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[SPEEDTESTING] F1 2016 / PS4

Publié le par Dr Floyd

F1 2016
Support : PS4

existe également sur Xone et PC
Développeur : Codemasters
Sortie : septembre 2016

[SPEEDTESTING] F1 2016 / PS4

Speedtesting après 3 grands prix complets

La F1 à la télé c'est devenu un peu chiant (pour ceux qui ont encore le moyen de payer pour voir...). En jeu vidéo on est un peu sceptique après l'opus fainéant produit par les Maitres du Code l'an passé... La rumeur annonçant un retour en forme de la licence, je me suis quand même laisser tenté, je suis faible. Si c'est nul, pas grave je retournerai jouer à Formula One GP du génial Geoff Crammond sur Atari ST.

Et bien bordel de sprite rotatif, quel choc ! Déjà le jeu est super complet avec le retour du mode carrière, avec plein de détails qui tuent. A tel point que je me surprend à participer aux 3 séances d'essai ! Moi qui dans le passé zappait même les qualifs ! Pourquoi un tel changement dans mon comportement ? Car l'immersion est devenue géniale, avec une mise en scène de la carrière du pilote, des essais super évolués qui vous feront tester la voiture, la piste et les pneus de manière assez fun. la mise en scène (même si répétitive) permet vraiment de s'y croire à fond. Je suis Ayrton Floyda.

J'ai pour l'instant fait 3 GP complets et je me suis é-cla-té... en luttant pourtant pour simplement terminer la course, ou faire 17ème ou lieu de 18ème ! C'est la première fois que je m'amuse vraiment en simu de F1 : le gameplay est précis, la course animée, et tout est là : tour de chauffe, voiture de sécurité, faux départ, suivi des essais des stands, etc... C'est la simu de F1 la plus complète que j'ai jamais vu (mais je ne suis pas un spécialiste du genre donc méfiez vous de mon avis quand même héhé). Et par dessus le marché, le mode Contre la Montre est un modèle du genre, un jeu dans le jeu, pour se friter avec les meilleurs joueurs du monde entier. DIRT pourrait en prendre de la graine avec son time-trial tout moisi.

Je pourrais reprocher un trop large choix de réglage de difficulté (carrière ou carrière pro, pas compris la différence, 6 niveau d'IA je crois (c'est trop), les traditionnelles aides au pilotages, et les choix de WE ou courses accélérées). De ce fait on met du temps avant de trouver la bonne formule qui nous convient. Mais bon, c'est un faux reproche quelque part....

[SPEEDTESTING] F1 2016 / PS4[SPEEDTESTING] F1 2016 / PS4
[SPEEDTESTING] F1 2016 / PS4
[SPEEDTESTING] F1 2016 / PS4[SPEEDTESTING] F1 2016 / PS4

Autre belle surprise, la réalisation technique du jeu. C'est vraiment au poil sur PS4 : plutôt beau, avec des angles de caméra sympa, fluide sans trop de ralentissements (voire quasi pas), et une belle finition presque aux petits oignons... à part les scènes de cinématiques où étrangement l'affichage sautille si on bouge la caméra, mais je chipote à mort ! Par contre les dialogues en français ne collent pas du tout aux lèvres, c'est une catastrophe, même la série culte (si si) les Feux de l'Amour fait mieux ! On pourrait regretter les replay en 30FPS mais je pense qu'il ne pouvait en être autrement, et rassurez vous : ils sont excellents.

On ne peut pas reprocher grand chose au jeu à part les quelques détails cités ci dessus, qui sont sans importance. Juste une petite interrogation sur la nervosité de l'IA qui vous accroche assez facilement par l'arrière, vous envoyant alors avec de fortes probabilités dans le décor... On ne voit rien venir et c'est agaçant. MAIS, peut-être que je suis mauvais, ayant tendance à zigzaguer pour empêcher de me faire doubler, ou freinant brutalement, ou n'étant pas sur la bonne trajectoire.... A voir sur la durée. Ce n'est pas Vroom sur ST, on ne peut pas faire n'importe quoi ;)

F1 2016 est une bombe. C'est le meilleur jeu de F1 (simulation) auquel j'ai pu joué dans ma (triste ?) carrière de gamer de la loose. L'immersion est présente (important dans un jeu de caisses, surtout en F1), le réalisme absolu avec tous les détails qui déchirent le slip, et la réalisation technique digne de la PS4 qui envoie l'homme sur Mars. A acheter les yeux fermés si la course de bagnoles c'est votre truc. Quelques mini défauts font que je me retient à lui coller les 6 suppos suprêmes.

SUPPOS : 5,5/6

[TEST] DOOM / PS4

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[TEST A LA BOURRE] Until Dawn / PS4

Publié le par FK-Corporation

UNTIL DAWN
Support : PS4
Développeur : SUPERMASSIVE GAMES
Editeur : SONY
Sortie : 26 AOUT 2015

[TEST A LA BOURRE] Until Dawn / PS4

Until Dawn est annoncé lors de la gamescom 2012 et est initialement prévu pour sortir en 2013 sur PlayStation 3, se jouant uniquement avec le PlayStation Move. Le jeu va être finalement repoussé sur Playstation 4 et devra repartir en développement, le genre de production chaotique qui ne laisse envisager rien de bon et pourtant...

Scénario : Le jeu commence en 2014, nous sommes dans la maison de vacances d'Hannah, Beth et Josh. Ils sont accompagnés de Chris, Sam, Emily, Ashley, Matt et Jess. Au terme d'une blague de mauvais goût qui tourne mal, Hannah et Beth meurent d'une chute de la montagne. Le jeu reprend 1 an après, Josh qui a perdu ses deux sœurs, souhaite leurs rendre hommage et réinvite tout le monde dans la maison de vacances. Voilà le speech de départ et bien entendu, rien ne va se passer comme prévu. Le casting est lambda, certains protagonistes sont insupportables de bêtise, ce sont des teenagers quoi. Le début du jeu nous plonge dans les petits tracas et les petites amourettes d'adolescents, ça ne vole pas bien haut mais ça se suit tout de même sympathiquement à condition de le prendre au second degré.

La modélisation des acteurs est vraiment excellente

La modélisation des acteurs est vraiment excellente

On va aborder le premier point négatif du jeu, il n'est pas du tout effrayant. Au lieu d'essayer de poser une ambiance viscérale, basée sur la suggestion et l'imagination, le jeu passe son temps à essayer de nous faire sursauter, on a parfois l'impression d'être dans un très mauvais film d'horreur. La technique du jump scare récurrent est souvent signe d'un très mauvais film.
Cette technique fait qu'il n'y a strictement aucun sentiment de peur dans Until Dawn, le jeu essaye de nous faire sursauter toutes les deux minutes et je n'en rajoute pas, c'est réellement toutes les deux minutes. On bouffe du jump scare jusqu'à plus soif, ça en devient vraiment lourd, très lourd. Le jeu ne parvient aucunement à nous plonger dans une atmosphère effrayante, le pari est complètement foiré sur ce plan là. Si vous êtes amateurs de sensations fortes, passez votre chemin, il vous faudra préférer les Silent Hill ou encore Outlast.

Je vous laisse un lien vers l'épisode sur Stay Alive de la série Crossed par Karim Debbache. Au tout début il peste contre les jumps scare à redondance, sachez que c'est exactement la même chose pour Until Dawn. https://www.youtube.com/watch?v=yfBJKtUAwIQ

Le jeu en fait beaucoup trop et on plonge les pieds joints dans tous les clichés déjà vus et revus du cinéma. Les héros qui se séparent en petits groupes, les fausses scènes d'attaques alors que ce sont les héros qui se font des blagues entre eux pour se faire flipper, les lumières qu'ils n'allument jamais dans la maison, la scène de spiritisme pour invoquer les esprits, le jeu est vraiment ultra cliché. C'est parfois navrant de se rabaisser à utiliser des artifices aussi ridicules pour essayer d’instaurer la peur dans le cœur des joueurs. Tous les héros du film, du jeu sont des beaufs, ils font des blagues de cul et font des allusions au sexe sans aucune délicatesse. On est vraiment dans une série Z, on est en plein dans le slasher pour ado complètement débile donc n'espérer pas un scénario poussé. Vous savez donc à quoi vous attendre...

La séance de spiritisme qui tourne mal, original... ou pas...

La séance de spiritisme qui tourne mal, original... ou pas...

Le jeu est clairement inspiré des films Saw, on y retrouve le psychopathe tueur qui s'amuse laisser choisir les gens. Qui doit mourir ? Qui doit vivre ? On y retrouve les mêmes dilemmes moraux que dans les films. Ce n'est pas vraiment poussé, cela se limite à quelques séquences, c'est sympathique sans casser trois pattes à un canard. Le jeu a l'air de s'inspirer très fortement de Silent Hill, on le remarque jusque dans le costume de Mike qui est le sosie d'Alex Sheperd, le héros de Silent Hill Homecoming. Il y a certains passages qui semblent aussi faire hommage à Silent Hill Downpour dans la prison, l'architecture de ce niveau est vraiment ressemblante.

Graphiquement le jeu est très beau. Il y a eu un énorme travail au niveau des visages et des animations, c'est avec ce genre de jeux qu'on se rend compte des possibilités techniques des consoles New Gen. On pourrait presque se croire dans un film, c'est assez plaisant pour la rétine seulement les graphismes ne font pas tout. Il y a pourtant de gros soucis de lumière. Je joue toujours la luminosité du jeu poussée à fond et là c'est carrément désagréable, les héros se retrouvent entourés d'une fine particule lumineuse comme si ils étaient auréolés. Visuellement ça en devient gênant. Les voix VF ne sont pas du tout synchro avec la bouche des personnages, ça fait vraiment tâche. Heureusement que les doublages ne sont pas mauvais, les acteurs sont plutôt convaincants. Bon il faut savoir que le jeu passe son temps à brailler et les filles passent leur temps à pousser des petits cris à tel point que mon colocataire qui ne regardait pas la télé mais qui entendait le son m'ait demandé si je regardais un film porno, véridique.

Coucou toi

Coucou toi

Il y a des scènes plutôt sympas comme la fin du chapitre 3 ou l'on doit désigner lequel des 8 héros on aime le moins, un peu inutile mais marrant. Du coté des bonus il y a quelque chose d'original, si vous avez la Playstation Caméra, vous pouvez vous filmer en train de jouer et revoir les vidéos dans lesquelles vous sursautez . Sachant que le jeu n'est aucunement flippant, c'est complètement inutile et c'est dommage car l'idée est marrante.

J'ai eu la forte impression de jouer à Heavy Rain 2, la jouabilité est la même et certains choix peuvent changer l'histoire. Le gameplay tout d'abord, partagé entre phases d'exploration où le joueur doit récolter des d'indices pour en apprendre plus sur l'histoire. Il y a certains documents qui sont vraiment utiles à récupérer mais les Totems, super idée sur le papier ne servent strictement à rien. C'est dommage car il y avait vraiment de l'idée !

Certaines QTE vous demanderons de ne surtout pas bouger la manette

Certaines QTE vous demanderons de ne surtout pas bouger la manette

Il n'y a pas de Game Over, vos choix seront donc irrémédiables, tout cela est plutôt sympathique car de nombreux choix auront des conséquences directes sur le scénario, point positif donc.
Il final il y a peu de choses à dire sur ce jeu. La durée de vie est très faible, la rejouabilité est présente seulement si vous voulez obtenir le Platine et donc les 100% comme moi. Le jeu se fini en 8 heures en fouillant bien partout et se platine en à peine 15 heures. Ça fait cher pour celui qui a payé le jeu 70 euros, clairement.

Until Dawn est un bon jeu à condition de ne pas lui donner trop d'importance. Il faut le prendre comme il est, un bon film interactif de série B comme on regarderait un Scream entre copains. Voyez le aussi comme la suite spirituelle d'Heavy Rain donc si vous n'avez pas aimé celui là, vous n'aimerez pas Until Dawn. Il ne faut vraiment pas être réfractaire aux QTE, c'est le cœur même du titre. Pas vraiment original, le scénario se laisse quand même suivre avec un certain plaisir, on a quand même envie d'avoir le fin mot de l'histoire. C'est un jeu qui s'oublie aussitôt terminé, il est donc compliqué de mettre le prix fort mais il vous fera passer une petite dizaine d'heures sympathique si vous adhérez au concept. Malgré tous les défauts énumérés plus haut, le scénario est tout de même assez plaisant pour avoir envie d'en voir le bout. Until Dawn est un jeu sympathique et à petit prix, il ne se refuse pas.

SUPPOS : 4/6

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[Test patché] Kick Off Revival / PS4

Publié le par Dr Floyd

KICK OFF REVIVAL
Support : PS4
Editeur : The Digital Lounge
Sortie : 24 juin 2016

[Test patché] Kick Off Revival / PS4

Dino Dino est avec David Braben mon Dieu des années 80 ! Un jour de 1989 sort sur Atari ST un jeu de foot pas du tout attendu, et c'est la grosse surprise, le jeu propose un gameplay totalement génial ou le ballon ne colle pas aux pieds et où il est possible de tout faire avec un seul bouton. Un miracle de gameplay ! Le jeu va rapidement devenir cultissime. 27 ans après un remake sort, toujours programmé par Dino DIni. Ca devait être le plus beau jour vidéoludique de ma vie...

Oui ça devait... Première énorme surprise : le contenu ! RIDICULE ! Un mode practice super mal fait, un mode amical avec très peu d'équipes, et sans la moindre tactique à mettre en place (même pas la formation !), un mode tournoi hyper simple et un mode online (toujours pas réussi à y jouer !). Aucune option, aucun réglage de difficulté !!! Et des menus visuellement même pas digne de l'Amstrad CPC... Mais il n'a pas fini le jeu !!!!!!!??? C'est quoi ce délire ?

La présentation du match en 3D... c'est encore plus moche animé en vrai que sur cette image fixe !

La présentation du match en 3D... c'est encore plus moche animé en vrai que sur cette image fixe !

Et bien non, deuxième énorme surprise : les finitions et la réalisation ! Des menus même pas digne d'un jeu gratos sur Android, et une modélisation du stade en 3D digne de... je sais pas... un jeu 32X ?! (je ne plaisante pas). Je n'ai jamais vu ça de ma vie... C'est une honte absolue !!!! Des cubes pour représenter la ville derrière, des tribunes 1000x plus moche que sur la version Amiga d'il y a 25 ans.... Oui le jeu est plus moche que la version Amiga ! Dino aurait mieux fait de cacher cette présentation 3D immonde même pas digne d'un débutant en programmation ! Et Monsieur à donné des cours de programmation de jeux dans sa vie !? Hu ?

Les bugs, parlons-en des bugs ! Des bugs de dingues : l'animation des touches non terminées, le gardien qui tremble, etc... Pas d'arbitre, pas de cartons, pas de hors jeu, pas de ralentis, des traces très laides qui envahissent la pelouses sur les tacles, des sorties de joueurs totalement bâclées, etc... et que dire du son ! Une musique d'ascenseur, un ou deux bruitages immondes... idem, c'est inférieur à la version Amiga, et même Atari ST !!!!! Je n'ai JAMAIS VU CA, sur aucun jeu DEMAT' à 5 balles !

[Test patché] Kick Off Revival / PS4

Reste le gameplay, toujours à un seul bouton... et c'est la troisième surprise, la cerise sur le gâteau ! Un gameplay plus lent qu'à l'époque, à priori ce n'est pas trop un soucis... mais le jeu est devenu fade, pas du tout instinctif, avec une prise en main difficile et une compréhension du toucher de balle/tir compliquée à appréhender. On ne ressent plus du tout les sensations de 1989 ! Bon, allez je vous le dit franchement je n'ai rien compris, et je n'ai plus envie de comprendre ! Le didacticiel bidon est totalement pourri... à tel point que Dino a déjà publié un guide de gameplay (lui aussi totalement nul) sur la page internet du jeu. Je ne vous parle même pas des coup francs et corners qui sont une horreur à jouer...

Incroyable, totalement incroyable ! Le Kick Off 1 sur Atari ST en 1989 écrase cette daube absolue... on pourrait même dire que le Dino nous a pondu le pire jeu de foot de l'histoire du jeu vidéo ! Alors le clown Dino à déjà déclaré que des patchs vont arriver... il ne faut pas des patchs, il faut refaire totalement le jeu ! Mais ce n'est un jeu de toute façon, c'est un test de programmation de débutant... on dirait un ado qui apprend à programmer et qui partage ses premiers essais ! Même Match Day sur Amstrad CPC est meilleur, même TI Soccer sur Ti99 est meilleur, même Football sur ma console Pong Seb est meilleur... C'est totalement dingue.

Dino Dini nous a totalement arnaqué avec ce Kick Off Revival ! Même à 10€ c'est une honte absolue ! Comment Sony peut laisser un truc pareil débouler sur le PSN ?!!!! Le jeu n'est même pas digne d'un jeu gratos sur Android, et on sent qu'il n'est pas fini du tout ! On va espérer de gros patchs (correction bugs, menus, bande son, contenu, options...) sans trop y croire. Le mythe Kick Off est en tout cas terminé. Dino, tu t'es bien foutu de notre tronche ! Lui qui nous raconte s'être fait arnaquer par l'industrie à l'époque, nous arnaque à son tour ! SCANDALEUX ! TOUS LES ACHETEURS DE LA PREMIERE HEURE DEVRAIENT ETRE REMBOURSES !

SUPPOS : 0/6


MISE A JOUR PATCH 1.02

Depuis bientôt deux mois le Dino traine sa mauvaise foi sur Cui-cui, accusant ceux qui ont descendu son jeu de trolls ou de gens néfastes pour l'industrie du jeu vidéo... Lui qui pourtant a tant râlé contre l'industrie du jeu vidéo qui l'aurai arnaqué financièrement avec Kick Off au début des années 90... Aujourd'hui il se range du côté des éditeurs véreux qui sortent des jeux non finis en boite ! Et quand je dis non fini, le mot est faible, il faudrait dire "à peine commencé" ! La preuve avec ce patch énorme dont la liste des correctifs ne doit même pas tenir dans un annuaire des pages blanches... en 2016 il faut patcher ses tests, c'est la nouveauté.

Et bien ce patch corrige des tonnes de choses et c'est une bonne nouvelle ! Déjà il y a un mode entrainement plus réussi et un tutoriel complet (et assez bien fait). Ensuite il y a des options, légères, mais nécessaires comme le niveau de difficulté, les traces sur l'herbe ou pas, ou le niveau sonore. Cependant n'espérez rien de plus ! Ni même visuellement... Car graphiquement, si l'on excepte quelques améliorations dans les animations, c'est toujours le même stade et ses graphismes de type... Sega Saturn/32X ! Franchement Dino, je sais que tu n'es pas graphiste, mais un effort aurait été bienvenue à ce niveau. Place au jeu !

Et là on est rassuré : les carton jaune et rouge font leur apparition, les ralentis également, de nombreux bugs ont disparus, le bruit du public est désormais correct, l'IA est plus poussé, et puis surtout : le gameplay a été largement fignolé ! J'ai retrouvé des sensations de 1989 sur Atari ST ! Même si ici le gameplay est largement plus technique qu'à l'époque, insistant encore plus sur la position du stick selon le contexte, il faut un sacré entrainement pour devenir fort. MAIS c'est enfin plutôt agréable à jouer. Même si je trouve que les touches/corner/coup francs restent peu agréables à gérer. J'ai réussi à gagne un match online contre un adversaire largement plus doué que moi, sur un contre, pendant que lui enchainait les poteaux et situations très chaudes sans réussir à marquer. Il y a un côté imprévisible comme à l'époque qui me plait bien. A noter par contre que le online est toujours aussi basic, et qu'il y a très peu de joueurs...

Par contre énorme bug, sur deux matchs où il y a eu 2 cartons rouges, et donc 2 expulsions, le jeu s'est planté juste après ! Il y a donc un énorme bug encore présent dans le jeu. Aussi on espère maintenant un nouveau patchs dans quelques mois pour corriger le reste des bugs, fignoler encore le gameplay et l'IA, et rajouter du contenu (championnat, compo d'équipe et choix tactiques, plusieurs stades avec un style graphique DIFFERENT, etc...)

Kick Off Revival aurait dû au moins sortir avec ce patch intégré. Dino et son éditeur se sont tirés une balle dans le pied à vouloir sortir le jeu pour l'Euro. Certes, il faut de nos jours accepter le "early access" même sur console (monde de merde) mais je pense aux acheteurs de la version boite qui se retrouvent avec un jeu totalement OBSOLETE (sans compter qu'ils continueront d'avoir l'obligation de sortir la galette à chaque fois !). Avec ce patch le gameplay est devenu assez bon, je me suis enfin amusé, et j'ai envie de progresser. Cependant il ne peut toujours pas prétendre à une excellente note, il y a encore trop de manquements : bugs, stade trop moche, pas de Ligue, pas de compo d'équipe, pas vraiment de stratégie, online trop limité.

SUPPOS AVEC LE PATCH : 3/6
(un petit jeu de foot correct pour 10€, qui fait ressurgir mes sensations de 1989)

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[TEST DECOUVERTE] No Man's Sky / PS4

Publié le par Dr Floyd

NO MAN'S SKY
Support : PS4

Existe également sur PC
Développeur : Hello Games
Sortie : Août 2016

[TEST DECOUVERTE] No Man's Sky / PS4

"Space the final frontier".... Explorer l'univers tout entier, pas seulement l'espace, mais également toute la surface des planètes, pour une aventure totalement dingue aux multiples facettes (découverte faune, flore, civilisations, combat spatiaux...), un rêve de gamin. Certains jeux s'en rapprochent, mais aucun n'est allé jusqu'au bout du concept, le dernier Elite Dangerous étant avant tout un jeu de combat spatial. Un concept qui est aussi passionnant d'un point de vie programmation (procédural), un concept de jeu qui me fait tellement rêver que j'essaye moi même d'un créer un (en rétro 2D) depuis quelques années. Que vaut ce No Man's Sky ambitieux ? Je vais vous donner mes impressions étape par étape, sans trop aller dans les détails, car je pense que ce jeu doit être avant tout une découverte personnelle.

[TEST DECOUVERTE] No Man's Sky / PS4

1er Jour : lancement de Minecraft 2

On se retrouve aussitôt en vue FPS cloué au sol d'une planète sauvage inconnue avec son vaisseau en panne, sachant que aucun joueur ne commence sur la même planète. Combinaison de protection, scanner, jetpack, et pistolet en main, à vous de vous débrouiller. Les premières impressions sont bonnes, on est immergé sur ce monde inconnu, faune et flore sympa, la réalisation n'est pas à la ramasse comme certains le disent, n'oublions pas que c'est un jeu procédural. N'espérez pas du 60FPS dans ce type de jeu sur console, d'ailleurs ce n'est pas utile.

Bonne immersion mais on comprend vite qu'il va falloir "miner" avec son arme façon Minecraft pour réparer son vaisseau, c'est à dire aller casser des roches ou secouer des plantes pour en récupérer la substance dans son pistolet qui fait office d'aspirateur. Mais ce n'est pas tout, et c'est là que le drame apparait, il faut aussi miner non stop pour rester en vie (pour la santé, pour alimenter sa combinaison, pour recharger son arme, pour fabriquer des choses indispensables, etc...). Et on se rend compte très vite qu'on ne fait que ça, une voix agaçante vous rappelant toutes les 2 minutes que vous êtes en danger !

Résultat ?
1. On ne prend plus du tout plaisir à explorer ce monde, on est en recherche permanente de roches, plantes et fleurs.
2. Bonjour le réalisme : casser des cailloux et secouer des fleurs pour survivre et pour réparer son vaisseau ? Hu ?

Miner, miner, miner, miner... Je n'en peux plus !!!! Du coup j'ai tiré sur une grosse bestiole qui trainait sur mon passage, oups je l'ai énervée, elle me fonce dessus, je dois fuir... Un coup de Jetpack et c'est bon. Miner, miner, re-miner, re-re-miner.... Je ne m'attendais pas du tout à ça ! Et je pense que tous ceux qui attendaient ce jeu avec impatience non plus ! Bon on va quand même parler de l'aspect exploration, et là c'est également un peu décevant, tout se ressemble sur une même planète, il ne semble pas y avoir de variété au niveau de la faune, flore, climat, type de relief, ce qui au final ne donne pas envie d'aller faire le tour de la planète car en 5 minutes vous avez à peu près tout vu.

Miner, miner, toujours miner !Miner, miner, toujours miner !

Miner, miner, toujours miner !

Après 2 heures de farming, décollage

Après 2 heures de galère à miner non stop et à essayer de comprendre la gestion des composants dans les menus je parviens à décoller ! Car je ne vous avez pas dit que les sous menus sont assez compliqués à prendre en main... ça vient avec le temps mais purée c'est pas top. Entre la gestion de l'inventaire sur 2 parties, les objets à réparer, les objets à fabriquer, il faut vraiment s'investir pour piger ! Oui donc je parvient enfin à décoller ! Bonheur ! C'est toujours assez bien fait, le survol de la planète est agréable (confirmant hélas que tout est identique partout au sol), je file vers les étoiles et aperçoit enfin la planète vue de l'espace. Pareil qu'au sol, l'immersion est excellente, on s'y croirait. Pas de temps de chargement visibles, c'est génial. Les commandes sont assez simples à prendre en main, pas de soucis, et une envie folle d'exploration me prend soudain !

Je file donc vers une seconde planète où est indiqué un signal. Les distances et l'échelle ne sont pas trop respectées mais c'est moins pire que j'imaginais, on arrive pas comme ça en 30 secondes sur une autre planète. Par contre durant le trajet je rencontre non stop des astéroïdes, par centaines, j'espère que ce n'est partout comme ça dans le jeu, car c'est assez irréaliste ! J'ai l'impression en les évitant de jouer à Asteroids sur Atari 2600.

Le deuxième monde est différent, mais quand même, y a comme un petit air de déjà vu.... Mais bon... Là je finis par trouver une base, je rentre à l'intérieur, tombe sur un alien.... L'interaction avec celui ci est plus que limitée. Je ne pige pas trop. Un terminal est accessible pour acheter et vendre, m'apercevant alors que j'ai besoin de beaucoup de sous pour acheter une pièce indispensable au voyage entre systèmes solaires, et que pour l'acheter il va falloir miner, miner, et encore miner non stop pour revendre ensuite... Je deviens vraiment sceptique sur l'intérêt de ce jeu !

Enervé, je coupe la console... On verra demain. Mes premières impressions sont hélas mauvaises, j'ai plus eu l'impression de jouer à Minecraft qu'à Elite. On est non stop à cours de matières premières avec une inventaire qui permet d'en stocker trop peu. On se demande alors ce qu'on voulu faire les programmeurs ? Ils ont eu peur qu'on s'ennuie et ils ont décidé de nous occuper non stop en clonant le gameplay de Minecraft ? Autre déception, les planètes sont certes bien faites, mais il n'y a aucune variété de paysage/climat sur un même monde (on verra par la suite). 3eme déception, le manque de réalisme global du jeu : miner le sol et absorber tout ça dans son pistolet pour fabriquer et réparer, franchement c'est ridicule, et les astéroïdes partout dans l'espace (pour donner une impression visuelle de déplacement ?) c'est également un peu naze. Dommage, car l'immersion visuelle est bonne. Il parait que le patch 1.03 que je n'ai pas encore installé corrige beaucoup de défauts, dont celui du stress à devoir miner et réparer non stop, on verra demain...

[TEST DECOUVERTE] No Man's Sky / PS4[TEST DECOUVERTE] No Man's Sky / PS4

2eme jour : le patch miracle ?

Voilà le patch 1.03 s'est installé, et c'est un gros scandale ! Il faut en effet effacer sa sauvegarde (en manuel via l'OS) et tout recommencer pour profiter vraiment des améliorations ! Les développeurs ont apporté des modifications de fond (notamment la taille de l'inventaire) qui font que l'ancienne sauvegarde ne profite pas de ces avantages. Déjà c'est écrit nulle part, il faut le lire sur internet.... Sur leur site ils osent dire que cela va concerner seulement 0,1% des joueurs... Mais bien sûr... Bref... On recommence le jeu à zéro ! Bienvenue dans le jeu vidéo moderne !!!

Autre soucis de ce patch, une fois les serveurs PS4 fermés dans quelques années, le jeu reviendra à sa version de base, non terminée, et buggée, pour qui débutera le jeu sur une autre console... Bref, le jeu final disparaitra dans un trou noir.

Hop, je recommence... Cette fois ci en une heure je réussi à décoller car je maitrise mieux le concept et les menus, et puis il y a un gros changement : le stockage dans l'inventaire est désormais 5x plus grand ! Il faut toujours autant miner, mais on peut miner d'un bloc beaucoup de chose pour "être tranquille", et ne plus faire des tas d'aller-retour pour le commerce.

Direction la base spatiale locale ! Je m'y arrime sans problème après mon slalom habituel entre les astéroïdes... Bon c'est plus facile à faire qu'à l'époque de Elite 1 sur Commodore 64 ou Spectrum ! Une base vide où je trouve un nouveau terminal pour faire du commerce... et donc de l'argent, pour acheter des matières premières rares sans miner, ou des objets... dont celui qui m'est nécessaire pour voyager entre systèmes... Sauf que maintenant il me faut en rab de l'anti-matière pour l'alimenter... Il va falloir miner, miner et reminer pour en fabriquer... A moins qu'un alien m'en file ? Il est par exemple possible d'attendre non stop sur cette station que des vaisseaux se posent et là vous pouvez donc essayer de trader avec le pilote alien (virtuellement, il n'est pas modélisé dans le jeu)... Tiens, sur cette station, on peut même miner les pots de fleur de la déco (si si !) pour revendre aussitôt ! C'est n'importe quoi franchement ! Et puis ce farming et commerce sont tellement virtuel.... Expliquez moi comment on répare son vaisseau instantanément via le farming quand on est à pied à 5km de celui-ci ? Ou comment on fait du commerce spatial dans une station totalement vide de personnes ! Les développeurs ont usés de tas de facilités.... On a l'impression qu'ils ont fait à la base un vrai jeu d'exploration, et puis qu'ils ont décidé de tout foirer en rajoutant cette surcouche casuale de farming/commerce non stop.

Je décide de quitter la station sans trop de motivation à l'idée de continuer.... Mais je vais m'accrocher, au moins pour terminer ce test découverte... je dois trouver de l'antimatière (je ne sais pas trop comment, surement via un ET dans une base ?) pour faire de grands sauts et découvrir d'autres planètes afin de juger si il y a au moins du dépaysement à découvrir d'autres mondes... mais déjà dégouté à l'idée de devoir miner.... Je mine, tu mines, il mine, nous minons, vous minez, ils minent.

[TEST DECOUVERTE] No Man's Sky / PS4[TEST DECOUVERTE] No Man's Sky / PS4

3eme jour : vitesse démesurée

Bon voilà j'i trouvé mon antimatière... En fait j'ai l'impression qu'il n'y a rien à chercher dans ce jeu, il y aura toujours un indicateur de direction pour vous dire où aller... Là j'ai simplement suivi un indicateur qui m'a amené sur une base au sol d'une planète où un alien m'a remis de l'antimatière... Bref, on a l'impression qu'il n'y a rien à chercher : les matières premières se trouvent partout au sol (et sont indiquées via des points de guidage), et les maigres éléments de scénario, idem, on se sent guidé.... On mine et on suit les "checkpoints"...

Bon allez, vitesse démesurée, je change de système solaire ! Quelques secondes d'attente dans le tunnel hyper-spatial (qui doit je pense permettre au jeu de générer le nouveau système). Direction donc le centre de la galaxie vu que c'est le but premier du jeu. Bien sûr je ne peux pas faire un bond immense, alors je choisis une étoile proche via un système de navigation aux fraises, dans la lignée du menu de l'inventaire.

Et dans ce nouveau système, mes impressions se confirment définitivement :
- On a pas de sensation de découverte réelle en arrivant sur une planète, c'est du déjà vu,
- on se remet à refaire exactement les mêmes choses : miner au sol et shooter les astéroïdes qui bloquent le passage partout dans l'espace...
- Ces nouvelles planètes ne présentent elle aussi qu'un seul biome. En gros, en 2 minutes vous avez tout vu de la planète. Donc on se pose au hasard, on mine tout ce qu'il faut miner, et on repart... Je m'aperçois alors qu'il faut fabriquer un nouvel objet... et le je craque !

Je balance la manette et coupe la console, je suis agacé. Je continuerai à jouer mais pas besoin d'en dire plus pour ce test découverte. Je pense avoir hélas déjà vu l'essentiel du jeu. Il y a surement des combats spatiaux, mais tout cela doit être très artificiel, à l'image des sentinelles à détruire au sol, je ne suis donc pas du tout pressé de continuer.

Au bout d'une semaine

Déception totale... on ne découvre plus rien du tout, tout se ressemble, le gameplay reste totalement nul, en fait j'ai tout vu en 2 heures au tout début... J'avais collé un 3/6 au jeu, je descend la note à 2/6. Et je suis généreux. Revendu dans la foulée.

No man's Sky est une grosse déception pour celui qui attendait un vrai jeu d'exploration spatiale. HelloGames nous a bien caché dans ses trailers que le jeu était basé sur le farming ! On mine, on ne fait que miner, pour acheter, réparer et vendre... Même si on arrive à s'y faire, on se rend compte qu'il n'y a pas grand chose d'autre à faire, et que les planètes sont toutes tristes à mourir avec un seul biome à chaque fois. Sans compter l'aspect réalisme totalement absent du jeu (dimensions, biomes uniques, système solaires irréalistes, le farming dans son pistolet aspirateur pour fabriquer et réparer, etc...). Même la sensation de liberté est flouée, car il faut absolument miner non stop, il faut absolument fabriquer tel ou tel objet, et des points indicateurs à l'écran vous guident... Au final le jeu fait penser à une simple démo technique de procédural sur lequel on a collé du farming (des fans de Minecraft ?), des objectifs et un scénario totalement sans intérêt, et de temps en temps un extraterrestre, de peur que les gens découvrent très/trop rapidement que le procédural est très pauvre ?

Je ne vais pas en rajouter une couche avec le patch 1.03 qui rend l'ancienne version obsolète... Obligeant à recommencer le jeu ! Un scandale. Ca rend aussi le jeu sur galette totalement bidon, car ce n'est plus le bon jeu. HelloGames s'est planté, le terrain était savonneux, donc on ne peut pas trop leur en vouloir... heu... en fait si.... ils nous ont menti sur toute la ligne !

SUPPOS : 2/6

 

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[TEST] Inside / Xbox One

Publié le par Sebnec

Inside
Xbox One et PC
(autres systèmes à venir)
Sorti le 29/06/2016
Développeur : Playdead
Editeur : Playdead

Sortie : 29/06/2016

[TEST] Inside / Xbox One

Comme en musique, où le passage du second album est souvent révélateur du talent d'un artiste, Playdead nous prouve sa valeur avec Inside. La nouvelle création du studio à l'origine de Limbo (2010) s'avère très proche de son illustre aîné : intrigue, mise en scène, système de jeu, rythme, nous voilà en terrain connu.

Une fois encore, impossible de ne pas penser aux jeux d'Eric Chahi, notamment Another world et Heart of darkness pour les échanges silencieux du premier, la jeunesse du héros du second et l'univers désolé et hostile des deux. L'armement en moins, mais le die & retry toujours dans ses gènes.

Les Danois de Playdead nous mettent à nouveau aux commandes d'un garçon dans sa fuite en avant effrénée, perdu (sans doute moins que nous) dans un monde mystérieux sans la moindre explication préalable des tenants et aboutissants de cette course à la (sur)vie. Toujours est-il que nous comprenons immédiatement, en bons joueurs aguerris et impatients, qu'il nous faudra avancer au péril de notre existence.

L'ambiance y est oppressante, le danger permanent et, malgré tout, de ce chaos nous parviendra sporadiquement quelque aide inattendue. Notre avatar, plus victime que héros, saute d'une plate-forme à la suivante, joue avec le moteur physique en poussant des caisses, en tirant des grilles ou en actionnant quelques interrupteurs. Les mécaniques sont relativement variées et, bien que les neurones soient plus sollicitées que les réflexes, ces derniers sont requis pour s'en sortir sans heurt.

[TEST] Inside / Xbox One[TEST] Inside / Xbox One

Inside profite d'un gameplay délicatement réglé, jamais frustrant. Certains passages nécessitent d'agir dans un timing serré, mais le jeu nous laisse toujours quelques millièmes de secondes pour nous en sortir, d'autant que le héros se déplace à une vitesse parfaite : au gré de ses belles animations fort bien décomposées, qu'il trottine, nage, se balance à une corde ou déplace une caisse, on ne le trouve jamais trop lent ou trop rapide.

En plus de sa maniabilité fort bien réglée, le titre nous régale car il parvient à instaurer une excellente atmosphère grâce à une direction artistique superbe, qui se base sur une palette de couleurs réduite mais judicieusement employée, soutenue par de beaux effets de lumière et des placements de caméra subtils. Il convient également de saluer une ambiance sonore du même niveau d'exigence artistique, des plages musicales spartiates et hypnotiques renforçant l'omniprésence des bruitages. L'environnement auditif crée un sentiment d'isolement prégnant autant qu'il donne vie à l'univers.

Fait rare pour être souligné de nos jours, le jeu est exempt du moindre bug : les contacts entre les personnages et le décor sont précis, le moteur physique réagit au poil, c'est un régal de ne pas avoir à déplorer le moindre élément perturbateur qui puisse nous couper de l'immersion.

Nous ne dévoilerons rien sur l'intrigue et son dénouement puissant, mais sachez qu'elle pourrait frustrer, du début à la fin, les joueurs les plus pragmatiques. L'expérience est courte mais parfaitement conçue et soignée jusqu'au moindre détail, de la crédibilité de son monde aux puzzles proposés, qui s'avèrent vraiment stimulants. Cependant, la durée de vie est réduite : comptez trois grosses heures si vous ne bloquez pas en chemin, ce qui rebutera les aficionados de la rentabilité. D'autant plus qu'il n'y a pas vraiment de raison ludique d'y revenir, sinon pour revisiter librement (et rapidement, une fois assimilés) les chapitres, afin d'y déceler les objets cachés. Dans quel but ? Sans rien dévoiler une fois encore, sachez qu'il est question d'une fin alternative n'ayant pas spécialement d'incidence sur l'histoire, mais qui permettra d'alimenter fortement la machine à interprétation (David Lynch et son Mulholland Drive ne sont pas loin, dans l'esprit : rappelez-vous la boîte de Pandore).

[TEST] Inside / Xbox One[TEST] Inside / Xbox One

Il est aisé de comprendre pourquoi la critique et les joueurs sont aussi unanimement positifs concernant un titre autant soigné, intriguant et stimulant, que nous ne pouvons à notre tour que vous recommander chaudement. Le voyage est tellement beau (et horrible à la fois), chaque passage fait preuve d'une telle ingéniosité et d'une si belle gratification une fois franchi, qu'Inside mérite amplement d'être vécu, ses développeurs ayant une fois encore remis une copie d'une excellence inouïe.

SUPPOS : 5/6

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[TEST] Star Ocean : Integrity & Faithlessness

Publié le par FK-Corporation

STAR OCEAN : INTEGRITY & FAITHLESSNESS
Support : PS4
Développeur : Tri-Ace
Editeur : Square Enix
Sortie : 1 juillet 2016

[TEST] Star Ocean : Integrity & Faithlessness

La série Star Ocean est très réputée dans le milieu des RPG malgré seulement 5 épisodes. Il faut dire que Star Ocean The Second Story a placé la barre tellement haute que le jeu est devenu mythique pour beaucoup de joueurs. Cette série possède quelques particularités qui font son charme, nous y reviendrons plus tard. Star Ocean Integrity And Faithlessness possède un nom improbable mais pour avoir fait le jeu, cela lui va plutôt bien. Il a pour but de redresser la barre du quatrième épisode, Star Ocean The Last Hope qui n'avait pas fait l'unanimité à sa sortie. Est-ce justifié ? Cela est une autre question.

Le scénario : Le jeu débute sur la planète Faekrid à 6000 années lumière de la Terre et on prend le contrôle de Fidel Camuze, fils d'un grand maitre épéiste connu dans tout le pays. Le scénario du jeu va nous entrainer dans une guerre entre deux pays, un conflit géopolitique à la manière d'un Suikoden des grands moments. Le scénario suit-il la route ? Oui et non, il est ultra classique et générique malgré quelques efforts au niveau de la profondeur. Le plaisir n'est pas là, il est ailleurs.

Star Ocean The Last Hope avait un énorme défaut, il manquait totalement de rythme, les personnages étaient tous caricaturaux et il était bourré de scènes cinématiques d'une longueur sans nom et souvent totalement inintéressantes voire gênantes tellement elles étaient stupides. On était obligé de les zapper via la touche start et on avait droit à un résumé nous évitant un horrible calvaire. SO5 fait totalement l'opposé car pour terminer l'aventure, on aura droit à seulement 30 minutes de cinématique et autant dire que cela nuit énormément à l'immersion... Les cinématiques se passe en temps réel, fausse bonne idée, on se retrouve à regarder l'écran sans aucune mise en scène à lire des dialogues sans saveur dont l'orateur n'est même pas mentionné, bonjour la compréhension pour savoir qui parle à qui !

Le jeu étant plutôt pauvre graphiquement, on a ici un des rares moment ou l'on en prend plein les yeux

Le jeu étant plutôt pauvre graphiquement, on a ici un des rares moment ou l'on en prend plein les yeux

Le système de combat

Star Ocean est réputé pour ses combats ultra dynamiques et sa profondeur de jeu souvent insoupçonné. A première vue les combats paraissent brouillons et bourrins, c'est le cas et pourtant on prend beaucoup de plaisir. Trois touches, croix pour l'attaque faible, rond pour l'attaque lourde et carré pour la garde. Il est ensuite possible d’appuyer longuement sur les touches d’attaques pour sortir une compétence spéciale. Les attaques faibles empêchent les attaques fortes et les attaques fortes cassent la garde. La garde permet d’étourdir l’ennemi. Sur le papier ça déchire, dans les faits c’est inutile car le système de combat est trop bourrin pour qu’on s’attarde a cassé la garde de l’ennemi ou non. On cherche juste à taper comme un sourd à coup de compétences spéciales. Quel dommage de ne pas avoir repris le système de vitesse de Last Hope ou l’on pouvait passer derrière l’ennemi très rapidement pour lui infliger de lourd dégâts et ainsi s’octroyer des bonus, frustrant ! SO5 est un jeu bourrin, il n’y a pas vraiment d’approche tactique, on cogne, on envoie la purée avec tous les MP qu’on a en stock. Cela nuit forcément à la lisibilité et je me suis même étonné de gérer mes combos grâce aux vibrations de la manette car je ne distinguais plus rien à l’écran.

Devant ce constat pourtant mauvais, le système de combat possède tout de même du charme et c’est avec plaisir qu’on rentre en phase de combat pour pouvoir tester ses nouvelles compétences, peaufiner ses stratégies grâce aux rôles ou encore pour tester chacun des 6 personnages jouables. Un autre point décevant, dans SO4 nous pouvions combiner jusqu’à 4 techniques spéciales d’affilées pour arriver à un combo de 200%. C’était super d’essayer de mettre bout à bout ces techniques pour trouver le combo le plus diablement efficace. Malheureusement cette excellente idée n’a pas été conservé et nous pouvons seulement enchainer deux techniques spéciales, c’est dommage.

Les combats sont parfois assez brouillons

Les combats sont parfois assez brouillons

Le casting

Nous avons Fidel qui ressemble beaucoup à Claude de SO2 et Edge de SO4. Miki la soigneuse un peu cruche qui est amoureuse de Fidel comme Rena de SO2. Nous avons Victor, le meilleur ami du héros mais aussi son meilleur rival comme Dias de SO2 et Crowe de SO4. Rélia, la petite fille aux pouvoir magiques que nous devons protéger comme Lymle de SO4, Fiore la magicienne expérimentée comme Céline de SO2 et Sarah de SO4. Anne la guerrière avec une forte personnalité comme Opéra de SO2 et Myuria de SO4 et enfin Emmerson, le papa de la bande comme Bowman de SO2 et Bacchus de SO4. Je vais arrêter les comparaisons ici, vous avez bien compris que les personnages sont calqués les uns sur les autres avec juste un changement de skin entre les épisodes, Tri Ace ne s’est jamais embêté à pousser la personnalité des héros et c’est bien dommage. N’ayant jamais fait le 1er Star Ocean ni le 3ème, je ne peux même pas comparer avec eux-ci.

L'équpe lambda par excellence mais tout de même moins chiante que celle de SO4

L'équpe lambda par excellence mais tout de même moins chiante que celle de SO4

Il serait peut-être temps de commencer à parler du jeu en bien non ? Malheureusement non je n’ai pas encore terminé avec les défauts car le jeu est vide… du moins en apparence et c’est bien cela que vont retenir les joueurs. Il est vrai que SO5 fait vraiment cheap, les décors sont vides, l’univers est très petit, on repasse toujours dans les mêmes zones et pourtant ce jeu a un truc plaisant mais c’est dur à expliquer.

Je ne sais pas si c’est un manque de temps, un manque d’envie ou de moyens mais le jeu fait clairement RPG du pauvre. Tri Ace a repris les mêmes musiques, les mêmes bruitages, les mêmes magies, mêmes compétences spéciales, les mêmes noms, les mêmes skins, les mêmes noms d’objets, les ennemis et même leurs attaques etc… On est vraiment dans un jeu 100% recyclable et on a vraiment l’impression de jouer à Star Ocean The Last Hope 2 mais avec la profondeur de Gameplay en moins. SO4 nous faisait au moins voyager à travers différentes planètes, ici pas de voyage spatial, on est cantonné à la planète Faekrid, on a juste le droit d’atterrir sur un croiseur ennemis dans l’espace mais n’espérez pas voir les étoiles. Qu’avez-vous fait Tri Ace ? Les voyages dans l’espace sont le cœur des Star Ocean et ici vous nous avez même enlevé ce droit…

Je viens de passer quatre paragraphes à expliquer pourquoi ce jeu est mauvais et pourtant je l’apprécie énormément, je vais maintenant devoir l’expliquer. Star Ocean fait du Star Ocean et il le fait bien, les habitués comme moi se sentent tout de suite à l’aise dans cet univers, on y retrouve le même design (parfois de mauvais goût) les mêmes ambiances, les mêmes ennemis… On peut reconnaitre les musiques propres à la série comme on reconnait facilement les musiques d’un Kingdom hearts.

Un truc qui m’a agacé est qu’il n’y a aucune logique dans le bestiaire, on va retrouver des araignées géantes à coté de loups, on dirait qu’ils ont été disposé à n’importe quel endroit de la map de façon aléatoire, le genre de détail qui saoule.

La maison de Welch, la créatrice d'objets un peu fofolle, personnage récurrent de la série

La maison de Welch, la créatrice d'objets un peu fofolle, personnage récurrent de la série

Le jeu a été souvent critiqué pour sa durée de vie mais personnellement je l'ai terminé en 45 heures car je m’accordais du temps pour faire les quêtes optionnelles et la création d’objets. La durée de vie ne m’a pas choqué, ce sont plutôt le faible nombre de zones à explorer qui sont préjudiciables. Une fois le scénario fini dans un réel jemenfoustisme, on va s’attaquer au gros du jeu, le vrai plaisir, le donjon post-game propre à la série. Star Ocean ne rigole pas avec ses donjons post-game, c’est même devenu sa marque de fabrique. Ici vous allez en chier, en baver et vous arracher les cheveux si vous ne mettez pas de cœur à peaufiner les rôles et les équipements de vos personnages.

Les roles

Sûrement un des gros points fort du jeu, son système de rôle à la FF12. Vous pouvez attribuer 4 rôles différents à chacun de vos personnages qui les guideront dans leurs actions en combat. Il va être important de mettre des rôles défensifs sur Miki pour qu’elle soigne tout le monde et des rôles offensifs sur les attaquants tel que Victor ou Anne. Emmerson et Fiore eux devront attaquer à distance. Ce système de rôle prend tout son sens lors du donjon post-game, les Dédales car durant l’histoire principale, on peut juste se contenter de bourriner sans trop réfléchir, ça passe presque partout sauf à de rares moments. Dans les Dédales, on va découvrir les vraies spécificités des rôles et quelle plaisir de tester toutes les combinaisons pour se faire une équipe over-cheatée. Pour battre tous les boss annexes dont les mythiques Gabriel Celeste et Reine Ethérée, qui étaient déjà les 2 boss optionnels depuis le premier jeu , vous allez devoir faire du levelling et surtout crafter de nouvelles armes et armures car c’est loin d’être une partie de plaisir. La version 6 ailes de la Reine Ethérée possède un total de 139 millions de point de vie, rien que cela ! Prévoyez une bonne heure avant de vous lancer dans ce combat.

Voici donc la particularité des Star Ocean, une quête principale vite expédiée mais des défis post-game très prenant ou l’on va devoir augmenter les niveaux de nos personnages jusqu’au 255 !

Si comme moi vous êtes un chasseur de trophées et que vous voulez platiner le jeu, je vous préviens tout de suite, le challenge est corsé. Le platine de SO4 était un des 10 plus durs sur PS3, j’avais réussi à le faire en 1 an et demi et 600 heures de jeu à cause de ses 900 trophées de combat. Ici « seulement » 150 heures seront nécessaires car il n’y a que 100 trophées de combat. Sur ce point j’ai du mal à comprendre les critiques sur la durée de vie, effectivement le jeu est court en ligne droite mais si vous voulez le faire à 100%, il n’a rien à envier aux autres jeux du genre ! Une fois le jeu terminé vous pouvez vous frotter à deux modes de difficultés supplémentaires pour les fous furieux dans mon genre !

Plus vous attaquez plus vous remplissez votre jauge de vitesse qui vous octroiera des attaques dévastatrices

Plus vous attaquez plus vous remplissez votre jauge de vitesse qui vous octroiera des attaques dévastatrices

Le pari de Tri-Ace était de faire mieux que Star Ocean The Last Hope et malheureusement pour ma part, le pari n’est pas réussi. Last Hope avait de nombreux défauts mais il proposait au moins un dépaysement total en nous embarquant de planètes en planètes et une aventure encore plus variée et profonde qu’ici. Last Hope proposait carrément deux donjons post-game, rien que ça ! Du vrai plaisir en barre pour les masochistes adeptes des challenges corsés et impossibles.

Star Ocean Integrity & Faithlessness n’est pas un mauvais jeu, c’est un jeu plein de fan service et assez profond pour peu qu’on se donne la peine de voir plus loin que la quête principale. Il est pourtant difficile à conseiller car tout dépend de votre approche. Il possède une histoire quelconque et des personnages peu charismatiques à défaut d’être insupportable. Le jeu n’a presque aucune mise en scène, les scènes cinématiques sont racontées à l’instar d’un livre dont vous êtes le héros et pour le voyage dans l’espace nous repasserons aussi. Si vous êtes du genre à apprécier les défis et que vous avez 150 heures à tuer, lancez-vous dans le platine du jeu, vous y trouverez toute la profondeur qu’on cherche dans un J-RPG. Moi personnellement j’ai adhéré au concept malgré de nombreux défauts.

SUPPOS : 3,5/6 pour ceux qui veulent juste faire le scénario
ou 4,5/6 pour les fans de la licence et adeptes des défis post-game (moi)

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[LES DIXLIGNES] Transformers Devastation / PS4

Publié le par Dr Floyd

TRANSFORMERS DEVESTATION
Support : PS4

Existe également sur XOne, PC, PS3, X360
Développeur : PlatinumGames
Sortie : Octobre 2015

[LES DIXLIGNES] Transformers Devastation / PS4

Test "DixLignes" après 2 heures de jeu avec le support de Gamoniac.fr

Transformers, ce n'est pas seulement la daube ciné de Bay, mais aussi l'animé culte des années 80 (surtout à l'étranger). Megatron a encore décidé d'attaquer la Terre, mais les Autobots sont là, et Platinum est là également pour éviter le jeu gros nanar... à priori ! Visuellement c'est assez correct, du Cel-Shading pour faire penser à l'animé, pour un rendu propre, fluide, mais très dépouillé et répétitif. On sent que c'est du vite fait, à l'image du gameplay qui n'est que du clonage déguisé des jeux précédents de Platinum : frappe faible ou forte, esquive... bref, un beat'em up avec des robots, mais avec bien sûr la possibilité de transformer vos robots en bagnoles. Mais globalement c'est ennuyeux et sans rythme, avec des soucis de caméra... on se fait vite chier, c'est banal en fait. Les fans de l'animé y trouveront je pense quand même leur compte, la licence est respectée. Mais Platinum semble se lancer dans des production "alimentaires"...

[LES DIXLIGNES] Transformers Devastation / PS4

SUPPOS : 3/6

 

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[TEST] Dex / PC

Publié le par Sylesis

DEX
Support : PC
Existe également sur PS4, Xbox One

Éditeur : Dreadlocks
Développeurs : Dreadlocks
Genre : Action-RPG
Nombre de joueurs : un
Sortie : 2015-2016

[TEST] Dex / PC

En temps normal, je ne suis pas fan des plateformes de jeux du genre Steam : plein d'occasions pour dépenser son argent pour des jeux qu'on ne possède pas réellement et parfois des déceptions après un achat impulsif. La semaine passée, j'ai ouvert GoG Galaxy pour poursuivre les aventures de mon sorceleur d'amour, quand j'ai ouvert par curiosité la page du magasin. La section RPG montrait des titres que je connaissais déjà intimement - Planescape Torments, Baldur's Gate 2 et consorts - mais un jeu a attiré mon attention : Action-RPG, en 2D ? Je n'ai pas hésité à payer. Après une journée de travail pendant laquelle mon ordinateur téléchargeait les 2go de fichiers à la maison ( tout le monde n'a pas la fibre), je testais enfin Dex.

[TEST] Dex / PC

Evidemment, je n'ai pas pris uniquement le jeu pour son genre Action-RPG. La raison tient en fait en un mot qui me fait toujours vibrer quand je l'entend : cyberpunk. Oui, le cyberpunk : un registre de la SF créé en 1984 par William Gibson avec Neuromancien. Sans être le genre le plus connu de la science-fiction, on y trouve de merveilleuses pépites sur divers supports : en papier avec le Samouraï Virtuel de Neal Stephenson, en papier et en vidéo avec Ghost In The Shell, sur grand écran avec Matrix, et aussi en jeu de rôle avec Shadowrun et ses propres adaptations. N'oublions pas également Deus Ex et et Human Revolution.

Le cyberpunk est situé généralement dans un futur très proche, où la technologie omniprésente a rongé l'homme jusqu'à l'âme. Implants, produits synthétiques, hyper-abondance de l'information et omnipotence des super-entreprises ont déshumanisé la population qui n'est désormais qu'une masse de chair et de métal palpitante dans les rues de gigantesques métropoles.

Dans cette masse se trouve Dex, une jeune femme aux cheveux bleus qui médite sur son avenir : va t'elle se fondre dans la foule sans nom de Harbor Prime, ou tenter de garder son identité ? Ses réflexions sont coupées court par un certain Raycast qui la prévient d'un raid armé la visant. Sans vraiment comprendre ce qui lui arrive, Dex va devoir fuir rapidement et s'enfoncer dans les ombres pour reprendre son destin en mains.

[TEST] Dex / PC

Après une succession de poursuites et de combats qui serviront de didacticiel, vous aurez enfin la possibilité de diriger Dex comme bon vous semble : on vous donne une mission pour faire avancer, un fil rouge, mais pour le reste, à vous de voir.

Je suis immédiatement allé voir la gestion de mon personnage : inventaire, implant, compétence... Ah, on a du choix ! Nous disposons de quatre compétences majeures et quatre tierces (mais utiles, attention), Augmenter une compétence se fait grâce à des points que l'on gagne à chaque niveau et en utilisant des cubes de données, les talents les plus poussés demandant jusqu'à trois points. Un rapide calcul permet de voir que pour faire un personnage totalement Munchkin, maitrisant toutes les compétences, il faudrait 52 points. Or, on ne peut monter que jusqu'au niveau 20, et même avec les divers cubes, on ne peut pas monter si haut. En conséquences, il faut faire des choix, et décider de sa façon d'approcher les choses.

A titre d'illustration, j'ai décidé d'être solide en piratage, de m'appuyer sur mon endurance et les bonus associés pour me battre au corps à corps. Je possède une arme à feu mais je n'ai jamais tiré, préférant une approche furtive et diplomate quand je peux.Notez bien les deux barre situées au milieu de l'écran, j'en parle dans un instant.

[TEST] Dex / PC

Comme dans tout jeu d'action, Dex dispose d'une barre de points de vie, mais pas seulement. La barre de concentration qu'elle a en plus interviendra dans les piratages, aussi bien ceux des ordinateurs que ceux en RA ou Réalité Augmentée. En piratant un ordinateur, vous contrôlez un avatar en forme de tourelle et dont l'énergie vitale correspond à votre concentration. Pour vous défendre, vous disposez de quelques programmes offensifs comme flèche, arc à impulsion et spam, Selon votre utilisation, vous consommerez de la barre bleue mais celle ci se recharge vite.

Ce n'est pas le cas de la barre de concentration et vous devrez faire attention dans votre lutte contre les divers défenses virtuelles : une barre de concentration vide vous éjecte du cyberespace avec un choc traumatique entrainant la perte de 50 points de vie, qui peut entrainer un Game Over. Mention spéciale pour la variété des contre-mesures électroniques : chacune nécessite une approche différente et foncer dans le tas n'est pas recommandé.

Les ordinateurs sont des sources d'informations, d'expérience et même parfois d'argent, mais ce n'est pas la seule façon d'utiliser votre compétence de piratage. A tout moment dans le monde réel, vous pouvez passer en vue Réalité Augmentée.

Dans ce mode, le temps se fige et vous pouvez explorer les environs avec votre avatar électronique pour voir ce qui peut être piraté : caméras, distributeurs, tourelles anti-intrusion et même les ennemis si avez le talent nécessaire. Chaque passage en RA coute 5 points de concentration, et chaque tentative de piratage provoque l'arrivée de la cavalerie électronique, mais désactiver l'équipement de détection est un bon moyen de passer sans être vu. Ni abattu.

Les combats se feront en début de partie aux poings, en enchainant quelques combos, bloquant quand l'adversaire frappe et faisant une roulade pour échapper à une mêlée. Avec un peu de discrétion, vous pouvez même réaliser une exécution silencieuse. Plus tard vous trouverez des armes à feu et même un laser : vous devrez alors déplacer un curseur de tir sur votre cible. A vous de voir selon votre style, vous êtes libre dans votre choix.

[TEST] Dex / PC

Oui, vous êtes libre. Libre d'explorer la ville à votre guise, découvrant quartier après quartier la faune qui compose Harbor Prime. Les curieux pourront d'ailleurs résoudre certaines missions en récupérant des objets avant même de réaliser qu'ils en avaient besoin. Croyez moi, ca m'est arrivé au moins deux ou trois fois pour l'instant.

Libre dans vos dialogues : vous pouvez aussi bien rester le plus poli possible ou de secouer les puces ( électroniques ?) de votre interlocuteur. Avec des répliques du genre "T'as avalé une pharmacie ou quoi ?!"

J'ai particulièrement apprécié ce ton, qui permet de voir la personnalité que les développeurs ont voulu donner à Dex : elle n'est juste un avatar neutre que le joueur dirige à sa guise, mais un personnage bien construit dont on suit l'histoire. Une réalisation confirmée par le titre du jeu qui reprend le nom de l'héroïne. Et au passage, comme le dit dans le jeu le Dr Niles : Dex est "bien plus qu'une jolie p'tite paire de fesses..."

Enfin libre dans vos décisions : les NPCs vous demandent quelque chose mais en fin de compte, c'est vous qui décidez de comment les choses termineront. Par exemple, quelqu'un vous demande mettre fin aux menaces de mort qu'elle reçoit, puis vous demande d'épargner le responsable : vous pouvez bien sûr le faire, mais aussi accepter de faire payer votre silence, ou tout simplement de tuer le maître chanteur. La décision est la votre, mais les conséquences aussi, alors réfléchissez bien.

Et là on sent bien le potentiel du jeu, sa rejouabilité : autre incarnation et autres choix, pour une autre fin. Je n'ai pas encore terminé le jeu ( j'en suis à 15h depuis une semaine), mais l'éditeur promet plusieurs fins possibles.

[TEST] Dex / PC

Fidèle à l'esprit cyberpunk, le jeu permet d'acheter et faire installer des implants une fois que vous aurez acquis un neuro-tissus. Installer un implant est définitif, et le nombre que le corps de Dex peut supporter dépend de son endurance. Il existe aussi deux rangs d'implants, basiques et avancés : les avancés demandent que vous trouviez d'abord une Sy-nterface. Notez aussi que les implants avancés coutent une coquette somme d'argent : c'est dans ces cas qu'on apprécie la compétence Négociation. Enfin les effets des implants sont assez variés et tous ont leur utilité : cyber-jambes, respirateur pour s'immuniser contre les gazs toxiques, augmenteurs de dégâts au corps à corps, radar...

Au niveau technique, le jeu est une réussite : les graphismes sont de toute beauté, les rues sont animées. L'atmosphère cyberpunk est très bien rendue. Selon les lieux et les occasions, le jeu zoomera automatiquement sur le personnage : le passage se fait en douceur et permet notamment d'admirer les mouvements des cheveux de Dex. On notera que l'animation est fluide et sans a-coups, que ce soit en combat, durant les déplacements en ville ou durant les phases de plateforme où vous devrez faire de la gymnastique avec le décors.
En ce qui concerne la maniabilité, le jeu propose de jouer à la manette ou au clavier+souris. Hélas, ma fidèle Logitech Precision n'a pas assez de boutons être utilisable, j'ai donc dû jouer au clavier, avec un peu d'appréhension au début. En fin de compte, le clavier une fois bien configuré convient bien, et ne nuit pas au plaisir de jeu.

En plus des graphismes, une immersion réussie dans le cyberpunk nécessite une bonne bande-son : c'est le cas içi. Outre le fait que chaque personnage avec lequel vous pouvez interagir a sa propre voix, les musiques sont véritablement du miel pour les oreilles. Elles sont à la fois discrètes, adéquates et mémorables, et n'ont rien à envier à celles des Deus Ex.

Enfin le jeu lui même pousse à réfléchir : on ne vous mâche pas tout et accomplir une mission ne se résume pas à suivre un indicateur de destination. Il suffit de bien lire les notes, le reste est simplement de la logique. Un adversaire dangereux est dépendant d'une drogue de combat ? Qui d'autre que le pharmacien peut vous renseigner ?

Et quand je parle de réfléchir, oui, il faudra parfois utiliser ses neurones, comme pour ouvrir les coffres forts. A une exception près, les combinaisons n'ont pas été laissées bien en vue à l'attention du premier visiteur. Non il faudra les deviner; toutefois et comme souvent dans la réalité, les propriétaires ont des aides-mémoires pour parvenir à retrouver la combinaison en cas d'oubli : à vous deviner leur logique, sachant que réussir donne un certain sentiment de fierté.

Constat parfait ? Ah, si seulement... Malheureusement, j'ai remarqué quelques bugs :
- le premier n'est apparu qu'une fois en 15 heures de jeu, et faisait que je ne pouvais emprunter des escaliers pour sortir d'un bâtiment. Il a fallu que j'utilise l'option de voyage rapide.
- le deuxième est plus commun : il arrive qu'avec la souris, il soit presque impossible de sélectionner certaines options de dialogues. Il a fallu que j'utilise les flèches du clavier pour mettre en surbrillance mon choix puis appuie sur Entrée.

Peu de jeux se basent sur le cyberpunk, et moins encore parviennent à restituer la quintessence du genre. C'est pourtant l'exploit que parvient à réaliser Dex, en se rapprochant de l'oeuvre de William Gibson par diverses facettes. Bien réalisé, riche et offrant une liberté de jeu énorme, la fille aux cheveux bleus ne manque pas de personnalité ni d'attrait. Pour peu que vous soyez fan du genre, vous êtes garanti de passer un excellent moment. Les autres trouveront un action-rpg original et bien ficelé.

SUPPOS : 5,5/6

[TEST] DOOM / PS4

 

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[TEST] Kirby Planet Robobot / 3DS

Publié le par Dr Floyd

KIRBY PLANETE ROBOBOT
Support : 3DS
Développeur : HAL
Editeur : Nintendo
Sortie : juin 1016

[TEST] Kirby Planet Robobot / 3DS

Il y a de quoi se poser des questions en découvrant ce nouveau jeu... Pour diverses raisons : Nintendo essayant de boucher les trous pour attendre la NX, Kirby ayant déjà fait son apparition sur 3DS il y a seulement 2 ans avec Triple Deluxe, le titre 'Robobot' plutôt ridicule, et enfin l'arrivée de Mecha... Je suis assez sceptique ! Mais bon, un Kirby ça ne se refuse jamais !

[TEST] Kirby Planet Robobot / 3DS

Ca ne se refuse pas car c'est cultissime ! Un concept génial inventé sur Gameboy par HAL au début des années 90 qui a fait ses preuve et qui nous revient donc régulièrement. Kirby, c'est le fun incarné par un gameplay super efficace : une boule capable de manger ses ennemis et de les recracher comme projectile, de les avaler pour prendre leurs pouvoirs, ou de se gonfler pour voler. C'est con, mais ça tient du génie vidéoludique ! Et aujourd'hui Kirby est certes toujours rose, mais il est vert car la planète Starland a été envahie façon Independance Day par un vaisseau géant qui a mécanisé la région ! Fini la sieste, notre boule rose va devoir reprendre du service !

[TEST] Kirby Planet Robobot / 3DS

L'aspect technologique du scénario va amener du sang neuf à la série, car nos ennemis habituels vont revetir des exosquelettes et l'ambiance est plus "industrielle"... Ce qui m'a fait franchement peur car Kirby c'est habituellement les fleurs et les petits oiseaux. Mais non, finalement ça passe, et ça reste très mimi... même l'arbre mécanisé !

L'aspect gameplay en profondeur sur plusieurs plans de Triple Deluxe a été repris, amenant un peu plus de piment puzzle-game à la partie, mais ça reste assez simple et sans prise de tête comme toujours avec cette licence. La difficulté n'étant pas de finir le jeu mais de découvrir tous les secrets, et ce n'est pas gagné ! Au niveau de l'arsenal on retrouve la plupart des pouvoirs historiques de Kirby, et quelques nouveaux bien délirants, dont un en Docteur, où vous balancerez non pas des suppos (Copyrights Gamopat, Nintendo a tenté de négocier) mais des pilules.

[TEST] Kirby Planet Robobot / 3DS

Et puis il y a ces phases en Mecha qui finalement ne dénaturent pas trop le jeu, c'est même assez jouissif de tout bastonner dans ce mode. Un mode robot qui ne sert pas juste à tout défoncer, vous pourrez aussi faire plein de choses : casser des passages bloqués, visser, dévisser, activer des mécanismes... et surprise, les robots eux-aussi absorbent les pouvoirs. Par exemple le pouvoir qui transforme Kirby en roue, vous transformera ici en voiture, etc... De ce fait le jeu en devient hyper complet, il y a même des phases de shoot ! Je vous laisse aussi la surprise des modes de jeu annexes qui viennent compléter l'aventure.

Je n'ai pas abordé la réalisation, mais il n'y a franchement rien à redire, c'est du HAL, qualité inside donc ! La 3D est super bien intégrée dans le gameplay 2D, c'est beau, coloré, plutôt fluide, avec une bande son géniale comme toujours, et un aspect relief réussi pour ceux qui aiment s'abimer les yeux. La console est franchement bien exploitée. Un très beau jeu programmé avec amour.

[TEST] Kirby Planet Robobot / 3DS

Ce nouveau Kirby est une pure réussite, il est plus varié et plus fun que l'opus précédent. Certes l'aspect Mecha peut paraitre un peu étrange pour cette licence mais ça passe bien, le jeu n'est nullement dénaturé. Gameplay génial, puzzle-game sans prise de tête, aspect gamer pour celui qui veut tout débloquer, notre petit boule rose est toujours au top. Un indispensable sur 3DS, un de plus, malgré des sorties de plus en plus espacées.

SUPPOS : 6/6

 

[TEST] DOOM / PS4

 

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[TEST] Fire Emblem Fates / 3DS

Publié le par Dr Floyd

FIRE EMBLEM FATES
Support : 3DS
Développeur : Intelligent Systems
Editeur : Nintendo
Sortie : mai 2016

[TEST] Fire Emblem Fates / 3DS

Après le succès du tactical RPG Fire Emblem Awakewing et ses fameux personnages sans pieds (je ne m'en suis toujours pas remis), Intelligent Systems en remet une couche sur 3DS, et une bonne, avec cependant un étrange concept marketing : un jeu divisé en 3 jeux… 2 jeux en boite, Héritage et Conquête, et un jeu démat, Révélation. Les 2 premiers vous permettent de choisir pour quel camps vous allez combattre, et le troisième voit le personnage refuser de choisir. Bref, vous n’êtes en aucun cas obligé de vous payer les trois opus, c’est juste nécessaire si vous êtes ultra fan et si vous avez envie de tout connaitre du scénario à 100%... Une chose est sûre, cette fois ci les personnages ont des pieds !

Chose à savoir, en achetant Héritage ou Conquête (en boite donc), l’autre vous sera alors proposé à 20€ en téléchargement…. Quant à Révélation il sera disponible en téléchargement des le 9 juin, pour 20€ également… Après il y a la version collector du kéké, où tout est accessible sur une seule cartouche directement. Dernière précision : Héritage est considéré comme la version la plus « facile ». Si vous êtes débutant sur cette licence, il est donc conseillé de choisir cette version. Voilà.

[TEST] Fire Emblem Fates / 3DS

Tactical RPG oblige, vous avez faire face à un conflit entre deux royaumes, les « gentils » d’Hoshido (inspiré du Japon féodal) et leurs jolis paysages, face aux « méchants » de Nohr (inspiré de l’Occident), et leurs paysages sombres. Et au milieu, et bé il y a vous, né en Hoshido, mais capturé bébé par Nohr ou vous avez été élevé comme un Prince… bref, vous voilà déchiré à savoir ou se trouve vraiment votre famille (d’où les 3 versions du jeu). Dans Conquête vous décidez de combattre avec ceux qui vous ont élevé, et dans Héritage avec votre vraie famille. Voilà, le scénario est très basique, lié à des dialogues… à la Japonaise… c'est-à-dire longs et ridicules… mais ça on a l’habitude, c'est toujours pareil avec nos amis du Pays du Soleil Levant.

L’intérêt est ailleurs, dans les combats tactiques, et dans vos alliances… les mariages et enfants faisant parti de l’aventure ! Et il y en aura pour tous les goûts avec même des relations homosexuelles ! Comme ça tout le monde est content ? Le mariage pour tous ! A noter des scènes de drague totalement ridicules... avec un mode caresses (si si !) qui n'avait rien à faire dans ce jeu... Un enfant nait (si du moins le couple est hétérosexuel n'est-ce pas), hop il rejoint quasi directement votre armée… la notion de temps ne faisant pas trop partie du jeu… c’est un jeu vidéo voilà tout… C’est au total 66 personnages qui seront jouables en tout cas.

[TEST] Fire Emblem Fates / 3DS[TEST] Fire Emblem Fates / 3DS

La campagne principale de chaque volet fait je crois 21 chapitres (sans compter les quêtes annexes)… pour un jeu qui pourrait sembler court, sauf qu’il est très difficile, et qu’il faut souvent recommencer les mêmes combats, en changeant ses tactiques, et c’est tout l’intérêt du jeu. Un jeu qui propose différents niveaux de difficultés : chaque personnage mort peut être définitivement mort si vous le souhaitez… ce qui oblige dans ce cas à être très très bon sous peine de voir tous vos compagnons disparaitre du jeu ! Mais c’est le charme de la licence, c'est sa particularité même, ce qui en fait un jeu vraiment à part. Mais les débutants pourront y jouer en mode plus "classique", le mode Phoenix : c'est à dire que si vous gagnez un combat, vos pertes reviendront ensuite à la vie. Les puristes vont faire une crise cardiaque !

Le système de jeu T-RPG est classique : case par case, avec attaques, magie, soins, constitution de duos… avec de bonnes petites évolutions par rapport à la version de 2013. Chaque action doit être murement réfléchie en fonction de l’adversité, de vos forces et faiblesses, et du terrain. Dans votre château le jeu peut même se transformer en tower-defense ! C’est assez grisant, car on joue avec la mort en permanence.

[TEST] Fire Emblem Fates / 3DS[TEST] Fire Emblem Fates / 3DS

Techniquement c’est très très soigné. Bon certes le genre veut que visuellement c'est assez simpliste, mais on sent bien que rien n'a été bâclé : la cinématique d’intro est fabuleuse (avec l’effet relief c’est même dantesque), les menus et écrans de jeux sont très bien travaillés, les graphismes très jolis, et l’aspect sonore n’est pas en reste, avec de superbes thèmes à la guitare ou au piano... souvent mélancoliques. On sent que tout ça est programmé avec amour. Et puis les pieds sont de retour... c'est du coup le jeu préféré de George Tron.

Fire Emblem Fates est un indispensable pour tout fan de tactical-RPG à la Japonaise. Je ne suis pas spécialement fan du genre, mais malgré tout, je trouve ce jeu très chouette, il est beau et on se laisse vite prendre aux combats tactiques… et si on y joue en mode «gamer poilu» il y a cette angoisse du game-over ou de la perte de personnages qui est très stimulante, en faisant un jeu unique. Il est juste dommage à mon sens d’en avoir fait un produit marketing découpé en 3 versions… ce qui va nuire sur la durée à la réputation du jeu qui n’aura pas de réelle identité propre. A posséder dans sa collection 3DS.

SUPPOS : 5/6

Ce qu'il aurait fallu faire pour obtenir les 6 suppos suprêmes :
- des dialogues moins débiles
- supprimer le mode drague
- ne pas proposer le jeu en 3 versions

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