[LA PEPITE CACHEE] Brothers: A Tale of Two Sons

Publié le par Vavalboss

Brothers: A Tale of Two Sons
Support : PC

Existe également sur Playstation 3 et Xbox 360
Développeur : 505 Games
Editeur : Starbreeze
Année : 2013
Prix de départ: 14.99€

 [LA PEPITE CACHEE] Brothers: A Tale of Two Sons

Les choses simples sont parfois les meilleures. Cet adage, souvent vrai, devrait être appliqué de manière un peu plus rigoureuse par les créateurs officiant dans le secteur vidéo ludique. Une œuvre n'a nullement besoin d'artifices superficiels ou d'histoires alambiquées pour convaincre et exister. Ce constat est d’autant plus avéré lorsque le joueur que je suis ressort d'une expérience telle que Brothers: A Tale of Two Sons. Amateurs de voyages et de contes, ce jeu est fait pour vous.

Lorsque l'on se renseigne sur ce titre, la première chose qui saute aux yeux est l'origine de son créateur, Joseph Fares. Si ce nom ne vous dit peut être rien, sachez qu’il est, à la base, réalisateur de films (Jalla! Jalla!, Cops, Zozo). On se dit alors que Brothers: A Tale of Two Sons risque de tomber dans les poncifs du genre en nous proposant une réalisation inutilement léchée et un fond faussement compliqué pour mieux nous tromper. Sachez qu’il n’en est rien! C’est d’ailleurs la principale réussite du titre, qui sait s’affranchir des codes du cinéma pour nous proposer une expérience totalement inédite qui tape dans le juste durant toute l’aventure. Fares a, en effet, intégré et compris que le jeu vidéo avait un avantage par rapport au 7ème art: l’interactivité. Cette compréhension du média se ressent dès l’instant où nous prenons la manette entre nos mains.

 [LA PEPITE CACHEE] Brothers: A Tale of Two Sons

Le principe de Brothers: A Tale of Two Sons est simple. Vous contrôlez, à l’aide des sticks analogiques et des gâchettes arrière, deux frères, qui devront travailler main dans la main afin de sauver leur père, atteint d’une grave maladie. Là où le titre se démarque de la concurrence réside dans le fait que les deux personnages se contrôlent de manière simultanée et indépendante. Le stick gauche est affecté au contrôle de l’aîné et le stick droit est affecté au contrôle du cadet. Assez perturbant au début, le joueur se rend compte, au fil de l’aventure, que cette interaction entre les deux personnages renforce le lien qui les unis et créé, à elle toute seule, une branche scénaristique insoupçonnée. C’est précisément dans cette idée que le génie du titre fait surface.

En contrôlant simultanément les deux héros, vous les rendez indispensables l’un pour l’autre. Une meute de loups affamés vous traque en pleine nuit dans la forêt? L’aîné se chargera de les repousser à l’aide d’une torche tandis que le plus jeune devra rester dans ses pas sous peine de se faire irrémédiablement croquer. Une corniche à escalader? Le grand frère fera en sorte que le petit atteigne le sommet pour qu’il puisse ensuite dérouler la corde qui lui permettra, à son tour, de grimper. Le titre regorge de ce genre de petites idées admirablement exploitées et qui servent l’histoire du jeu en la rendant incroyablement crédible et touchante. A la manière d’un Journey, Brothers : A tale of Two Sons a compris que le salut du jeu vidéo est atteint lorsque le gameplay sert l’histoire, et non l’inverse.

 [LA PEPITE CACHEE] Brothers: A Tale of Two Sons

Cependant, il serait réducteur de résumer cette œuvre indépendante uniquement à ses mécaniques de jeu. Même si elles occupent une place primordiale dans l’aventure, le titre à d’autres atouts dans sa manche, à commencer par une direction artistique éblouissante. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on voit du pays. D’un village paisible en passant par des montagnes abruptes et autres mines creusées dans les entrailles de la terre, Brothers: A Tale of Two Sons vous réserve son lot de surprises et arrive à se renouveler continuellement. Ces environnements s’apprécient d’autant plus qu’il n’y a rien, absolument rien, qui vient vous perturber sur l’écran. Les indications sont inexistantes, les endroits à emprunter ne sont pas désignés et les objets à utiliser n’apparaissent pas en surbrillance. Il n’y a que vous, vos personnages et le jeu.

Bien entendu, ce déroulement ne serait pas possible si le titre n’était pas instinctif. Mais tout y est tellement bien fait que le joueur sait comment avancer (pour peu qu’il sache observer) et se retrouve rarement bloqué. Soulignons également le travail admirable qui a été abattu sur la bande sonore, d’une beauté et d’une délicatesse rare. Tantôt joyeuse, tantôt mélancolique, parfois tragique, c’est un régal auditif de tous les instants. Vous l’aurez compris, l’enrobage sert à merveille le gameplay pour vous offrir une expérience d’une grande qualité.

 [LA PEPITE CACHEE] Brothers: A Tale of Two Sons

Brothers : A Tale of Two Sons est une œuvre totale. Dotée de mécaniques originales et servant de manière inédite le récit, d’une direction artistique époustouflante et d’une bande sonore à vous tirer des larmes hors de vos yeux de pierre, elle vous fera vivre une expérience certes courte (à peine 4 heures), mais d’une intensité rare. Bien entendu, je n’ai fait qu’effleurer les différentes facettes du titre dans un souci de préservation de l’intrigue, mais soyez sûr que rien ne vous prépare à ce que vous allez vivre durant ces quelques heures. Vous savez désormais ce qu’il vous reste à faire…

SUPPOS: 6/6
suppo.jpgsuppo.jpgsuppo.jpgsuppo.jpgsuppo.jpgsuppo.jpg
 

Publié dans TESTS

Commenter cet article

Ouais_supère 25/12/2014 12:37

Moi aussi je l'aime bien, ton article, Vaval!

Pour les superlatifs, ne manquent que les majuscules et on croirait lire du Lessthantod!
(à qui je te charge de faire un coucou, à l'occasion)

Ckris 22/12/2014 12:49

Que tu remette en question ce jeu, pourquoi pas, je n'y ai pas jouer.

En revanche, lorsque tu remet en question l'intêret de Journey ou Chlld of Light, eh bien ca me fait comprendre que Brothers doit etre magnifique à jouer.

merci en tout cas ;)

Elgregou 22/12/2014 04:04

A Tale of Two Sons est une œuvre totale. Dotée de mécaniques originales et servant de manière inédite le récit, d’une direction artistique époustouflante et d’une bande sonore à vous tirer des larmes hors de vos yeux de pierre, elle vous fera vivre une expérience certes courte (à peine 4 heures), mais d’une intensité rare. Bien entendu, je n’ai fait qu’effleurer les différentes facettes du titre dans un souci de préservation de l’intrigue, mais soyez sûr que rien ne vous prépare à ce que vous allez vivre durant ces quelques heures. Vous savez désormais ce qu’il vous reste à faire…



Oh la laaaaa....

Une ŒUVRE TOTALE.

Une direction artistique ÉPOUSTOUFLANTE.

Une bande sonore A VOUS TIRER DES LARMES HORS DE VOS YEUX DE PIERRE.

Une EXPÉRIENCE D'UNE INTENSITÉ RARE.




Il fut un temps, dans les articles traitant de jeux vidéo, où l'on n'avait pas besoin d'enchainer des superlatifs clichés pour faire croire aux bonnes gens que, youpidou, jouer à un jeu vidéo est dorénavant une véritable "expérience" artistique. Que 3 rayons de lumière et un joli arbre vert sur une montagne sont une représentation graphique d'une force émotive telle que Rembrandt et Van Gogh, à côté, c'est du NTM. Que l'histoire et les thèmes abordés sont d'une puissance si folle, si hors de ce monde, que notre petit coeur d'humain ne peut que fondre en sanglots à mesure qu'il découvre les tenants et aboutissants du scénario et de sa narration.

....LOL.
DOUBLE LOL.
TRIPLE LOL.

Et le jeu, le fun, le plaisir, bref la base du jeu vidéo, on en parle quand ?
Ah mais non, suis-je bête. Il s'agit maintenant de démontrer que le jeu vidéo n'est pas un simple "jeu", mais une "expérience". ca fait tout de suite plus classe.
On se fait chier pendant 4 heures sur un truc vide, ennuyeux, creux ? Rah mais bande de profanes, vous ne comprenez guère ! C'est de l'art ! C'est conceptuel, m'voyez. Ca raconte plein de choses sans en raconter, m'voyez. Et si vous ne pleurez pas en jouant à ce jeu, c'est que vous avez le coeur sec comme un pruneau, m'voyez.

Je n'interviens que très rarement dans les commentaires, mais sérieusement il faut arrêter avec cette mode de vouloir glorifier des p'tits jeux indé qui, sous prétexte qu'ils apportent un concept et ont une patte graphique simple (vous noterez que je n'ai pas dit "épurée"), tentent de justifier leur existence en surfant sur le besoin de reconnaissance intellectuelle que certains veulent voir développer pour notre média.
On nous a déjà fait le coup avec Limbo, alias le coup du "On fait tout le jeu en ombres chinoises, ça sera trop concept, trop artistique, tu vois."
On nous a déjà fait le coup avec Child of Light, alias le "truc-machin" qui "poète" plus haut que son cul avec 3 rimes de clodo bourré et des dessins d'étudiant de première année en arts.
On nous a déjà fait le coup avec Journey, alias la simulation de marche sur le sable à coups de flutiaux.

Non, faut arrêter au bout d'un moment.
Ces jeux sont chiants et leur seule prouesse est de réussir à se vendre pour 15 euros quand ces mêmes deniers pourraient servir à acheter des jeux bien plus intéressants et qui, plutôt que "se la jouer", préfèrent tout simplement... être joués.

Urbinou 28/12/2014 15:28

Je m'étais juré de pas craquer aux soldes steam... grâce à toi Vaval j'ai perdu, 1.49 le brothers ça ne se refuse pas :-)
Quant au gronchon monomaniaque, qu'ajouter ? C'est triste d'être déjà si blasé et étroit d'esprit, et de le revendiquer.

vavalboss 22/12/2014 21:17

My pleasure ;)

Dams 22/12/2014 18:54

2€90? Merci pour le tuyau, je vais le chercher tout de suite! Merci Vavalboss!

vavalboss 22/12/2014 13:54

C'est dommage d'avoir l'esprit gronchon, mais soit. Comme l'a dit dam's, j'ai vraiment adoré le jeu, d'où le ton volontairement dithyrambique.

Pour les indécis, sachez que le titre est soldé à 2,90€ sur Steam. A ce prix là, il serait criminel de passer à côté ;)

dam's 22/12/2014 13:33

Ho le bourrin joueur de call of...
il faut de tout c'est ce qui fait la richesse de notre passion. Et si tu n'as pas ete emu par Journey et notamment la descente vue de profil a la fin de la journee ben... on ne peut rien pour toi.
Apres le test est ultra positif ok. Mais ça prouve que vaval a adoré. Quand je lis ça ben perso j'ai envie d'essayer!

Hardt 21/12/2014 22:48

Comme quoi, les goûts et les couleurs. Je l'ai eu (sur 360), je l'ai trouvé mortellement ennuyeux...