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[SPEEDTESTING] Mad Max / PS4

Publié le par Vavalboss

Mad Max
Support : Playstation 4

Existe également sur Xbox One et PC
Développeur : Avalanche Studios
Editeur : Warner Interactive
Année : 2015

[SPEEDTESTING] Mad Max / PS4

Test Flash réalisé après 10 heures de jeu

L’histoire nous a appris à nous méfier des adaptations de films comme de la peste. Entre portages foireux et manque de respect pour l’œuvre retranscrite, l’exercice est loin d’être aisé. On ne pouvait donc qu’être septique à l’annonce d’un jeu Mad Max sur console next gen. L’univers fantastique de George Miller allait-il être respecté ? Comment adapter convenablement une histoire se déroulant quasi exclusivement dans le désert ? Comment mêler habilement phases de conduite et combat à main nue ? Premiers éléments de réponse.

Comme à son habitude, Max se fait attraper par des bad guy du désert et se fait piquer sa caisse (la célèbre Interceptor). Notre guerrier de l’apocalypse favori ne va cependant pas se laisser marcher dessus par Scrotus et sa bande de War Boys et partira en quête de revanche. Oui, le script est basique, mais on est dans Mad Max les gars ! Un mec barbu, une caisse qui vrombit, des grandes étendues désertiques et des méchants à défourailler, c’est tout ce qu’on attend de cette adaptation. De ce point de vue, le titre est une totale réussite. Graphiquement, tout d’abord, ce Mad Max place la barre très haute. Environnements criants de réalisme, effets pyrotechniques et de particules de folies, jeux de lumières magnifiques et animations détaillées à l’extrême. La next gen se justifie totalement en 2015, et Mad Max est l’un de ses meilleurs ambassadeurs malgré quelques très rares chutes de framerate. On ne boudera pas notre plaisir non plus face à l’ambiance et à la bande sonore, toutes deux fidèles à l’œuvre de George Miller. Les environnements sont empreints de cette désolation si caractéristique et les moteurs rugissent tels de lions en cage. Avalanche Studios a bien bossé son sujet, les fans sont aux anges.

[SPEEDTESTING] Mad Max / PS4

Autre point positif : la jouabilité à pied est lourde, très lourde. Max se déplace lentement, se bat avec brutalité et fait mordre méchamment la poussière à ses ennemis. Le système de combat, mix entre les Batman de Rocksteady et Shadow of Mordor, bien que classique, fonctionne plutôt bien et donne lieu à des joutes spectaculaires. Entre enchaînements, finish move, armes de poings (masses, surins), armes à feu et mode « brutal », le joueur est bien servi. Les phases en voiture ne sont pas en reste et laissent place à un gameplay bien plus arcade. Il s’agira dès lors de détruire voitures et convois grâce à une multitude de possibilités (choc frontal et latéral, harpon, fusil, lance flamme, etc.). Comme dans les films, les ennemis n’hésiteront pas à se jeter sur votre bolide et il faudra les éjecter sous peine de mordre la poussière. Heureusement, un simili golum vous accompagnera et sera là pour vous prêter main forte en cas de danger. Il pourra également réparer votre voiture si celle-ci est trop endommagée et l’améliorer en fonction de vos ressources disponibles et des attributs que vous débloquerez. A propos, les possibilités de customisation sont tout simplement énormes : roues, moteur, châssis, peinture, pics de défense, fusil sniper, pare-buffle, tout y passe. Couplez le tout avec un grand nombre de carcasses disponibles et vous pourrez dès lors créer un bolide totalement personnalisé et unique.

[SPEEDTESTING] Mad Max / PS4

Comme tout bon open-world qui se respecte, Mad Max est bourré à ras bord de contenu. Points d’observations, forteresses à libérer, lieux cachés, courses de voiture, attaque de convoi, destruction de tours de sniper, tout y passe. Heureusement pour nous, le level design a été bonifié dans les moindres détails pour rendre chaque portion de la carte unique et ainsi éviter la lassitude du joueur. La résolution de ces quêtes secondaires vous permettra de baisser non seulement le niveau d’occupation des troupes de Scrotus dans la région, mais également de trouver ferrailles, objets de customisation uniques, plans de construction pour vos forteresses ou objets relatant l’histoire des (anciens) occupants de ces terres arides. Il y a donc de quoi faire si vous souhaitez finir le titre à 100% et améliorer à la fois votre véhicule et votre personnage. En effet, Max peut être boosté de deux façons différentes: en augmentant ses capacités via des points (classique) ou en terminant des défis. C'est une excellente idée puisqu'on a vraiment deux catégories de compétences bien distinctes. On augmente les caractéristiques de base avec les points récoltés (attaque, barre de vie, force, etc.) et les caractéristiques bonus grâce aux défis terminés (flingue plus gros, habits plus résistants, etc.). On peut même changer l'apparence de Max pour faire de lui un vrai barbu de l’apocalypse !

[SPEEDTESTING] Mad Max / PS4

Après une dizaine d’heures de jeu, Mad Max contient tous les ingrédients d’une très belle surprise. Réalisation bluffante, gameplay bien rôdé, couses poursuites jouissives et contenu gargantuesque rendent l’expérience des plus agréables. En outre, la mythologie créée par Miller est respectée dans les moindres détails et tout fan des films prendra un malin plaisir à passer des heures à récolter toutes les biographies et objets cachés dans cet univers violent et impitoyable. Mad Max est de ces titres dotés d’une vraie personnalité et d’une ambiance du tonnerre, il serait dommage de bouder son plaisir en cette fin d’année.

SUPPOS : 5/6

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[TEST] Alice: Retour au Pays de la Folie / PS3

Publié le par Vavalboss

Alice: Retour au Pays de la Folie
Support : Playstation 3

Existe également sur Xbox 360 et PC
Développeur : Spicy Horse
Editeur : Electronic Arts
Année : 2011

[TEST] Alice: Retour au Pays de la Folie / PS3

Comme toute histoire d’amour tragique, celle-ci a débuté par une rencontre fortuite. Jeune fille pleine de charme et de promesses, Alice était, contrairement à ses habitudes, tout de glauque vêtu. Un couteau à la main, une robe bleue tachetée de sang maladroitement posée sur ses épaules, elle attendait patiemment qu’un joueur vienne poser ses pattes sur elle. Il faut dire que Liddell a tout pour plaire : un minois d’ange au service d’une œuvre prenant à contrepied les produits aseptisés de la concurrence grâce à son univers sombre et désenchanté. Cependant, ce trompe l’œil va vite voler en éclat, et le thé indigeste qui est ici proposé nous fait rapidement regretter notre fidèle thermos à café.

La pauvre Alice n’a pas la vie facile. Suite au décès de ses parents et sa tentative de suicide désespérée, la voilà qui se retrouve face à un psychologue peu scrupuleux souhaitant lui faire oublier son passé. Toujours en quête de réponses quant au destin tragique de sa famille et du mystérieux incendie qui en est la cause, la jeune femme ne se laisse pas abattre et remballe pour un nouveau voyage dans les tréfonds de sa psyché. Comme toute allumeuse digne de ce nom, Alice attire le regard mais s’effondre dès que l’on creuse un peu. Inconsistante et foutraque, son histoire ne s’avère être qu’une mascarade justifiant bien mal les quelques dizaines d’euros dépensés. L’incohérence scénaristique régnant dans ce monde désolé donnerait de l’urticaire à n’importe quel humain sain d’esprit. Tel un Don Juan multipliant les conquêtes sans envergures, le joueur enchaîne les niveaux sans trop savoir pourquoi. Même l’entourage d’Alice se montre insupportable. Entre design foireux et voix crispantes, la migraine guette. Ce capharnaüm n’a même pas la décence de nous servir une conclusion digne de ce nom. L’esprit se brouille: tout ça pour ça ?

[TEST] Alice: Retour au Pays de la Folie / PS3

Des préliminaires ratés n’annoncent rien de bon pour la suite. Alice peine à assumer sa plastique pourtant si aguicheuse dans la pénombre d’un bar, et avec quelques verres dans le nez. Le soufflé retombe bien vite au réveil, le pauvre bougre piégé s’enfuyant sans même offrir les croissants. A l’image du scénario décousu, la direction artistique ne vaut guère mieux. On sent une réelle envie de se démarquer, d’offrir quelque chose de frais. Mais, malgré quelques fulgurances à la fin du niveau 3 et au début du 4, Alice nous fait enchaîner les décors sans saveurs et sans logique. Un couloir rouillé par-ci, un niveau aquatique par-là, la lassitude pointe le bout de son groin. Sans épaisseur et sans génie, la demoiselle passe plus de temps à changer de robe qu’à nous proposer un univers un tant soit peu cohérent et couillu. Pour une gonzesse qui se la joue trash, c’est bien trop léger. Vouloir n’est pas pouvoir, et essayer sans concrétiser n’a guère d’intérêt.

[TEST] Alice: Retour au Pays de la Folie / PS3

L’horloge poursuit sa folle course mais Alice continue à décevoir. La rupture n’est pas loin, et ce n’est pas le level design qui va arranger les choses. Paresse et banalité ne font pas bon ménage, Liddell ne nous le rappelle que trop bien. On enchaîne phases de plateformes insipides et arènes de combats sans gros enjeux tout au long de l’aventure. Un levier à actionner, un plateau à surélever, un mur à casser, quelques créatures à tabasser, Alice aime la routine. Celui qui l’accompagne, beaucoup moins. Ce ne sont pas les nombreux secrets mal dissimulés qui y changeront grand-chose. Souvenirs perdus, bouteilles à bonus et challenges à allongement de barre de vie, rien ne justifie la quête de ces quelques à-côtés tant ils s’avèrent sans aucun intérêt. Qu’attendre de bribes de scénarios cachées si la trame n’a, à la base, aucune consistance? Qu’attendre d’un accroissement de la vitalité dans un titre ou les erreurs de saut entre deux plateformes ne sont pas pénalisées et où les checkpoints sont positionnés tous les deux pas? A moins de faire preuve de collectionnite aigüe, il n’y a guère de temps à perdre avec de telles futilités qui auraient trouvé leur salut dans un titre mieux construit et plus réfléchi. Consciente de ses grossières lacunes, Alice tente, dans une tentative désespérée, d’insuffler un souffle d’originalité au travers de passages sortant du train-train quotidien. Entre puzzle game, niveaux en 2D, mini jeux de shoot et phase où il s’agira de faire rouler une tête à travers un parcours rappelant un flipper en 3D, la donzelle a le mérite de proposer quelques alternatives. Malheureusement, elle peine toujours à convaincre, ces quelques fulgurances s’avérant pour la plupart simplistes et lourdingues. Encore un rendez-vous manqué.

[TEST] Alice: Retour au Pays de la Folie / PS3

Construction hachée, direction artistique défectueuse, l’orpheline n’est même pas capable de nous offrir une technique un tant soit peu travaillée. Tel un escargot un jour d’orage, le jeu bave de partout. Textures grossières, personnages rigides, bugs en tout genre et framerate asthmatique, c’est le festival des horreurs. Que la technique ne soit pas parfaite ne pose pas de problèmes à partir du moment où l’expérience générale est de qualité. Mais, dès lors qu’un titre traîne casserole sur casserole, ce genre de défaut ressort de manière décuplée. Alice est laide, et elle le sait.

La forme traîne la patte, le fond ne va faire qu’accentuer cette déficience physique. Plutôt maniable et pas farouche au combat, la jeune femme n’en est pas pour autant sauvée. Bien que le tout s’avère assez ergonomique, le gameplay reste d’un classicisme déconcertant. En voulant mixer trop de phases de jeu différentes, la foldingue en oublie de creuser suffisamment l’expérience pour la rendre intéressante. Les combats sont mous et redondants malgré les nombreuses armes à disposition et le mode enragée lorsque votre barre de vie crie famine. Il n’y a que trop peu de stratégie pour assurer sur la continuité, le joueur se contentant de bourriner les petits ennemis, de briser la garde des mobs plus imposants ou de tirer sur les adversaires volants. Ajoutez à cela des combos au nombre incroyable de quatre et vous obtiendrez la recette d’un jeu d’action aussi creux que le chapeau du Chapelier. Quant aux phases de plateforme, et sans vouloir tirer à nouveau sur l’ambulance, elles n’ont guère d’intérêt puisque la mort y est tout simplement absente. C’est quand même un basique à respecter, et même ça Alice n’y arrive pas. Quant au bestiaire, inutile de s’y attarder trop longuement tant la déception est, une fois de plus, au rendez-vous. Il y avait pourtant la place de faire quelque chose de réellement inquiétant et glauque. A la place, on a des flaques noires et autres têtes volantes au nom douteux ("Enfant de putain", vraiment ?).

[TEST] Alice: Retour au Pays de la Folie / PS3

Histoire de faire ravaler ses moustaches au chat de Cheshire, mettons également le doigt sur la bande sonore, tellement discrète qu’on a peine à croire qu’elle existe. Pour un jeu censé offrir une ambiance pesante, c’est le genre d’erreur qui ne pardonne pas. Enfin, Alice enfonce le clou avec une durée de vie interminable qui avoisine les 15 heures pour peu qu’on commence à récolter les bonus cachés. Le calvaire semble dès lors interminable.

Malgré les promesses d’un avenir radieux, Alice nous offre une descente dans les tréfonds de sa psyché qui s’apparente plus à l'enfer qu’autre chose. Telle une fille facile, la londonienne révèle bien vite son manque de profondeur et ses défauts physiques. Gameplay sans saveur, level design insipide et direction artistique foutraque viennent salir ce qui aurait pu s’apparenter à une toile de maître. Un titre qui manque clairement de folie, et qui nous entraîne finalement vers un retour au pays de l’ennui.

SUPPOS : 2/6

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[TEST] Metal Gear Solid V : The Phantom Pain

Publié le par Dr Floyd

METAL GEAR SOLID V The Phantom Pain
Support : PS4

Existe également sur XOne, PS3, X360 et PC
Editeur : Sony
Sortie : 1er septembre 2015


Testé avec le support de StarGames en Belgique

[TEST] Metal Gear Solid V : The Phantom Pain

On ne dirait pas mais ce Richard Gear Solid est annoncé depuis 7 ans, le dernier opus de salon étant sorti sur PS3 en juin 2008…. Pour patienter, vous le savez, on a eu le droit l’an passé à un prologue assez prometteur, en tout cas avec un Hideo qui remettait en cause ses erreurs du passé. Erreurs ? oui car je vous le dit tout de suite : je ne suis PAS DU TOUT fan de la saga, mais alors pas du tout !

Mon prologue à moi

Y a pas de raison, moi aussi j’ai le droit à mon prologue. Si Metal Gear Solid fût un grand jeu sur PS1 (novateur et ambitieux pour cette console), la suite laisse plutôt à désirer… Un second opus qui était plutôt destiné à faire le buzz de la PS2, avec un gameplay bâton dans le postérieur, un level design ridicule, une ergonomie douteuse et des blablas totalement insupportables… Le 3 fut dans le même genre… et que dire du 4 totalement ridicule et plus du tout en phase avec les critères de gameplay de son époque sur PS3. Sur PSP ? Injouable. Bon sans compter les aspects farfelus de la licence qui me laissent perplexes… J’avais alors testé quand même Ground Zeroes l’an passé, et là grosse surprise : le jeu est devenu jouable, les blablas ont disparus (ou plutôt bien intégrés), les combinaisons de touches supportables, le monde devient semi open-world et le moteur graphique est impeccable. Une "démo" assez convaincante pour me donner envie finalement de tester le 5eme opus de ma licence « tripleA » la plus détestée au monde (avec Gran Turismo).

Déballage

Déjà faire de la place sur le disque dur de la PS4… L’arnaque aux 500Go ne permettant pas d’installer plus de 10 jeux en moyenne ! Grrrrr… Surprise à l’ouverture de la boite : il y a une map recto-verso à déplier !!! Incroyable, du papier dans un jeu, comme dans GTA V !!! Ca fait presque étrange tellement c’est devenu rare. Pont positif. Sinon la mise en route du jeu est assez rapide, le reste de l’installation continuant je pense pendant l’intro du jeu.

Un aperçu de la map papier

Un aperçu de la map papier

Une intro classique mais totalement réussie

Je ne vais faire aucun spoil et vous laisser découvrir cette introduction. Sachez que c’est géré de manière totalement classique : on subit au départ une situation totalement scriptée (on peut juste bouger la tête et zoomer) et au fil du temps on prend les commandes du jeu, ce qui sert en même temps de premier mini-tuto. On pourrait croire assister à l’intro d’un Call of Duty, en moins spectaculaire, mais c’est ici superbement amené est plus intéressant. L’immersion est réussie et on ressent tout de suite la maitrise incroyable de Hideo Kojima en matière de mise en scène. Le type se touche le téton à chaque plan, du grand art. Et là on peut tout de suite faire un premier point technique : les cut-scènes sont toutes réalisées avec le moteur du jeu, et elles tournent dans un 60 FPS des plus parfait, ce qui donne un résultat visuel ahurissant ! Et quand on joue enfin pour de vrai le moteur graphique ne faiblit pas, c’est « lisse » comme Metal Gear Solid 2 l’était sur PS2. Bref, l’intro est géniale et l’esthétique du jeu est totalement réussie. Et puis le visage de Big Boss, cette tronche, ce niveau de détails, ça fait peur !!!!!

Un début de jeu cauchemardesque pour Big Boss...

Un début de jeu cauchemardesque pour Big Boss...

C’est tellement réussi qu’on a du mal à croire que cette intro a duré plus d’une heure !!! Et on s’amuse à voir apparaitre le titre du jeu et Hideo Kojima au bout de tout ce temps. Oh ouiiii Hideo, ouiiii c’est bon ça !!! Ca fait genre "je me la pète grave" ;) Bon question scénario, je ne dévoile rien, et de toute façon je ne suis pas du tout spécialiste de la série, donc je ne maitrise pas. Mais pour ce 5eme opus j’ai l’impression que le Hideo ouvre les portes à tout le monde (c'est à dire aux non-fans), même si on a beaucoup d’interrogations d’entrée, surtout du fait de certains aspects un peu surnaturels. En tout cas j’imagine déjà la masse de boulot que cette introduction a dû représenter pour les développeurs. Impressionnant. Moi qui n’aime pas attendre, subir des cut-scènes à rallonge, cette fois ci j’ai été bluffé.

Un rendu esthétique exceptionnel !
Un rendu esthétique exceptionnel !

Un rendu esthétique exceptionnel !

Bon allez on joue pour de vrai !

A peine remis de mes émotions, j’attaque le chapitre 1 après 1h15 de bonheur pixelisés (quoi que en 1080p on ne voit pas beaucoup de pixels)… Et c’est à nouveau une claque visuelle qui s’offre à moi. La partie débute dans une contrée désertique qui est parfois quasi photo-réaliste, le tout dans un open world (j’y reviens) du plus bel effet et toujours avec ce moteur graphique hallucinant de fluidité. Oui, donc open world, mais attention, ce n’est pas du GTA V, y a pas de bar, de femmes à poil ni de circuit de VTT ! Ca reste dans un cadre de champs d’infiltration, dans des secteurs militaires, soyons clair, on ne peut pas faire n’importe quoi, même si on se déplace où l'on veut. Et en débutant cette exploration on retrouve aussitôt tous les points positifs découverts avec Ground Zeroes : un gameplay enfin aux normes actuelles, un personnage enfin souple à diriger, avec des combinaisons de touches pas trop tordues, et le blabla, qui existe toujours, mais dilué durant les phases de jeu. Je me suis amusé 30 minutes à découvrir le terrain de jeu afin de tester le moteur graphique et l’ergonomie, mais aussi pour admirer les décors…

Je démarre tout doucement... pour terminer comme Usain Bolt !
Je démarre tout doucement... pour terminer comme Usain Bolt !

Je démarre tout doucement... pour terminer comme Usain Bolt !

Bordel de pixels, ce chapitre 1 confirme mes impressions de l'intro. Je suis ébloui par la qualité du moteur graphique, le Fox Engine il en a dans les slip ! Alors je m’amuse à me la jouer Hideo en tournant et zoomant autour de Big Boss, à pied ou à cheval. On se croirait dans Red Dead Redemption… en plus beau, et plus grand. La végétation bouge, il y a de la vie dans les airs, de la poussière, bref ça exploite la PS4. Trêve de triturage de téton, passons à l’action.

Devant moi un village abandonné avec 4 militaires et des renseignements à récupérer à un endroit non précisé. Je décide l’approche discrète et de mes faire un par un au silencieux, tout en cachant ensuite les corps… A noter que le jeu gère le cycle jour/nuit, superbe. Et la nuit c’est quand même sympa pour l’infiltration ! Gameplay nickel, rien à dire. Mon plan fonctionne jusqu’au dernier ennemi qui lui me repère et sonne l’alerte, du coup ça s’est terminé en méchante fusillade… Bon là l’action est franchement assez confuse, mais du fait des 60FPS et de la qualité des sticks PS4 je dirai que c’est plutôt dans la bonne moyenne des TPS. J’ai butté tout le monde, je récupère les renseignements et file jusqu’au prochain village où je dois délivrer un camarade. Je tombe sur une route barrée, plutôt que de passer discrétos par les montagnes je joue les "Rambo". Idem, l’action est assez confuse à nouveau, mais on s’en sort… d’autant que Snake est solide… il récupère de la vie si il n’est pas touché pendant quelques instants… Principe de kéké un peu pénible, mais bon c’est comme ça. A savoir qu’il faut récupérer des objets et matériaux un peu partout car ils vous serviront pour la Motherbase (j’y reviens après).

Dernière étape de cette mission, un autre village, bien plus peuplé où je dois récupérer mon camarade… A partir de là on s'aperçoit de quelques limites potentielles du jeu : en fonçant dans le tas à la Usain Bolt on s’en sort… vous vous prenez du plomb dans l’aile certes, mais vous avez le temps de récupérer…. On verra pour les missions suivantes. Hop, écran de scoring (sympa pour refaire les missions), et hop à nouveau le melon : le nom de Hideo Kojima qui réapparait... comme si le jeu commençait.... :) Et on a pas fini de le voir apparaitre son nom LOL.

De retour chez Maman ?
De retour chez Maman ?

De retour chez Maman ?

La base de Maman

C’est le campement on va dire…. Et là je suis sceptique, ça devient un peu lourdingue que de devoir gérer les évolutions de cette base et de votre matos… Et on se rend compte quand même à partir de là que ça reste un jeu à la japonaise, avec beaucoup de trucs farfelus. Je viens de découvrir les fameux ballons qui envoient les hommes dans les airs… Ok, je sais que ça existe en vrai, mais en espérant que ce que j’ai vu dans les démos (faire s’envoler tout le décor, les vaches, les containers, les jeeps...) ne soit qu’une option fun non obligatoire ! Bon, je me fais chier dans la Motherbase, d’autant que là c’est un vrai didacticiel, je retourne en mission ! J'veux de l'action et du sang mon Colonel !

Incroyable, je dis du bien de Metal Gear Solid ! Je dois être très souffrant ?

Ma troisième séance de jeu va balayer mes doutes quant aux qualités vidéoludiques pures du jeu. J'avais peur de l'aspect brouillon des phases d'action, mais au final je suis rassuré. De toute façon les missions deviennent vite difficiles et foncer dans le tas est alors suicidaire, même si on peut quand même envisager de jouer façon Gears of War. Non l'idéal est vraiment de la jouer infiltration le plus longtemps possible, quitte à charcuter les derniers ennemis à la mitrailleuse ou au corps à corps si vous vous faites repérer. En infiltration pure on s'éclate, tant il y a de possibilités... On a l'impression d'être intelligent en jouant à ce jeu, on se subit pas les scripts des développeurs.

J'ai aussi vite compris que MGS5 ne va pas se jouer comme on suit un film, qu'on ne va pas dire "je l'ai fini en 12h et je l'ai revendu". Non, nous avons affaire à un jeu d'une richesse extrême et non linéaire. Ici on choisi ses missions, on choisi son armement, on choisi où l'on débute, on choisit comment on va approcher la base ou le village, on choisi sa stratégie... le tout avec plein de paramètres changeants : le cycle jour/nuit, les tempêtes de sable, les ennemis en alerte ou pas, les armes et compagnons changeants... Bref, on peut faire et refaire à mon sens une même mission des tas de fois avec bonheur, sans avoir l'impression de faire toujours la même chose comme dans un TPS de couloir à la Uncharted. Bref, on joue !

Le jeu proposera deux grandes zones, ce n'est pas un secret, on s'en doutait dès le départ via la map papier. Deux zones "seulement" mais immenses et bien différentes, où il y aura vraiment de quoi faire : des missions principales bien scénarisées, des quêtes annexes, et la gestion de la Motherbase (chiante mais qui réserve bien des surprises). Il ne faut surtout pas foncer comme un dingue dans l'enchainement de missions principales, mais PROFITER du bac à sable.

Un peu de douceur et de féminité dans le jeu... hum, enfin presque...

Un peu de douceur et de féminité dans le jeu... hum, enfin presque...

Quid de la difficulté ?

L'infiltration est quand même assez difficile, il faut avoir de la patience, et ne pas allumer sa console en se disant "je vais y jouer 10 minutes". En mode bourrin, vu la régénération auto, comme je le disais, on peut s'en sortir, sauf que votre scoring sera désastreux. En mode infiltration sachez qu'au bout de quelques essais infructueux une aide vous sera proposée (pas obligatoire) pour passer le chapitre plus facilement.

Des points négatifs ?

- Pour moi le scénario éventuellement... j'avoue finalement décrocher totalement ! Et je ne suis pas sûr que les fans arrivent toujours à suivre ! De plus je n'ai pas envie d'écouter toutes les K7 audio proposées dans le jeu, il y a tellement de sujets abordés.... Cependant ce scénario complexe et tordu n'est franchement pas gênant, on s'amuse à suivre les délires de Hideo.
- Aussi les délires de Hidéo au niveau du gameplay peuvent aussi gêner, insérer des éléments "arcade" dans un jeu sérieux, c'est un peu étrange. Mais on dirait qu'il veut de temps en temps nous rappeler que c'est un jeu. Pourquoi pas.
- Enfin, s'occuper de la Motherbase pour faire évoluer son matos est un peu gonflant au départ... Mais c'est tellement riche au final, qu'il ne faut pas s'arrêter sur cette mauvaise impression.

De toute façon on peut plus ou moins zapper tous les aspects un peu pénibles du jeu (scénario délirant, blabla, personnel à recruter, R&D sur la base, gadgets un peu décalés) pour jouer, tout simplement, sans trop réfléchir au reste. Je vis ma propre aventure, imaginant mon Big Boss à moi, sans trop essayer de tout exploiter, quelque fois en essayant de terminer une mission sans tirer un seul coup ni utiliser un seul gadget (pas encore réussi !). Je rate, je recommence, autrement, sans lassitude. Voilà, c'est çà MGS5, une boite LEGO d'infiltration !

Hideo a transformé sa licence en passant du jeu d'infiltration narratif injouable à un TPS action-infiltration-open world de qualité. Je ne l'en croyait franchement pas capable après toutes ces années. Il a rendu son jeu plus souple, plus fun, plus abordable, plus jouable, plus intelligent, plus ouvert, avec une vraie replay value, corrigeant la plupart des défauts insupportables du passé. De plus il offre à nos yeux émerveillés un spectacle visuel incroyable grâce à ses talents indiscutables de mise en scène et grâce au moteur de jeu Fox Engine de folie. Rien que l'aspect visuel justifie l'achat du jeu, je ne déconne pas.

Malgré quelques points encore agaçants, dont le scénario (mais bon on ne peut revenir sur le passé) et la Motherbase un peu lourdingue (mais certains adoreront), nous avons affaire à un chef d'oeuvre du TPS-Infiltration qui a dû demander des années et des années de travail intensif aux développeurs. Totalement incontournable. Un vrai jeu "next-gen"... heu pardon current-gen ! Chapeau Monsieur Kojima, vous avez le droit d'avoir le melon, cette fois c'est justifié.


Attention cet avis ce concerne que la version PS4, je n'ai pas essayé la version XOne (qui ne tourne pas en 1080p) ni les versions PS3/X360.

SUPPOS : 5,5/6

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[TEST FLASH] God of War III Remaster / PS4

Publié le par Dr Floyd

GOD OF WAR III Remaster
Support : PS4
Editeur : Sony
Sortie : 15 juillet 2015
Test de la version PS3

[TEST FLASH] God of War III Remaster / PS4

Il y a 10 ans David Jaffe et God of War révolutionnent (à la surprise générale) le beat'em all sur PS2, surtout du fait d'une réalisation à couper le souffle, pour ensuite frôler le sublime avec le second opus (qui fera de l'ombre à la PS3 !). Il y a 5 ans God of War 3 sur PS3 est un très bon jeu mais ne provoquera plus tout à fait le même effet, le gameplay n'a pas évolué et la réalisation souffre alors de l'architecture catastrophique de la console. Un lifting PS4 est donc une plutôt bonne idée... Non ?

Je ne vais pas vous réexpliquer le principe du gameplay de God of War ni le scénario ce 3ème opus. Kratos a soif de vengeance et il va cogner sur tout le monde : baston (qui ne demande pas trop de précision), combos à gogo, QTE et mini-énigmes sont toujours au programme. Je reproche à ce jeu son côté trop assisté, avec beaucoup de QTE, ce qui donne l'impression parfois de ne pas maîtriser grand chose, d'autant que la caméra n'est pas libre. Certes on nous propose une mise en scène de gros malade, le premier niveau ressemblant d'entrée à un bouquet final, mais voilà, on passe presque la moitié de son temps à regarder ou faire ces QTE.

[TEST FLASH] God of War III Remaster / PS4
[TEST FLASH] God of War III Remaster / PS4
[TEST FLASH] God of War III Remaster / PS4

Techniquement, et artistiquement, God of War 3 reste un beau spectacle. Même si le jeu date de 5 ans il ne fait pas du tout son âge sur PS4. Le passage de 720p à 1080p n'apporte rien, les textures semblent être les mêmes, les détails également, cependant le jeu est désormais ultra fluide en 60FPS non-stop, pour un aspect visuel parfait. J'aime. Enfin presque parfait car les vidéos n'ont pas été retravaillées et sont moins fluides que le moteur de jeu, un comble (mais c'est une habitude avec cette licence). Quelle faute de goût bordel de sprite !

God of War 3 est un excellent jeu, c'est incontestable, mais la lassitude peut s'installer si vous avez déjà parcouru le 1, le 2 et les 2 opus PSP... ou si vous avez déjà goûté au 3 sur PS3, car c'est exactement le même jeu (avec des rajouts totalement insignifiants). Pour foncer sur ce jeu lifté sans réfléchir il faut soit être un ultra-fan, un bytos, un ex-fan de X360, ou alors un fan frustré du framerate pourri du Cell qui envoyait l'homme sur Mars (moi !).

Gof od War III est un bon jeu spectaculaire qui offre une mise en scène assez folle. Trop folle peut-être parfois car on passe beaucoup de temps à regarder ou à faire des QTE. Le portage PS4 est réussi puisque le jeu est désormais totalement fluide, mais voilà, ça s'arrête là. Ca sera donc à vous de voir si il vous faut ce remaster ou pas, en fonction de votre parcours vidéoludique passé. Mais si vous n'y avez jamais joué, laissez-vous tenter sans hésiter.

SUPPOS : 4,5/6
(ou aucun si vous en avez ras le bol de Kratos)

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[TEST] Rocket League / PS4

Publié le par FK-Corporation

Rocket League
Support : PS4 (PSN)

Existe également sur PC
Développeur : Psyonix
Année : 2015

[TEST] Rocket League / PS4

Vous voulez du fun immédiat ? Vous voulez un jeu avec 3 boutons et un gameplay aux petits oignons ? Un jeu pour rigoler entre copains jusqu'à 8 en multi ? Rocket League est fait pour vous !

On a donc ici la suite de l’imprononçable Supersonic Acrobatic Rocket-Powered Battle-Cars sorti sur PS3 en 2009. Savant mélange de football et de voitures télécommandés, sur le papier cela paraît totalement improbable et pourtant, Rocket League est un petit bijou. La prise en main est immédiate, on avance, on saute et on peut utiliser du boost. On peut faire du 1vs1 jusqu'à 4vs4 et il n'y a rien de mieux pour s'amuser avec les copains. Proposé gratuitement sur le PSN+, c'est avec joie qu'on joue à cela en ce moment avec les copains et c'est la rigolade assurée. C'est fun, c'est pêchu, c'est nerveux et c'est idéal pour les parties courtes.

[TEST] Rocket League / PS4

Le but est simple, faire rentrer le ballon dans le but de l'adversaire... comme au football quoi ! Vous n'aimez pas le foot ? On s'en fout, vous allez adorer quand même si vous jouez en multi. Oui j'ai bien précisé en multi car autant vous dire que le jeu n'a que peu d'intérêt en solo. Ce n'est pas très intéressant de jouer contre l'IA, le fun n'est pas là.

Au niveau du contenu, on a le droit à un mode saison, sympa à faire une fois. Chaque fois que vous allez terminer un match, vous allez gagner un objet pour customiser votre voiture. On va donc avoir le choix entre une dizaine de voitures mais seulement le skin change, elles ont toutes les mêmes caractéristiques. On va pouvoir tuner notre jolie caisse avec de nouvelles roues, des autocollants, des antennes voire même des chapeaux. Chaque voiture sera unique, malheureusement cela ne change rien aux statistiques des voitures, on change juste le skin, dommage.

[TEST] Rocket League / PS4

Il est dommage qu'ils aient abandonné l'idée des terrains incurvés comme le premier jeu, ici on retrouve juste des terrains de foot, ça ajoutait un certain fun, dommage ! Dernier point, la bande son est plutôt cool ! J'aime beaucoup la musique du menu, c'est assez électro et même si il n'y a pas beaucoup de musiques différentes, elles sont plutôt agréables à écouter.

Il n'y a pas grand chose à dire sur ce jeu en raison de son gameplay limité et son contenu plutôt rachitique et pourtant on s'éclate comme des petits fous dessus. Le jeu prend tout son sens en multi et si vous avez 4 manettes PS4, n'hésitez pas à faire une soirée entre potes sur le multi local, vous allez vous éclater ! Et n'oubliez pas, il est gratos jusqu'à la fin du mois sur le PSN+, foncez !

SUPPOS : 6/6 en multi
3/6 en solo

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[TEST] Batman Arkham Knight / PS4

Publié le par FK-Corporation

BATMAN ARKHAM KNIGHT
Support : PS4

Existe également sur XONE... et PC (non je déconne)
Editeur : Warner Bros
Développeur : Rocksteady
Sortie : 23 juin 2015

[TEST] Batman Arkham Knight / PS4

Rocksteady avait frappé un grand coup dès son premier essai avec Batman Arkham Asylum, Aujourd'hui les attentes autour de Arkham Knight sont importantes et il sera compliqué de plaire à tout le monde. Le speech de départ est très classique, c'est la suite directe de Arkham City et le Joker est mort. L'épouvantail et le mystérieux Chevalier d'Arkham vont donc s'en donner à cœur joie pour foutre le bordel dans Gotham. Assez classique et surtout impression de déjà vu, mais le problème, qui en est pas vraiment un, est le mystérieux Chevalier d'Arkham. En effet un joueur novice de Batman sera emballé par le scénario mais ceux qui tâtent déjà pas mal l'univers sauront dès le début l'identité du chevalier...

Le jeu démarre quand même plutôt fort notamment grâce à sa mise en scène complètement décalée des productions actuelles. On est plongé dès le début dans le jeu et les afficionados retrouveront vite leurs marques par contre les nouveaux venus seront complètement largués. Il n'y a en effet aucun didacticiel alors qu'on commence avec presque tout l'arsenal de Batman d'Arkham City et le nombre de touches et combinaisons de touches est surréaliste. Je crois que c'est le jeu PS3/ PS4 avec le plus de touches ou combinaisons de touches que j'ai connu, ce qui veut dire le nombre de possibilités imaginable en combat...

[TEST] Batman Arkham Knight / PS4

Je vais commencer par les choses négatives, j'ai eu en effet l'impression de jouer à Arkham City HD, ce n'est pas vraiment un défaut mais une énorme sensation de déjà vu. Le deuxième défaut est la Batmobile et surtout les combats de tanks... En lisant les tests partout sur internet je pensais que les testeurs étaient durs avec la Batmobile mais l'ajout des combats de tanks est vraiment LA mauvaise idée de ce jeu. La Batmobile est plutôt sympa à conduire même si j'ai quelques doutes sur la physique de la voiture, elle réagit bizarrement parfois … Les combats de Tanks sont justes inintéressants et ennuyeux. Rocksteady a aussi abusé sur l'utilisation de la Batmobile, elle est omniprésente dans le jeu et les combats sont désormais mis en retrait, dommage.

[TEST] Batman Arkham Knight / PS4

Graphiquement je trouve que le jeu claque ! La ville est immense et il n'y a aucun temps de chargement ni aucune chute de framerate. C'est fluide et on peut voler à une vitesse folle à travers la ville, complètement jouissif !

Alors quel est le plaisir lorsqu'on se balade en ville ? On retrouve toujours la chasse aux trophées de l'homme mystère, c'est un peu lassant au bout du 4ème épisode, dommage. J'ai vraiment la désagréable sensation dans cet opus que les combats sont vachement mis en retrait, sachant que c'était le gros point fort du jeu, c'est plutôt désagréable comme sensation. Il faut quand même avouer que l'on prend un certain plaisir à parcourir la ville en faisant les quêtes annexes. Elles sont plutôt nombreuses et on retrouve les supers-vilains habituels de Batman, Double Face, le Pingouin etc…

[TEST] Batman Arkham Knight / PS4

Rocksteady comme à son habitude a soigné sa mise en scène, on a parfois l'impression d'être dans un film interactif et on sera étonné de sursauter parfois devant quelques scènes qui tournent en Survival Horror, plutôt agréable comme sensation. Au niveau de la difficulté c'est dans la même veine que les anciens, on peut quand même noter que les trophées sont beaucoup plus faciles que Arkham City ou il fallait s'accrocher pour décrocher les 100% des trophées et le platine. Ici rien d'insurmontable, je suis un peu déçu par le challenge... Dans Arkham Asylum et City, les défis étaient un jeu à part entière notamment avec les arènes d'ennemis alors qu'ici c'est du pipi de chat, dommage !

Au final je me rends compte que je suis assez dur avec Batman Arkham Knight et pourtant j'adore ce jeu, on est toujours plus exigeant avec les choses qu'on aime, c'est comme en amour. Ce jeu est une petite merveille et il est difficile de poser la manette une fois qu'on a commencé. Rocksteady a fait du Rocksteady, ni plus ni moins. Un excellent jeu mais attention à ne pas se reposer sur ses lauriers...

Alors que penser de ce Batman ? Bon clairement il est beaucoup moins bien que Arkham City mais reste excellent. La faute à une histoire moins prenante et surtout une OST qui ne fait plus frissonner. Batman Arkham Knight reste un excellent jeu avec une excellente durée de vie qui plaira à tous les fans même si on peut être un peu déçu par certains points. On va considérer cela comme un jeu efficace même si il est loin d'être parfait.

SUPPOS : 5/6

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[SPEEDTESTING] F1 2015 / PS4

Publié le par Dr Floyd

F1 2015
Support : PS4
Existe également sur XOne et PC
Editeur/Développeur : Codemasters
Sortie : 10 juillet 2015

[SPEEDTESTING] F1 2015 / PS4

Speedtesting après 3 courses de championnat

Testé avec le support de StarGames en Belgique

J'attendais les Maîtres du Code au tournant avec ce premier jeu de caisse sur "next-gen". Mais il y a Project CARS qui est passé par là il y a quelques semaines, même si c'est un touche à tout. Pour faire de la vraie F1, il faut un jeu dédié ! Le premier contact avec F1 2015 est mauvais : cinématiques pauvres, menus tristes, et premiers essais en piste décevants car le rendu graphique est très moyen, on dirait de la PS3 améliorée. Couleurs assez fades, décors très figés, effets de lumière/particules nettement inférieurs à Project CARS, idem pour la météo, c'est peu travaillé. Bon rassurez-vous la course est assez fluide (pas d'effet de flou à l'avant), mais on est loin des 60FPS espérés, et les replay eux sont en 30FPS (au mieux à vue d’œil), on va dire que ça passe car le rendu de ces replay fait assez "tv"... Bref, le nouveau moteur maison de Codemasters est loin d'être une bombe, et ça fait chier.

[SPEEDTESTING] F1 2015 / PS4

Niveau contenu l'essentiel est là : championnat, course, time trial, online, pas besoin de plus... sauf qu'on ne peut pas créer son pilote, un "vrai" nous est imposé. La difficulté est paramétrable, le réalisme de pilotage aussi, idem pour la durée de course. Cependant si vous choisissez une course "accélérée" (25%) il ne vous sera possible de faire qu'un seul tour de qualif’... Ce qui est ridicule. Si vous voulez plus, il faut passer à 50% de la course, mais là on se lance dans des courses de plus de 30 tours... Ca manque de souplesse et c'est au final un très gros défaut !

[SPEEDTESTING] F1 2015 / PS4

Cependant une fois digéré l'aspect visuel décevant, on va dire que ca passe. Les courses sont assez crédibles, l'immersion est bonne, et le gameplay efficace. On y croit. Cependant, c'est un style de jeux de caisse très très exigeant, il est à réserver aux fans du genre. C'est à dire que la course ne permet pas l'erreur (comme en vrai) : une sortie de piste, un mauvais contact, et c'est déjà fini pour la victoire finale.... Aussi faire 20, 30 ou 50 tours de piste à fond sans faire la moindre erreur nécessite une concentration de l'extrême... le casual abandonnera vite fait ! C'est un jeu sérieux, presque trop réaliste à la limite !

A noter que la voix off française du jeu est totalement INSUPPORTABLE, en décallage total avec ce sport.... Par contre les conseils en course dans le micro de la manette sont très utiles et immersifs. A savoir aussi que Je n'ai pas essayé le online, c'est le mal.

Voilà ce que je peux dire après 3 grands prix (à 50% de temps de course réel). Je susi épuisé mentalement et physiquement... trop de concentration, trop de crispation sur la manette. 3 courses en niveau intermédiaire, 2 abandons et une 19eme place... Suis-je nul ? Dois-je retourner jouer à Vroom sur Atari ST ???

Minimum syndical selon moi pour pour ce premier jeu de F1 sur la nouvelle génération : pas de folie dans la présentation, les modes de jeux, les options... le tout lié à une réalisation graphique de style PS3+. Mais l'essentiel est là : un gameplay et un réalisme de course très convaincants (accrochez-vous pour gagner un GP !). F1 2015 satisfera certainement les fans du genre, mais on espérait quand même plus.

SUPPOS : 4/6

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[TEST] Yoshi's Woolly World / Wii U

Publié le par Dr Floyd

Yoshi's Woolly World
Support : Wii U
Editeur : Nintendo
Sortie : 24 juin 2015

[TEST] Yoshi's Woolly World / Wii U

Après un Kirby Wii U plutôt décevant (le jeu tout au stylet, non merci !), j'attendais avec appréhension ce nouveau Yoshi, surtout après la catastrophique version 3DS. Be afraid. Les yoshis eux aussi sont afraid : Le satané sorcier Kamek a foutu la merde, il a transformé tous les habitants du pays des Yoshis en... pelotes de laines ! Mais vous êtes un miraculé et allez partir à la rescousse de vos potes dans un monde entièrement laineux ! Alfonso Cuaron s'intéresse de près à ce scénario profond pour en faire un film.

Le level design est classique, des mondes avec sous-mondes à débloquer au fur et à mesure, pour un jeu de plateforme habituel qui ressemble d'ailleurs beaucoup au Kirby Adventure Wii sur de nombreux points. Yoshi peut sauter (et se maintenir un moment), gober et "pondre" des boules de neige, et tirer ces boules via un viseur à 180° pour dézinguer les ennemis ou débloquer des choses. La difficulté n'est pas importante mais la force du jeu réside dans ses passages secrets et dans la récupération des items (badges, fleurs, pelotes). Ainsi même si on peut finir le jeu assez rapidement (environ 40 niveaux) il faudra y revenir beaucoup pour délivrer tous les Yoshis et tout débloquer à 100%. A côté de ça il y aura aussi des niveaux spéciaux avec transformations de votre Yoshi, et des niveaux de boss où comme toujours il faudra étudier leur comportement.

[TEST] Yoshi's Woolly World / Wii U

Comme je le disais c’est donc un jeu de plateforme classique, mais complet et zen. Amateurs de "j'ai fini le jeu en 3h24mn et 12s" passez votre chemin, ce jeu n'est pas pour vous, tout l'intérêt ici est de gambader dans chaque niveau pour tout débloquer, ce qui plaira aux amateurs de "scoring" que nous sommes. Posseder toutes les fleurs, badges et pelotes necessitera de la recherche et du temps ! A noter qu'il est possible d'incarner ensuite chaque Yoshi délivré, mais qu'il est aussi possible d'y jouer en coop (avec n'importe quel type de manette), pour des parties familiales pleine de plaisir, vos enfants auront les yeux qui brillent ! Les AMiibos sont (hélas) de la parties, mais je m'en TAPE TOTALEMENT ! je ne veux même pas en parler.

[TEST] Yoshi's Woolly World / Wii U

Un gameplay génial, mais une réalisation toute aussi géniale ! C'est ultra fluide (de quoi rendre fou un gamer XOne), c'est hyper coloré, c'est beau, bien animé, le design est inventif, avec une direction artistique de haute volée. LittleBigPlanet chez Sony parait brouillon à coté de ce jeu ! Et que dire de la bande son magique, hyper travaillée, avec une mélodie entrainante pour chaque stage ! Que du bonheur ! Du grand Nintendo.

Jeu poétique et relaxant, ce Yoshi's Wooly World n'en est pas moins un fabuleux jeu de plateforme, complet, avec plein de bonus, secrets, et items "à collectionner". Il plaira aux gamers fan de BigN, il plaira à vos enfants, il plaira à tout le monde, sauf peut-être au public élevé à Call of Abruty et Assassin's Bide. Je leur conseille d'arrêter de lire Jeuxvideo.cong et de se payer une Wii U (même en fin de vie) pour découvrir ce qu'est un vrai jeu. Pas besoin de faire un test de deux kilomètres : achetez le jeu et jouez !

SUPPOS : 6/6


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[SPEEDTESTING] Wolfenstein: The Old Blood / PS4

Publié le par Dr Floyd

Wolfenstein : The Old Blood
Support : PS4

Existe également sur XOne et PC
Développeur : MachineGames
Editeur : Bathesda Softworks
Sortie :
5 mai 2015

[SPEEDTESTING] Wolfenstein: The Old Blood / PS4

Speedtesting après 4h de jeu

Rhaaaaa Wolfenstein : The New Order, quelle bouffée d’air frais bordel de sprite rotatif ! Un FPS à l’ancienne, avec une vraie barre de vie, avec une réalisation en 60FPS constant et avec une direction artistique soignée ! Gamopat d’Or 2014 totalement mérité ! Etonnant de voir débouler cette préquelle dès l’année suivante, qui en fait est plutôt un add-on… Mais bon à moins de 20€ et en boite, on se jette dessus sans réfléchir !

Vous jouez toujours le rôle de ce sacré Blazkowicz qui va s'infiltrer dans un endroit bien connu : le château de Wolfenstein, bah oui ! Ca se passe en 1946 toujours dans ce monde parallèle où le 3ème Reich a gagné la guerre. Add-on déguisé, nous retrouvons donc toutes les qualités du titre précédent : un FPS classique à l’ancienne, bien nerveux (la plupart du temps), avec barre de vie et kits médicaux, le tout utilisant un moteur 3D hyper fluide ! On retrouve cette possibilité de se la jouer vaguement Sam Le pêcheur ou Richard Gear Solid, mais moi je fonce dans le tas à la John Rambo !

[SPEEDTESTING] Wolfenstein: The Old Blood / PS4

Certes le jeu est à priori 2x plus court que l’ancien, mais il coute moins de 20€, donc pas de soucis. Ok c’est aussi beaucoup moins varié, mais moi rester dans ce château ça ne me dérange pas, c'est l'âme de cette licence. Seul réel reproche : la première heure de jeu, vraiment très chiante, où vous devrez passer votre temps à désactiver des robots de surveillance… non seulement c’est sans intérêt, et en plus c’est ridicule : l’interrupteur pour les désactiver se trouve dans les lieux qu’ils surveillent ! Après cette intro ratée, celui qui ne connait pas la licence pourrait décider rapidement que ce jeu est une bouse et le revendre aussitôt sur un coup de tête. Parfois j’ai du mal à comprendre les développeurs dans leurs choix….

Si vous aimez les FPS à l’ancienne et les réalisations soignées, ce Wolfenstein est fait pour vous ! On est tous d’accord, c’est un add-on déguisé, mais il coute moins de 20€, il est en boite, et est certainement aussi long que beaucoup de jeux 3x plus cher. « Un jeu comme on en fait plus » comme dirait papy Floyd !

SUPPOS : 5/6
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[TEST] Project CARS / PS4

Publié le par Dr Floyd

PROJECT CARS
Support : PS4

Existe également sur XOne et PC
Développeur : Slightly Mad Studios
Editeur : Bandai Namco
Sortie : 7 mai 2015

[TEST] Project CARS / PS4

Attendu comme un messie sur console, plusieurs fois reporté, voici enfin que Project CARS déboule après plusieurs années de développement. Un projet financé à la base par une communauté de joueurs et programmeurs, sans l’aide d’un gros éditeur, rien de tel pour bouleverser un marché sclérosé par le ridicule Gran Turismo et son jumeau Forza. J’avais vraiment hâte, n’ayant jamais trouvé mon bonheur en terme de simulation sur console… à part un correct Shift sur X360… tiens, des mêmes développeurs ;)

MAIS C’EST QUOI CETTE DAUBE !?

Choc au lancement du jeu : on nous offre la possibilité de faire une course pendant l'installation, sympa, mais l’expérience va tourner au cauchemar ! Framerate instable voire haché, bugs énormes d’affichage sur les replays, graphismes très moyens (choisir le désert du Qatar franchement !). Bon je continue quand même et j’essaye le truc original du jeu : le mode karting ! Et là pareil : graphismes quelconques lié à un gameplay déconcertant. Bon. J’ai franchement failli remettre en vente aussitôt le jeu sur internet et tomber en dépression vidéoludique, prêt à rebrancher ma Coleco pour jouer à Turbo.

[TEST] Project CARS / PS4

OUF !

Quelque chose m’échappe !? J’installe le patch correctif, je vais dans les menus baisser les paramètres visuels (j’enlève le filtre, et baisse les effets de lumière), et j’essaye une course charismatique : Laguna Seca avec une trentaine de bagnoles classiques en piste. Et là je suis rassuré, tout va mieux ! Sans pour autant constater de dégradation visuelle. Que s’est-il passé ? Circuit plus beau que celui du Qatar, bugs surement corrigés par le patch, paramétrages visuels modifiés, et gameplay plus classique à bord d’une BMW… C’est surement le cumul de ces changements qui font que ça va mieux. Aussi je me suis plus concentré sur la course&gameplay plutôt que de mater comme un malade les décors et la fluidité. Rassuré mais pas encore convaincu. Lançons-nous dans un mode carrière pour approfondir… Le mode carrière, le truc le plus chiant qui puisse exister sur Gran Turismo et Forza. Je ne connais rien de plus chiant en fait, à part un match de tennis à Roland Garros.

[TEST] Project CARS / PS4

MODE CARRIERE

Je décide de commencer au bas de l'échelle en pur bytos (que je suis) par une saison de karting… Mes difficultés du début ont disparues, je commence à maitriser l’engin et les sensations viennent. Un kart ça ne se pilote pas comme une bagnole de course... ni comme dans Mario kart ! Mais ce n’est pas pour ça que j’ai acheté le jeu, et dès la troisième saison, les contrats tombent et je commence à piloter des voitures de tourisme, puis de sport. Jamais je n’ai eu cette sensation de vivre une vraie carrière dans un jeu de course, là où dans Gran Turismo ou Forza on a l’impression d’enchainer toujours les mêmes courses sans le moindre but, à part pour débloquer des choses inutiles, ici ou vit une carrière représentée par un calendrier à cases façon NBA 2K. Et ici pas de permis à passer n’est ce pas ;) J'en suis à la saison 4 et je rêve d'arriver un jour au sommet, mais ça va être difficile, remporter une course est très difficile, et pour décrocher des contrats il faut se faire remarquer. Bref je m'éclate. De plus le jeu est très varié, débuts en karts, puis véhicules variés, contrats, courses avec départ arrêté ou lancé, essais, qualif, météo variable, heure de course, nb de concurrents, on y croit et on fait tout pour progresser le plus possible avant d’arriver au terme de notre carrière. Un conseil, n’utilisez jamais la possibilité de refaire une course perdue, assumez vos échecs ! Seul reproche, la présentation est un peu austère, pas du tout sexy, avec le syndrome The Witcher 3 : les textes trop petits pensés pour un gamer PC collé à l’écran.

[TEST] Project CARS / PS4

BEAU OU PAS BEAU ?

La déception visuelle du départ s’estompe assez vite. Certes ce n’est pas vraiment du 60FPS comme promis, ce n’est pas totalement stable, avec un peu de tearing parfois (très léger), et le plus gênant reste ce léger effet de flou sur les décors et véhicules surtout lors des défilements horizontaux et replay. Cependant comme je le disais plus haut on oublie tout ça en jouant. Et même si ce moteur graphique n’est pas propre comme celui d’un Forza 5, le niveau de détails, les effets de lumière à tomber par terre, les différentes vues, le nombre de bagnoles à l’écran (jusque 45), les courses très variées, les effets de pluie et de méteo dynamique incroyables (j'insiste là dessus), les reflets sur le capot (dingues, mais peut-être trop : effet miroir perturbant en vue capot !), et l’heure de course (pour différents rendus de lumière) font que finalement on se dit bah que c’est pas mal quand même. De plus en jouant nous ne sommes pas du tout gênés en fixant la route, c'est net et aussi précis qu’un jeu hyper fluide. Et puis franchement voir 45 bagnoles dans une course je peux vous assurer que c’est impressionnant.

[TEST] Project CARS / PS4

Y A-T-IL UNE I.A. POUR PILOTER LES BAGNOLES ?

On pouvait avoir peur… Gran Turismo propose l’IA la plus nulle jamais vue dans un jeu vidéo, à se demander si Jean Claude Vandamme n'aurait pas participer au code, sans compter que le jeu triche ! Forza ne fait pas beaucoup mieux… avec 16 voitures maxi… Alors vous imaginez avec 45 !!!??? Détrompez-vous ici c’est beaucoup mieux, les voitures ne sont pas réglées comme des robots, elles tentent des choses, pas de triche, et pas question de foncer dans le tas dans un virage pour rattraper votre retard (vous connaissez la technique vous aussi ?), ça ne fonctionne pas, surtout avec la gestion des dégâts bien réelle. Bref, lors des qualif il va falloir assurer, car on ne remonte pas 30 places ou plus dans une course !!!! Après il y aura une phase de réglage de la difficulté, perso je suis sur du 70%, à vous de juger.

[TEST] Project CARS / PS4

REALISME DE COURSE ?

Je ne suis pas pilote ni même spécialiste du genre, mais j'ai beaucoup jouer aux jeux de caisses (dont Enduro sur Atari 2600, une référence non ?), et je me rend bien compte que le comportement des voitures est très crédible, bien plus que celui des deux concurrents (dont j’en ai marre de citer le nom)… Bien plus aussi que la récente daube intersidérale Drive Club et ses murs invisibles ! Ca se rapproche plus de SHIFT (X360/PS3) des mêmes auteurs en plus poussé. Impossible de jouer en « mode arcade » ou de faire n’importe quoi, sorties de piste, accidents, perte de temps, voire casse moteur assurés ! Bref, apprendre à maitriser chaque véhicule, sang-froid savoir garder et patience, trois éléments essentiels pour ce jeu.

[TEST] Project CARS / PS4

COMPLET DE CHEZ COMPLET

Si les graphismes paramètrables me gênent un peu (ça fait vraiment trop jeu pensé PC, c'est ridicule sur console), on peut dire que tout ce qui est proposé est génial : outre le mode carrière réel à gérer (avec réglages de vos voitures pour les maniaques), le mode « course unique » est tout aussi génial : un mode où vous faites ce que vous voulez : choix circuit, essais ou pas, qualifs ou pas, nombre d’adversaires, difficulté, durée de course, dégâts ou pas, heure, météo dynamique, nombre d’adversaires, contrôles... c’est une boite à outils. Le mode tim- trial est aussi le meilleur que j’ai jamais vu, pour une simple raison : on nous impose quelques voitures par circuit, pas de paramètrages moteur, pneu, etc… ce qui fait que c’est très motivant, on essaye tout de suite de rentrer dans le jeu du meilleur temps possible pour monter dans les classements, avec plusieurs type de ghosts possibles, un jeu dans le jeu. Je n’ai pas encore essayé le mode online et les épreuves communautaires cependant. Un nombre de voitures suffisant, un bon nombre de circuits (malgré beaucoup de variantes, et le manque d'ovales), et des modes de jeux réussis, voilà qui est bien.

[TEST] Project CARS / PS4

UNE PURE REUSSITE… ENFIN PRESQUE

Ce qui me plait le plus par rapport à un Gran Turismo ou Forza c’est que ce n’est pas un jeu de kéké qui est juste là pour impressionner le joueur via des masses de déblocages et bagnoles. Ici pas besoin de 1400 voitures, ici on joue à un vrai jeu de caisse et on ne s’ennuie jamais. On vit une carrière, ou alors on joue comme on veut, le tout avec une vraie IA, une vraie sensation de conduite, et avec jusque 45 voitures à l'écran. Mes reproches : une présentation pensée PC (donc austère) et un jeu non optimisé (toujours façon PC) avec surement encore quelques améliorations visuelles à apporter. A noter que beaucoup déconseillent vivement la version Xbox One qui serait visuellement catastrophique (avec beaucoup de tearing), et que la version PC n'est pas tellement plus réussie que le version PS4, présentant les mêmes imperfections visuelles.

Project CARS m’a fait peur la première heure de jeu, mais une fois rentré dans le jeu on ne décroche plus ! Si la réalisation n’est pas exceptionnelle (juste bonne) et si le jeu a été pensé PC (textes, ergonomie, présentation, manque de finition), il faut bien dire que nous tenons la ENFIN la toute première vraie simulation de course sur console de salon. Le gameplay est fabuleux, l’immersion en mode carrière excellente, le mode « solo » paramétrable à souhait, et le time trial très prenant, tout cela avec une IA de bon niveau et avec 45 bagnoles en course. Un jeu à jouer durant des années sur PS4, le meilleur jeu de simulation auto de tous les temps sur console.

SUPPOS : 5,5/6


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