisirent une gigantesque tour nommée Bazel afin de s'y installer et de continuer à vivre au-dessus de l'air impur recouvrant la surface de la planète. La civilisation a donc depuis repris ses droits, les classes sociales les plus aisées résidant au sommet de la tour, les chandeliers et cardinaux tandis que les plus pauvres sont conditionnés dans les étages les plus bas.

Dans Ebel, on se balade de gauche à droite, comme Valkyrie Profile

Dans Ebel, on se balade de gauche à droite, comme Valkyrie Profile

Nous commençons le jeu au niveau 4 dans la ville d'Ebel, nous jouons 3 chasseurs de primes, Zephyr, un jeune homme recueillit par Vashyron qui est un chasseur de prime indépendant qui a monté sa propre entreprise. Enfin Leanne qui fut sauvée par Zephyr quelque temps auparavant. Les personnages sont tous charismatiques et on tous une histoire intéressante, dommage que le jeu soit avare en détails, cela aurait aidé à comprendre plus facilement le lien qui les unis.

Zephyr, Vashyron et Leanne sont tous très attachants

Zephyr, Vashyron et Leanne sont tous très attachants

e jeu nous plonge dans une ambiance post-apocalyptique et steampunk, le niveau 1 est réservé aux personnes riches et aux hommes du clergé. Les pauvres sont dans des taudis allant jusqu'au niveau 12. Autant le dire, l'ambiance est excellente, on sent vraiment la crasse des villes de bas étages et la bourgeoisie des étages les plus haut.

Système de combat : Ce jeu est audacieux et nous offre un des meilleurs systèmes de combats de l'histoire du jeu vidéo. C'est simple, il est unique en son genre et cela ne va pas être évident à expliquer par écrit, il faut y jouer pour le comprendre. Dans ROF, pas d'épée, on se castagne avec de gros guns ! Les combats mélangent temps réels et tour par tour car tant que vous ne bougez pas le joystick, les ennemis ne bougeront pas non plus. Vous pouvez donc observer en début de combat, la zone, les différents ennemis pour adopter la meilleure stratégie. 
 
Le joueur ne peut attaquer qu'une seule fois par tour sauf si il utilise un cristal. Au début du jeu vous disposez de trois cristaux mais vous en débloquerez au fil du jeu car c'est un des points primordial pour comprendre le système de combat. La base du jeu sera d'effectuer une action héroïque mais cela consommera un cristal. Cette action héroïque vous permettra de courir dans une direction, vous serez alors invulnérable et vous pourrez attaquer plusieurs fois. Simple vous me direz ? Non car si par malheur vous n'avez plus de cristaux, c'est presque le game over, vos personnages seront alors en état critique et vous ne pourrez plus effectuer d'action héroïque. Pour récupérer un cristal, vous devrez détruire un adversaire ou alors un de ses membres ou équipement. C'est simple, certains adversaires peuvent être composés d'une dizaine de barres de vies qui composeront les différentes parties de leurs corps.

Vous suivez ? J'espère car on est encore loin d'avoir tout vu. Il faut maintenant que je vous explique les différents types de dégâts que vous pouvez faire. Vous commencez avec une mitraillette pour Zephyr et deux pistolets pour Vashyron et Leanne. La mitraillette effectuera d'énorme dégâts mais ils ne sont pas définitifs, pour valider ces dégâts pour devez tirer au pistolet. C'est simple, la mitraillette ne peut effectuer aucun kill pourtant c'est elle qui effectuera 95% des dégâts. Chaque personnage peut porter deux armes, une dans chaque main. Il est aussi possible d'utiliser des grenades qui feront des dégâts de zone. 
Les dégâts à la mitraillettes seront bleus mais pas définitifs

Les dégâts à la mitraillettes seront bleus mais pas définitifs

Il est possible de monter son personnage jusqu'au niveau 300. 100 niveaux au pistolet, 100 niveaux à la mitraillette et 100 niveaux aux armes de jets type grenade. Autant dire que pour monter ses personnages au niveau max, il faudra être polyvalent et jouer avec tous les types d'armes. Plus vous augmenterez votre niveau, plus vous pourrez charger votre attaque. Au niveau 1 vous avez le droit à une charge et au niveau 100, vous aurez le droit à 100 charges pour une seule attaque.
 
Votre attaque héroïque ne dure que quelques secondes, il faudra donc améliorer vos armes pour augmenter leurs caractéristiques et surtout, la vitesse de charge de votre arme. Un autre point important, plus vous serez proche d'un ennemi, plus votre charge augmentera rapidement. N'espérez pas campez à l'autre bout de la map pour shooter les ennemis, il faut prendre des risques pour gagner dans ROF !  
En état critique, c'est le game over presque assuré

En état critique, c'est le game over presque assuré

Vous pensez qu'on a fini ? Comme je le disais, la prise de risque est primordiale dans ROF, pour cela vous allez devoir courir en direction de l'ennemi avec des actions héroïques. Votre action héroïque est caractérisée par une ligne rouge ou une ligne bleue pour déterminer la direction dans laquelle vous allez. Si vous passez entre vos deux autres personnages, la ligne sera bleue. Si effectuez 3 actions héroïques de suite en passant à chaque fois entre vos deux autres personnages, vous pourrez effectuer une attaque résonance et la c'est open bar avec des centaines de cartouches tirées dans un festival de douilles qui s'écrasent au sol. Cette attaque consommera tous vos cristaux donc si vous n'arrivez pas à tuer l'ennemi, c'est quasiment game over.
 
Je passe rapidement sur les armes de jets qui pourront infliger certaines altérations d'états comme des brûlures ou du poison.

Le scénario est intéressant mais complexe, peut-être un peu trop pour être abordable. Il est obscur et laissera certaines personnes dont moi sur le carreaux, c'est dommage car c'est un des seuls reproche que je vais pouvoir faire au jeu. Le scénario est bon mais tellement perché qu'il est compliqué à suivre. A noté que le jeu comporte des scènes plutôt humoristiques, nos deux protagonistes mâles sont assez machos et pervers sur les bords.

Graphiquement le jeu possède un charme fou, son architecture baroque et ses décors post-apocalyptique servent à l'immersion. On a ici une direction artistique de très haut niveau et cela passera par le bestiaire totalement WTF mais vraiment excellent. Le monde de ROF se compose de cette tour de Bazel et pour progresser, il faudra débloquer les villes et les zones avec des cellules. Ces cellules vous permettront de raccorder des terminaux qui vous octroieront des bonus pendant les combats. Ainsi à la fin du jeu, vous pourrez raccorder les terminaux des étages 4 à 6 pour bénéficier notamment d'énormes bonus dans l'arène de combat. 
Le tuning de mitraillette, gros gros kiff !

Le tuning de mitraillette, gros gros kiff !

Il faut noter que le jeu est relativement dur tant qu'on a pas appréhendé le système de combat. La première fois que j'ai fait le jeu, j'en ai bavé car je n'avais pas compris toutes les subtilités. Une fois le jeu pris en main, c'est un plaisir fou, une extase, une sensation de puissance comme peu de jeu peuvent nous le procurer. J'ai rarement autant aimé les combats aléatoires que dans ROF, quel plaisir de malade !
 
[TEST] Resonance of Fate / PS3-X360

Le jeu se déroule sur 16 chapitres et comme tout J-RPG qui se respecte, il est blindé de quêtes annexes. Il est important de noter que certaines de ces quêtes annexes sont intéressantes là où certains J-RPG se contentent de gonfler leur durée de vie avec des quêtes dites « Fedex ». Il existe comme dans tout bon jeu, un donjon optionnel avec une difficulté ahurissante, le plaisir pour les hardcore gamer pour moi ! Comptez au moins 80 heures pour finir le jeu à 100%, vous en aurez pour votre argent.

Les + :
- Son système de combat de malade !                        
- Un J-RPG avec des guns !                                                   
- Direction artistique dingue
- Grosse durée de vie
- La customisation des flingues ultra poussée
- Son scénario est intéressant... 

Les - :
- Sa difficulté pourra rebuter certains                
- Son scénario est intéressant...                                    
- Scénario intéressant mais difficilement compréhensible

Resonance Of Fate est une bombe, un must have sur old-gen. Si vous êtes fan de RPG, vous devez avoir joué à ce jeu. Son système de combat terriblement addictif et ultra péchu, son scénario post apocalyptique très intéressant et son ambiance gothique sur fond de religion nous prouve que TRI-ACE est vraiment un grand studio. La jeu reste néanmoins difficile, il faudra cravacher pour comprendre toutes les subtilités du système de combat mais cela en vaut la chandelle. Resonance Of Fate nous réserve un beau dépaysement, il fait facilement parti du top 5 des meilleurs RPG old-gen.

SUPPOS : 5/6

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[TEST] NIER Automata / PS4

Publié le par FK-Corporation

NIER Automata
Support : PS4

Existe également sur PC
Développeur : PlatinumGames
Editeur : Square-Enix
Sortie : 10 mars 2017
[TEST] NIER Automata / PS4
Tout d'abord je voulais rendre hommage à Square Enix. Merci d'avoir eu les couilles de proposer une suite d'un jeu qui, selon certaines sources, ne se serait écoulé qu'à 3000 exemplaires en France et qui par son échec commercial a causé la fermeture du studio Cavia. Il fallait une grosse paire de cojones pour remettre le couvert. A l'heure où la plupart des studios ne prennent plus de risques, Square-Enix a écouté l'appel des joueurs pour nous offrir une suite du meilleur jeu old gen, Nier premier du nom. Il est important pour moi de rendre hommage car on s'amuse trop souvent à tirer sur l'ambulance mais jamais assez à remercier un studio.
 
Le créateur et scénariste de la série Taro Yoko est encore à la baguette pour continuer sur sa lancé avec l'univers mis en place dans le premier jeu. Autant vous dire tout de suite, l'ambiance est respecté, le travail n'a pas été dénaturé par le travail de PlatinumGames qui s'est juste occupé de la partie action du jeu, OUF ! le producteur Yosuke Saito, et le compositeur Keiichi Okabe reprennent aussi leurs rôles respectifs. 

Autant vous le dire tout de suite, Nier Automata est bien la bombe attendue. Ce jeu navigue à contre-courant de tout ce qu'on peut voir actuellement et cela fait un bien fou de jouer à un jeu qui ne nous prend pas pour un jambon. Taro Yoko va au bout de son idée, de sa vision du jeu vidéo. Il me fait vraiment penser à Kojima dans sa manière d'explorer les jeux vidéos et de casser les codes.
Les androides vivent dans une base en orbite de la Terre

Les androides vivent dans une base en orbite de la Terre

Nous incarnons 2B, une androïde qui fait partie du groupe YoRHa, une unité d'élite employé par les humains pour les aider à reconquérir la Terre. Les humains vivent sur la Lune car la Terre est devenue inhabitable à cause des machines qui en ont pris le contrôle. 2B devra faire équipe avec 9S, une unité de reconnaissance d'une intelligence supérieure mais pas vraiment adapté au combat. Je ne vais pas en dire plus sur le scénario mais il faut avouer qu'on a ici de la grande Science-Fiction ! On est vraiment en roue libre et qu'est ce que c'est bon d'avoir un jeu avec un bon scénario, c'est devenu tellement rare de nos jours... Nier Automata nous emmène loin, très loin ! On a vraiment le sentiment d'avoir voyagé et d'avoir vécu une aventure. Les androïdes ne sont pas dépourvus d'émotions et c'est vraiment intéressant de suivre leur évolution psychologique.

Nier Automata va loin dans la réflexion. Qui sommes-nous ? Que sont les androïdes ? Que sont les robots ? Les habitués du premier épisode ne seront pas déçus car le jeu possède son lot de retournement de situation et nous fera réfléchir sur le but de chaque être sur Terre. Nier Automata poussera même la réflexion plus loin : Qu'est ce qu'un être ? Pouvons-nous être vivant a partir du moment où l'on possède une conscience ? Rarement un jeu nous aura réfléchir comme cela et chaque PNJ voudra la peine d'être écouté et on se rendra compte du travail qui a été fait sur l'écriture du jeu.
Les robots se mettent à penser comme les humains

Les robots se mettent à penser comme les humains

Nier Automata va marquer comme son prédécesseur, c'est le genre de jeu qui restera gravé dans les mémoires et qui va devenir un mythe avec le temps. Le jeu se réinvente tout le temps, il change les codes à longueur de temps, rien n'est acquis tout au long du jeu.

Système de jeu : PlatinumGames a fait du bon boulot pour nous concocter un système de combat diablement efficace. C'est péchu, c'est fluide et ça castagne dur. On peut alterner entre deux types d'armes et surtout, on peut garder la touche R1 enfoncé pour tirer de façon permanent avec le Pod qui sert de soutien comme le Grimoire Weiss. Comme le premier épisode, il est possible de crafter des armes en chopant du loot sur les ennemis, on retrouve même certaines armes du premier Nier. La touche carré permet d'attaquer avec une arme et le triangle avec une autre arme. A vous de voir quel enchainement vous préférez, on y retrouve un petit coté Bayonetta sans non plus être aussi complet. On peut aussi augmenter les statistiques de notre joueur en y incorporant des puces pour faire du tuning avec notre personnages, c'est sympa mais ultra cheaté car une fois trouvé la bonne combinaison, on en devient presque invincible.

Le jeu est un semi open-world, ne vous attendez pas à une map immense, ici c'est plutôt une succession de zones ouvertes mais pas forcément très grandes mais on s'en moque, le plaisir est ailleurs. Il est possible d'effectuer environ 80 missions secondaires et voilà un autre point fort. Après avec fait Final Fantasy 15 et ses quêtes annexes toutes pétées, ici on a le droit à un scénario pour chacune. Sachant que le jeu est bien écrit, les quêtes sont pour une majorité très intéressantes à suivre.

Nier est un énorme pots pourris avec ses phases de BTA mais aussi Shumps. La transition entre les deux est tout simplement monumentale, le jeu peut alterner différentes phases d'une fluidité étonnante. Ça part dans tous les sens et c'est tellement bien mis en scène que j'ai du mal à croire à ce que je viens de jouer. Les phases de Shumps sont tellement jouissives.
Les phases de Shumps en jettent sec !

Les phases de Shumps en jettent sec !

Les combats ont aussi leur coté Shumps

Les combats ont aussi leur coté Shumps

Le plaisir de Nier Automata c'est son écriture ou plutôt, la qualité de son écriture. C'est fin, c'est profond, c'est savoureusement bien amené, c'est mélancolique et beau à la fois. Rarement un jeu arrive à nous donner mal au ventre de plaisir et c'est le cas ici. J'avais la boule au ventre en arrivant dans le dernier donjon, le sentiment d'arriver enfin à la fin du voyage, ça m'a retourné.
 
Le jeu possède 26 fins différentes mais 21 d'entre elles sont des trolls, elles surviennent en faisant des actions un peu bizarres et peuvent arriver dès le début du jeu... Le jeu possède 5 fins réelles mais attention, il ne faut surtout pas s'arrêter la première fois que vous verrez le générique car vous n'aurez effectué que 30% du jeu et vous passerez à coté de tout le plaisir. Sans vous spoiler, sachez que vous ferez le jeu avec plusieurs protagonistes différents pour comprendre leur vision des choses.

On va rencontrer des PNJ haut en couleur durant tout le jeu et certains sont vraiment attachants comme le robot Pascal ou encore le robot Jean-Paul le philosophe en hommage à Sartre. On va aussi retrouver certains protagonistes du premier épisode, je ne vous en dirais pas plus.

Le jeu s'amuse avec nous parfois, on retrouve un coté Metal Gear avec la pâte de Kojima dans certain aspects. Par exemple lors qu'on réveille 2B, on doit aller dans le menu paramètre et remettre le volume du son, ceci n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Ce n'est pas nous qui jouons au jeu mais c'est souvent le jeu qui joue avec nous...
Quand je vous dis que le jeu joue avec nous...

Quand je vous dis que le jeu joue avec nous...

Il est temps maintenant de vous parler d'un des points forts du jeu, son OST absolument MA-GIS-TRA-LE ! Mon dieu que ça fait du bien aux oreilles, c'est vraiment le gratin de la musique, tout est fait pour nous faire voyager. L'OST alterne mélodie magnifique, des chansons rythmés avec des cuivres ou encore des partitions de piano mélancoliques. Il y en a pour tous les gouts. Il faut bien avouer par contre que j'ai préféré l'OST du premier mais celle là, elle tutoyait les étoiles donc c'était impossible de faire mieux. Nier Automata se joue avec le son à fond pour vraiment en prendre plein les oreilles.

Les textures ne sont pas dignes d'une PS4 ? Regardez plutôt cette direction artistiques de malade !

Les textures ne sont pas dignes d'une PS4 ? Regardez plutôt cette direction artistiques de malade !

Au niveau des petits défauts qui saoulent il y en a un qui est récurrent. En effet il ne faut qu'aucun ennemis soit présent à moins de 20 mètres pour effectuer une action avec un PNJ. C'est assez frustrant de ne pas pouvoir interagir avec un PNJ alors que l'ennemi le plus proche est totalement hors de portée derrière un bâtiment. Autre chose assez chiante, le fait de trébucher lorsqu'on touche une pierre ou un arbuste alors qu'on court. Ça fait ralentir, l’animation est inutile, bizarre d'avoir incorporé cela. On peut noter qu'il est dommage que le Pod ne soit pas aussi attachant que le Grimoire Weiss et que ses magies soient aussi moins fun. Autre point négatif, ce système d'achat de trophées une fois le 3ème run terminé. Que c'est nul ! Adieu le plaisir de débloquer tous les trophées, on se retrouve avec un platine au rabais pour moi qui aime les défis relevés. Petit bémol aussi sur la difficulté du jeu qui est mal gérée. On se retrouve avec un mode normal vraiment facile et un mode difficile vraiment difficile. La marche entre les deux est vraiment énorme, j'avais le cul entre deux chaises et j'alternais les deux. Je viens de me rendre compte en lisant ce dernier paragraphe que je chipote vraiment sur les défauts, c'est pour dire la qualité du jeu.

Admirez la beauté de la mise en scène

Admirez la beauté de la mise en scène

Au final je me rends compte que je n'ai pas beaucoup parlé du jeu ni du scénario car il ne peut pas se raconter, il se ressent. Si vous êtes fans d'A-RPG vous devez essayer ce jeu.

Vous l'aurez compris, Nier Automata est un grand jeu, un très grand jeu qui rentre au panthéon des meilleurs jeux de cette génération. C'est le genre de jeu qui ne te met pas une gifle mais des centaines de gifles tout au long de l'aventure. C'est la démesure, dantesque, gigantesque. Nier Automata c'est la folie, c'est le genre de jeu qui te fait aimer les jeux vidéos et qui te fait réaliser que c'est bien un art à part entière. C'est soigné, bien écrit, enivrant, envoutant, ensorcelant, c'est la passion qui te fait frémir le bout des doigts manette en main. C'est pour ce genre de jeu qu'on aime le jeu vidéo putain.

SUPPOS : 6/6


[TEST] DOOM / PS4

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[TEST] Horizon: Zero Dawn / PS4

Publié le par Vaval

Horizon: Zero Dawn
Support : Playstation 4
Développeur : Guerilla Games
Éditeur : Sony Computer Entertainment
Date de sortie : 1 Mars 2017

[TEST] Horizon: Zero Dawn / PS4

Mai 2005. A l’occasion de la présentation de la Playstation 3 lors de l’E3, le studio hollandais Guerilla Games catapulte son trailer de Killzone 2. Gameplay bidonné, graphismes en pré calculé, le tour de passe-passe de l’un des studios interne de Sony provoquera un tollé sans précédent. Depuis, bien de l’eau a coulé sous les ponts. La franchise Killzone a fait son bout de chemin avec plus ou moins de réussite, pour finir avec un épisode « Shadow Fall » sympathique qui aura eu le mérite de mettre la Playstation 4 en orbite. Quatre ans plus tard, Guerilla nous revient avec une nouvelle franchise, à la troisième personne cette fois-ci, et portée par une héroïne à la chevelure fauve. Horizon : Zero Dawn, ou l’open-world ordinaire.

Une chose est sûre, les jeux à monde ouvert ont largement été démocratisés sur cette dernière génération de consoles. La contagion est telle que chaque studio y va désormais de sa production bac à sable. En ligne de mire, Ubisoft, avec ses titres à checklist dans lesquels la carte ressemble à une liste de course. Viennent ensuite les fausses copies telles que Mad Max, L’Ombre du Mordor ou encore Just Cause 3. Enfin, dans le wagon de tête, nous retrouvons The Witcher 3, GTA V et Fallout 4. C’est chez tout ce joli petit monde que Horizon : Zero Dawn va puiser son inspiration, parfois avec panache, souvent de manière trop scolaire.

[TEST] Horizon: Zero Dawn / PS4

Aloy est un paria. Née d’une mère inconnue, confiée à un banni du nom de Rost, elle vivra une enfance mouvementée sur les terres sacrées de La Mère. Bien décidée à en apprendre plus sur ses origines et devenir enfin un membre éminent du clan Nora, elle s’entraînera aux arts de la chasse et du combat jusqu’à son adolescence. Il faut dire que le monde dans lequel vie la fillette abrite moult dangers, monstres mécaniques et nature sauvage gouvernant des terres ravagées par un cataclysme sans précédent. Il lui est donc indispensable de maîtriser arc et roulades pour survivre dans ce milieu plus qu’inhospitalier. C’est sur ce postulat que démarre l’aventure du jeu imaginé par Guerilla durant 6 ans de développement.

[TEST] Horizon: Zero Dawn / PS4

Après une première séquence infantile pas vraiment intéressante, vous voilà donc aux commandes de cette future guerrière dont l’agilité n’a d’égale que la souplesse de ses tresses. Bien vite, on se retrouve à gambader joyeusement dans les herbes hautes et à apprécier le vent caressant notre chevelure à l’orée d’un ruisseau. Puis tombe la nuit, une couleur bleuté s’abat sur la plaine, les rayons cristallins de la lune transpercent la forêt et les lucioles virevoltent au passage d’Aloy. Bien vite, on comprend que le jeu de Guerilla est une ode à la nature. Les environnements sont d’un réalisme saisissant, les effets de lumière et de particule n’ont pas d’équivalence et les panoramas sont vertigineux. Chaque parcelle de la map devient donc un prétexte à la contemplation, un mode photo tout droit sorti de PES permettant en plus d’immortaliser ces moments à nul autre pareil. Horizon : Zero Dawn est donc un jeu qui se regarde, beaucoup, et avec un plaisir immense. Car si l’ambiance et la direction artistique sont d’une telle qualité,  elles le doivent en partie à un moteur graphique qui fonctionne à merveille. Textures hyper détaillées, effets météorologiques criants de vérité, couleurs explosives, tout est mis en place pour que l’expérience visuelle soit inoubliable. Les plus exigeants noteront également un framerate d’un calme olympien et l’absence de bugs, pourtant légions chez les titres concurrents. Guerilla Games étale ici tout son savoir-faire artistique et nous régal d’un niveau de finition qu’on aimerait voir plus souvent, malgré quelques textures qui pop ici et là. Horizon : Zero Dawn devient instantanément le plus beau bac à sable jamais conçu, point.
 

[TEST] Horizon: Zero Dawn / PS4

Après s’être bien régalé la rétine, il est grand temps de prendre les armes et d’aller détruire de l’animal mécanique. On constate assez vite que le gameplay ne souffre d’aucun défaut, Aloy combattant avec nervosité et aisance. On tire des flèches, on roule, on change d’arme et de munitions à la volée sans trop sourciller. Puis, sans crier gare, l’infiltration pointe le bout de son nez et le jeu commet l’irréparable : il devient mou et pénible. Le premier responsable est, comme d’habitude, une intelligence artificielle qui ne fait pas correctement son travail. Que ce soit du côté des machines ou des humains, il suffit de se planquer dans un buisson, d’attirer l’attention de l’ennemi et de lui coller la lance dans le bide. On peut donc camper tranquillement au même endroit et empiler les cadavres à l’infini sans que ça n’ait la moindre incidence.

[TEST] Horizon: Zero Dawn / PS4

De ce fait, et même si l’infiltration est largement favorisée par le level design, on se contente très rapidement de supprimer un ou deux bonhommes pour ensuite foncer dans le tas. A ce moment-là, tout va beaucoup mieux, l’action devenant immédiatement nerveuse et épique. On prend un malin plaisir à affronter plusieurs machines en même temps, à esquiver leurs attaques et à viser leurs points faibles avec un arsenal modulable. Chaque bestiole dispose en effet d’un talon d’Achille qui nous oblige à adapter notre stratégie en fonction de la typologie de l'affrontement. Si un Veilleur peut être abattu d’une simple flèche dans l’œil, un Cracheur nécessitera l’utilisation de bombes gelées et de pièges explosifs pour être vaincus. La richesse du jeu réside donc dans ce système de combat mêlant stratégie et rapidité d’exécution, le tout ponctué par une difficulté bien présente puisque trois à quatre coups suffisent à nous mettre au tapis. Malheureusement, les oppositions face aux humains sont mauvaises dans les deux cas, le jeu se convertissant en TPS sans âme ou s’enchaînent headshots et abus de bullet time.

[TEST] Horizon: Zero Dawn / PS4

Horizon : Zero Dawn souffle le chaud et le froid non seulement dans son gameplay, mais également dans sa structure. Après une introduction de haute volée, Aloy est enfin lâchée dans le monde et libre de vaquer aux tonnes d’occupation qui lui sont proposées. Le jeu commet alors un deuxième impair impardonnable : il se transforme en titre à checklist sauce Ubisoft. S’enchaînent dès lors les camps de bandits, les zones de chasse et les tours à escalader. Ce type de contenu signe depuis des années la mort du plaisir de jeu, et Guerilla y a malheureusement succombé. On se retrouve donc dans l’obligation de personnaliser l’interface pour dégager tous ces éléments polluant et ne garder que l’essentiel. Car l’essentiel, symbolisé par des quêtes intéressantes et relativement bien écrites ainsi que des tombeaux surprenants, existe bel et bien. Alors au diable tout ce contenu superflu visant à allonger artificiellement la durée de vie. Ce côté « Far Cry » s’applique à tous les niveaux, le craft et l'arbe de compétence faisant, eux aussi, parti du voyage. A nous les joies de la récolte de plantes, de peaux d’animaux et de matériaux de récupération. Indispensable, elle permettra non seulement d’améliorer les pièces d’équipements, mais également de créer munitions, potions de vie et sacs de voyages permettant de rallier rapidement l’un des innombrables feux de camps. La mécanique ne s’arrête pas là puisque, pour trouver de l’argent et ainsi commercer avec les vendeurs, il faudra une fois de plus fouiller un peu partout. Heureusement, les améliorations permettant de multiplier les quantités récoltées sont accessibles dès le début et facilitent grandement la tâche.

[TEST] Horizon: Zero Dawn / PS4

Le bébé de Guerilla Games lorgne sans conteste du côté des RPG, en témoigne les innombrables quêtes annexes et les roues de dialogue qui parsèment l’aventure. Certaines discussions donneront même lieu à des choix de réponse basée sur l’humeur (compassion, fermeté, malice). Ces possibilités demeurent rares, mais ont le mérite d’être bien implantées et d’avoir, parfois, un léger impact sur la trame scénaristique. En parlant de l’histoire, il est à noter que celle-ci a été écrite avec soin et maturité. Horizon : Zero Dawn aborde des thèmes aussi larges que la religion, la place de l’homme sur terre ou la relation qu’il entretient avec les machines. Le charisme d’Aloy renforce un peu plus cette trame que l’on aurait, malgré tout, aimée moins banale par moment. Rythmée par les douces mélopées imaginées par Joris de Man et le groupe The Flight, l’aventure scénaristique est donc une réussite assez inattendue qui devrait se poursuivre dans un deuxième épisode quasiment acté.

Horizon : Zero Dawn est-il un bon jeu ? La réponse est oui, sans aucun doute. Le titre de Guerilla Games souffle un vent de mysticisme qui sort de nulle part, et étreint le joueur dans sa douce ambiance de fin du monde au cœur d’une nature aussi belle que sauvage. Ce cadre idyllique est malheureusement plombé par une nuée d’activités polluantes et de combats humanoïdes à l’intérêt inexistant. Le constat devient donc étrange, car les nouveautés proposées par le titre, notamment les combats face aux monstres mécaniques, sont excellentes. A côté de ça, il a la mauvaise idée de puiser les idées essorées de la concurrence. Des titres comme Red Dead Redemption ou Shadow of the Colossus marquent une génération parce qu’ils laissent le joueur respirer. Si Horizon : Zero Dawn en avait fait autant, il ne serait pas qu’un simple bon jeu, il serait une œuvre culte.

SUPPOS : 4/6

Publié dans TESTS

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