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[TEST DE VIEIL AIGRI] Forza Horizon 3 / Xbox One

Publié le par Dr Floyd

FORZA HORIZON 3
Support : Xbox One
Editeur : Microsoft
Développeur : Turn 10
Sortie : 27 septembre 2016

Test découverte après 4 heures (pénibles) de jeu

[TEST DE VIEIL AIGRI] Forza Horizon 3 / Xbox One

Bon sang la poussière accumulée sur ma Xbox One... pourtant madame s'en sert de temps en temps pour jouer à Just Dance avec Kinect 2.0 (l'accessoire qui devait détecter vos doigts, vos émotions, et piloter des robots sur Mars). Oui, j'allume le monolithe noir car il paraitrait qu'un jeu de dingue sort dessus. Miracle, pas de mise à jour à faire, d'habitude j'ai toujours une connerie du style lecteur BluRay a mettre à jour via 600 gigots. Ouf ! Je lance le jeu, ah installation... c'est vrai qu'on est pas sur PS4. Je vais me servir un What Else, faire ma crotte en jouant à Tetris, et je reviens. Ne bougez-pas.

[TEST DE VIEIL AIGRI] Forza Horizon 3 / Xbox One

Yo man, tu es un mec trop cool, bienvenue au Festival, et tu sais quoi, c'est toi le boss, tu es un winner, et avec Radio Funky tu va déchirer un maaaax ! Allez choisi ton bolide mec, ta couleur, ton tuning de malade, et rejoint le point P sur la map !

Oh tu viens de frôler une voiture, tu gagnes 200 XP c'est trop cool, Oh tu viens de rentrer dans une barrière, tu récupères 200 fans, oh tu as pris le virage a 150km/h tu gagnes 600 crédits, tu es trop sexy, tu passes un week-end de rêve en Australie ! J'y crois pas mec !!!! Rejoins maintenant le point P2, Yo tu viens de faire aller tes essuies-glaces, 300XP c'est du pur déliiiire tu es un as du pilotage je te jure man ! Yo tu viens de faire un dérapage sur 50m, tu gagnes 450 nouveau fans, tu es une idole man ! Tu es au point P2, maintenant regarde mec, je vais te dévoiler les points P3, P4 et P5 avec des festivals de malade qui déchirent ! Tu es le meilleur de tous et ça tu le sais man !

Et dès que tu auras 2000 fans, 2700 XP, 15750 crédits et rejoins le point P12 tu pourras débloquer la couleur jaune et changer ton pot d'échappement. Et bientôt tu débloqueras une nouvelle radio DanceFloor Remix en partenariat avec David Guetta ! Yo man tu viens de faire un saut sur 23m, tu es désormais la star du festival mec avec 17600 fans, c'est dingue tu vas pouvoir faire une course contre un hélicoptère qui te rapportera 1345 XP et 7000 credits afin de générer 5498 nouveaus fans qui débloqueront le point P17 sur la map, offrant ainsi la possibilité de gagner des crédits bonus pour débloquer une caisse de malaaaaaaade. C'est trop cooool.

[TEST DE VIEIL AIGRI] Forza Horizon 3 / Xbox One

Bordel. Ce jeu est insupportable : une voix off de surfer débile, une ambiance ado, quelques courses sans âme avec peu de véhicules et des tas de chiffres partout auxquels on ne prête même plus attention.... Toutes les 10 secondes on te balance comme dans une appli Android de daube que tu as débloqué ceci ou cela, et que tu as x fans, y Xp ou z Crédits.... et que tu es yo man le roi des réseaux sociaux.... jusqu'à l'overdose !

Tu roules sur la ligne blanche mec, hummm tu gagnes 240 fans, 700 credits et 450 points d'XP !

Tu roules sur la ligne blanche mec, hummm tu gagnes 240 fans, 700 credits et 450 points d'XP !

Le jeu est-il mauvais ? Non, on ne peut pas dire ça.

Le gameplay n'est pas mauvais, orienté arcade mais pas mauvais. Les courses sont nerveuses, en open world, avec du offroad bien furieux.... mais il n'y a vraiment aucun challenge, on progresse non stop, on débloque non stop des trucs, on à l'impression de jouer contre des IA fantômes... et puis c'est quoi le but ? D'être un yooo man trop cool mec qui déchire le festival ? Cette volonté de non stop vouloir dire au joueur qu'il est génial, c'est juste pas possible ! C'est du jeu vidéo de téléphone portable !!! Du Need for Speed de kéké du dimanche qui n'aime pas les simu ni les jeux d'arcade... On est dans la Twilight Zone du jeu de caisse. Le Offroad de DIRT 2 est 10x plus génial que le Offroad de ce jeu pat exemple, ici on ne ressent pas de différences entre les surfaces, on a l'impression de jouer à Burnout, lié à une quasi absence de gestion des dégâts ! Ridicule.

La réalisation n'est pas mauvaise, elle est même très bonne. C'est cuisiné aux petits oignons, avec plein de détails, de beaux paysages, de beaux replay avec plein d'angles, de menus bien finis, trop peut-être avec tous ces écrans bidons de stat qui comptent vos fans. Mais c'est en 30FPS, imposant selon moi le jeu en vue voiture externe, car en vue capot/ou interne le 30FPS passe moins bien visuellement. Techniquement on ne peut rien reprocher aux développeurs.

Mais quand je repense à, allez au hasard, à Motorstorm Complete, il y a 10 ans (la vache), c'était quasi aussi beau, c'était charismatique ambiance Mad Max, et du challenge bordel il y en avait du Challenge ma p'tite Dame ! Avec des courses encore plus fun, des accidents de dingue, et on était pas là à se dire qu'on était sexy et qu'on avait x fans sur Face de Bouc.

[TEST DE VIEIL AIGRI] Forza Horizon 3 / Xbox One

Suis-je un vieux con aigri ? Surement... Sur 70 tests du bousin, je n'ai trouvé qu'une seule critique négative du jeu. Je dois surement arrêter de donner mon avis sur les jeux vidéo et plutôt regarder Julien Lepers dans mon fauteuil avec une petite tisane. Ces jeux où l'on fait des courses sans objectif autre que de débloquer la suite et de s'entendre dire qu'on est génial toutes les vingt secondes, ce n'est pas pour moi. Il me faut du challenge à la Ridge Racer sur PS1, à la Motorstorm Complete sur PS3, à la DIRT 2 sur X360, ou alors tu réalisme à la F1 2016. Je vais essayer de continuer un peu... pour voir si j'ai de plus en plus de fans... mais je vais très vite me lasser. Un jeu pour ceux qui n'aiment pas habituellement les jeux de caisse je pense.

SUPPOS : 3/6

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[TEST] PES 2017 / PS4

Publié le par Dr Floyd

PES 2017
Support : PS4

Existe également sur XOne, PC, PS3, X360
Développeur : Konami
Sortie : 15 septembre 2016

[TEST] PES 2017 / PS4

PES ou FIFA Jean-Mimi ? Oulàlà Thierry pour moi la question était déjà tranchée l'an passé avec un excellent PES2016. FIFA, adulé par une presse vidéoludique totalement influencée par la pression publicitaire de EA, n'est un leurre, un leurre aux licences nombreuses impressionnant le kéké du dimanche, un leurre au gameplay totalement scripté donnant une illusion de réalisme. Désespérant ? Non, car une partie de l'opinion semble enfin le comprendre, avec un PES 2017 super bien accueilli cette année.


Ca commence fort avec une intro exceptionnelle, surement la meilleure depuis l'existence de PES. Ca met direct dans l'ambiance. Et dès le premier match on sent que Konami tente de se rapprocher visuellement du maitre absolu, NBA 2K. Les animations sont de plus en plus nombreuses, sur le terrain et en dehors, et les joueurs (du moins les connus) sont d'un réalisme impressionnant, avec des attitudes souvent bluffantes. Le public lui aussi gagne en crédibilité dans son animation et sa réaction. Il manque encore des choses, vue sur le banc (avec Joachim Löw qui met la main dans le slip), interviews ("Aujourd'hui l'important c'est les 3 points"), zooms divers (sur Aulas en train de faire la tronche, ou sur la glacière de Bielsa), mais franchement ça commence vraiment à devenir très sympa.

[TEST] PES 2017 / PS4[TEST] PES 2017 / PS4

Question gameplay c'est exceptionnel, PES garde le fun de l'arcade tout en étant une vraie simulation. Je suis impressionné par leur moteur de l'IA, fruit de l'expérience acquise depuis les années 90 (même si bien sûr il y a eu un sacré trou noir sur X360/PS3). Pas de grosses innovations (pas utile !), mais plein de petites choses. Les défenses semblent plus solides que l'an passé, il devient difficile de passer en force ou sur les côtés, les gardiens font moins de boulettes (presque dommage ça). Il faut jouer collectif pour s'en sortir, surtout face à plus fort. Mais ne croyez pas que le jeu soit austère, c'est fun, chaque match est différent (contrairement à FIFA où on a l'impression de revivre non stop la même partie), et on s'émerveille devant le réalisme des parties, même si parfois, ou plutôt rarement, il y a encore quelques actions étranges.

Les niveaux de difficultés semblent mieux réglés, en pro c'est très compliqué. Les menus sont simples et efficaces, les musiques quelconques, les chargements rapides (en ne tenant pas compte des MAJ internet), l'entrainement complet, et le mode online bah j'ai juste essayé un match contre un inconnu... Je m'en tape en fait du mode online, vieil aigri des années 80 que je suis ;)

[TEST] PES 2017 / PS4[TEST] PES 2017 / PS4

Les licences ? Mais on s'en tape ! Il manque des noms de clubs comme toujours, et alors, ce sont les bons joueurs avec leurs vraies stats, et il y a un éditeur de texte comme toujours pour le kéké du dimanche que ça gêne. Le Barca est le club partenaire du jeu, et la Ligue 1 et Ligue 2 sont au complets, il y a beaucoup de clubs sud américains, dont le championnat brésilien au complet. Sinon on retrouve toutes les options habituelles, dont la possibilité de jouer des saisons complètes avec coupe d'Europe/coupe Nationales, le mode myClub pour créer une équipe, et le mode "Vers une légende" pour suivre un joueur... Perso je joue en Ligue 2 (si si !) avec Lens, espérant retrouver l'élite l'an prochain et décrocher rapidement l'Europe. j'y crois ! Alors savoir si Griezmann a les bonnes chaussures ou si le maillot de Ibra a le bon logo, franchement je m'en bat les sprites rotatifs.

A savoir enfin que les équipes sont à jour en temps réel, un serveur mettant à jour les effectifs, que du bonheur. Plus besoin d'attendre un patch tous les 3 mois. Par exemple Super Mario est bien à Nice... Là ceux qui n'y connaissent rien en foot doivent se demander ce que fait le plombier dans PES ;) Le seul soucis habituel : les stades... Ils sont sympa mais pas assez nombreux, et il n'y a aucun stade français ! Hu ? Même pas le fameux stade du Gazelec Ajaccio ! Hu ? Alors jouer en Ligue 2 dans un stade de 80 000 places c'est pas trop immersif... même si celui ci n'est pas rempli. Konami devrait au moins intégrer un éditeur de stade générique, ça serait bienvenue. Autre petit soucis, les commentaires... Le fait qu'ils soient moyens ne me gêne pas du tout, non l'emmerdant c'est qu'il y a des erreurs énormes parfois avec l'IA qui choisit un commentaire qui n'a rien à voir avec l'action. Après ça reste un fond pour l'ambiance, ce n'est pas bien grave... Changez de langue si ça vous agace ;)

[TEST] PES 2017 / PS4[TEST] PES 2017 / PS4

Gooooooaaaaal ! PES 2017 est tout simplement le meilleur jeu de foot orienté simu de tous les temps, immersif, beau, fun et réaliste. Vous pouvez enfin ranger PES5 et tous vos FIFA de daube. Même Kick Off Revival est dépassé, c'est dire (huhu). On s'éclate en solo à tenter de faire gagner des trophées à son club, ou entre potes avec des bières et des chips. Le meilleur jeu de sport du monde avec NBA 2K. PES est arrivé comme un roi, il s'est fait coupé la tête, mais il revient comme une légende.

SUPPOS : 6/6

[TEST] DOOM / PS4
 

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[TEST] The Solus Project / XOne

Publié le par MajorTom

THE SOLUS PROJECT
Support : XOne

Existe également sur PC
Développeur : Teotl Studios
Sortie : juin 2016

[TEST] The Solus Project / XOne

Bienvenue sur Gliese-6143-C. Vous n’avez absolument pas eu le choix de séjourner sur ce caillou, votre présence résultant du crash de votre capsule de secours. Esseulé au milieu des débris de votre vaisseau-mère qui a eu le malheur d’exploser dans le vide sidéral, il va falloir se retrousser les manches pour survivre. Un didacticiel discret nous permet de maitriser les bases du gameplay. Nourriture, feu, lumière, abri, eau, sommeil, santé sont les principaux facteurs à surveiller pour se tenir en forme et explorer notre nouvel environnement. La main gauche est occupée par un appareil électronique informant le joueur des niveaux de tous ces facteurs, et la main droite dispose d’un inventaire (classique en forme de roue) des différents objets ramassés. Classique également le fait de pouvoir crafter un nouvel objet en en compilant deux ou trois autres.

[TEST] The Solus Project / XOne
[TEST] The Solus Project / XOne

La planète ne semble pas habitée. On n’est donc pas en présence d’un jeu de combat ou il faut se jouer d’ennemis, mais plutôt d’exploration saupoudrée d’une pincée de survival. Au fur et à mesure de l’exploration, on s’aperçoit que les basiques tels que l’eau et la nourriture ne font pas défaut. On trouve également des bonus plus ou moins cachés qui permettent d’augmenter les stats de base du joueur (niveau de santé augmenté, résistance au froid, à la chaleur, aux chutes, etc.). Cela vous semble plutôt comme une ballade au début, puis vient la première anomalie climatique, qui, si vous n’êtes pas en mesure de vous planquer vous sera fatale.

Car l’ennemi dont il va falloir se garder, c’est bel et bien le climat. En quelques instants, la chaleur suffocante laisse la place au froid mordant. S’invitent également dans le paysage des chutes intempestives de météorites (à chaque fois très impressionnantes), des tornades géantes, etc. Vaut mieux être bien équipé lorsque l’on part en exploration. Des campements sont prévus, tout comme des points de sauvegarde plutôt habilement disséminés. Point de cartes, point de gps, juste le device qui affiche une boussole. Afin de se repérer, il faut simplement regarder autour de soi et mémoriser les trajets.

L’exploration de plusieurs zones est au programme. La seule indication à l’écran est le signal du prochain vecteur, soit de la prochaine zone qui vous fera toujours aller plus en avant. La mission principale est donc de récupérer des pièces détachées pour réparer une antenne relais et établir le contact avec un vaisseau de secours. Le jeu prend une tout autre dimension lorsque vous découvrez les traces d’une ancienne civilisation. En marge de la récolte des pièces pour votre antenne, vous allez remonter la trace de cette espèce inconnue. Et les surprises sont au rendez-vous puisque tel un Indinana Jones de l’espace, vous réalisez que cette civilisation était bien plus avancée que l’être humain. Pour étayer la profondeur de cette civilisation, de nombreuses informations sous forme de textes, dessins et fresques sont révélatrices d’un système religieux complexe.

[TEST] The Solus Project / XOne
[TEST] The Solus Project / XOne

A noter que l’ambiance sonore a été travaillée, certains passages sont accompagnés d’une musique discrète et collant bien à l’ambiance. La qualité graphique du jeu peut être inégale. Certaines grottes peuvent rappeler Skyrim, mais certaines vues sur le ciel cosmique, notamment la nuit, rythmée par les révolutions des lunes et du soleil, sont magnifiques. Les effets météo (aléatoires ?) saisissants. Pour ma part, je ne m’étais plus émerveillé de l’espace de cette manière depuis Dead Space3.

PLUS DE SUPPOS
+ Un jeu SOLO immersif vue à la 1ere personne
+ Des panoramas sur l’espace de toute beauté
+ Crapahuter est agréable grâce aux déplacements cohérents et réalistes.
+ Les effets météo
+ La découverte d’une civilisation disparue sur une planète aux confins de l’univers
+ Vous êtes seul dans l’espace
+ L’Unreal Engine4 fait du bon boulot

MOINS DE SUPPOS
- Devoir dormir (trop) souvent.
- Nourriture et eau en abondance
- Interactions basiques avec l’environnement

SUPPOS : 4,5/6

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[SPEEDTESTING] Assetto Corsa / PS4

Publié le par Dr Floyd

ASSETTO CORSA
Support : PS4

Existe également sur XOne et PC
Développeur : Kunos Simulazioni
Sortie : août 2016

[SPEEDTESTING] Assetto Corsa / PS4

Speedtesting de 2h avec le site de location/échange de jeux Gamoniac

Assetto Corsa, adulé sur PC, serait-il une erreur de casting sur console ? Il faut dire que depuis la version PC (early access de 2013) est sorti Project CARS qui aujourd'hui, bien patché, est quand même une sacrée référence sur console. Mais Assetto Corsa mise tout sur le côté simulation... oubliant peut-être un peu trop le reste. D'ailleurs le prix de lancement sous les 40€ semble indiquer que les développeurs n'ont pas fait beaucoup d'efforts pour cette version console.

Comme d'habitude diverses aides à la conduite sont proposées, que le joueur pointu désactivera, pour un gameplay très précis et clairement orienté 100% simulation. Le comportement des véhicules est très varié, et une concentration de l'extrême nécessaire, les erreurs ne pardonnant pas. Cependant les différences ne sont pas non plus énormes avec Project CARS et seuls les joueurs disposant d'un volant et expérimentés trouveront que le gameplay est très supérieur. Car le jeu semple un peu compliqué à la manette, les développeurs ayant semble t-il du mal à passer du PC à la console sur cet aspect. Donc, à jouer avec un volant... ou rien.

[SPEEDTESTING] Assetto Corsa / PS4
[SPEEDTESTING] Assetto Corsa / PS4

Ce côté simu plus poussé, c'est le seul avantage de Assetto sur son concurrent CARS : car Assetto ne flatte pas du tout le rétine, avec ses décors assez pauvres et son framerate poussif. De plus il y a très peu d'options par rapport à son concurrent : Pas de pluie, pas de course de nuit, pas de météo évolutive, peu de véhicules (mais très bonne sélection, c'est le principal), et très peu de circuit (une dizaine). Les menus sont très austères et les modes de jeu pas du tout immersifs. C'est un peu la douche froide, surtout après avoir retourné Project CARS dans tous les sens et joué ces derniers jours au subliminal F1 2016 de Codemasters !

A moins d'être un fanatique absolu de course auto possédant un volant de kéké pour votre PS4, Assetto est un jeu que vous pouvez zapper au profit de Project CARS. Le jeu est trop austère, trop pauvre en contenu, et la réalisation trop à la ramasse... les développeurs n'ayant pas compris que le public console à besoin de meilleures finitions que sur PC, support sur lequel les studios sont habitués à développer comme des cochons.

SUPPOS : 3/6

 

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[TEST] Journey / PS4

Publié le par Locals

Journey
Support : PS4

Existe aussi sur PS3
Développeur : That Game Company
Editeur : Sony
Date de sortie : 2015 (sortie initiale 2012)

[TEST] Journey / PS4

C'est la fin de l'été, enfin c'est la rentrée et pour moi c'est du pareil au même. Retour à nos petits tracas du quotidien, et, pour ceux qui ont eu la chance de partir en vacances de trouver du réconfort auprès de nos chères consoles. Pour gérer cet entre-deux inconfortable congés/rentrée, je me suis plongé dans Journey qui m'a offert une parenthèse féerique, envoûtante, emprunte de poésie et même de fraternité. Plus que de décortiquer le soft, c'est mon expérience et mon ressenti que je souhaite partager avec vous aujourd'hui.

VOYAGE VOYAGE

Pour ceux d'entre-vous qui ne connaîtraient pas les "jeux" précédents de That Game Studio, FlOw et Flower, sachez que le studio californien propose plus des concepts que des jeux à proprement parler, d'où les guillemets. Sur le papier cela peut rebuter les gamers que nous sommes, mais cela ne veut pas dire que leurs concepts n'ont rien à offrir, bien au contraire.

En s'affranchissant de toute pollution visuelle et sonore, de stats, d'états, de stratégie, d'affrontement, de violence, de textes à n'en plus finir, en ne conservant qu'un gameplay minimaliste, un univers beau à en pleurer et une BO splendide, TGC réussit le tour de force de nous livrer des émotions ou pour le moins l'essentiel, la substantifique moelle du professeur Kipling.

Alors non, Journey n'est pas "le cercle des poètes disparus, le jeu" mais il en partage la poésie.

[TEST] Journey / PS4

Votre périple commence dans un désert de sable. votre avatar, une sorte de bédouin masqué, un rien chaman, médite en tailleur. Une brève indication vous invite à vous lever et à gravir la dune qui se dresse face à vous. En haut du monticule, à l'horizon se dresse une montagne de laquelle émane un rai de lumière. Le titre du jeu se fond paisiblement dans le paysage au dessus du massif tel un carton d'invitation: Votre voyage commence.

[TEST] Journey / PS4[TEST] Journey / PS4

Pas de cinématique de 10 minutes, même pas une ligne de texte pour faire insulte à l'intelligence du joueur. Juste un cap à suivre. Quelques pas dans les dunes vous mène à un stèle où un symbole lumineux vous attend. Celui-ci vous confère votre seul et unique pouvoir de l'aventure, une écharpe qui vous permet de planer un bref instant et la capacité d'interagir avec certains éléments à l'aide d'une sorte "d'écho de votre aura" dont nous reparlerons plus bas. Une fois le pouvoir de votre étoffe consumé, un moyen de le recharger est d'interagir avec des morceaux de tissus disséminés ça et là, rarement par hasard bien entendu... Une autre possibilité est de glaner d'autres symboles lumineux en explorant le monde qui vous entoure. Ces symboles permettent surtout d'ajouter un segment à votre étoffe, augmentant de fait votre capacité à atteindre les structures en hauteur, votre vitesse de déplacement, et plus globalement vous procure une sensation de liberté toujours plus grisante.

Les différents lieux que vous traverserez tout au long de votre périple sont jonchés de ruines antiques et d'imposantes structures, témoins silencieux d'une civilisation déchue. Cette absence de sens à la beauté de ce qui nous dépasse. En cela il y a de l'Ico et du Shadow of Colossus dans Journey, ou votre environnement vous laisse souvent contemplatif, et rêveur. On ne tente aucunement de vous faire gober un scénario. C'est votre histoire, votre voyage et le sens que vous souhaitez lui donner.

[TEST] Journey / PS4[TEST] Journey / PS4

CHAMAN VERSUS WILD

L'absence quasi totale de stimuli qui assaillent habituellement de toutes parts les joueurs que nous sommes rend la résolution des énigmes totalement instinctive et la progression vers notre but aisée, tant nous sommes en immersion totale dans notre environnement. Cela ne veut pas dire pour autant que vous ne devrez pas faire face à l'adversité, notamment des éléments, dans un final absolument dantesque.

L'aventure se boucle en 2-3 heures mais vous n'aurez qu'une envie, celle de reprendre votre périple, et je ne saurais trop vous conseiller de regarder la liste des succès seulement après votre premier voyage. Vous comprendrez alors que Journey propose une deuxième lecture, puis une troisième, voire plus. Car bien que le périple soit solitaire, vous croiserez régulièrement d'autres joueurs qui pourront interagir avec vous, notamment à l'aide de votre "écho d'aura". Cela a donné un souffle nouveau à mon deuxième voyage, lors de ma tentative de complétion des succès. Un joueur plus expérimenté m'a pris sous son aile et le jeu, intelligent jusqu'au bout, met tout en œuvre pour cela. Ma plus belle expérience de coopération, et ce sans un seul mot échangé. Un vrai beau moment.Peut-être deviendrez-vous même à votre tour le mentor du voyage initiatique de quelqu'un.

[TEST] Journey / PS4[TEST] Journey / PS4

Journey, concept unique porté par des graphismes et une BO sublimes n'est pas seulement une expérience riche, dépaysante, belle, immersive et paisible, en contre pied total avec les canons traditionnels de notre média chéri, il parvient à délivrer un message aussi simple que profondément humain.

SUPPOS : 6/6

[TEST] DOOM / PS4
 

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[SPEEDTESTING] F1 2016 / PS4

Publié le par Dr Floyd

F1 2016
Support : PS4

existe également sur Xone et PC
Développeur : Codemasters
Sortie : septembre 2016

[SPEEDTESTING] F1 2016 / PS4

Speedtesting après 3 grands prix complets

La F1 à la télé c'est devenu un peu chiant (pour ceux qui ont encore le moyen de payer pour voir...). En jeu vidéo on est un peu sceptique après l'opus fainéant produit par les Maitres du Code l'an passé... La rumeur annonçant un retour en forme de la licence, je me suis quand même laisser tenté, je suis faible. Si c'est nul, pas grave je retournerai jouer à Formula One GP du génial Geoff Crammond sur Atari ST.

Et bien bordel de sprite rotatif, quel choc ! Déjà le jeu est super complet avec le retour du mode carrière, avec plein de détails qui tuent. A tel point que je me surprend à participer aux 3 séances d'essai ! Moi qui dans le passé zappait même les qualifs ! Pourquoi un tel changement dans mon comportement ? Car l'immersion est devenue géniale, avec une mise en scène de la carrière du pilote, des essais super évolués qui vous feront tester la voiture, la piste et les pneus de manière assez fun. la mise en scène (même si répétitive) permet vraiment de s'y croire à fond. Je suis Ayrton Floyda.

J'ai pour l'instant fait 3 GP complets et je me suis é-cla-té... en luttant pourtant pour simplement terminer la course, ou faire 17ème ou lieu de 18ème ! C'est la première fois que je m'amuse vraiment en simu de F1 : le gameplay est précis, la course animée, et tout est là : tour de chauffe, voiture de sécurité, faux départ, suivi des essais des stands, etc... C'est la simu de F1 la plus complète que j'ai jamais vu (mais je ne suis pas un spécialiste du genre donc méfiez vous de mon avis quand même héhé). Et par dessus le marché, le mode Contre la Montre est un modèle du genre, un jeu dans le jeu, pour se friter avec les meilleurs joueurs du monde entier. DIRT pourrait en prendre de la graine avec son time-trial tout moisi.

Je pourrais reprocher un trop large choix de réglage de difficulté (carrière ou carrière pro, pas compris la différence, 6 niveau d'IA je crois (c'est trop), les traditionnelles aides au pilotages, et les choix de WE ou courses accélérées). De ce fait on met du temps avant de trouver la bonne formule qui nous convient. Mais bon, c'est un faux reproche quelque part....

[SPEEDTESTING] F1 2016 / PS4[SPEEDTESTING] F1 2016 / PS4
[SPEEDTESTING] F1 2016 / PS4
[SPEEDTESTING] F1 2016 / PS4[SPEEDTESTING] F1 2016 / PS4

Autre belle surprise, la réalisation technique du jeu. C'est vraiment au poil sur PS4 : plutôt beau, avec des angles de caméra sympa, fluide sans trop de ralentissements (voire quasi pas), et une belle finition presque aux petits oignons... à part les scènes de cinématiques où étrangement l'affichage sautille si on bouge la caméra, mais je chipote à mort ! Par contre les dialogues en français ne collent pas du tout aux lèvres, c'est une catastrophe, même la série culte (si si) les Feux de l'Amour fait mieux ! On pourrait regretter les replay en 30FPS mais je pense qu'il ne pouvait en être autrement, et rassurez vous : ils sont excellents.

On ne peut pas reprocher grand chose au jeu à part les quelques détails cités ci dessus, qui sont sans importance. Juste une petite interrogation sur la nervosité de l'IA qui vous accroche assez facilement par l'arrière, vous envoyant alors avec de fortes probabilités dans le décor... On ne voit rien venir et c'est agaçant. MAIS, peut-être que je suis mauvais, ayant tendance à zigzaguer pour empêcher de me faire doubler, ou freinant brutalement, ou n'étant pas sur la bonne trajectoire.... A voir sur la durée. Ce n'est pas Vroom sur ST, on ne peut pas faire n'importe quoi ;)

F1 2016 est une bombe. C'est le meilleur jeu de F1 (simulation) auquel j'ai pu joué dans ma (triste ?) carrière de gamer de la loose. L'immersion est présente (important dans un jeu de caisses, surtout en F1), le réalisme absolu avec tous les détails qui déchirent le slip, et la réalisation technique digne de la PS4 qui envoie l'homme sur Mars. A acheter les yeux fermés si la course de bagnoles c'est votre truc. Quelques mini défauts font que je me retient à lui coller les 6 suppos suprêmes.

SUPPOS : 5,5/6

[TEST] DOOM / PS4

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[TEST A LA BOURRE] Until Dawn / PS4

Publié le par FK-Corporation

UNTIL DAWN
Support : PS4
Développeur : SUPERMASSIVE GAMES
Editeur : SONY
Sortie : 26 AOUT 2015

[TEST A LA BOURRE] Until Dawn / PS4

Until Dawn est annoncé lors de la gamescom 2012 et est initialement prévu pour sortir en 2013 sur PlayStation 3, se jouant uniquement avec le PlayStation Move. Le jeu va être finalement repoussé sur Playstation 4 et devra repartir en développement, le genre de production chaotique qui ne laisse envisager rien de bon et pourtant...

Scénario : Le jeu commence en 2014, nous sommes dans la maison de vacances d'Hannah, Beth et Josh. Ils sont accompagnés de Chris, Sam, Emily, Ashley, Matt et Jess. Au terme d'une blague de mauvais goût qui tourne mal, Hannah et Beth meurent d'une chute de la montagne. Le jeu reprend 1 an après, Josh qui a perdu ses deux sœurs, souhaite leurs rendre hommage et réinvite tout le monde dans la maison de vacances. Voilà le speech de départ et bien entendu, rien ne va se passer comme prévu. Le casting est lambda, certains protagonistes sont insupportables de bêtise, ce sont des teenagers quoi. Le début du jeu nous plonge dans les petits tracas et les petites amourettes d'adolescents, ça ne vole pas bien haut mais ça se suit tout de même sympathiquement à condition de le prendre au second degré.

La modélisation des acteurs est vraiment excellente

La modélisation des acteurs est vraiment excellente

On va aborder le premier point négatif du jeu, il n'est pas du tout effrayant. Au lieu d'essayer de poser une ambiance viscérale, basée sur la suggestion et l'imagination, le jeu passe son temps à essayer de nous faire sursauter, on a parfois l'impression d'être dans un très mauvais film d'horreur. La technique du jump scare récurrent est souvent signe d'un très mauvais film.
Cette technique fait qu'il n'y a strictement aucun sentiment de peur dans Until Dawn, le jeu essaye de nous faire sursauter toutes les deux minutes et je n'en rajoute pas, c'est réellement toutes les deux minutes. On bouffe du jump scare jusqu'à plus soif, ça en devient vraiment lourd, très lourd. Le jeu ne parvient aucunement à nous plonger dans une atmosphère effrayante, le pari est complètement foiré sur ce plan là. Si vous êtes amateurs de sensations fortes, passez votre chemin, il vous faudra préférer les Silent Hill ou encore Outlast.

Je vous laisse un lien vers l'épisode sur Stay Alive de la série Crossed par Karim Debbache. Au tout début il peste contre les jumps scare à redondance, sachez que c'est exactement la même chose pour Until Dawn. https://www.youtube.com/watch?v=yfBJKtUAwIQ

Le jeu en fait beaucoup trop et on plonge les pieds joints dans tous les clichés déjà vus et revus du cinéma. Les héros qui se séparent en petits groupes, les fausses scènes d'attaques alors que ce sont les héros qui se font des blagues entre eux pour se faire flipper, les lumières qu'ils n'allument jamais dans la maison, la scène de spiritisme pour invoquer les esprits, le jeu est vraiment ultra cliché. C'est parfois navrant de se rabaisser à utiliser des artifices aussi ridicules pour essayer d’instaurer la peur dans le cœur des joueurs. Tous les héros du film, du jeu sont des beaufs, ils font des blagues de cul et font des allusions au sexe sans aucune délicatesse. On est vraiment dans une série Z, on est en plein dans le slasher pour ado complètement débile donc n'espérer pas un scénario poussé. Vous savez donc à quoi vous attendre...

La séance de spiritisme qui tourne mal, original... ou pas...

La séance de spiritisme qui tourne mal, original... ou pas...

Le jeu est clairement inspiré des films Saw, on y retrouve le psychopathe tueur qui s'amuse laisser choisir les gens. Qui doit mourir ? Qui doit vivre ? On y retrouve les mêmes dilemmes moraux que dans les films. Ce n'est pas vraiment poussé, cela se limite à quelques séquences, c'est sympathique sans casser trois pattes à un canard. Le jeu a l'air de s'inspirer très fortement de Silent Hill, on le remarque jusque dans le costume de Mike qui est le sosie d'Alex Sheperd, le héros de Silent Hill Homecoming. Il y a certains passages qui semblent aussi faire hommage à Silent Hill Downpour dans la prison, l'architecture de ce niveau est vraiment ressemblante.

Graphiquement le jeu est très beau. Il y a eu un énorme travail au niveau des visages et des animations, c'est avec ce genre de jeux qu'on se rend compte des possibilités techniques des consoles New Gen. On pourrait presque se croire dans un film, c'est assez plaisant pour la rétine seulement les graphismes ne font pas tout. Il y a pourtant de gros soucis de lumière. Je joue toujours la luminosité du jeu poussée à fond et là c'est carrément désagréable, les héros se retrouvent entourés d'une fine particule lumineuse comme si ils étaient auréolés. Visuellement ça en devient gênant. Les voix VF ne sont pas du tout synchro avec la bouche des personnages, ça fait vraiment tâche. Heureusement que les doublages ne sont pas mauvais, les acteurs sont plutôt convaincants. Bon il faut savoir que le jeu passe son temps à brailler et les filles passent leur temps à pousser des petits cris à tel point que mon colocataire qui ne regardait pas la télé mais qui entendait le son m'ait demandé si je regardais un film porno, véridique.

Coucou toi

Coucou toi

Il y a des scènes plutôt sympas comme la fin du chapitre 3 ou l'on doit désigner lequel des 8 héros on aime le moins, un peu inutile mais marrant. Du coté des bonus il y a quelque chose d'original, si vous avez la Playstation Caméra, vous pouvez vous filmer en train de jouer et revoir les vidéos dans lesquelles vous sursautez . Sachant que le jeu n'est aucunement flippant, c'est complètement inutile et c'est dommage car l'idée est marrante.

J'ai eu la forte impression de jouer à Heavy Rain 2, la jouabilité est la même et certains choix peuvent changer l'histoire. Le gameplay tout d'abord, partagé entre phases d'exploration où le joueur doit récolter des d'indices pour en apprendre plus sur l'histoire. Il y a certains documents qui sont vraiment utiles à récupérer mais les Totems, super idée sur le papier ne servent strictement à rien. C'est dommage car il y avait vraiment de l'idée !

Certaines QTE vous demanderons de ne surtout pas bouger la manette

Certaines QTE vous demanderons de ne surtout pas bouger la manette

Il n'y a pas de Game Over, vos choix seront donc irrémédiables, tout cela est plutôt sympathique car de nombreux choix auront des conséquences directes sur le scénario, point positif donc.
Il final il y a peu de choses à dire sur ce jeu. La durée de vie est très faible, la rejouabilité est présente seulement si vous voulez obtenir le Platine et donc les 100% comme moi. Le jeu se fini en 8 heures en fouillant bien partout et se platine en à peine 15 heures. Ça fait cher pour celui qui a payé le jeu 70 euros, clairement.

Until Dawn est un bon jeu à condition de ne pas lui donner trop d'importance. Il faut le prendre comme il est, un bon film interactif de série B comme on regarderait un Scream entre copains. Voyez le aussi comme la suite spirituelle d'Heavy Rain donc si vous n'avez pas aimé celui là, vous n'aimerez pas Until Dawn. Il ne faut vraiment pas être réfractaire aux QTE, c'est le cœur même du titre. Pas vraiment original, le scénario se laisse quand même suivre avec un certain plaisir, on a quand même envie d'avoir le fin mot de l'histoire. C'est un jeu qui s'oublie aussitôt terminé, il est donc compliqué de mettre le prix fort mais il vous fera passer une petite dizaine d'heures sympathique si vous adhérez au concept. Malgré tous les défauts énumérés plus haut, le scénario est tout de même assez plaisant pour avoir envie d'en voir le bout. Until Dawn est un jeu sympathique et à petit prix, il ne se refuse pas.

SUPPOS : 4/6

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[Test patché] Kick Off Revival / PS4

Publié le par Dr Floyd

KICK OFF REVIVAL
Support : PS4
Editeur : The Digital Lounge
Sortie : 24 juin 2016

[Test patché] Kick Off Revival / PS4

Dino Dino est avec David Braben mon Dieu des années 80 ! Un jour de 1989 sort sur Atari ST un jeu de foot pas du tout attendu, et c'est la grosse surprise, le jeu propose un gameplay totalement génial ou le ballon ne colle pas aux pieds et où il est possible de tout faire avec un seul bouton. Un miracle de gameplay ! Le jeu va rapidement devenir cultissime. 27 ans après un remake sort, toujours programmé par Dino DIni. Ca devait être le plus beau jour vidéoludique de ma vie...

Oui ça devait... Première énorme surprise : le contenu ! RIDICULE ! Un mode practice super mal fait, un mode amical avec très peu d'équipes, et sans la moindre tactique à mettre en place (même pas la formation !), un mode tournoi hyper simple et un mode online (toujours pas réussi à y jouer !). Aucune option, aucun réglage de difficulté !!! Et des menus visuellement même pas digne de l'Amstrad CPC... Mais il n'a pas fini le jeu !!!!!!!??? C'est quoi ce délire ?

La présentation du match en 3D... c'est encore plus moche animé en vrai que sur cette image fixe !

La présentation du match en 3D... c'est encore plus moche animé en vrai que sur cette image fixe !

Et bien non, deuxième énorme surprise : les finitions et la réalisation ! Des menus même pas digne d'un jeu gratos sur Android, et une modélisation du stade en 3D digne de... je sais pas... un jeu 32X ?! (je ne plaisante pas). Je n'ai jamais vu ça de ma vie... C'est une honte absolue !!!! Des cubes pour représenter la ville derrière, des tribunes 1000x plus moche que sur la version Amiga d'il y a 25 ans.... Oui le jeu est plus moche que la version Amiga ! Dino aurait mieux fait de cacher cette présentation 3D immonde même pas digne d'un débutant en programmation ! Et Monsieur à donné des cours de programmation de jeux dans sa vie !? Hu ?

Les bugs, parlons-en des bugs ! Des bugs de dingues : l'animation des touches non terminées, le gardien qui tremble, etc... Pas d'arbitre, pas de cartons, pas de hors jeu, pas de ralentis, des traces très laides qui envahissent la pelouses sur les tacles, des sorties de joueurs totalement bâclées, etc... et que dire du son ! Une musique d'ascenseur, un ou deux bruitages immondes... idem, c'est inférieur à la version Amiga, et même Atari ST !!!!! Je n'ai JAMAIS VU CA, sur aucun jeu DEMAT' à 5 balles !

[Test patché] Kick Off Revival / PS4

Reste le gameplay, toujours à un seul bouton... et c'est la troisième surprise, la cerise sur le gâteau ! Un gameplay plus lent qu'à l'époque, à priori ce n'est pas trop un soucis... mais le jeu est devenu fade, pas du tout instinctif, avec une prise en main difficile et une compréhension du toucher de balle/tir compliquée à appréhender. On ne ressent plus du tout les sensations de 1989 ! Bon, allez je vous le dit franchement je n'ai rien compris, et je n'ai plus envie de comprendre ! Le didacticiel bidon est totalement pourri... à tel point que Dino a déjà publié un guide de gameplay (lui aussi totalement nul) sur la page internet du jeu. Je ne vous parle même pas des coup francs et corners qui sont une horreur à jouer...

Incroyable, totalement incroyable ! Le Kick Off 1 sur Atari ST en 1989 écrase cette daube absolue... on pourrait même dire que le Dino nous a pondu le pire jeu de foot de l'histoire du jeu vidéo ! Alors le clown Dino à déjà déclaré que des patchs vont arriver... il ne faut pas des patchs, il faut refaire totalement le jeu ! Mais ce n'est un jeu de toute façon, c'est un test de programmation de débutant... on dirait un ado qui apprend à programmer et qui partage ses premiers essais ! Même Match Day sur Amstrad CPC est meilleur, même TI Soccer sur Ti99 est meilleur, même Football sur ma console Pong Seb est meilleur... C'est totalement dingue.

Dino Dini nous a totalement arnaqué avec ce Kick Off Revival ! Même à 10€ c'est une honte absolue ! Comment Sony peut laisser un truc pareil débouler sur le PSN ?!!!! Le jeu n'est même pas digne d'un jeu gratos sur Android, et on sent qu'il n'est pas fini du tout ! On va espérer de gros patchs (correction bugs, menus, bande son, contenu, options...) sans trop y croire. Le mythe Kick Off est en tout cas terminé. Dino, tu t'es bien foutu de notre tronche ! Lui qui nous raconte s'être fait arnaquer par l'industrie à l'époque, nous arnaque à son tour ! SCANDALEUX ! TOUS LES ACHETEURS DE LA PREMIERE HEURE DEVRAIENT ETRE REMBOURSES !

SUPPOS : 0/6


MISE A JOUR PATCH 1.02

Depuis bientôt deux mois le Dino traine sa mauvaise foi sur Cui-cui, accusant ceux qui ont descendu son jeu de trolls ou de gens néfastes pour l'industrie du jeu vidéo... Lui qui pourtant a tant râlé contre l'industrie du jeu vidéo qui l'aurai arnaqué financièrement avec Kick Off au début des années 90... Aujourd'hui il se range du côté des éditeurs véreux qui sortent des jeux non finis en boite ! Et quand je dis non fini, le mot est faible, il faudrait dire "à peine commencé" ! La preuve avec ce patch énorme dont la liste des correctifs ne doit même pas tenir dans un annuaire des pages blanches... en 2016 il faut patcher ses tests, c'est la nouveauté.

Et bien ce patch corrige des tonnes de choses et c'est une bonne nouvelle ! Déjà il y a un mode entrainement plus réussi et un tutoriel complet (et assez bien fait). Ensuite il y a des options, légères, mais nécessaires comme le niveau de difficulté, les traces sur l'herbe ou pas, ou le niveau sonore. Cependant n'espérez rien de plus ! Ni même visuellement... Car graphiquement, si l'on excepte quelques améliorations dans les animations, c'est toujours le même stade et ses graphismes de type... Sega Saturn/32X ! Franchement Dino, je sais que tu n'es pas graphiste, mais un effort aurait été bienvenue à ce niveau. Place au jeu !

Et là on est rassuré : les carton jaune et rouge font leur apparition, les ralentis également, de nombreux bugs ont disparus, le bruit du public est désormais correct, l'IA est plus poussé, et puis surtout : le gameplay a été largement fignolé ! J'ai retrouvé des sensations de 1989 sur Atari ST ! Même si ici le gameplay est largement plus technique qu'à l'époque, insistant encore plus sur la position du stick selon le contexte, il faut un sacré entrainement pour devenir fort. MAIS c'est enfin plutôt agréable à jouer. Même si je trouve que les touches/corner/coup francs restent peu agréables à gérer. J'ai réussi à gagne un match online contre un adversaire largement plus doué que moi, sur un contre, pendant que lui enchainait les poteaux et situations très chaudes sans réussir à marquer. Il y a un côté imprévisible comme à l'époque qui me plait bien. A noter par contre que le online est toujours aussi basic, et qu'il y a très peu de joueurs...

Par contre énorme bug, sur deux matchs où il y a eu 2 cartons rouges, et donc 2 expulsions, le jeu s'est planté juste après ! Il y a donc un énorme bug encore présent dans le jeu. Aussi on espère maintenant un nouveau patchs dans quelques mois pour corriger le reste des bugs, fignoler encore le gameplay et l'IA, et rajouter du contenu (championnat, compo d'équipe et choix tactiques, plusieurs stades avec un style graphique DIFFERENT, etc...)

Kick Off Revival aurait dû au moins sortir avec ce patch intégré. Dino et son éditeur se sont tirés une balle dans le pied à vouloir sortir le jeu pour l'Euro. Certes, il faut de nos jours accepter le "early access" même sur console (monde de merde) mais je pense aux acheteurs de la version boite qui se retrouvent avec un jeu totalement OBSOLETE (sans compter qu'ils continueront d'avoir l'obligation de sortir la galette à chaque fois !). Avec ce patch le gameplay est devenu assez bon, je me suis enfin amusé, et j'ai envie de progresser. Cependant il ne peut toujours pas prétendre à une excellente note, il y a encore trop de manquements : bugs, stade trop moche, pas de Ligue, pas de compo d'équipe, pas vraiment de stratégie, online trop limité.

SUPPOS AVEC LE PATCH : 3/6
(un petit jeu de foot correct pour 10€, qui fait ressurgir mes sensations de 1989)

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[TEST DECOUVERTE] No Man's Sky / PS4

Publié le par Dr Floyd

NO MAN'S SKY
Support : PS4

Existe également sur PC
Développeur : Hello Games
Sortie : Août 2016

[TEST DECOUVERTE] No Man's Sky / PS4

"Space the final frontier".... Explorer l'univers tout entier, pas seulement l'espace, mais également toute la surface des planètes, pour une aventure totalement dingue aux multiples facettes (découverte faune, flore, civilisations, combat spatiaux...), un rêve de gamin. Certains jeux s'en rapprochent, mais aucun n'est allé jusqu'au bout du concept, le dernier Elite Dangerous étant avant tout un jeu de combat spatial. Un concept qui est aussi passionnant d'un point de vie programmation (procédural), un concept de jeu qui me fait tellement rêver que j'essaye moi même d'un créer un (en rétro 2D) depuis quelques années. Que vaut ce No Man's Sky ambitieux ? Je vais vous donner mes impressions étape par étape, sans trop aller dans les détails, car je pense que ce jeu doit être avant tout une découverte personnelle.

[TEST DECOUVERTE] No Man's Sky / PS4

1er Jour : lancement de Minecraft 2

On se retrouve aussitôt en vue FPS cloué au sol d'une planète sauvage inconnue avec son vaisseau en panne, sachant que aucun joueur ne commence sur la même planète. Combinaison de protection, scanner, jetpack, et pistolet en main, à vous de vous débrouiller. Les premières impressions sont bonnes, on est immergé sur ce monde inconnu, faune et flore sympa, la réalisation n'est pas à la ramasse comme certains le disent, n'oublions pas que c'est un jeu procédural. N'espérez pas du 60FPS dans ce type de jeu sur console, d'ailleurs ce n'est pas utile.

Bonne immersion mais on comprend vite qu'il va falloir "miner" avec son arme façon Minecraft pour réparer son vaisseau, c'est à dire aller casser des roches ou secouer des plantes pour en récupérer la substance dans son pistolet qui fait office d'aspirateur. Mais ce n'est pas tout, et c'est là que le drame apparait, il faut aussi miner non stop pour rester en vie (pour la santé, pour alimenter sa combinaison, pour recharger son arme, pour fabriquer des choses indispensables, etc...). Et on se rend compte très vite qu'on ne fait que ça, une voix agaçante vous rappelant toutes les 2 minutes que vous êtes en danger !

Résultat ?
1. On ne prend plus du tout plaisir à explorer ce monde, on est en recherche permanente de roches, plantes et fleurs.
2. Bonjour le réalisme : casser des cailloux et secouer des fleurs pour survivre et pour réparer son vaisseau ? Hu ?

Miner, miner, miner, miner... Je n'en peux plus !!!! Du coup j'ai tiré sur une grosse bestiole qui trainait sur mon passage, oups je l'ai énervée, elle me fonce dessus, je dois fuir... Un coup de Jetpack et c'est bon. Miner, miner, re-miner, re-re-miner.... Je ne m'attendais pas du tout à ça ! Et je pense que tous ceux qui attendaient ce jeu avec impatience non plus ! Bon on va quand même parler de l'aspect exploration, et là c'est également un peu décevant, tout se ressemble sur une même planète, il ne semble pas y avoir de variété au niveau de la faune, flore, climat, type de relief, ce qui au final ne donne pas envie d'aller faire le tour de la planète car en 5 minutes vous avez à peu près tout vu.

Miner, miner, toujours miner !Miner, miner, toujours miner !

Miner, miner, toujours miner !

Après 2 heures de farming, décollage

Après 2 heures de galère à miner non stop et à essayer de comprendre la gestion des composants dans les menus je parviens à décoller ! Car je ne vous avez pas dit que les sous menus sont assez compliqués à prendre en main... ça vient avec le temps mais purée c'est pas top. Entre la gestion de l'inventaire sur 2 parties, les objets à réparer, les objets à fabriquer, il faut vraiment s'investir pour piger ! Oui donc je parvient enfin à décoller ! Bonheur ! C'est toujours assez bien fait, le survol de la planète est agréable (confirmant hélas que tout est identique partout au sol), je file vers les étoiles et aperçoit enfin la planète vue de l'espace. Pareil qu'au sol, l'immersion est excellente, on s'y croirait. Pas de temps de chargement visibles, c'est génial. Les commandes sont assez simples à prendre en main, pas de soucis, et une envie folle d'exploration me prend soudain !

Je file donc vers une seconde planète où est indiqué un signal. Les distances et l'échelle ne sont pas trop respectées mais c'est moins pire que j'imaginais, on arrive pas comme ça en 30 secondes sur une autre planète. Par contre durant le trajet je rencontre non stop des astéroïdes, par centaines, j'espère que ce n'est partout comme ça dans le jeu, car c'est assez irréaliste ! J'ai l'impression en les évitant de jouer à Asteroids sur Atari 2600.

Le deuxième monde est différent, mais quand même, y a comme un petit air de déjà vu.... Mais bon... Là je finis par trouver une base, je rentre à l'intérieur, tombe sur un alien.... L'interaction avec celui ci est plus que limitée. Je ne pige pas trop. Un terminal est accessible pour acheter et vendre, m'apercevant alors que j'ai besoin de beaucoup de sous pour acheter une pièce indispensable au voyage entre systèmes solaires, et que pour l'acheter il va falloir miner, miner, et encore miner non stop pour revendre ensuite... Je deviens vraiment sceptique sur l'intérêt de ce jeu !

Enervé, je coupe la console... On verra demain. Mes premières impressions sont hélas mauvaises, j'ai plus eu l'impression de jouer à Minecraft qu'à Elite. On est non stop à cours de matières premières avec une inventaire qui permet d'en stocker trop peu. On se demande alors ce qu'on voulu faire les programmeurs ? Ils ont eu peur qu'on s'ennuie et ils ont décidé de nous occuper non stop en clonant le gameplay de Minecraft ? Autre déception, les planètes sont certes bien faites, mais il n'y a aucune variété de paysage/climat sur un même monde (on verra par la suite). 3eme déception, le manque de réalisme global du jeu : miner le sol et absorber tout ça dans son pistolet pour fabriquer et réparer, franchement c'est ridicule, et les astéroïdes partout dans l'espace (pour donner une impression visuelle de déplacement ?) c'est également un peu naze. Dommage, car l'immersion visuelle est bonne. Il parait que le patch 1.03 que je n'ai pas encore installé corrige beaucoup de défauts, dont celui du stress à devoir miner et réparer non stop, on verra demain...

[TEST DECOUVERTE] No Man's Sky / PS4[TEST DECOUVERTE] No Man's Sky / PS4

2eme jour : le patch miracle ?

Voilà le patch 1.03 s'est installé, et c'est un gros scandale ! Il faut en effet effacer sa sauvegarde (en manuel via l'OS) et tout recommencer pour profiter vraiment des améliorations ! Les développeurs ont apporté des modifications de fond (notamment la taille de l'inventaire) qui font que l'ancienne sauvegarde ne profite pas de ces avantages. Déjà c'est écrit nulle part, il faut le lire sur internet.... Sur leur site ils osent dire que cela va concerner seulement 0,1% des joueurs... Mais bien sûr... Bref... On recommence le jeu à zéro ! Bienvenue dans le jeu vidéo moderne !!!

Autre soucis de ce patch, une fois les serveurs PS4 fermés dans quelques années, le jeu reviendra à sa version de base, non terminée, et buggée, pour qui débutera le jeu sur une autre console... Bref, le jeu final disparaitra dans un trou noir.

Hop, je recommence... Cette fois ci en une heure je réussi à décoller car je maitrise mieux le concept et les menus, et puis il y a un gros changement : le stockage dans l'inventaire est désormais 5x plus grand ! Il faut toujours autant miner, mais on peut miner d'un bloc beaucoup de chose pour "être tranquille", et ne plus faire des tas d'aller-retour pour le commerce.

Direction la base spatiale locale ! Je m'y arrime sans problème après mon slalom habituel entre les astéroïdes... Bon c'est plus facile à faire qu'à l'époque de Elite 1 sur Commodore 64 ou Spectrum ! Une base vide où je trouve un nouveau terminal pour faire du commerce... et donc de l'argent, pour acheter des matières premières rares sans miner, ou des objets... dont celui qui m'est nécessaire pour voyager entre systèmes... Sauf que maintenant il me faut en rab de l'anti-matière pour l'alimenter... Il va falloir miner, miner et reminer pour en fabriquer... A moins qu'un alien m'en file ? Il est par exemple possible d'attendre non stop sur cette station que des vaisseaux se posent et là vous pouvez donc essayer de trader avec le pilote alien (virtuellement, il n'est pas modélisé dans le jeu)... Tiens, sur cette station, on peut même miner les pots de fleur de la déco (si si !) pour revendre aussitôt ! C'est n'importe quoi franchement ! Et puis ce farming et commerce sont tellement virtuel.... Expliquez moi comment on répare son vaisseau instantanément via le farming quand on est à pied à 5km de celui-ci ? Ou comment on fait du commerce spatial dans une station totalement vide de personnes ! Les développeurs ont usés de tas de facilités.... On a l'impression qu'ils ont fait à la base un vrai jeu d'exploration, et puis qu'ils ont décidé de tout foirer en rajoutant cette surcouche casuale de farming/commerce non stop.

Je décide de quitter la station sans trop de motivation à l'idée de continuer.... Mais je vais m'accrocher, au moins pour terminer ce test découverte... je dois trouver de l'antimatière (je ne sais pas trop comment, surement via un ET dans une base ?) pour faire de grands sauts et découvrir d'autres planètes afin de juger si il y a au moins du dépaysement à découvrir d'autres mondes... mais déjà dégouté à l'idée de devoir miner.... Je mine, tu mines, il mine, nous minons, vous minez, ils minent.

[TEST DECOUVERTE] No Man's Sky / PS4[TEST DECOUVERTE] No Man's Sky / PS4

3eme jour : vitesse démesurée

Bon voilà j'i trouvé mon antimatière... En fait j'ai l'impression qu'il n'y a rien à chercher dans ce jeu, il y aura toujours un indicateur de direction pour vous dire où aller... Là j'ai simplement suivi un indicateur qui m'a amené sur une base au sol d'une planète où un alien m'a remis de l'antimatière... Bref, on a l'impression qu'il n'y a rien à chercher : les matières premières se trouvent partout au sol (et sont indiquées via des points de guidage), et les maigres éléments de scénario, idem, on se sent guidé.... On mine et on suit les "checkpoints"...

Bon allez, vitesse démesurée, je change de système solaire ! Quelques secondes d'attente dans le tunnel hyper-spatial (qui doit je pense permettre au jeu de générer le nouveau système). Direction donc le centre de la galaxie vu que c'est le but premier du jeu. Bien sûr je ne peux pas faire un bond immense, alors je choisis une étoile proche via un système de navigation aux fraises, dans la lignée du menu de l'inventaire.

Et dans ce nouveau système, mes impressions se confirment définitivement :
- On a pas de sensation de découverte réelle en arrivant sur une planète, c'est du déjà vu,
- on se remet à refaire exactement les mêmes choses : miner au sol et shooter les astéroïdes qui bloquent le passage partout dans l'espace...
- Ces nouvelles planètes ne présentent elle aussi qu'un seul biome. En gros, en 2 minutes vous avez tout vu de la planète. Donc on se pose au hasard, on mine tout ce qu'il faut miner, et on repart... Je m'aperçois alors qu'il faut fabriquer un nouvel objet... et le je craque !

Je balance la manette et coupe la console, je suis agacé. Je continuerai à jouer mais pas besoin d'en dire plus pour ce test découverte. Je pense avoir hélas déjà vu l'essentiel du jeu. Il y a surement des combats spatiaux, mais tout cela doit être très artificiel, à l'image des sentinelles à détruire au sol, je ne suis donc pas du tout pressé de continuer.

Au bout d'une semaine

Déception totale... on ne découvre plus rien du tout, tout se ressemble, le gameplay reste totalement nul, en fait j'ai tout vu en 2 heures au tout début... J'avais collé un 3/6 au jeu, je descend la note à 2/6. Et je suis généreux. Revendu dans la foulée.

No man's Sky est une grosse déception pour celui qui attendait un vrai jeu d'exploration spatiale. HelloGames nous a bien caché dans ses trailers que le jeu était basé sur le farming ! On mine, on ne fait que miner, pour acheter, réparer et vendre... Même si on arrive à s'y faire, on se rend compte qu'il n'y a pas grand chose d'autre à faire, et que les planètes sont toutes tristes à mourir avec un seul biome à chaque fois. Sans compter l'aspect réalisme totalement absent du jeu (dimensions, biomes uniques, système solaires irréalistes, le farming dans son pistolet aspirateur pour fabriquer et réparer, etc...). Même la sensation de liberté est flouée, car il faut absolument miner non stop, il faut absolument fabriquer tel ou tel objet, et des points indicateurs à l'écran vous guident... Au final le jeu fait penser à une simple démo technique de procédural sur lequel on a collé du farming (des fans de Minecraft ?), des objectifs et un scénario totalement sans intérêt, et de temps en temps un extraterrestre, de peur que les gens découvrent très/trop rapidement que le procédural est très pauvre ?

Je ne vais pas en rajouter une couche avec le patch 1.03 qui rend l'ancienne version obsolète... Obligeant à recommencer le jeu ! Un scandale. Ca rend aussi le jeu sur galette totalement bidon, car ce n'est plus le bon jeu. HelloGames s'est planté, le terrain était savonneux, donc on ne peut pas trop leur en vouloir... heu... en fait si.... ils nous ont menti sur toute la ligne !

SUPPOS : 2/6

 

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[TEST] Inside / Xbox One

Publié le par Sebnec

Inside
Xbox One et PC
(autres systèmes à venir)
Sorti le 29/06/2016
Développeur : Playdead
Editeur : Playdead

Sortie : 29/06/2016

[TEST] Inside / Xbox One

Comme en musique, où le passage du second album est souvent révélateur du talent d'un artiste, Playdead nous prouve sa valeur avec Inside. La nouvelle création du studio à l'origine de Limbo (2010) s'avère très proche de son illustre aîné : intrigue, mise en scène, système de jeu, rythme, nous voilà en terrain connu.

Une fois encore, impossible de ne pas penser aux jeux d'Eric Chahi, notamment Another world et Heart of darkness pour les échanges silencieux du premier, la jeunesse du héros du second et l'univers désolé et hostile des deux. L'armement en moins, mais le die & retry toujours dans ses gènes.

Les Danois de Playdead nous mettent à nouveau aux commandes d'un garçon dans sa fuite en avant effrénée, perdu (sans doute moins que nous) dans un monde mystérieux sans la moindre explication préalable des tenants et aboutissants de cette course à la (sur)vie. Toujours est-il que nous comprenons immédiatement, en bons joueurs aguerris et impatients, qu'il nous faudra avancer au péril de notre existence.

L'ambiance y est oppressante, le danger permanent et, malgré tout, de ce chaos nous parviendra sporadiquement quelque aide inattendue. Notre avatar, plus victime que héros, saute d'une plate-forme à la suivante, joue avec le moteur physique en poussant des caisses, en tirant des grilles ou en actionnant quelques interrupteurs. Les mécaniques sont relativement variées et, bien que les neurones soient plus sollicitées que les réflexes, ces derniers sont requis pour s'en sortir sans heurt.

[TEST] Inside / Xbox One[TEST] Inside / Xbox One

Inside profite d'un gameplay délicatement réglé, jamais frustrant. Certains passages nécessitent d'agir dans un timing serré, mais le jeu nous laisse toujours quelques millièmes de secondes pour nous en sortir, d'autant que le héros se déplace à une vitesse parfaite : au gré de ses belles animations fort bien décomposées, qu'il trottine, nage, se balance à une corde ou déplace une caisse, on ne le trouve jamais trop lent ou trop rapide.

En plus de sa maniabilité fort bien réglée, le titre nous régale car il parvient à instaurer une excellente atmosphère grâce à une direction artistique superbe, qui se base sur une palette de couleurs réduite mais judicieusement employée, soutenue par de beaux effets de lumière et des placements de caméra subtils. Il convient également de saluer une ambiance sonore du même niveau d'exigence artistique, des plages musicales spartiates et hypnotiques renforçant l'omniprésence des bruitages. L'environnement auditif crée un sentiment d'isolement prégnant autant qu'il donne vie à l'univers.

Fait rare pour être souligné de nos jours, le jeu est exempt du moindre bug : les contacts entre les personnages et le décor sont précis, le moteur physique réagit au poil, c'est un régal de ne pas avoir à déplorer le moindre élément perturbateur qui puisse nous couper de l'immersion.

Nous ne dévoilerons rien sur l'intrigue et son dénouement puissant, mais sachez qu'elle pourrait frustrer, du début à la fin, les joueurs les plus pragmatiques. L'expérience est courte mais parfaitement conçue et soignée jusqu'au moindre détail, de la crédibilité de son monde aux puzzles proposés, qui s'avèrent vraiment stimulants. Cependant, la durée de vie est réduite : comptez trois grosses heures si vous ne bloquez pas en chemin, ce qui rebutera les aficionados de la rentabilité. D'autant plus qu'il n'y a pas vraiment de raison ludique d'y revenir, sinon pour revisiter librement (et rapidement, une fois assimilés) les chapitres, afin d'y déceler les objets cachés. Dans quel but ? Sans rien dévoiler une fois encore, sachez qu'il est question d'une fin alternative n'ayant pas spécialement d'incidence sur l'histoire, mais qui permettra d'alimenter fortement la machine à interprétation (David Lynch et son Mulholland Drive ne sont pas loin, dans l'esprit : rappelez-vous la boîte de Pandore).

[TEST] Inside / Xbox One[TEST] Inside / Xbox One

Il est aisé de comprendre pourquoi la critique et les joueurs sont aussi unanimement positifs concernant un titre autant soigné, intriguant et stimulant, que nous ne pouvons à notre tour que vous recommander chaudement. Le voyage est tellement beau (et horrible à la fois), chaque passage fait preuve d'une telle ingéniosité et d'une si belle gratification une fois franchi, qu'Inside mérite amplement d'être vécu, ses développeurs ayant une fois encore remis une copie d'une excellence inouïe.

SUPPOS : 5/6

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