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[TEST] The Last Guardian / PS4

Publié le par Ryo Hazuki

THE LAST GUARDIAN
Support : PS4
Editeur : Sony
Sortie : 6 décembre 2016

[TEST] The Last Guardian / PS4

Fumito Ueda est unique en son genre. On peut autant aimer que détester ses projets pour bien des raisons mais on ne peut pas ne pas être fasciné par ses œuvres. Avec The Last Guardian, nous sommes clairement fasse à une continuité pure de ses jeux précédents que sont ICO et Shadow of the Colossus et c'est ce qui lui fera autant de défauts que de qualités. Mais nous allons voir ensemble que tous les défauts du jeu sont littéralement gommés par l'incroyable aventure qui nous est offerte. Une histoire raconté à travers l'innocence d'un enfant et la sensibilité d'une créature extraordinaire.

Opacité

Tout comme ICO en son temps, The Last Guardian est un projet ayant débuté sur une génération de console pour arriver sur la génération suivante. La différence, c'est qu'après deux monuments sortis, Ueda était plus qu'attendu.
 
Au fil des années, au fil des informations, beaucoup ont décidé de passer à autre chose. Je suis de ceux-là. Je me suis clairement positionné comme la personne qui regarderait le jeu de loin et y jouerait à la sortie sans en attendre beaucoup.

Il se trouve qu'entre-temps est passé une autre arlésienne (dont le nom ne mérite pas de figurer dans cette critique) et, au vu de son état, je me suis clairement posé la question de savoir comment Fumito Ueda arriverait à rester fidèle à son idée d'origine : le conte d'un enfant et d'une créature chimérique.
[TEST] The Last Guardian / PS4

Ueda a les défauts d'Ueda

La première rencontre avec le jeu a été chaotique. En fait, je n'ai pas senti une sensation pareille depuis 2005 et Shadow of the Colossus.

Le jeu, clairement, est difficile à prendre en main, à maîtriser. Rajoutez à cela une caméra indomptable et vous avez le cocktail parfait pour n'avoir qu'une envie : casser votre manette et partir pleurer dans votre coin. Mais il faut s'accrocher. C'est d'ailleurs l'un des thèmes de Ueda dans tous ces jeux : accrochez-vous et élevez-vous !

Si vous obéissez à cette règle, alors vous allez être largement récompensé et, à l'image des défauts que j'évoque à peine tellement ils sont insignifiant face au reste. Vous ne garderez de ces derniers que le sentiment de frustration et d'impuissance qu'ils ont provoqué et combien, finalement, ils ont participé aussi à vous impliquer émotionnellement d'autant plus dans les épreuves traversées avec les protagonistes.

[TEST] The Last Guardian / PS4

Une fenêtre s'ouvre sur une aube inconnue

Voici l'histoire de deux êtres. L'un est un jeune garçon, vulnérable dans son physique mais fort dans sa volonté de vivre, trébuchant facilement car encore instable. L'autre est Trico, un de ces fameux "aigles mangeur d'homme" qui terrifie tant.

Ils s'éveillent ensemble au fond d'une grotte et décident de s'entre-aider. De s'apprivoiser mutuellement avec objectif clair : trouver comment s'échapper de cette geôle mi-naturelle, mi-construite.

Tout de suite, la crédibilité de la situation est palpable. Les décors sont sublimes, autant grandiloquent qu'étroit et sources de mystères. Mais, surtout, la bête... Trico !
Un jeu donnait l'illusion parfaite de la réaction "naturel" du protagoniste : Journey. La différence, c'est que notre compagnon dans Journey, en fait, c'était un autre joueur derrière son écran.

Ici, l'illusion est aussi réelle mais, surtout, elle est complètement autonome ! Trico bénéficie d'une Intelligence Artificielle absolument unique et ses réactions sont juste incroyable.

Il est impossible à quiconque aime les animaux de ne pas sentir la détresse autant que la compassion du regard, la peur autant que l'amusement dans les gestes, les cris de douleur autant que les cris de joie.

Tandis qu'au départ, il est difficile de cerner la manière "d'utiliser" Trico comme on le veut pour nous permettre de sortir, au fil de l'aventure, au fil de votre compréhension mutuelle, la bête obéira et comprendra plus aisément nos demandes. Une symbiose va s'installer au fur et à mesure en plus de la dépendance qui est immédiate.
[TEST] The Last Guardian / PS4

Toujours plus haut, toujours plus fort

Notre prison n'a qu'une seule échappatoire et celle-ci se trouve toujours plus haut dessus de nous. Il nous faut donc monter. Toujours plus. Mais cette ascension n'est pas sans difficulté. De nombreuses épreuves vont autant nous faire redescendre, nous abattre que finalement nous rendre plus fort. Très vite, le jeu va nous malmener. L'implication émotionnelle est alors plus forte qu'elle ne l'a jamais été ces dix dernières années dans un jeu vidéo.

Une des interrogations est écarté d'emblée : ce conte nous est raconté par un vieil homme et on comprend qu'il s'agit bien sûr du petit bonhomme. Alors tout le long du jeu, nous ne nous posons que cette question : quid de Trico ? Et c'est bien autour de Trico que les événements majeurs se déroulent.

Chaque blessure, chaque pieux plantés dans sa chair et que nous décidons de lui arracher est un acte difficile. Nous sommes aussi blessé que lui.
Mais, à l'image de ses cornes, nous grandissons et devenons, une fois encore, plus fort.

L'histoire va alors encore bien plus haut : comment Trico et le petit garçon (nous) sont arrivés ici ? Que sont ces mystérieuses armures qui veulent nous emmener ? Qui est responsable de cette prison ?

Plus direct dans son propos que jamais, Fumito Ueda conclut cette aventure avec brio. Là encore, vous devez sentir mes mains tremblantes sur mon clavier. Au fil de cette critique, au fil de la réminiscence de cette aventure, toute la logique et la construction claire que je voulais insuffler s'est envolée pour finalement laisser place aux émotions. Aux vraies.

Maintenant, vous êtes seul maître de vos choix : concrètement, le jeu a des défauts techniques et de gameplay et on remarque de la répétition dans les actions. Mais, sincèrement, le jeu vous emmène au-delà de ces considérations finalement "purement jeux vidéo" pour aller tellement plus haut, tellement plus fort.
[TEST] The Last Guardian / PS4
Un jeu attendu pendant presque une décennie, une expérience de quelques heures et des marques qui resteront très certainement à vie. Comme l'a clairement remarqué un bel homme, The Last Guardian, ce n'est pas le jeu de l'année, c'est le jeu de la décennie.

SUPPOS : 6/6

[TEST] DOOM / PS4

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[TEST] Final Fantasy XV / PS4

Publié le par Ryo Hazuki

FINAL FANTASY XV
Support : PS4

Existe également sur XOne
Editeur : Square Enix
Sortie : 29 nov 2016

[TEST] Final Fantasy XV / PS4

Avec l’amorce d’un mensonge, on pêche une carpe de vérité...

Final Fantasy XV est là. D'aucuns vous diront "ça fait 10 ans !". Monumentale connerie parmi d'autre avec un Square-Enix aux méthodes marketing plus que douteuses et même carrément mensongères (on y reviendra). Final Fantasy XV est le phénix qui naquit des cendres de l'avorté Final Fantasy Versus XIII aka le boulet absolu trainé par le géant japonais. Ce phénix, il n'a pas 3 ans au compteur et il n'est pas aussi beau et majestueux qu'on veut bien nous le faire croire...

Les origines

Lorsque l'on regarde 10 ans en arrière, Square-Enix était porté par la folie "Compilation of FF VII". Cette force poussa le groupe a réaliser la plus grossière des erreurs : le projet "FINAL FANTASY XIII" fut annoncé en même temps que le développement de plusieurs opus ayant pour point commun une mythologie ; la Fabula Nova Crystallis.

Le principe est simple : un même socle mais des visions différentes qui gravitent autour. Si l'idée, en soit, est un fantasme extraordinaire pour la plupart des fans de la saga, dans la vraie vie, ce fut surtout source de bien des problèmes et une véritable descente aux enfers pour Square. Nous n'allons pas aller plus en détails des différents opus (Agito, Type-0, XIII) pour nous concentrer sur la genèse de FFXV qu'est donc le fameux Versus XIII.

Final Fantasy Versus XIII, c'est surtout l'occasion pour Tetsuya Nomura (character designer légendaire et créateur de la saga Kingdom Hearts) de réaliser son rêve : implanter sa vision du gameplay et du design dans un gros Final Fantasy.

A cette époque, nous saluions tous ce côté plus "adulte" et carrément "noir" qui semblait se dégager du projet et beaucoup de monde n'hésitait pas à déclarer attendre plus encore ce Versus XIII que l'opus principal Final Fantasy XIII.

Grandeur et décadence

Bien évidemment, annoncer tant de projets parallèles fut une erreur car l'inévitable se produisit : en changeant de génération de console, Square-Enix voyait le feu s'installer sur leur projet majeur -Final Fantasy XIII- et fut contraint de ramener les équipes bossant sur Versus XIII à donner un coup de main aux copains. Le résultat fut sans appel : Versus XIII était au point mort et le resta pendant des années.

Mais la pression des fans étaient là. Annoncé avec une telle flamboyance, il était impossible de faire machine arrière. Moqué durant des années par un occident ayant goûté entre-temps à d'autres saveurs RPG du monde, Final Fantasy XIII et ses suites furent injustement mises au pilori des "RPG de notre adolescence mais c'est bon on a grandit lol" par une horde de joueurs attendant maintenant des personnages plus proche d'eux et avec un lore dit plus réaliste. Les contes ne sont plus autant apprécié dans un monde où les rêves laissent place aux doutes, un monde qui devint de plus en plus morose, injuste et décadent.

Square-Enix eut alors deux atouts dans sa manche pour redorer le blason FINAL FANTASY : un remake de Final Fantasy VII et reboot complètement le projet Versus XIII. Le tout était de savoir quel timing mettre en place.

Final Fantasy Versus XIII devenant Final Fantasy XV allant à l'encontre même de son créateur, Tetsuya Nomura fut définitivement écarté du projet pour l'emmener se concentrer sur Kingdom Hearts 3 puis le remake de Final Fantasy VII afin de laisser la place à un extincteur d'incendie, un bonhomme qui n'a rien demandé à personne mais qui saura s'impliquer corps et âme : Hajime Tabata, le réalisateur -entre autres-de FF Type 0 et de Crisis Core FF VII.

Cela dit, vu l'état du projet, l'annonce de Final Fantasy VII Remake n'était pas anodine. Au-delà même de l'argument très tentant du "c'est pour fêter les 20 ans de FF VII", c'est aussi et surtout un moyen de rassurer les fans : quelque soit l'état dans lequel FINAL FANTASY XV vous parviendra, votre jeu adoré reviendra ensuite donc restez et supportez-nous !

Et d'ailleurs, pourquoi en avoir fait un épisode canonique et ne pas être resté sur "Versus XIII"? Tout simplement pour marquer la rupture avec le jeu d'origine et passer un message clair : "ce n'est pas Versus XIII, ce n'est pas un retour à la trilogie que vous avez détesté".

Ainsi la conscience fait de nous tous des lâches

La trahison FINAL FANTASY XV commence en réalité dès l'annonce concrète du projet et se poursuivra durant des mois. Que ce soit dans des phases de gameplay inexistantes ou dans des mises en situation complètement détachées du titre, quasiment tout ce qui se trouve dans les images et vidéo de l'E3 2013 sont fausses !

Une des promesses du titre: un monde ouvert. Si effectuer ce road-trip au volant de la Régalia (la voiture des héros), à dos de Chocobo ou même à pied reste suffisamment grisant pour ne pas ennuyer, il faut malgré tout prendre sur soit puisque la construction de ce monde est bancale et trop quelconque.

Le monde est beau et nous offre de jolis panorama mais il est quelconque car bien trop peu organique, trop petit et surtout tellement loin de ce que l'on attend d'un Final Fantasy : si vous cherchez un émerveillement dans un open world, il vous faudra vous reporter sur un autre jeu (Xenoblade Chronicles X étant, de très loin, le meilleur représentant actuel).

Le monde a des villes fabuleuses mais il est bancal car ces dernières sont vraiment à la marge de cette première partie qui se résumera principalement à des petits hubs pour récupérer des quêtes secondaires peu inspirées et surtout n'ayant aucun lien avec la trame principale. Si bien que, très vite, nous sommes tentés par les mettre de côté avec le fameux "j'y reviendrais quand j'aurai fini l'aventure", sachant pertinemment qu'à part pour platiner le jeu, il n'y aura rien pour nous y ramener.

La seconde partie du jeu (et la plus intéressante) reprend la main sur le projet et, là, enfin, c'est une bonne claque dans la tronche. Le scénario se dévoile et les personnages s'approfondissent. On peut largement regretter l'aspect trop expéditif de la chose mais même si c'est le premier Final Fantasy où à la fin on se sent trop peu impliqué, on l'est forcément suffisamment pour être largement atteint par les tragiques évènements. D'autant que, et ça fera sûrement plaisir à beaucoup, on n'en sort pas en se demandant si on a bien tout compris... mais le problème est qu'on en sort avec beaucoup de questions.

Square-Enix en est conscient et a d'ores et déjà annoncé l'ajout de nouvelles scènes dans un patch futur, ce qui démontre une nouvelle fois le caractère largement non finalisé du titre.

[TEST] Final Fantasy XV / PS4
[TEST] Final Fantasy XV / PS4

L'action est musique

Les combats de Final Fantasy XV sont globalement jouissifs. Spectaculaires, semi-aérien et avec une bonne patate. On prend plaisir à apprendre à maitriser son personnage et surtout à tenter toutes les armes ainsi que les combinaisons possible avec des partenaires qui bénéficient d'une IA bluffante. Les animations aidant aussi, on se croit réellement au mieux de la mêlée.

Les combats sont cependant mis à mal par une caméra compliquée qui nous donne très vite l'impression de joyeux bordel. Souvent on va se retrouver à taper le mob le plus proche sans même chercher à l'identifier avant puisque l'auto-lock fait le boulot à notre place.

L'un des regrets du titre reste aussi l'utilisation de la magie. Le principe est cool : on récolte des spots de magie (à la manière d'un FF VIII) pour crafter des sorts et les attribuer aux personnages. Le soucis, c'est que s'ils sont puissant, ils touchent aussi nos alliés et on peut être sûr que si on balance un sort, on va faire un carnage aussi bien du côté des ennemis que du notre. Finalement, on ne met quasiment jamais à profit la magie et c'est une frustration de plus...

Mais ce n'est rien à côté de la plus grosse des frustrations : les invocations. Si vous avez la chance de toutes les voir une fois en combat de manière non scriptée, estimez-vous heureux. Arrivant sous des conditions précises, les invocations n'en restent pas moins grandioses et plus impressionnante qu'elles ne l'ont jamais été.

Enfin, je veux vraiment faire un focus sur la musique portée par Yoko Shimomura (compositrice de Kingdom Hearts, comme quoi tout est en lien) parce que je pense vraiment qu'une des plus grandes forces du jeu et l'un des moteurs qui permet aux joueurs de tenir réside dans le traitement musical.

Un thème principal repris de bien des manières, des morceaux grandiloquents à l'image d'un Prince qui parcours le monde pour reprendre son trône et devenir Roi, des combats incroyablement épiques par ces thèmes, juste WHOA !

Je ne veux pas spoiler les événements mais sans ces thèmes aussi qualitatifs, le jeu aurait eu bien moins d'impact.

[TEST] Final Fantasy XV / PS4
[TEST] Final Fantasy XV / PS4

Ce road-trip fraternel et insouciant est soutenu par une bande originale magique qui permet de se sentir impliqué même dans des combats qui sont ultra spectaculaires mais aussi un joyeux bordel à cause d'une caméra compliquée. Même s'il condense trop son propos, Final Fantasy XV propose une seconde partie partie de jeu qui justifie amplement le voyage et ou, une fois encore, le joueur n'en sort pas indemne.

SUPPOS : 3/6

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[TEST] Paper Mario Color Splash / Wii U

Publié le par goomba_powaa

Paper Mario Color Splash
Support : Wii U
Développeur : Intelligent Systems
Editeur : Nintendo
Sortie : 7 Octobre 2016

[TEST] Paper Mario Color Splash / Wii U
Voici venu le dernier épisode en date de la série Paper Mario, censé redorer le blason de la saga après un épisode 3DS à base d'autocollants assez décevant et manquant de profondeur (mais pouvait-il en être autrement lorsque l'on tente d'adapter le concept des Paper Mario au format portable?).

Suscitant l'attente de nombreux fans, ces derniers étaient légitimement en droit d'être inquiets malgré tout, car très vite, Big N a tenu à clarifier les choses en insistant sur le fait que définitivement, l'aspect RPG allait s'effacer considérablement de l'esprit des nouveaux opus Paper Mario, au profit de l'exploration. Laissant donc cet aspect RPG plus poussé aux mains de son autre série "Mario & Luigi". Au moins c'est clair, les nostalgiques des opus N64, Gamecube et dans une moindre mesure de l'opus Wii devront se faire une raison tôt ou tard, la chasse aux XP c'est fini. Alors, faut-il faire la fine bouche et rejeter d'office ce Paper Mario Color Splash, même en ces temps de disette sur Wii U? Le plus simple, c'est de lancer la galette... Here we go !

L'histoire débute lorsque Mario, Peach et Toad arrivent sur l'île Barbouille, et découvrent que cette dernière a perdu ses couleurs. Mario a donc pour mission de redonner à l'archipel toute sa splendeur en mettant la main sur 6 grandes étoiles de peintures volées par Bowser et ses sbires (Maskass et cie), en fouillant toutes les régions de l'île (30 niveaux desservis par une map façon SMB3). Dans la foulée, Peach va rapidement se faire capturer par Qui-vous-savez, et vous serez alors affublé d'un marteau magique vous permettant de frapper et surtout d'éclabousser (Splash ! Splatoon est passé par là?!) les environs de grandes gerbes de peinture. Ce marteau magique est équipé d'un réservoir avec 3 jauges correspondantes aux 3 couleurs primaires, rechargeable et améliorable. Enfin, vous ferez équipe avec un petit pot de peinture du nom de Peinturion, qui sera votre guide tout au long de votre périple.

[TEST] Paper Mario Color Splash / Wii U
Nos premiers pas se font donc à Port Barbouille, la place centrale de l'île, fortement (trop?) peuplée de PNJ d'un même type, les Toads ! Ils vous seront d'une aide continue tout au long de l'aventure (conseils, achats, collection, etc.). Ce qui marque immédiatement lorsque l'on commence à évoluer sur l'île et ses premières régions, ce sont les graphismes, et la direction artistique prises par les développeurs. Aucun opus de la saga n'a autant mérité son préfixe de "Paper". Tout ou presque est conçu autour du thème du carton, du papier, du collage, du découpage, du collage, etc.. Les décors regorgent d'inventivité, de détails et de paysages hautement colorés et chatoyants du meilleur goût, avec une gestion de la 2D / 3D jamais prise en défaut. Vive la HD made in Nintendo! C'est simple tous les niveaux que vous traverserez auront au moins une bonne idée qui vous fera dire Waouh! régulièrement. Sur ce point c'est sûr, Big N et surtout Intelligent Systems ont soigné leur dernier-né. Les régions, malgré leurs thèmes parfois connus (plage, forêt, canyon, temple, bateau pirate, hôtel hanté, arène de gladiateurs...) sont variées et renouvellent la façon de découvrir l'univers du moustachu, un petit tour de force en soi. Petites curiosité situées entre certaines régions, l'emplacement de temples Pierre Feuille Ciseau qui, sous la forme d'un mini show à l'américaine vous permettront après 3 rounds gagnants de ce célèbre jeu d'empocher pas mal de pièces d'or et même une carte spéciale (nous y reviendront plus bas), facilitant parfois votre progression.
 
[TEST] Paper Mario Color Splash / Wii U
Lors de vos explorations, vous serez amené dans chaque niveau à combler certaines tâches blanches avec la peinture contenue dans votre marteau, ceci afin de compléter la quête annexe des "100% du niveau coloré". Petit bonus, en comblant ces tâches, vous en ferez ressortir parfois des pièces d'or, des recharges de peinture mais aussi des cartes.
Des cartes me direz-vous? à quoi peuvent-elles bien servir? à combattre, principalement. Et oui nous voilà arrivés au moment critique du test, le système de combat, pas fameux lors des précédents opus 3DS et Wii. Concernant Color Splash, on a connu mieux, on a connu pire. Les cartes, récoltées à la boutique de cartes du Toad de Port Barbouille ou en battant des ennemis, se divisent en 2 catégories. Les cartes classiques et les cartes Truc. Lorsque vous entrez en combat avec un ennemi, vous l'action se transfère sur votre Gamepad, qui se transforme en votre main de cartes (max. 99 cartes). Selon votre progression dans le jeu, vous pourrez choisir 1 à 3 cartes par tour pour combattre votre adversaire.
[TEST] Paper Mario Color Splash / Wii U
Vous aurez le choix parmi de nombreux items connus des fans de la série, parmi les bottes de saut, le saut ressort, les carapaces, la queue Tanuki, les alliés ennemis, les boules de feu, de glace, et toutes les variantes de marteau possibles, et bien d'autres encore. Vous sélectionnez donc la ou les cartes désirées, vous les peignez en partie ou intégralement (plus vous les peignez plus elles seront puissantes mais assurez-vous d'avoir encore assez de peinture en stock pour finir le combat correctement) et vous les validez. Certaines cartes demanderont de votre part un bon timing afin d'être utilisées de manière optimale et d'infliger un max de dégâts. Lors du tour d'attaque de votre adversaire, vous pourrez toujours tenter de vous défendre plus efficacement en appuyant au bon moment de l'impact sur Mario  sur le bouton A pour amoindrir vos dégâts subis. 
 
Parlons des cartes "Truc", l'aspect le plus WTF du jeu! Ce sont des cartes à dénicher dans les niveaux, causant beaucoup de dégâts lorsque bien utilisées contre le bon ennemi. Elles sont parfois obligatoires pour battre un boss et avancer dans l'histoire. Les cartes "Truc" prennent la forme d'objets du quotidien chez nous les humains (APN, bassine, os, ventilateur, théière, statue chat, tirelire cochon, etc.). Même si leur mise en scène pour faire agoniser votre ennemi prête souvent à sourire, certains objets sont trop réalistes et dénotent avec l'aspect imaginaire que l'on se fait du monde de Mario. Pour résumer, via ce système de cartes, les combats manquent souvent de rythme, du fait du côté rébarbatif des actions à effectuer plein de fois lors d'un même combat (choisir cartes, parfois parmi 99 / peindre cartes / valider cartes). D'autant plus que le niveau de difficulté des ennemis oscille souvent entre faible et moyen, certains combats inévitables sur votre route (contre par exemple une meute d'ennemis faiblards vous barrant le chemin) auront des airs de véritable supplice et de perte de temps, car gagnés d'avance mais obligatoires. Veuillez noter que Nintendo, dans sa grande mansuétude et dans sa volonté de plaire au plus grand nombre (de ne pas décourager les casuals diront les mauvaises langues), met à votre disposition lors des combats une roulette, qui fait office de dépannage de luxe lorsque vous êtes à court de cartes de combat. Vous pouvez payer 10 pièces pour l'utiliser et obtenir au hasard de la roulette une carte, déjà peinte qui plus est. Mais si vous le désirez, vous pouvez payer encore en plus 10 pièce d'or afin de ralentir la roulette et ainsi avoir plus de chance d'obtenir la carte de combat désirée. Les pièces d'or pleuvant par centaines dans le jeu, l'utilisation de cette roulette n'en sera que plus facilitée et tentante...
[TEST] Paper Mario Color Splash / Wii U

Ce qui sauve alors Paper Mario Color Splash, ce sont ses musiques ET son humour, les 2 autres véritables points forts de cet opus. L'humour est omniprésent tout au long de votre quête, grâce aussi à une traduction Française au poil, il faut le signaler. Même si certaines boutades ne sont pas à proprement parler hilarante, elles font toujours mouche. Jamais lourdes, elles égayent encore un peu plus l'aventure et le sentiment de vacances et de détente de cette île Barbouille. Certaines situations sont rocambolesques et surprennent le joueur par leur légèreté. En effet, Nintendo n'hésite pas à se tourner en autodérision, par exemple concernant le scénario redondant de la princesse capturée par Bowser. Vous ne pourrez pas vous empêcher de sourire lorsqu'un Toad vous dira, très sérieusement, qu'il n'arrive pas à croire que ça soit l'infâme Bowser qui ai capturé Peach. Les Toads justement, même s'ils sont très présents (mais en même temps, qu'il y a-t-il comme PNJ gentils en dehors du Big Four Mario Luigi Peach et Yoshi?), sont quasiment érigés en stars de cet opus, et comme ils sont divisés en plusieurs groupes et genres, cela passe très bien côté redondance, enfin pour ma part. A vrai dire, ils feraient presque passer notre plombier moustachu au second plan! Après avoir percé dans Super Mario 3D World, après avoir eu leur jeu dédié Captain Toad, les Toads sont définitivement la révélation de la Wii U ! à noter aussi les boss qui gardent les grandes étoiles de couleur (incarnés par les Koopalings) eux aussi assez loufoques! Mention spéciale à Ludwig Von Koopa, et son sous-marin impressionnant devant mais pas finià l'arrière, on le prend tout de suite moins au sérieux :). Certains Guests comme Birdo sont aussi de la partie, totalement dans leur élément !

[TEST] Paper Mario Color Splash / Wii U

utre point fort également donc, la B.O. : Dès l'écran titre, on est accueilli avec une petite musique aux airs jazzy bien cuivrés qui mettent tout de suite dans l'ambiance, et les compositions de qualité s'enchaînent au fur et à mesure des niveaux. Entre classiques revisités en discrète musique de fond ou nouvelles créations, on à affaire à du travail de grande qualité et bien adapté, et ce du début à la fin. Dès le départ de votre périple, le thème de la vallée Marmelade ou de la Route Ecarlate vous donnerons un bon aperçu de ce que savent faire les compositeurs attitrés de Big N avec leurs trompettes, saxo, violons, trombones, flûtes, contrebasses, clarinettes, etc.

[TEST] Paper Mario Color Splash / Wii U

Dernier point, la durée de vie. Le jeu est donné un peu partout pour 30H de jeu pour compléter la trame principale, mais à un moment donné j'en étais à 17h de jeu à la 4ème grande étoile de couleur en ayant trainé un peu, contemplé pas mal, tenté de colorer certains niveaux à 100%, et tenté de aussi de compléter le musée de Port Barbouille en faisant don de certaines de mes cartes classique et Truc qui m'auraient été plus utiles en combat qu'au Musée :) Vous le voyez, les quêtes annexes peuvent encore vous occuper un petit moment après la fin du jeu, si vous voulez prolonger votre séjour sur cette belle île ! A noter un seul slot de sauvegarde disponible, mais cela devrait s'arranger si vous créez / changez de compte ID Network au démarrage de votre Wii U.

[TEST] Paper Mario Color Splash / Wii U
En conclusion, ce Paper Mario Color Splash est un jeu très bien fini, pas fait à la va-vite comme certains le penseraient. Big N s'est investi encore une (dernière?) fois pour sa malheureuse Wii U, et cela se ressent : Graphismes HD qui donnent une bonne leçon stylistique, level-design on ne peut plus varié, OST du tonnerre, ambiance détonante, tout y est. Presque. Les 2 seuls points négatifs sont peut-être le manque de PNJ qui auraient pu être plus variés (quoique), mais surtout ce système de combat manquant de profondeur, sans alliés mais aussi un peu pataud et mal optimisé car pensé surtout pour utiliser la feature du Gamepad. Ceci dit, Color Splash est avant tout un jeu qui se joue de façon cool, sans pression, permettant de sauvegarder souvent. La trame et la progression sont si fluides que vous pourrez y revenir régulièrement sans être perdu dans votre progression. On écarquille les yeux, on éclabousse tout, et on se marre, c'est du Nintendo dans toute sa splendeur !

SUPPOS : 4,5/6

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[TEST] A King's Tale Final Fantasy XV / PS4

Publié le par FK-Corporation

A KING'S TALE FINAL FANTASY XV
Support : PS4

Existe également sur XOne
Développeur : SQUARE ENIX
Editeur : SQUARE ENIX
Sortie : 29 Novembre 2016

[TEST] A King's Tale Final Fantasy XV / PS4

King's Tale est un beat them all sorti en même temps que Final Fantasy 15 dans l'indifférence totale. Il était offert à tous ceux qui ont précommandés l'édition Deluxe de FF15. Le jeu se passe 30 ans avant les événements de FF15, Régis raconte une histoire à son fils Noctis pour l'endormir. Il va donc se mettre à raconter ses souvenirs plus ou moins vrais pour faire plaisir à son petit. On se retrouve donc embrigader dans un scénario à dormir débout mais avec beaucoup de 2nd degrés, c'est déjà un point positif, le jeu ne se prend pas au sérieux.

La première chose qui marque quand on arrive dans le menu du jeu est sa bande son délicieusement rétro et ultra pêchue, cela commence très fort ! Après une scénette nous expliquant brièvement l'histoire, on est lancé dans le jeu. Pas le temps de naiser, ça commence à castagner dur dès les premières secondes et ça décoiffe ! Le jeu est fluide, une magnifique petite 2D aux petits oignons avec de superbes animations !

Je suis comme un dingue, je tape du mob comme un bourrin, carré les coups légers, triangle les coups forts. Très classique dans un premier temps, le jeu s’étoffe au fur et à mesure qu'on avance. Chaque ennemi s'affronte de manière différente, certains doivent avoir leur garde cassée avant de les attaquer, il faut pour cela leur mettre un coup de bouclier avec rond. Là on se fait attaquer par des Flambos, la magie entre en jeu, on doit maintenir la touche R1 pour charger le sort glace. 3 niveaux de puissance selon le temps de charge ! Viendrons plus tard le sort de feu et de foudre à utiliser contre les Flambos de glace, feu ou foudre, ultra classique mais ça déboite grave !
Une petite purée de Flambos !

Une petite purée de Flambos !

Le jeu peut afficher 10 ou 15 ennemis à l'écran tout en restant fluide, il faudra jongler avec toutes les différentes techniques pour battre tout le monde. Les combinaisons de coups rappellent God of War avec ses enchainements de plusieurs touches à la suite. On peut avoir en soutien les amis du roi Regis, ses frères d'armes en appuyant sur des combinaisons de touches comme carré + croix par exemple. Il y a donc Cid qui se bat avec une lance, un magnifique clin d'oeil à FF7, Weskham et Clarus.

Cid et sa lance !

Cid et sa lance !

King's Tale nous rappelle les bons Beat'em All à l'ancienne avec un gameplay nerveux et diablement efficace. On ne s'ennuie pas une seule seconde, on enchaine les niveaux en se permettant même de pouvoir invoquer quelques Dieux comme Ramuh, Titan ou encore Leviathan.

Mais qui est ce petit coquin qui vient nous embêter ?

Mais qui est ce petit coquin qui vient nous embêter ?

Malheureusement le jeu est trop court, en 3 heures c'est bouclé avec un petit clin d'oeil à Final Fantasy 6 en guise de boss final sur une musique dantesque ! Finir le jeu débloque les combats oniriques, des vagues d'ennemis avec des défis à réaliser pendants ces combats. Cela permet de prolonger la durée de vie pour les fans comme moi !

Les combats oniriques sont des défis pour ceux voulant prolonger l'aventure

Les combats oniriques sont des défis pour ceux voulant prolonger l'aventure

King's Tale est une petite pépite dont je suis tombé totalement accro ! Fun immédiat, fluide, combats techniques, animations de toute beauté avec une OST de malade qui donne la pêche ! Quel dommage que le jeu ne soit pas plus long mais ce fût une réelle surprise dont je ne m'attendais pas du tout. Sérieux vous êtes encore là en train de lire au lieu d'y jouer ?

SUPPOS : 5,5/6

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[SPEEDTESTING] Pokemon Soleil & Lune / Nintendo 3DS

Publié le par Dr Floyd

POKEMON SOLEIL & LUNE
Support : 3DS
Editeur : Game Freak / Nintendo
Sortie :
23 novembre 2016

[SPEEDTESTING] Pokemon Soleil & Lune / Nintendo 3DS

Comment passer à côté du phénomène Pokemon en 2016 ? Pour les 20 ans de la série et surtout après le succès dingue de Pokemon GO sur portable... Les chiffres de vente parlent d'eux-mêmes : on annonce déjà le plus gros lancement pour un jeu de l'histoire de Nintendo... Je suis bien sûr trop vieux pour ces conneries, et même déjà trop vieux à l'époque du lancement de la série sur Gameboy, donc je vais à nouveau me faire aider par le fiston pour ce test-découverte.

La première question que l'on peut se poser à chaque nouvel opus de la saga Pokemon, c'est : Le changement c'est maintenant ? Renouvellement du concept ou habituel cassoulet réchauffé (mais qui régale les jeunes bytos à chaque fois). Bon, déjà quelles différences entre Soleil et Lune ? Dans Soleil vous jouez selon l'horloge interne de la 3DS, et dans Lune avec 12h de décalage.... Mouais... Le but étant bien sûr avant tout d'en vendre 2 exemplaires aux ultra-fans.

L'histoire se passe à Alola où vous venez d'emménager avec "votre moman", un endroit qui fait penser à Hawai et qui abrite, parait-il, des Pokemons de première génération avec des caractéristiques différentes (j'en sais rien moi, c'est le fiston qui me dit ça), en plus bien sûr d'une 7ème génération de monstres dégénérés. Oh tiens, un Professeur qui vient à ma rencontre.... c'est original... ;)

[SPEEDTESTING] Pokemon Soleil & Lune / Nintendo 3DS[SPEEDTESTING] Pokemon Soleil & Lune / Nintendo 3DS

Des originalités, il y en a quand même. Ici le système de badges est remplacé par une série d'épreuves et un Pokemon dominant de région à battre. Mais à part ça.... on retrouve le coté blabla, le scénario ultra enfantin, l'exploration orientée, et une grande facilité dans les combats, avec beaucoup d'aide (on vous annonce même les coups efficaces)... Petite nouveauté en combat : les attaques dévastatrices, la capacité Z, mais rien de révolutionnaire, ça apporte juste un peu de stratégie supplémentaire, on peut désormais perdre un combat qui semblait gagné d'avance.

Si vous n'avez pas connu les derniers opus de Pokemon sur 3DS, vous pourrez être surpris par le côté visuel, qui n'est plus du tout présenté en pseudo cases façon RPG, mais via une vue TPS... Perso je trouve ça déstabilisant, j'aimais bien le côté rétro de la licence... Mais mon fils adore cette nouvelle vue 3D moderne, et trouve justement ringard les anciens jeux Pokemon sur DS. Bon ok, c'est lui le chef.

Moi, ce qui m'agace c'est le côté très linéaire de cet opus. Pokemon n'est pas vraiment un jeu open-world, mais dans cet opus ce n'est pas le cas du tout, on se sent prisonnier du scénario.... Je pense que Pokemon pourrait être un très très grand jeu si il permettait une grande liberté de jeu ; à quand GTA Pokemon ? Hum... Idem, mon fils adore cette linéarité, il se sent moins perdu que dans les anciens opus... Une fois de plus c'est lui le chef.

Pokemon Soleil, mon fils adore. Perso je n'accroche pas, je préfère encore jouer aux versions DS (j'avais joué en cachette dans mes WC à l'époque), je trouve que le jeu avait plus de charme en pseudo 2D, et aussi plus de liberté... Et puis les innovations sont bien timides, et pas forcement bienvenues selon moi. Cependant je suis mal placé pour noter ce genre de jeu... Nouveau terrain de jeu, évolution graphique importante, nouveaux Pokemons, jeu quand même assez riche, comme je vous le dit, mon fils adore, et il lui colle un 6/6 d'office. A voir sur la durée, car là il n'a joué que deux jours. Perso je ne met pas de note, ce jeu ne m'est pas destiné.

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[TEST] Deus Ex: Mankind Divided / PS4

Publié le par MastaYoda

Deus Ex: Mankind Divided
Support : PS4

Existe également sur Xbox One, PC
Développeur : Eidos Montreal
Editeur : Square Enix
Sortie : 23/08/2016

[TEST] Deus Ex: Mankind Divided / PS4

J’ai bien failli ne jamais écrire ce test tant j’ai pu être frustré par les bugs et plantages qui, si le patch de 10 Gb n’est pas installé rend le jeu impossible à jouer… et je dis bien im-pos-si-ble car les sauvegardes sont corrompues, le jeu plante et il m’a fallu tout désinstaller, attendre ½ journée que le patch soit téléchargé/installé pour enfin pouvoir jouer à la version finale et stable du jeu.
 
Il s’agit ici de mes premiers pas dans l’univers cyberpunk de Deus Ex à la première personne (certaines phases de gameplay se font à la 3ième personne). Le choix des dialogues a une relative importance mais surtout, il y a mille façons d’atteindre son objectif et c’est ce qui m’a attiré vers ce titre d’action/infiltration/rpg
 
Dès le début je ne pus m’empêcher de comparer le jeu à une sorte de Metal Gear à la sauce Dishonored, ce qui n’est pas un problème parce que ces deux jeux sont excellents mais Deus Ex Mankind Divided se différencie par son ambiance propre et une expérience unique.

[TEST] Deus Ex: Mankind Divided / PS4

L’histoire, le contexte :
 
On incarne un certain Adam Jensen qui est un humain amélioré ou, « Aug » (pour « augmenté »), par rapport aux humains « naturels ». En gros, il possède des prothèses de super badass ! Notre héros dispose également de quantité de super pouvoirs et autres éléments de guerrier-mutant qui en font l’un des agents les plus meurtriers de la planète. On retrouve comme presque partout maintenant, un voix grave, monocorde et presque sans émotions qui nous permet, parait-il de mieux nous identifier au personage.
 
Après une vidéo de 12 minutes (qu’on peut choisir de mater ou pas) qui reprend les thèmes principaux des deux précédents opus, on comprend un peu mieux les tensions entre naturels et augmentés : quelques années avant le début de notre historie, un vilain-méchant a provoqué un génocide en contrôlant les augmentés et en les faisant massacrer une partie de la population d’humains naturels, oups.
 
Suite à cet « incident », les augmentés sont traités en paria et victimes de ségrégation. Ils sont harcelés par les autorités locales, parqués dans 1 ghetto-bidon-ville, etc. Ok, on a compris qu’il y a un lien avec l’histoire du monde réel, surtout avec les slogans du type : « Augmented Lives Matter » ou les panneaux affichant : « Augs » et « Naturals » dans les espaces publiques.

Dans ce contexte un peu tendu, on se retrouve à délier les fils d’une intrigue impliquant fabricants d’armes, journalistes, militants, groupes internationaux, etc. Bref, le fond de l’histoire est fouillé, travaillé et on se dit qu’on ne va pas faire panpan-boumboum pendant 6 heures avant d’essayer de se faire allumer sur le multi. Seulement ça s’essouffle rapidement, les pnj sont vite oubliés et on ne ressent pas le besoin de creuser ou de s’investir plus avant dans la trame scénaristique. Dommage.

[TEST] Deus Ex: Mankind Divided / PS4

Prague, hub, monde ouvert :
 
La ville de Prague version 2.0 sert de hub entre les missions et est assez riche en quêtes annexes et autres loot, caches, zones, magasins, etc... En se concentrant sur un seul lieu, plutôt restreint, le travail de profondeur est agréablement surprenant. Perso je préfère un lieu plus confiné mais riche en détails, missions secondaires et autres pnj qu’un monde vaste mais vide. De plus, les décors ne sont pas moches : couleurs chatoyantes des panneaux publicitaires, drones policiers qui patrouillent, œuvres d’art et autres éléments de décors cyberpunk intelligemment intégrés qui donnent un ensemble cohérent et immersif. On notera aussi des changements du climat et des moment de la journée qui modifient la lumière et l’ambiance.

[TEST] Deus Ex: Mankind Divided / PS4

RPG kinda:
 
Notre héros aux allures de Wolverine va rapidement se rendre compte, après une “réparation”, qu’il a non seulement les traits du personnage de Marvel mais qu’il dispose également de lames rétractables au niveau des bras. Ces nouveaux jouets font partie de tout un attirail d’upgrade qui étaient cachés dans son corps !

Ce reboot nous permet donc de développer certaines capacités comme le fulguropoing, le bullet time, le remote hacking (sorte de hack télépathique qui permet de contrôler caméras, tourelles mitrailleuses , etc.), un dash de téléportation, et un tas d’autre élément qui font partie de l’arbre de compétence/évolution. On nous donne donc l’opportunité de modeler notre perso et son équipement en fonction de notre style de jeu qui pourrait se résumer à trois choix : infiltration, hack ou combat.

[TEST] Deus Ex: Mankind Divided / PS4

Gameplay :
 
On entre dans le vif du sujet, le plus intéressant et la force de ce soft : la liberté d’action et les multiples possibilités de parvenir à ses fins. Perso je ne supporte pas les jeux où on est obligé d’utiliser cet accessoire-là (comme le grappin, par exemple) pour escalader la falaise exactement à cet endroit-ci, tout en enchainant des QTE dans un joli couloir…
 
Ici il y a un vrai level design qui nous propulse dans des zones bourrées d’obstacles, de gardes, de caméras, etc. et nous laisse libre de choisir l’approche qui nous convient le mieux.
 
Tout est possible : hacker la caméra de surveillance qui garde l’entrée, tirer une balle EMP sur l’équipement de surveillance, fabriquer un outil pour pirater l’ordinateur et désactiver les lasers, grimper le long des murs et fenêtres pour faire le tour, devenir invisible et passer au nez et à la barbe des gardes... ou bien sortir la sulfateuse, les grosses lames de wolverine et défourailler tout ce qui bouge avec du bullet-time à rendre jaloux Max Payne.

C’est fun, c’est immersif et quand on se la joue infiltration, il y a du challenge et grande est la satisfaction de terminer une mission sans être repéré. Cependant, l’IA est carrément à la masse avec des patterns beaucoup trop simples mais il suffit de ne pas utiliser les pouvoirs ou de désactiver la carte pour jouer à un autre jeu.

[TEST] Deus Ex: Mankind Divided / PS4

Contenus additionnels:
 
Il y a 2-3 modes en sus de l’histoire principale mais je n’y ai pas touché pour l’instant.
 
Graphismes/bande son:
 
Les cinématiques sont assez moches : expressions faciales d’un autre temps, framerate très bas, textures à vomir, voire même lags… Mais une fois in-game, ce n’est pas moche sans être une claque de ouf-malade. Il y quelques bugs style ragdoll, collisions, etc. mais ça ne gâche pas l’expérience. La bande son est correcte avec une musique d’ambiance pas trop mal et des effets surround bien foutus.

Deus Ex Mankind Divided est un très bon jeu d’action/infiltration qui trouve parfaitement sa place entre Metal Gear et Dishonored. L’histoire apporte un background intéressant sans qu’on se sente réellement investi dans cette intrigue de corporate espionnage à grande échelle. Mais toute la force du jeu réside en sa liberté d’action et son gameplay maitrisé en font un jeu très agréable.
 
SUPPOS : 5/6



Ce qu'il aurait fallu proposer pour obtenir les 6 suppo$ suprêmes
Une IA digne de 2016, un jeu fini dès sa sortie et une histoire plus accrocheuse de bout en bout.

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[TEST] Battlefield 1 / PS4

Publié le par FK-Corporation

BATTLEFIELD
Support : PS4

Existe également sur XOne, PC
Editeur : EA
Développeur : DICE
Sortie : 21 octobre 2016

[TEST] Battlefield 1 / PS4
Avant de commencer ce test je dois replacer les choses dans leur contexte et vous rappeler mon expérience des Battlefield.

J'ai découvert pour la première fois cette licence en 2008 avec Bad Company. Acheté un peu par hasard, c'était mon premier jeu massivement multijoueur et je suis tombé directement sous le charme. Bad Company possédait un mode multijoueur extrêmement complet et un challenge ultra corsé pour les chasseurs de trophées comme moi ! Aujourd'hui le platine de Bad Company fait parti des plus compliqués à avoir sur PS3, rien que cela. Étant étudiant à l'époque, j'ai mis une bonne année avant de le platiner, quel kiff ! Le mode solo était aussi incroyable avec une escouade de 4 bras cassés, c'était à mourir de rire, que de souvenir !

En mars 2010 sortait Bad Company 2 que j'ai acheté day-one, le mode solo était moins bon que le premier mais le multi était encore plus étoffé, j'y ai joué au moins 200 heures avec mon kit ingénieur, mon Saiga et mes munitions calibre 12. Mon pêché mignon, mon RPG 7 avec lequel je m'amusais à sniper à l'autre bout de la map.

En octobre 2011 sortait Battlefield 3, son mode solo n'était vraiment pas terrible mais le mode multi était tellement jouissif ! Ma feuille de stats de BF3, j'affectionnais la G36C et je passais mon temps à joueur avec mes lances-roquettes, je m'en servais souvent comme arme de poing 335 heures de jeu au total, je le connais par cœur.

En octobre 2013 sortait Battlefield 4 et c'était l'inverse du 3, le mode solo était plutôt sympa mais le multi n'apportait rien du tout de neuf, j'avais l'impression de joueur à Battlefield 3.5, j'y ai passé « seulement » 60 heures en ligne avant de décrocher. J'ai fait l'impasse sur Battlefield Hardline qui voulait ressembler à du Call Of Duty.

 
Autant vous dire que j'attendais ce Battlefield 1 avec beaucoup d'impatience, je déteste Call Of Duty que je trouve trop égoïste, on joue en multi mais chacun de son coté, le jeu en escouade n'est pas vraiment valorisé. Jouer à Battlefield en ligne tout seul c'est très compliqué mais joué en escouade c'est tout simplement jouissif, c'est l'âme même du jeu.
On va commencer à parler du solo ?

C'est comme à son habitude un apéritif mais il a le mérite d'essayer quelque chose en proposant 5 petites histoires qui retrace différentes personnes lors de la première guerre mondiale. Il faut avouer que DICE sait faire les choses en grand, le mode solo propose quand même de très beaux moments même si il y a trop de phases d'infiltrations à mon goût. On notera un prologue magnifique qui met en lumière les combattants afro-américain qui se battaient pour la France alors que la ségrégation était encore de mise aux Etats-Unis. DICE a fait du bon boulot pour l'immersion sonore, les musiques sont superbement orchestrées et viennent donner un coté épique aux batailles.

 
Le doublage VF est aussi de bonne facture, c'est assez rare pour être souligné. Graphiquement le jeu est magnifique, je joue sur un vidéo projecteur de 2m50 de diamètre avec un home cinéma et je n'ai jamais eu autant l'impression d'être à la guerre.
Le prologue du jeu, magnifique mais vraiment trop court

Le prologue du jeu, magnifique mais vraiment trop court

Passons maintenant sur le gros du jeu, le multijoueur.

La première nouveauté vient d’une refonte du système de classe : il y a toujours les 4 mêmes, Assault, Medic, Soutien et Eclaireur. L’assaut ne pourra désormais plus se soigner mais possède des armes antichars qui étaient auparavant réservé au Soutien. Le 
medic aura des fusils d’assauts semi-automatiques et viens ma première déception, le soutien ne possède plus autant d'armes antichars qu'avant. Désormais si je veux jouer avec mon « lance-roquette », je devrais prendre la classe Assault. Les Snipers one shot très souvent alors que nous sommes en mode normal, frustrant et surtout très mal équilibré.

L'un des points forts des Battlefield étaient son grand nombre de véhicules différents et Battlefield 1 ne déroge pas à la règle mais les problèmes vont commencer ici. L'équilibrage entre les véhicules et l'infanterie est complètement raté. Les chars sont complètement cheatés ou alors ce sont les armes antichars qui sont sous puissantes. Les chars peuvent s'auto-réparer, il n'est donc pas rare de voir un mec camper dans son char et finir la partie avec 30 kills et 0 mort. Cela gâche complètement l'expérience de jeu car il faut pas moins de 6 ou 7 missiles antichar pour détruire un tank alors que chaque joueur n'en possède que 4 dans sa sacoche. J'espère vraiment un patch car les véhicules sont complètement cheatés.
 
En mode Conquête ou Opération, DiCE a inclus un système venant équilibrer les combats en milieu de partie. Désormais un Zeppelin, un train blindé ou encore le Deadnought, un navire militaire seront disponibles selon la map. Ce sont des véhicules ultras-puissants mais très peu mobiles qui peuvent faire changer le cours d'une partie, c'est le genre de petits ajouts qui sont très plaisants.
Le Zeppelin qui s'écrase pendant la bataille, graphiquement très impressionnant

Le Zeppelin qui s'écrase pendant la bataille, graphiquement très impressionnant

On peut regretter le faible nombre de maps, seulement 9, c'est un peu léger mais on sait tous que de DLC viendront étoffer le jeu.
 
Un nouveau mode fait son apparition, les “Opérations”. Son principe : Le but est de retranscrire les affrontements comme ils l'étaient à l'époque, on doit avance pour prendre des points à travers différentes maps, le nombre d'attaquants est limité, et si l’assaut échoue à un point, on perdra une vie et on recommencera au checkpoint précédent avec un bonus non négligeable, une grosse artillerie pour nous aider à prendre les points stratégiques. Dans ce mode, l'infanterie est vraiment de la chair à canon, on doit rusher vers les points à prendre et on passe notre temps à mourir. Je trouve ce mode de jeu excellent mais il est primordial d'y jouer en équipe si vous voulez avoir vos chances.

Il est temps de parler des points qui me gênent beaucoup, BF1 souffre des mêmes problèmes que ces prédécesseurs, ils ne sont jamais fini à leur sortie, on doit attendre plusieurs patchs avant que le jeu ne soit vraiment peaufiné et cela n'a jamais été aussi vrai qu'avec celui là. A l'heure actuelle BF1 me frustre énormément à cause de plusieurs points. Il n'y a que pour l'instant, seulement le mode normal qui est un mode pour débutant car tout est simplifié. Le mode hardcore arrivera d'ici quelques semaines en patch gratuit. Pour info, dans le mode hardcore les balles sont plus puissantes, plus besoin de vider un chargeur sur un ennemi pour le tuer, ici une seule rafale suffit. Les véhicules sont aussi moins résistants et sachant que l'énorme problème actuel vient de la surpuissance de certains véhicules, le mode hardcore rééquilibrera les choses. La mini-map ainsi que toutes les informations à l'écran auront disparues, impossible de savoir donc combien de munitions vous avez dans votre chargeur ou encore combien de grenades il vous reste, la vie ne se régénère plus automatiquement non plus et surtout, plus de kill cam pour voir qui nous a tué. Un vrai mode de jeu pour les puristes quoi, je l'attends vivement.
L'écran est surchargé d'informations en mode normal, cela nuit à la visibilité des affrontements

L'écran est surchargé d'informations en mode normal, cela nuit à la visibilité des affrontements

Un autre défaut, DICE n'avait pas bien réglé l'expérience gagnée dans les 5 premiers jours, cela a été modifié grâce à un mini patch. Le problème est que les joueurs qui ont énormément joué pendant ce temps là ont déjà débloqués tous les équipements et armes alors que les joueurs qui débutent mettront 5 fois plus de temps pour débloquer ces niveaux. On se retrouve avec des affrontements totalement déséquilibrés avec des mecs qui possèdent déjà les meilleures armes du jeu alors que nous on doit se coltiner des armes de niveau 1 toutes pétées.
 
Dans les petits détails un peu relous, DICE a incorporé les pieds de nos soldats dans la physique du jeu. Il est donc désormais impossible de s'allonger collé à un mur, on va être transporté un peu plus loin. Dans le même genre, il est devenu très difficile de s'allonger sur une petite bute de terre ou de débris à cause de la nouvelle physique des soldats, c'est assez frustrant et cela réduit la mobilité de notre personnage.

A l'heure actuelle je ne peux pas mettre la note maximale à BF1 à cause de son manque de finition mais le jeu possède un potentiel énorme ! Vivement un patch pour obtenir le mode hardcore et surtout les serveurs privés pour modifier à volonté certaines règles de jeu. En attendant nous avons à faire un jeu de guerre efficace avec de graphismes magnifiques et une ambiance digne des grands films de guerre. Battlefield souffre du mal de la décennie, le jeu sort day one à 70 euros avec un season pass à 50 euros supplémentaire et le jeu est loin d'être fini, ce n'est pas nouveau mais c'est toujours frustrant...

SUPPOS : 5/6

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[SPEEDTESTING] Rhythm Paradise Megamix / 3DS

Publié le par Dr Floyd

Rhythm Paradise Megamix
Support : 3DS
Editeur : Nintendo
Sortie : octobre 2016

[SPEEDTESTING] Rhythm Paradise Megamix / 3DS

Speedtesting après 2 heures de jeu

A l'heure de Battleshit 1 ou Call of Abruty ça fait du bien de ressortir sa 3DS pour jouer à de vrais petits jeux funs et simples. Et ce nouveau Rythm Paradise est parfait pour ça ! C'est un très bon mélange de tous les épisodes précédents, avec quelques nouveautés.... Bon si vous connaissez déjà bien la série vous pourrez être déçu du manque de nouveauté. C'est en fait un vrai best-of de la série avec des bonus, il faut le savoir.

[SPEEDTESTING] Rhythm Paradise Megamix / 3DS[SPEEDTESTING] Rhythm Paradise Megamix / 3DS
[SPEEDTESTING] Rhythm Paradise Megamix / 3DS[SPEEDTESTING] Rhythm Paradise Megamix / 3DS

En tout cas si vous ne connaissez pas ce jeu, c'est le moment ou jamais ! Le concept ? Des séries de mini-épreuves où vous devrez tester votre sens du rythme en appuyant sur le bouton au bon moment, on ne peut plus simple.... on ne peut plus addictif ! Des épreuves totalement absurdes et décalées. Alors certes les graphismes et animations sont hyper basiques, mais c'est volontaire, le sens truc un peu chiant ce sont ces blablas à la Japonaise qu'on ne peut zapper, mais disons que ça permet de reprendre ses esprits entre deux épreuves...

Et sous ces aspects de jeu casu, nous avons en réalité affaire à un vrai jeu de scoring, car franchement il faudra être très très bon pour obtenir les notes maximales ! Et on veut toujours s'améliorer ! La durée de vie est importante, avec un tas de trucs à débloquer. Simple, efficace, addictif, un petit jeu quasi parfait !

SUPPOS : 5/6
(sans tenir compte du prix, trop élevé selon moi pour ce genre de jeu)

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[MAJ TEST] WRC 6 / PS4, XONE, PC

Publié le par Dr Floyd

WRC 6
Support : PS4, XOne, PC
Editeur : Big Ben
Développeur : Kylotonn Racing Games
Sortie :
octobre 2016

[MAJ TEST] WRC 6 / PS4, XONE, PC

WRC 6 n'a pas vraiment eu un bel accueil de la part de la presse site spécialisée. Etrange après des previews assez dithyrambiques... On a vu d'ailleurs un jeuvideo.cong encenser le jeu avant sa sortie, puis finir par lui coller 10/20 contre 13/20 l'année précédente, tout en balançant que le jeu s'est amélioré sur tous les points ? Hu ? Ils se shootent au Lemon 714 ? J'ai voulu me faire ma propre opinion, à tel point que j'ai réussi à tester les 3 versions : PS4, BoBox et PC.

Il faut dire que DIRT Rally est passé par là sur console... avec sa réalisation indécente et sa fluidité de grand malade. Franchement impressionnant ! Sauf que je n'ai pas vraiment accroché au gameplay soit disant 100% simulation (il me semble que tout est au contraire exagéré dans ce jeu, les accidents peu punitifs, et une vitesse de jeu un poil accélérée), pas du tout accroché à l'enrobage "Sibérien" empêchant toute immersion, et dégouté de voir que le time-scoring est mis au second plan, quasi caché ! Bref on se fait chier dans DIRT, comme avec une belle blonde sans cerveau.

WRC 6 est déjà bien plus immersif, compétition officielle oblige, avec quelques cut-scènes, des menus plus sexe, un jeu bien plus complet, et un aspect scoring très bien mis en avant. Mais venant en tout de suite au gameplay, certes moins technique que DIRT, plus accessible, mais en même temps bien plus fun et agréable ! Franchement y a pas photo selon moi. Je ne suis pas certain que DIRT soit plus simu que WRC en fait... Oui le moteur physique est plus poussé, mais le réalisme du gameplay je n'en suis pas vraiment sûr ! Il faudrait que je demande à Loeb, mais il ne sera pas objectif maintenant qu'il a son propre jeu ;)

Mais alors qu'est ce qui cloche dans WRC 6 ? Bah la réalisation... surtout sur PS4 et BoBox One.

[MAJ TEST] WRC 6 / PS4, XONE, PC

Car soyons clair : on a presque l'impression d'être 2 générations en dessous de DIRT. Les graphismes ne sont pas pas si mauvais, la bagnole est bien modélisée, et il y a tout ce qu'il faut (végétation, public, hélico, replay vu du ciel, etc...)... Seule la gestion météo n'est pas terrible. Mais alors what the fuck ?! Le problème c'est le moteur 3D qui a un gros soucis, plus ou moins au niveau du framerate. Les images semblent s'afficher comme si elles avaient le hoquet, c'est difficile à expliquer, ou un peu comme si on tournait des pages à toute vitesse.... Il y a un effet visuel très désagréable ! Ce n'est même pas un problème de 30 ou 60FPS, entendons nous bien, c'est juste que c'est visuellement haché. J'ai rarement vu ça, enfin si, j'ai vu ça sur le Killzone des débuts de la PS4. Sur un jeu de caisse, franchement c'est désagréable. C'est déjà beaucoup mieux sur PC... mais les développeurs de ce jeu ne maitrisent hélas pas les 2 consoles. Il faudrait revoir le moteur 3D bordel de sprites !

[MAJ TEST] WRC 6 / PS4, XONE, PC

C'est vraiment con. Car franchement le jeu est très bien même si j'ai pu constaté deux choses : l'option réglage de la bagnole n'était pas disponible en mode carrière (je n'ai pas compris, quelque chose m'a échappé ?) et aussi de grandes différences "d'IA" selon les courses (c'est à dire de temps réalisés par les adversaires)... et on a du coup beaucoup de mal à régler la difficulté la mieux adaptée à son niveau.

Faisons une comparaison hyper rapide des 3 jeux de Rally du moment :
- DIRT est hyper beau mais chiant, trop chiant, trop froid,
- WRC 6 est fun mais il un souci visuel qu'il faut savoir zapper (à jouer de préf' sur PC),
- Loeb Rally est complet mais avec un moteur physique à la ramasse.
Voilà, chaque jeu à ses avantages, mais en aucun cas WRC 6 ne mérite d'être classé dernier, car le fun est primordial. C'est mon préféré des trois.

Une fois c'est pas coutume, je conseille l'achat de la version PC de WRC6. Cependant, je ne le déconseille pas sur PS4 et XOne, je dis simplement qu'il va vous falloir un temps d'adaptation, le temps d'accepter la réalisation technique à la ramasse. Une fois ce cap franchi vous trouverez ce jeu de rally très fun et bien plus prenant que DIRT.

SUPPOS CONSOLE : 4/6
SUPPOS PC : 5/6

Avis complémentaire de F.L., grand fan de jeux de rallye, et pilote amateur lui-même ! Il vient d'essayer la version PC.

Ca y est , la poste a enfin décidé de me livrer ce jeu ! A ce jour je n'ai fait qu'une dizaine de spéciales en 2 ou 3 sessions, et pour l'instant je suis satisfait, même si il y a du super, du bon et du moins bon

- Le gameplay a changé par rapport à wrc5, moins de longues glissages faciles, de freinage de travers, c'est plus sérieux mais moins fun aussi. les dév ont écouté ce qu'une majorité de joueurs demandaient... dommage pour moi qui adorait ces points là sur wrc5. La voiture est plus fragile (en mode réaliste), il faut faire gaffe car on crève les pneus, les phares assez facilement et la conduite se dégrade réellement. Pour moi, au niveau gameplay wrc6 est un mix entre Dirt Rally et wrc5, tout en ne prenant que les qualités des 2. bien joué !

- Les graphismes sont beaux et détaillés. (je joue sur pc et en élevé), on est pas aussi bluffé que Dirt Rally, par exemple les jeux de lumières la nuit, mais on s'en approche pas mal. Il y a eu du boulot par rapport à wrc5. De toute manière la beauté ne fait pas tout pour un jeu de caisse...

- Sur pc le jeu est fluide. par contre, au lancement, j'ai rencontré les mêmes "hachures" que le doc a mentionné, surtout dans les replays, mais une fois que j'ai forcé la synchronisation (de type A), l'image est devenu fluide à 60FPS. Pour les versions consoles, j'imagine que c'est juste ce petit réglage de base qui a foiré, ça ne semble pas possible que des développeurs pro soient passé à coté de ça !?

- Le mode carrière est sympa, les petites animations avant et après la course participent à une bonne ambiance ! Pour Dirt ce n'était pas vraiment compliqué de faire un truc du même genre, enfin passons...

- Comme le Doc, je trouve que la difficulté des IA est parfois changeante suivant les spéciales. pour l'instant je n'en suis qu'au début, on verra par la suite...

- Comme pour son prédécesseur, le mode multi n'est pas terrible du tout, et en plus il n'y a presque personne... je crois qu'il faut que je me fasse à l'idée que je ne retrouverais plus jamais un multi à la Dirt 2. Si quelqu'un ici en connait un, qu'il me conseille car ça manque!

- L'école de rallye a disparu, je suis triste....

- Je n'ai pas encore testé le mode deux joueur en écran splitté et j'ai hâte !!!

Pour résumer, la série WRC devient plus mature, mieux finie, et si les dév s'améliorent comme ça chaque année (euh... a part sur one/ps4 apparemment ?), on tient les nouveaux maitres du jeu de rallye, à tel point que je viens de désinstaller Dirt Rally sans aucun regret !

Le topic du jeu sur le forum :
http://www.gamopat-forum.com/t87224p90-wrc6-annonce#2455434

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Mon test honnête du PSVR

Publié le par Emixam

Mon test honnête du PSVR

J'ai longtemps hésité à me prendre le PSVR, j'ai lu des tas d'articles, vu des tas de vidéos, mais difficile d'avoir une opinion sans jamais avoir testé. Ma seule expérience avec la VR se limite au Virtual Boy, c'est vous dire si j'avais un certain a priori ! 

Mon test honnête du PSVR

Bref j'ai sauté le pas sans avoir testé et je vous livre mes premières impressions. Je vais essayer d'être le plus objectif possible (quand on vient de dépenser 500 euros, c'est dur de dire que c'est de la daube), d'où le titre !


Prix

Effectivement, un accessoire qui coute le prix d'une console, c'est assez bloquant. J'ai pas mal de collègues qui me disent que c'est vraiment cher. Ce sont les mêmes qui n'hésitent pas à débourser 500 ou 600 euros pour avoir un smartphone dernier cri... C'est toujours très subjectif le prix et dépend de chacun, de ses moyens, de ses envie....C'est pas sur un forum de passionnés et de collectionneurs poilus comme Gamopat que je vais m'étaler la dessus, combien d'entre nous ont dépensé des fortunes pour un jeu sous blister, pour un jeu rare, pour un jeu Neo Geo à 150 boules alors qu'un Raspberry Pi émule la terre entière ?

Par rapport à la concurrence, on est bien en dessous, PS4 + PSVR + Move + Camera on est à 1000 euros Maxi, (j'ai acheté les Move et la camera d'occase cet été, j'en ai eu pour 60 euros) c'est même pas le prix du PC qui pourra faire tourner les jeux VR.

Mon test honnête du PSVR

Jeux

Pas mal de jeux au lancement, un CD de démos bienvenue pour se faire une idée. Enfin, quand je dis CD de démos, je devrais plutôt dire un CD qui permet de lancer le téléchargement des démos et ça, ça commence à me saouler sur les "next-gen" ! Tu branches et tu télécharges avant de jouer. Bref, merci la fibre.

Si il y a bien un acteur qui peut démocratiser la VR, c'est Sony. C'est comme pour une console, tu peux avoir le meilleur matos du monde, si personnes développe, ça sert à rien. Coté PC, on peut pas vraiment dire que ce soit l'emballement au niveau des sorties de jeux VR, par contre SONY avec ses partenariats peut vraiment lancer le truc.

J'ai fait pas mal de tests hier :

Films en bluray

Un peu déçu du rendu d'un film BR. Ca scintille un peu et la netteté de l'image n'est pas géniale. D'une part on a la résolution du VR qui est pas aussi fine que ça, mais c'est surtout au niveau de la vision que c'est un peu pénible. L'écran est assez grand et on est dans le film (testé avec Batman et Alien) mais la netteté se fait sur ce que l'on regarde droit devant, les bords de l'écran qui s'affiche dans le casque sont un peu flou. Donc clairement, ceux qui veulent se prendre le casque pour se mater tranquille des films, investissez plutôt dans une nouvelle télé !

Jeux classiques

Le casque sert également d'écran pour les jeux NON VR. On retrouve forcément les mêmes symptômes, définition faible (de l'ordre d'une PS3 on va dire), et les bords sont également un peu flou. Par contre c'est moins gênant car bien souvent le perso est au centre de l'écran et on fait beaucoup moins attention.
J'ai testé sur plusieurs jeux et ce sont les jeux en 2D qui souffrent le plus de la comparaison écran Vs PSVR : un Assault Suit Leynos est beaucoup plus beau sur un vrai écran, les bords sont bien net, les contours des sprites aussi. Par contre sur un Project Cars en vue intérieure avec le volant, ca le fait pas mal.

Jeux VR

On y vient enfin ! et là, on a de tout, du bon et du moins bon. Sur le CD de démos, il y a quelques trucs sympa, le voyage au fond des océans est agréable, parfait pour découvrir la VR, le jeu ou il faire des têtes est marrant...

La démo de EVE Valkyrie, jeu de combat spatial, m'a apportée ma première clacounette, le jeu est vraiment nickel pour la VR, le champ de vision est énorme, comme les vaisseaux, l'impression de flou a quasiment disparue, pas de mal de tête, on s'éclate vraiment, petit bémol, l'immersion qui est un peu moyenne avec un jeu à la manette.

Mon test honnête du PSVR

J'ai testé aussi Until Dawn Rush of Blood, l'immersion est meilleure, quelques jumps sur mon siège, les passages en mode montagne russes donne une impression étrange à ton corps, t'as envie de bouger, de te pencher. L'ambiance est énorme, le second niveau avec les cochons te rends mal à l'aise, je n'ai pas eu de problème de maniabilité ni de décrochage des Moves. Par contre graphiquement, c'est la fête à l'alliasing, mais tout ça augure de bons jeux pour plus tard.

Et puis Batman Arkham VR, la VRAIE claque que j'attendais, ça marche à fond, une personne qui prend le casque sans Batman, rate vraiment quelque chose, c'est immersif, c'est joli, c'est maniable, j'ai passé 5 min à me regarder dans le miroir en bougeant la tete, les bras... Pour ceux qui hésitent vraiment, il faut absolument trouver un moyen de tester ce Batman !

Pour résumer, au niveau des jeux, ceux qui s'attendent à de la HD qui te pète la rétine, c'est clairement NON. Les jeux classiques sur PSVR sont pas mal, mais c'est plus gadget, ca peut éventuellement remplacer un écran, mais au prix d'une diminution du rendu graphique.
Pour les jeux VR, ca dépend vraiment des jeux, Batman est pour moi un des indispensables, ça fait quand même cher au final pour une grosse démo d'1 heure, mais l'expérience est bluffante.

Mon test honnête du PSVR

Câblage/packaging

Rapidement, le packaging est très classe, comme d'hab avec les produits SONY. Le branchement est assez simple, les astuces pour ne pas se tromper dans la connexions des câbles sont les bienvenues. Le casque fourni fait correctement son job, il est un poil court je trouve et il faut le passer correctement, surtout pour l'oreille gauche. Les câbles du casque sont bien pensés, ils sont très longs, par contre un petit clip pour fixer le petit boitier à la ceinture aurait été top pour ne pas que ça tire un peu en arrière. Le câble du casque se connecte sur un petit boitier qui va ensuite sur le splitter HDMI

Casque

Il se règle hyper facilement, il est confortable, et se fait oublier au bout d'un moment, pas de gêne particulière au niveau du nez, des contours, du poids. Il faut bien le régler pour avoir la meilleure netteté possible, cela n'empêche pas l'apparition d'une sorte de halo autour des textes qui s'affichent, c'est un des trucs qui me gène le plus en fait, question de gout peut-être...

Pour Conclure

Pour ceux qui hésitent encore, je conseillerai fortement d'attendre que les gros jeux arrivent, sauf si vous êtes fans de shoot spatial, EVE est une tuerie. Pour ceux qui veulent remplacer leur écran par le casque, c'est clairement pas une bonne idée, vous allez être déçu. Pour les fans de techno et de substance hallucinogène, le casque avec REZ est vraiment génial. Pour les fans de Batman (comme moi), c'est le trip absolu !

Donc bilan un peu mitigé, essentiellement dû au manque de jeux qui te retournent la tête. Personnellement je suis content de mon achat, le principal défaut que je retiendrais c'est le rendu graphique, mais on le sait depuis un moment. Tous les défauts sont gommés dès qu'on a un niveau d'immersion suffisant, c'est la clé de la VR sans aucun doute ! Je pense sincèrement que SONY est le mieux placé pour démocratiser la VR et qu'ils vont faire tout pour ne pas que cela reste au niveau du simple gadget. Je retourne  de ce pas dans ma Bat-Cave !!

Publié dans TESTS

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