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TEST : PES 2009 / PS3

Publié le par Dr Floyd

PRO EVOLUTION SOCCER 2009
Editeur : Konami
Support : PS3
Année : 2009
Existe également sur Xbox 360, PC, PS2



Ne tournons pas autour du pot : PES 2008 fut une énorme bouse inter-galactique, ce qui a profité pleinement au très réussi FIFA 08 l'an passé. Une saison de perdue pour Konami (après une saison 2007 déjà en demi-teinte). La poule aux oeufs d'or risquait de fuir l'éditeur japonais, réaction indispensable avec cet opus 2009. PES est-elle une licence en fin de vie ? Chaussons nos crampons pour répondre à cette question existentielle !


LES DEFAUTS CORRIGES !

Disons le tout de suite, Konami a corrigé les gros défauts de l'opus 2008, le jeu ne rame plus (oui oui même sur PS3), et le gameplay retrouve ses bases d'antan : la vitesse du jeu a été bien réduite (les joueurs ne sont plus des lapins) et la balle est plus lourde. Le contenu a également été étoffé même si coté licences ce n'est toujours pas çà. Détaillons un peu tout çà !


Comme chaque année, un nouveau design pour le menu !


UN GAMEPLAY AGREABLE


Même si on retrouve nos sensations passées tout n'est certes pas parfait concernant le gameplay, ce n'est pas hyper réaliste tout en étant extrêmement jouable et agréable. Il faut savoir trouver le juste milieu pour les développeurs et ce n'est vraiment pas évident dans un jeu de foot, mais je trouve que PES 2009 s'en sort très bien. On se situe quelque part entre PES 5 et PES 6, avec un peu d'inertie, une balle lourde, une vitesse de jeu revue à la baisse tout en restant très fun à jouer. FIFA 09 est plus réaliste mais propose un gameplay répétitif et moins instinctif.

Les dribbles s'effectuent simplement avec le stick gauche et le stick droit est quant à lui attribué aux passes manuelles (que seuls quelques acharnés utiliseront). Il est toujours assez facile de progresser en passant sur les ailes mais les défenses sont solides. Alors les pro de PES (ceux qui y jouent 5 heures par jour toute l'année, si si çà existe !) trouveront peut être le jeu trop facile, mais les joueurs du dimanche trouveront le niveau de jeu tout à fait satisfaisant, et il est même très ardu de mettre des buts à l'IA dont la défense est bien resserrée. J'ai noté que les gardiens semblent quand même un peu trop surdoués et arrêtent beaucoup de frappes.

A deux en un contre un PES 2009 est une référence niveau plaisir de jeu, un vrai bonheur, pour des soirées pizza-bière entre fans de foot. Quel pieds de contester les décisions de l'arbitre ou de revisionner les buts gag ou les situations chaudes devant le but.

Alors bien sur mes impressions sont basées sur une quinzaine de matchs... Pour rendre un avis définitif sur le gameplay et l'IA je pense qu'il faut y passer des semaines.




UNE REALISATION TOUJOURS PAS NEXT-GEN

Coté réalisation, les gros défauts sont effacés : plus de saccades et des ralentis assez sympa. Les joueurs on gagné légèrement en finesse, les visages sont facilement reconnaissables, mais sinon, hélas, très peu d'évolution. Autour du terrain c'est toujours le désert complet : le banc de touche est figé et les deux ou trois photographes derrière les buts ressemblent à des autocollants ! Mais comment est-ce possible en 2008 d'oser nous proposer çà ! Depuis 2001 rien n'a changé ! Comment le chef de projet du jeu (Seabass) peut ignorer à ce point l'habillage de son jeu ? C'est incompréhensible ! Il suffit de voir NBA 2K9 pour s'apercevoir qu'il y un monde qui sépare les 2 jeux au niveau de la finition ! Les stades sont toujours modélisés moyennement, avec un public moche de prêt (en fausse 3D pixelisée), mais tout à fait satisfaisant de loin. Sa visualisation est en fait bien plus agréable et dynamique que dans FIFA 2009, et surtout il ne fait pas ramer le jeu. 

Durant le jeu de nouvelles vues sont disponibles : un mode qui zappe de joueur en joueur (vraiment  injouable) mais surtout 2 vues 'retransmission' très réussies qui permettent de voir le public autour du terrain, renforçant grandement l'immersion (et on ne note pas de ralentissements), dont une vue qui zoome sur le jeu du coté du terrain ou est placée la caméra, donnant presque l'impression d'une vraie réalisation "next-gen" (mais c'est par contre difficilement jouable)... A noter que dans le mode Légende (on va y revenir) vous pouvez y jouer avec une vue joueur impressionnante (et toujours fluide) qui donne une vision totalement différente du jeu : vous avez alors vraiment l'impression d'être (perdu) sur le terrain.



Coté bande son, nous avons toujours les deux clowns de l'an passé, avec quasiment les mêmes répliques, et avec toujours quelques incohérences... FIFA fait mieux de ce coté, mais est-ce réellement important tant on fait peu attention aux commentaires, qui servent juste à créer un peu d'ambiance. Par contre la bande son est toujours moyenne avec des chants peu immersifs et des musiques toujours aussi quelconques.

Les temps de chargement sont un peu longs, BluRay oblige, mais acceptables. A noter que le jeu ne s'installe pas sur le disque (bien !) mais qu'il est possible de le faire en option afin de réduire les temps de chargement, donc si il vous reste de la place sur votre console (et oui on en est là avec la PS3...) vous pouvez envisager une installation. Je ne vous ai pas encore parlé des menus, cette année ils sont clairs, même si comme toujours il manque une vraie patte artistique et que les sélections/options/tactiques sont toujours un peu complexes et fouillis pour un nouveau venu qui découvre le jeu.

Aussi surprenant que cela puisse paraitre (à la lecture de tous les tests jusqu'à présent) je trouve PES 2009 plus beau que FIFA 09 ! C'est bien beau d'avoir plus de détails et des textures plus fines, si au final le rendu est artistiquement moche : dans FIFA les couleurs sont fades, les visages semblent tirés de Elephant Man, et les cut-scènes sont saccadées, ce qui donne un résultat global décevant. PES est certes dépouillé, mais c'est "lisse" et les joueurs ressemblent aux vrais joueurs. Dommage que l'équipe de développement soit incapable de s'adapter à la next-gen.




UN CONTENU SATISFAISANT

La grande nouveauté 2009 c'est la Ligue des Champions (comme à la télé sur TF1 ?!). Cà change un peu de la soporifique et bidon Ligue des Masters ! Hélas les licences manquent vraiment : seulement 2 clubs anglais sont fidèlement représentés (Liverpool et Manchester), 7 en Espagne... mais la Ligue 1 est bien présente entièrement avec des clubs prestigieux comme Sochaux ou Valenciennes (çà le fait bien en Ligue des Champions non ?!).

Autre nouveauté : Le mode "vers une légende" qui tente de copier le mode 'Be a Pro' de FIFA. Vous contrôlez alors la carrière d'un joueur de ses débuts à sa retraite. Vous commencez dans un petit club (comme l'OM) pour peut-être un jour finir dans un grand club comme le PSG si vous avez de bonnes stats (comment çà je provoque ?).  Lors des matchs vous ne dirigez que votre joueur... ce qui n'est pas sans poser de problèmes ! Déjà quelle vue adopter ? La vue classique qui verra régulièrement votre joueur sortir du champs de jeu (à moins de courir comme un lapin sans arrêt et vous fatiguer) ou une vue de derrière le joueur, très immersive mais déroutante ! On passe son temps a attendre le ballon et vos coéquipiers ne vous passent pas forcement souvent la balle ! L'IA a quand même beaucoup de mal a vous "favoriser" ou à vous donner le ballon au bon moment quand vous êtes bien placé, vraiment frustrant. Dans ce mode de jeu Fifa s'en tire un peu mieux.

Le mode Légende est en fait quasiment un autre jeu, et il faudrait en fait sortir un jeu optimisé pour ce genre de gameplay. En tout cas l'expérience est étonnante et c'est là qu'on se rend compte que la vie d'un footballeur (et surtout d'un attaquant) sur le terrain n'est faite que de frustrations avec un ballon qui vient rarement dans vos pieds.

Un mode on-line est bien sur disponible, où il sera possible de jouer en 2 contre 2. Il faut quand même créer un "Konami ID" : phase pénible qu'on ne retrouve pas sur la version Xbox 360 par contre. L'idéal reste d'y jouer à 2 devant le même écran, ambiance toujours garantie avec PES !




PES revient cette année aux fondamentaux : une réalisation sobre et fluide, un gameplay proche des opus PES 5 et 6, et deux nouveaux modes de jeu tentant de faire oublier le manque de licences. Le plaisir de jeu est retrouvé ! Même si la Xbox 360 s'en sort très légèrement mieux (les différence sont minimes pour une fois) on choisira une fois n'est pas coutume la version PS3 pour profiter de la manette Dualschok , bien plus pratique pour ce jeu, et pour dire de disposer enfin d'un bon titre sur cette console !

Cette année le fan de football que je suis préférera PES à FIFA, plus agréable et moins moche. Mais attention : FIFA 09 est un très bon jeu qui vaut lui aussi 5 suppos. Mais à quand un PES next-gen bordel de sprite ?! Seabass réveille toi, la PS2 c'est le passé.

SUPPOS : 5/6

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TEST : BROTHERS IN ARMS HELL'S HIGHWAY / XBOX 360

Publié le par Dr Floyd

Editeur : Ubisoft
Support : Xbox 360
Année : 2008
Existe également sur PS3, PC



Brothers in Arms est un FPS au concept original qui a fait ses preuves sur 128 bits. Même si nous sommes en pleine seconde guerre mondiale pas question de jouer le gros bourrin de service sous peine de mourir tous les trois mètres. Ici placement et sens tactique sont au rendez-vous. Qu'en est-il de ce troisième opus sur "next-gen" ? Réintégrons la 101ème aéroportée pour le savoir.


Fini la Normandie, place à la Hollande avec l'Opération Market Garden, moins célèbre mais très importante dans le déroulement final de la seconde guerre mondiale. Le jeu se joue donc comme un FPS sauf que vous devez en plus donner des ordres à vos frères d'armes : "placez-vous ici", "tirez là". C'est le petit aspect tactique du jeu, mais bon çà reste avant tout un jeu d'action. Le problème c'est que l'IA adverse est finalement très passive avec des nazis pas forcement idiots mais qui restent presque toujours planqués à distance.

En passant sur next-gen la surface de jeu s'est quelque peu agrandie mais pas tant que çà : on tombe rapidement sur des barrières invisibles qui nous redonnent la désagréable impression d'être dans un jeu de couloirs, ce qui limite quand même beaucoup les tactiques de jeu. Après un Bad Company offrant beaucoup de liberté on espérait retrouver cette sensation ici, dommage. En gros il faut toujours faire la même chose : demander à vos soldats de faire diversion pendant que vous contournez l'ennemi. Attaquer de front n'est pas impossible mais très difficile. Cet opus est donc très semblable à ses prédécesseurs, peu d'évolutions hélas.





Du coté de la réalisation l'évolution graphique est là, même si ce n'est pas franchement renversant. Dur de passer après un Call of Duty 4 ! Mais attention je fais mon difficile : le framerate est correct, il y a quelques effets sympa (comme le zoom avec ralenti sur un ennemi qui se prend une balle en pleine tête ou qui est coupé en deux pas une explosion !) et la végétation est animée. On appréciera aussi les cut-scènes faites avec le moteur du jeu, et même si elles ne sont pas très fluides, c'est toujours mieux que des scènes précalculées sans saveur : ici on sent que la console travaille, et çà c'est bon. 

La bande son est correcte mais quand même un peu trop discrète. Par contre les doublages sont un peu ratés et ne collent pas aux lèvres des personnages. On croirait voir un épisode des Feux de l'Amour traduit en français !

Déception du coté de l'interactivité avec les décors : peu de choses sont destructibles, que ce soit en extérieur ou intérieur. Bref, disons que globalement Il manque quand même un petit brin de folie dans la réalisation.





Question gameplay il faudra un petit temps d'adaptation, vous dirigez cependant assez facilement les soldats avec la gâchette gauche même si ce n'est pas toujours évident de bien vous faire comprendre ("le fil rouge sur le bouton rouge !"). Le système de protection derrière les murs est le même que celui de Gears of War : Vous appuyez sur la gâchette haute/gauche pour vous coller au mur, et de là vous pouvez tranquillement canarder l'ennemi. L'ensemble peut paraitre un peu rigide quand on sort d'un Call of Duty 4 (encore lui ?!) mais c'est finalement beaucoup plus crédible.

Venons-en à la gestion de votre vie, le point faible de tous les FPS de ces dernières années. Ici l'écran devient rouge quand vous êtes en danger : il faut tout de suite aller vous planquer... A nouveau peu réaliste ! Il est cependant possible de désactiver cette option pour plus de crédibilité : là une seule balle peut vous envoyer au tapis.





Le danger avec Brothers in Arms c'est la lassitude qui guette le joueur : l'aspect tactique est très répétitif et finalement on se retrouve toujours face à des Nazis cachés. Cependant c'est un jeu sérieux qui risque de plaire à un public mature du fait de son réalisme historique, de la crédibilité de ses scènes de combat et de son ambiance générale. Le point fort reste la mise en scène de l'action, avec une bonne mise en avant des sentiments et de l'horreur de la guerre. Les fans de la série Band of Brothers apprécieront... en attendant le Saint Graal du genre : Operation Flashpoint 2 (qui semble se transformer en vaporware au fil des mois !).


Ce nouveau Brothers in Arms est un indispensable pour tous les "passionnés" de la seconde guerre mondiale, et ce malgré une réalisation assez classique et un gameplay manquant de souplesse. Les gamers matures (et barbus) fatigués des FPS "arcade" de type Call of Duty y trouveront également leur compte grâce au coté tactique du jeu et au réalisme des situations. Cependant l'aspect répétitif des scènes risque d'en lasser plus d'un. C'est malgré tout pour moi un FPS à posséder car il sort des sentiers battus.

SUPPOS : 4/6

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[TEST] NANOSTRAY 2 / NINTENDO DS

Publié le par Dr Floyd

NANOSTRAY 2
Développeur : Shin'en
Editeur : Majesco Sales
Support : Nintendo DS
Année : 2008



Le premier Nanostray nous avait plutôt déçu : un shoot'em up beau mais au gameplay catastrophique nécessitant l'utilisation du stylet ! Le comble du ridicule pour un shoot'em up ! Cette erreur fatale est corrigée pour cette suite qui se joue de manière classique.  Va t-on enfin disposer d'un très bon shoot'em up sur la Nintendo DS ? Réponse ci dessous !


Et niveau contenu c'est plutôt pas mal :

- Un mode aventure avec un petit scénario où il faudra débloquer les niveaux. Attention vous ne disposez que de 3 credits, et en cas de game-over vous recommencez tout à zéro ! Voilà qui va plaire aux gamopats !

- Un mode arcade qui permet de jouer aux niveaux débloqués (dans le mode aventure), le but étant de faire le meilleur score possible par niveau. Encore un beau cadeau pour les Gamopats ! Mais dommage qu'il faille absolument terminer le niveau pour que le score soit validé.

- un mode multi-joueurs à deux,

- un mode défis où il faudra réaliser certaines missions bien spécifiques (tenir 30 secondes sans être touché, réaliser un certain score, etc...). Vous débloquerez ici le mode simulateur.

- un mode simulateur donc, composé de mini-jeux, pas forcement géniaux, mais assez sympa pour motiver le joueur à les débloquer dans le mode défis.



Le gros défaut du jeu est corrigé : plus besoin d'utiliser l'écran tactile pour changer d'arme. Vous utiliserez la touche B et la touche R pour gérer votre tactique de tir (après avoir sélectionné votre arsenal dans l'écran de configuration). Car le coté stratégique à son importance : comme dans un Gradius, il faut faire les bons choix en fonction des niveaux.

L'arme principale est toujours la même : des tirs classiques dont il est possible de modifier en cours de jeu la direction (L). Quant à votre arme secondaire (B) elle est plus ou moins efficace selon la situation et les boss, de plus son utilisation est limitée et il faudra la recharger en récoltant des bonus. Un gameplay classique mais redoutable. On regrettera juste que la croix de la DS soit un peu trop petite et pas toujours ultra précise.



Outre le gameplay corrigé, la  grosse nouveauté de Nanostray 2 c'est le scrolling horizontal qui fait son apparition, vous ne jouerez donc plus uniquement en mode scrolling vertical. Une évolution géniale qui permet de varier le jeu. Et ceci est servi par une réalisation de haut vol ! Je vais même oser une comparaison flatteuse : Nanostray 2 me fait penser à Gradius V sur PS2 (une référence ultime !) : décors 3D avec gameplay 2D, petites mises en scène, scrolling multi-directionnel, fluidité, beauté : tout y est ! La DS semble donner le meilleur d'elle même sans faiblir ! Chapeau aux développeurs qui nous offrent là un petit bijou visuel sur DS.

Scrolling vertical et horizontal !

Le jeu est certes assez difficile, le mode aventure doit se terminer d'un trait (vous aurez le choix de l'ordre des destinations pour varier les parties comme dans un Thunderforce, bien vu à nouveau), mais le gamopat ne demande pas mieux que du challenge. Et le mode Arcade (pour le scoring), le mode défis et le mode simulateur rallongent bien la durée de vie. On reprochera peut être une mauvaise répartition de la difficulté : comme le stage de départ plus difficile que certains qui suivent. Quant aux boss il sont coriaces mais ont leur point faible. Bref, une difficulté de jeu bien réglée, et non frustrante. Que du bonheur !

A vous de trouver le point faible des boss !

Nanostray 2 s'impose comme le meilleur, voire le premier, bon shoot'em up spatial sur Nintendo DS. Gameplay parfait, réalisation soignée, idéal pour les gamers, c'est un indispensable pour tout gamopat qui se respecte. Un chef d'oeuvre. Nous tenons là le 'Gradius V' de la DS.

SUPPOS : 6/6

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TEST : ASPHALT 4 ELITE RACING / IPOD TOUCH-IPHONE

Publié le par Dr Floyd

Editeur : GameLoft
Support : Iphone-Ipod
Année : Août 2008
Taille : 98 Mo, prix : 7,99€



Le Ipod Touch et le Iphone de Apple ont un potentiel indéniable pour le jeu vidéo. Parmi les premiers jeux qui nous dévoilent ce potentiel : Asphalt 4 de GameLoft qui s'affirme comme le meilleur jeu de caisse sur ce support (avec Crash Bandicoot dans un autre genre).

Asphalt 4 n'a en effet rien en commun avec Crash Bandicoot, c'est un jeu de course urbain "sérieux" avec possibilités de réglages. Pour le coté fun il est quand même possible de faire des "takedown", les fans de Burnout comprendront ! Au programme 28 véhicules à débloquer au fur et à mesure (dont des motos), 4 modes de jeu et 9 villes dont Paris et Los Angeles. Le tuning est au rendez-vous avec la possibilité de changer les couleurs ou d'installer des kits.



N'oublions pas que ce support n'a pas de touches, ce qui rend difficile l'adaptation de jeux d'action. Mais GameLoft a eu l'excellente idée de vous laisser choisir la façon d'y jouer :

- L'accéléromètre en inclinant l'Iphone de chaque coté,
- L'écran tactile (une pression du coté où vous souhaitez vous diriger),
- Un volant virtuel en bas de l'écran sur lequel vous faites glisser votre doigt.

A vous de choisir, sachant que l'accéléromètre est très sensible, tout en étant le mode de jeu le plus "reposant" après un temps d'adaptation. Çà ne vaut certes pas un gameplay au pad, il faudra faire avec.
  En sus, et dans tous les modes de jeux, il y a en bas à droite 2 indicateurs qui vous permettent d'injecter de la nitro ou de freiner (sinon la voiture est toujours en accélération).

Du coté de la réalisation, c'est pas mal (les jeux sur ce support n'en étant qu'à leur début) même si je pense qu'il sera possible de faire mieux : les voitures sont bien modélisées, les graphismes sont bons (quelque part entre le DS et la PSP), seule la fluidité n'est pas totalement au rendez-vous, par moments çà rame : dommage ! Mais globalement c'est visuellement plutôt agréable et l'impression de vitesse est bien présente.

Pas de soucis pour la durée de vie, différents modes de jeux sont possibles : un mode carrière, un mode carnage, un mode poursuite, qui rendent ce jeu finalement assez complet et fun.


Pas indispensable, mais tout à fait correct, Asphalt 4 vous permettra de vous détendre quelques minutes de temps en temps avec votre Iphone. Un bon petit jeu au juste prix de 7,99€..

SUPPOS : 4,5/6

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TEST : DUKE NUKEM 3D / XBOX LIVE ARCADE

Publié le par Dr Floyd

Editeur : Microsoft
Développeur : 3D Realms
Support : Xbox Live Arcade
Année : 2008



Duke Nukem 3D, une référence absolue du FPS ("Doom Like" à l'époque) à placer aux cotés de Wolfenstein 3D, Doom et Half Life. Le jeu a vraiment marqué son époque sur PC de part son gameplay fabuleux et son humour sans égal. L'occasion unique pour les plus jeunes de découvrir ce jeu, ou de le redécouvrir pour les plus anciens ! Mais n'a t-il pas trop vieilli ?


Ne cherchez pas trop de scénario, c'est un pur jeu d'action : Le Duke est de sortie et doit repousser l'invasion extra-terrestre ! Nous sommes dans le schéma classique du FPS des années 90 : différentes armes à disposition, des munitions et des trousses de soin à récupérer. Le jeu est exigent : il faut gérer ses munitions et son niveau de vie, car ici pas question de récupérer la santé en se planquant 3 secondes derrière un mur comme sur les jeux actuels !

Le point fort de Duke Nukem c'est son humour ravageur avec ses scènes insolites (monstre aux WC, cinéma porno...), ses références au cinéma, ses blagues de mauvais goût... et un soupçon de sexe !


Début du jeu comme sur l'original : sur le toit d'un immeuble, et dans 5 minutes vous serez dans un cinéma... porno !


La jouabilité au Pad Xbox 360 est parfaite, c'est franchement quasiment aussi jouable qu'au couple souris-clavier PC de l'époque, et même plus agréable. Les déplacements sont rapides et nerveux, c'est un vrai plaisir.

Quid des nouveautés dans cet opus ? pas grand chose en fait ! Une option un peu gadget : la possibilité de remonter le temps après la mort... vraiment casual, on évitera ! Plus intéressant : le mode multi-joueurs jusque 8 ! A l'époque c'était un exploit que de réussir à jouer en ligne (avec des modems 56k !), aujourd'hui c'est un bonheur d'autant que toutes les maps sont disponibles et qu'il existe un classement mondial. A noter que vous pourrez vous bastonner mais également parcourir l'ensemble du jeu en coop, toujours jusque 8 ! Fun.



Come Get Some !


Du coté de la réalisation, sachez le tout de suite : Les graphismes sont d'époque ! Retour en 1996 quand les textures étaient de grosses bouillies infâmes de pixels ! Mais bon çà avait son charme ! Les personnages sont toujours en 2D texturée, et donc vraiment affreux de près.

Ceux qui découvrent le jeu aujourd'hui risquent d'être surpris ! Alors c'est bien sur totalement fluide (bah oui heureusement pour un jeu conçu pour PC 486 !). Il faut savoir que sans être au top de la technologie à sa sortie, Duke Nukem est devenu une référence de part son level design inspiré et son gameplay varié, sans compter la possibilité de faire des tas de trucs insolites (comme contrôler une caméra de surveillance ou jouer au billard !). Et que dire des armes comme celle qui réduit l'ennemi de la taille d'une mouche avant de l'écraser au pieds ! Délirant !

Du coté de la bande son, les musiques accusent leur âge, mais les sons sont corrects et les répliques du Duke toujours aussi cultes ! What are you waiting for, Christmas ?

Fallait il revoir les graphismes à la hausse ? Vaste débat ! Seul réel regret : sur un écran 16/9 il y a une énorme bande de chaque coté afin de respecter le format original. Il aurait été bien de reformater le jeu pour s'adapter aux écrans modernes. Çà gâche un peu l'immersion.


On retrouve les fameuses strip-teaseuses !


Enfin du coté de la durée de vie le mode solo vous donnera du fil à retordre avec ses 39 niveaux, et le jeu en live prolongera de toute façon le plaisir. A 800 MS Points c'est tout à fait convenable.


Duke Nukem 3D est une nouvelle petite perle à télécharger sur le Xbox Live. Amis Gamopats ne passez pas à coté de ce jeu mythique que vous redécouvrirez avec bonheur, tout en profitant de nouvelles fonctionnalités comme le multi. Amis (???) casuals c'est l'occasion pour vous de découvrir le charisme et l'humour du Duke, à une époque où les FPS étaient de vrais jeux d'arcade nerveux.

SUPPOS : 5,5/6

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TEST FLASH : WIPEOUT HD / PS3

Publié le par Dr Floyd

Editeur : Sony
Support : PS3 en téléchargement
Année : 2008





Le voici enfin le WipEout HD, le jeu de course futuriste 'High-Tech', remake de la célèbre licence de Sony qui restera un jeu mythique sur Playstation (aux cotés de Tekken et Ridge Racer). Hélas Sony a opté pour le format 'téléchargement' sur le PSN, et non pour un vrai jeu en boite, ce qui fâche un peu beaucoup le Gamopat... Ce choix voudrait-il dire que c'est un jeu au rabais ?


Pas de surprise : c'est WipEout, le jeu s'ouvre sur un menu sobre et design. Trois modes de jeu : Campagne, RaceBox (arcade, jeu direct) et Multijoueur. Classique. 12 vaisseaux sont à votre disposition (il faudra les débloquer). Le mode campagne regroupe 8 championnats avec des tas de courses à remporter dans chacun d'entre eux (ce qui débloque au fur et à mesure le mode RaceBox). Les courses sont de 5 types : course unique, Tournoi, Contre la Montre, Tour Rapide et Zone. les pistes sont tirées de la version Pulse sur PSP, le tout bien sur en HD 1080p. Huit pistes c'est peu, mais relativisons vu le prix assez correct du jeu.



Le gameplay semble avoir été un peu "casualisé" avec beaucoup moins de dérive du vaisseau qu'auparavant (les fans désactivez l'aide au pilotage !). Mais on peut de toute façon parler de gameplay un peu dépassé, car rien n'a changé depuis la première Playstation ! C'est monotone, aseptisé, et les courses ne sont pas passionnantes (IA truquée). Vous disposez bien sur toujours de quelques armes récupérables sur la piste. On a la désagréable impression que les adversaires ne servent pas à grand chose, le but étant de les remonter un par un pour terminer sur le podium.

Coté réalisation c'est tout à fait fluide, encore heureux : un circuit assez vide d'animations, seulement 8 vaisseaux en piste, et une IA limitée. Alors quand on entend que ce jeu est le premier à exploiter vraiment la PS3 il y a de quoi sourire. Ceci n'est qu'un jeu des années 90 en HD, ne l'oublions pas. Le jeu reste fluide en écran splitté. Alors bien sûr pour en profiter pleinement il faudra un écran 1080p, mais c'est déjà très bien sur un 720p. Du coté de la bande son, c'est comme toujours pour WipEout 'Electro', il faut aimer.

Globalement le jeu manque cruellement de charisme : c'est trop propre, les pilotes n'ont pas l'air d'avoir d'existence, et les courses sont  ennuyeuses et sans rage. Le jeu est très beau mais en même temps assez has-been. Drôle d'impression.




WipEout HD n'est qu'un remix d'un jeu Playstation/PSP mais s'avère quand même assez sympathique. le prix (17,99€) est bien adapté. les fans de la saga ne seront pas déçu, ceux qui découvrent le jeu seront par contre un peu surpris : WipEout offre une profondeur de jeu très limitée, une esthétique très plastique et un manque flagrant de charisme, mais se laisse jouer malgré tout. Un jeu idéal pour les faux geeks voulant tester leur écran Bravia 1080p !

SUPPOS : 3/6

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TEST FLASH : GAROU MARK OF THE WOLVES / PS2

Publié le par Dr Floyd / Antifrog

Développeur : SNK
Support : PS2
Année : 1999 (2005 pour la version PS2)
Existe sur NeoGeo AES-MVS et Dreamcast




Garou Mark of the Wolves est le dernier jeu de baston de la série Fatal Fury a être sorti sur NeoGeo, un jeu hors de prix en AES ! L'adaptation sur PS2 est une aubaine pour tous les fans de jeux de baston, car nous tenons là une perle de l'histoire de la baston 2D !

Et pourtant rien d'extraordinaire au premier regard : L'intro est très sobre, et les options limitées :

- Un mode Story : un mode classique où il faut battre 8 adversaires avant de rencontrer un boss (Grant) ou le vrai boss de fin de jeu si vous avez fait un bon score (Kain R.Heinlein).


- Un mode survival : comme toujours il faut battre un maximum d'adversaires avec une seule jauge. L'originalité ici se sont les bonus/malus qui apparaissent tout le long des combats (plus ou moins de temps, points de vie...), ceci rend ce mode distrayant et différent du mode Story. Bien vu.

Pour le reste :
- Un mode VS un contre un,
- Un mode training,
- les options.



Place au combat ! FIGHT ! La sélection du personnage se fait via un écran à nouveau très dépouillé, on se croirait sur Megadrive, et surprise : le choix est assez limité avec 14 personnages au total ! Mais ceux ci sont tellement réussis, avec leurs coups spéciaux, avec leur gameplay, avec leurs combos, que ce n'est franchement pas grave !

Le combat en mode VS est très classique, c'est du un contre un, sans de changement de plan, une barre de vie, des coups spéciaux... La maniabilité est parfaite, les coups se trouvent très facilement, même avec le pad PS2.

Mais ce qui surprend dans ce jeu de baston 2D ce sont les animations incroyables ! Je les préfère même à Street Fighter 3 Third Strike qui est pourtant la référence. C'est hyper fluide, très décomposé, beau, parfaitement animé et les divers effets sont magnifiques ! Quant aux décors ils ont un charme fou, et les petites animations qui les habillent sont superbes. Certains décors sont même évolutifs comme le fabuleux combat sur un train en marche qui se termine dans une gare. Attention le jeu est totalement fidèle à la version NeoGeo, donc sur un écran moderne vous allez voir de très gros pixels, le jeu ne proposant aucune option de lissage des graphismes ! Mais on le préfère ainsi ! Enfin les musiques, très jazzy, collent bien au jeu.



Garou Mark of the Wolves était sûrement le plus beau jeu de la NeoGeo, et c'est une copie conforme que l'on retrouve sur PS2. Certes, équipé d'un écran moderne, ça pixelise énormément, mais le charme reste intacte et le gameplay jouissif. Absolument indispensable pour tout fan de jeux de baston 2D. Personnellement je le place dans le top 5 des meilleurs jeux de ce genre.

SUPPOS : 6/6







L'avis de Antifrog :
GAROU Mark of the Wolves est le dernier volet de la célébre saga Fatal Fury par SNK. D'abord sorti sur borne d'arcade et sur NeoGeo au crépuscule de sa carriére (et connu pour pousser la machine dans ses derniers retranchements au niveau technique), ce jeu sera adapté par la suite sur Dreamcast puis sur PS2 (en import uniquement). On y retrouve Terry Bogard avec un look différent, accompagné de son jeune protégé Rock Howard (fils de Geese, boss de real bout) et de quelques combattants aux styles de combat trés variées -mais tous au charisme indéniable. Le jeu est superbe visuellement, du même niveau que CapcomVsSnk2, très speed et fignolé sous tout ses aspects (son, ambiance,artworks) dans la tradition SNK. Les persos sont tous trés puissants et pour peu qu'on arrive à sortir -assez rapidement- quelques petits combos, les rounds sont trés courts et intenses. Malgré cela, la marge de progression est élévée et on y revient avec plaisir même au bout de X aprés-midi entre potes. Le bémol pourrait être le nombre réduit de protagonistes jouables -14 seulement en comptant les boss- mais ceux ci ont des techniques de combats suffisamment variés pour qu'on prenne plaisir à tous les connaitre sur le bout des doigts (douloureux) gràce à un gameplay trés équilibré technique/instinct. Un must-have bien nerveux où l'offensive est à l'honneur  et ce à prix réduit gràce à un portage optimal sur PS2. SUPPOS : 5,5/6

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TEST : MEGAMAN 9 / WiiWARE

Publié le par Shion

MEGAMAN 9
Editeur :
Capcom
Développeur : Capcom
Support : Wii Ware
Année: 2008 (Japon, USA, Europe).
Existe également sur XLA, PSN




Après 12 ans sans épisode dans la série classique, en fait depuis le huitième opus en 1996 sur Saturn et PSX, Capcom a décidé de faire le bonheur des fans de la première heure en sortant un nouvel opus digne des épisodes Nes, car techniquement il a été développé comme tel. Entre frustration due à une incompréhension de certains et un grand enthousiaste lié à la nostalgie pour d’autres, Megaman 9 fait parler de lui. Que penser d’un tel retour en arrière ? Idée géniale de la part de l’éditeur ou simplement un manque d’ambition ? Ce test va essayer de répondre à cette question.


Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore cette série mythique, il faut remonter à 1987 et à un jeu sur Nes nommé Megaman (ou Rockman au Japon). Le soft porte le nom du héros, un petit robot bleu qui doit batailler contre d’autres de la même espèce que lui. Les Docteurs Light et Willy ont conçu des robots pour aider le monde. Seulement Willy trahira son confrère en reprogrammant des robots et en les retournant contre les humains. Mais le méchant docteur a commis une erreur : il n’a pas reprogrammé un robot du nom de Megaman, car ce dernier ne représentait que trop peu d’intérêt à ses yeux. C’est alors que ce même Megaman demande au Docteur Light de le programmer en robot de combat pour arrêter les vils desseins de Willy. Il y parviendra, mais à chaque fois, le vilain docteur reviendra pour se venger, en construisant de nouveaux robots.



On se croirait sur Nes, l'illusion est parfaite !


Megaman est pourvu d’une compétence fort utile, car au fur et à mesure qu’il bat ses adversaires, il peut récupérer leurs pouvoirs et les retourner contre les ennemis restants. C’est là, la base de la saga. Et cet épisode ne déroge pas à la règle. Pour ce qui est du déroulement de ce dernier, il faut revenir aux 6 premiers épisodes (car dans les 7 et 8 cela se passait un peu différemment). On commence directement le jeu en ayant le choix entre huit stages, chaque niveau correspondant à un robot. Le joueur est libre de choisir le stage de son choix, mais il est toujours mieux de tenir compte des faiblesses des boss. Ainsi, Galaxyman ne posera pas de problème face au Buster (arme de base de Megaman) et une fois ce boss tué, on pourra se servir de son arme contre Jewelman qui, à son tour, se révèlera efficace contre un autre ennemi (je ne vais pas tous vous les dire, quand-même). Bien entendu, ces armes secondaires se révéleront efficaces lors de certains passages dans le niveau, mais leur utilisation est limitée à une barre qui s’affiche à côté de la vie du personnage. Lorsque la barre d’une arme secondaire est à zéro, il faut la recharger en récupérant des items que l’on obtient en tuant des ennemis. En fonction des armes, elles se vident plus ou moins vite, l’arme de Tornadoman en quatre coups seulement, alors que celle de Plugman en plus d’une vingtaine d’attaques. Une fois les 8 robots envoyés à la ferraille, la forteresse de Willy se dressera alors avec quatre niveaux intenses, puis il faudra se battre à nouveau contre les huit premiers boss, un classique dans la série, avant d’avoir le privilège de rencontrer le dernier boss. Une nouveauté non négligeable pour les fans de la première heure : parmi les huit robots une femme est présente : Splash Woman, c’est la première fois dans cette saga !


Un conseil : ne sautez pas trop haut contre Tornadoman!


Ce jeu ne présente pas vraiment de nouveautés par rapport aux anciens épisodes, Rush, le chien robot est toujours présent, sous la forme d’un jet pour traverser des passages périlleux ou encore d’un tremplin pour atteindre des plateformes en hauteur. A noter également la présence d’un magasin (comme dans les épisodes 7 et 8 où on peut acheter bon nombre d’items, tels de vies, des E-Tanks (pour recharger sa barre de vie), des M-Tanks (pour recharger les barres des armes secondaires), ainsi qu’une armure permettant de rendre les dommages que l’on encaisse un peu moins forts, ou encore l’aide d’Eddie, etc… Pour acheter ces précieux items, il suffit de ramasser des visses dans les stages ou sur les ennemis que l’on abat.

Passons à présent à la technique. J’avertis tous les lecteurs que ce jeu est jugé non pas en fonction de ce qui se fait maintenant sur "Next-Gen", mais plutôt comme un jeu Famicom, ce qu’il aurait pu être.

Ainsi, en ce qui concerne les graphismes, ils se hissent à la hauteur du 6e opus qui était l’un des plus beaux jeux de la 8 Bits de Nintendo. Les environnements sont variés, du ciel dans le stage de Tornadoman, aux fonds marins (Splash Woman) en passant par la station spatiale (Galaxyman). Le level design est bien pensé et donnera du fil à retordre aux plus téméraires d’entre vous. Pour ce qui est des animations , là encore, comme dans les 6 premiers épisodes, il n’y en a pas des masses, mais on appréciera toujours de voir Megaman cligner des yeux. Par contre, le soft ne souffre d’aucun ralentissement, ce qui peut sembler dommage pour le puriste, demeure néanmoins une assez bonne chose dans l’ensemble.


Il faudra prendre en compte la direction de la pluie pour bien doser vos sauts!


Pour ce qui est des musiques, et bien se sont les merveilleux sons NES de l'époque ! Les mélodies sont bien rythmées, elles collent parfaitement à l’ensemble. Il y a même parmi ces dernières des thèmes qui pourraient devenir cultes. A noter également des musiques familières qui étaient présentes dans les précédents épisodes. Un petit bémol en revanche concernant la musique du choix des niveaux qui est loin de faire partie des meilleures (cela n’engage que moi). Les bruitages quant à eux sont identiques à ce que l’on pouvait entendre il y a encore 20 ans. Sans être transcendants, ils ne trahissent en aucun cas l’esprit de la série, on est en terrain connu.

La jouabilité qui a toujours été un des points forts de la série le reste. Megaman se contrôle sans soucis, si on perd, c’est parce qu’on a mal géré la situation, ça ne vient pas du jeu. Bien entendu, on ne dispose pas d’énormément d’actions, adieu la glissade apparue dans le troisième volet, ainsi que le super tir qui avait fait ses grands débuts avec le quatrième opus. Non, ici, à l’instar d’un Megaman 1 ou 2, on ne peut que tirer et sauter. D’un côté, c’est un peu frustrant, surtout pour la glissade, combien de fois je me suis fait allumer en tentant une glissade qui ne sortait pas pour esquiver une attaque… Mais on s’y fait. La vitesse des tirs peut changer en fonction de la vitesse à laquelle on martèle le bouton. Quant aux sauts, on peut les doser, c’est à dire sauter plus ou moins haut en exerçant une pression plus ou moins longue sur le pad, ce qui aide quand on a un plafond de pics au-dessus de la tête. Cette compétence est très sollicitée tout au long du jeu et surtout dans les derniers niveaux, une pression trop forte et c’est une vie qui s’en va.



Dans certains stages, en plus des Robot Masters, des demi-boss seront là pour vous mettre des bâtons dans les roues.

Le jeu est difficile mais accessible. C’est le genre de jeu où l’on perd beaucoup de vies, mais où la marge de progression est très rapide. On finit par s’adapter aux différents niveaux et à leurs contraintes. Le level design pour cela, est une réussite. Capcom a pensé à intégrer plein de pièges vicieux, comme un passage dans le stage de Jewelman où l’on est sur une sorte de plateforme maintenue au plafond par une chaîne, pour la faire bouger, il faut courir dessus de droite à gauche et sauter pour atteindre la terre ferme, mais attention, si vous sautez trop loin, vous allez vous retrouver empalé. Tout est question de timing et de dosage, c’est un coup à prendre en fait. En parlant de niveaux bien vicieux, le troisième stage de la forteresse du Docteur Willy en est un exemple remarquable, mais je préfère vous laisser la surprise. Néanmoins, cette difficulté est compensée par le système d’achats d’items qui permet de nettement faciliter la progression dans le jeu. De plus, d’autres items sont disséminés ça et là dans les niveaux, bien sûr pour en obtenir certains, il faudra prendre des risques, mais c’est bon de temps en temps les montées d’adrénalines, non ? Pour en finir avec cette partie, comme dans l'épisode 8, les mots de passe ont été délaissés au profit d'un système de sauvegarde, permettant d'enregistrer sa partie à chaque fin de niveau. Néanmoins, il faudra finir les quatre niveaux de la forteresse de Willy, d'une traite, voilà un bon challenge!


Des niveaux vraiment variés, sous l'eau...

Enfin, concernant la durée de vie, le jeu se finit facilement en moins de 2 ou 3 heures pour les habitués, un peu plus pour les novices. Mais des modes ont été ajoutés, tel un time attack ou encore un système de trophées. Concernant ces derniers, si on peut en obtenir certains facilement, d’autres en revanche sont beaucoup plus durs à avoir. Il y en a 50 en tout. Du contenu téléchargeable viendra également garnir le jeu, le premier en date étant la possibilité de jouer Protoman (le frère de Megaman), ce dernier pourra glisser, charger son tir, mais en contre partie, il reculera beaucoup plus quand il se fera toucher, ce qui peut-être fatal dans les phases avec des petites plateformes entourées de pics. Pour les suivants, Capcom n’a pas encore donné de détail.


... et dans l'espace !


SCENARIO: Très simple, beaucoup moins recherché que celui du huit. Encore Willy qui fait des siennes, il se fait passer pour un gentil et accuse le Docteur Light d’avoir mis au point des robots qui sèment la pagaille dans la ville. Le gentil papa de Megaman va donc en prison. Notre robot bleu se doit alors de remettre de l’ordre dans la ville tout en cherchant une preuve disculpant son Docteur préféré. Bon, ça ne casse pas des briques, mais depuis le temps, on sait que cette série ne repose pas sur ce point.

GRAPHISMES:
Comme à l’époque, un plaisir pour les yeux du retrogamer et peut-être un calvaire pour ceux des joueurs attirés par tout ce qui est HD. Les animations ne sont pas énormément variées, mais apportent leurs lots de nostalgie. Pas de ralentissement.

MUSIQUES:
Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas entendu de thèmes aussi bons dans la série. Le thème du troisième niveau de la forteresse du dernier boss est superbe. Les bruitages sont quant à eux passables.

MANIABILITE:
Megaman a perdu tout ce qu’il avait acquis lors des 6 derniers épisodes, un vrai retour aux sources donc, mais rien à dire, cette dernière se révèle impeccable.

DUREE DE VIE:
Honnête pour un jeu bourré de challenge. De plus, des éléments téléchargeables s’ajouteront pour rallonger cette dernière.


Alors, ce Megaman 9, pari réussi ? Oui, car il replonge le joueur dans une nostalgie oubliée avec les dernières productions du moment. Capcom a fait simple, finies les idées farfelues du Megaman qui fusionne avec son Rush pour voler, etc. Non, ils ont repris un gameplay simple qui n’avait plus à faire ses preuves et ont mis par-dessus un level design efficace accompagné par de bonnes musiques. La lassitude qui avait fini par atteindre les fans au fur et à mesure des épisodes, disparaît. Le temps (12 ans) a sûrement participé à cela. Le prix (10 euros) permet pour pas trop cher de jouer à un des meilleurs titres d’une licence mythique, les habitués se régaleront, mais même les novices en quête de challenge et pas trop regardant sur la technique pourraient y trouver leur compte.  Megaman 9 se hisse au niveau des fabuleux épisodes 2 et 3. Le plus important est là : le fun ! L’esprit de la série est respecté, celui du fan aussi.

Suppos 6/6




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TEST : DRAGON QUEST L'EPOPEE DES ELUS / NINTENDO DS

Publié le par Dr Floyd

Editeur : Square Enix
Support : Nintendo DS
Année : 2008




Square Enix continue dans le recyclage de ses vieux RPG et c'est cette fois ci Dragon Quest IV qui y passe ! Et c'est un remake de remake puisque le jeu initialement sorti sur Nes a déjà eu droit à un remake sur PSOne ! Bon on ne va pas s'en plaindre, car ce n'est que le 2e Dragon Quest à débarquer en France (après le très bon Dragon Quest 8 de la PS2). Mais pourquoi diable avoir supprimé le 'IV' dans le titre, bordel de sprite !?


Le jeu développe son scénario de façon assez originale, car il faudra diriger un personnage différent à chaque chapitre.. On commencera avec le vieux soldat Ragnar à la recherche d'enfants disparus, puis avec la princesse Alina, mais stop je ne vais pas tout vous dévoiler ! Sachez quand même qu'après 4 chapitres, vous dirigerez enfin le vrai héros du jeu qui sera rejoint par les personnages déjà joués. Un déroulement très sympa et motivant.


Une réalisation 3D sur deux écrans fantastique pour la DS

Dragon Quest 4 ne fait pas dans le "tape à l'oeil" et ne se prend pas pour un Final Fantasy. Une intro on ne peut plus sobre, pas de cinématique, pas de blabla à n'en plus finir, bref, un vrai RPG, et j'oserai presque dire un vrai jeu de rôle "à l'occidentale" tout à fait acceptable pour un vieux barbu gamer qui a joué à Ultima en 1980 ! Ici pas d'énigmes tordues, pas de tonnes d'options à ne plus rien y comprendre, Dragon Quest va à l'essentiel, on ne reste jamais bloqué, il suffit de parler aux villageois pour être tout de suite recadré dans votre quête. Vous pouvez ainsi vous concentrer sur la gestion de vos troupes, de vos armes et armures, de vos potions et autres objets. 
 

En haut de l'écran la carte du monde, en bas vos déplacements

Le levelling, c'est l'aspect primordial de ce jeu, il faudra sans arrêt passer par des dizaines de combats autour des villages pour faire grimper votre expérience et vos capacités et pour récupérer de l'argent afin d'améliorer votre équipement. Il faut accumuler les combats avant de pouvoir aller s'attaquer aux boss dans les donjons, sinon c'est le "game-over" assuré.

Alors est-ce réellement du jeu vidéo que de faire du levelling ? Car il faut bien dire que l'aspect stratégique lors du levelling est très limité : tourner en rond dans des zones peu dangereuses pour déclencher des combats aléatoires... Il suffit d'être très patient pour progresser ! Soit on déteste, soit on devient accroc en prenant plaisir à faire progresser les stats de son personnage chaque jour. Et il faut bien avouer que le support s'y porte bien avec la possibilités de faire de petites parties rapides quand on à 10 minutes à perdre.


Une phase de combat, le stylet n'est pas du tout utilisé !


Du coté de la réalisation le jeu se base sur version PSOne et non la version Nes (ouf!), et le résultat va au delà de nos espérances : le jeu se déroule sur les 2 écrans en même temps, le mélange décors 3D et personnages 2D est très réussi, et la possibilité de tourner à 360° autour du décor (avec les touches L et R) est vraiment impressionnante.

Les combats sont par contre plus classiques en 2D, mais avec de petites animations sympa sur les monstres. Techniquement on peut dire que le jeu exploite la console à fond, sauf que le stylet n'est pas du tout utilisé !!! Choix qui peut paraitre étonnant (volonté de garder un coté rétro ?) mais qui finalement ne gène en rien car les manipulations via les touches sont très rapides et intuitives. On fini même par être content de ne pas devoir sortir un stylet et pointer ! 


Grace aux deux écrans, il est possible d'avoir un vaste aperçu des alentours !


Retour aux origines du RPG avec Dragon Quest IV ! Le jeu ne part pas dans les travers des séries concurrentes et s'impose comme un titre indispensable pour les fans de jeux de rôle à l'ancienne, si du moins les longues séances de levelling ne vous rebutent pas. Mais la DS est en fait un support idéal pour ce genre de jeu et de gameplay, bien plus que les consoles de salon.


SUPPOS : 5,5/6

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LE NANAR DE LA SEMAINE : SPIN DRIVE PING PONG

Publié le par Keneda

Développeur : Psikyo
Editeur : Empire Interractive
Support : PS2
Année : 2005




Tout d’abord un p’tit coup d’œil sur la boite ou l’on nous promet des « parties hyper réalistes » ! Fichtre, ils placent la barre assez haut !

On lance le jeu et l’on débarque dans un menu sobre accompagné par une musique d’ascenseur des plus agréables. En naviguant dans le menu, on est immédiatement ébahi par le nombre de modes disponibles : Un mode tournoi, un mode 2 joueurs et un mode match immédiat !

Allez courage, on se lance pour commencer dans le mode qui semble être le plus prenant, le mode tournoi, ou l’on rencontre ….7 adversaires !!!! Des heures de jeu en perspectives !!! Ne nous ne démontons pas et choisissons notre perso parmi les dix disponibles. Nous vous y fier pas, ce choix est purement visuel et n’a pas une grand influence sur votre style de jeu. Le choix des raquettes n'a pas non plus de réelles conséquences.



"Kamehameha !!!" Euh pardon, coup droit lifté !

Le rendu visuel donne une impression de grand vide, avec peu de détails et un nombre de salles limité. Mais ce n’est pas non plus horrible et l’on se dit que l’on ne va pouvoir passez outre si le gameplay est à la hauteur.

Et bien on va vite déchanter. Les persos sont d’une raideur incroyable, leur réactivité est horriblement lente et les services demanderont beaucoup de temps avant d'être maîtrisés (vos 50 premiers iront au mieux dans le filet) On ne prend vraiment aucun plaisir à incarner ces sportifs en petit short.


Au final on se retrouve avec un jeu qui n’a aucun intérêt et qui n’arrive même pas à être sauvé par son petit prix (20 €) Pas de doute, il est bien à sa place dans le "nanar de la semaine" !

SUPPOS : 0,5/6

Publié dans TESTS

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