[TEST] Drive Club / PS4

Publié le par Frank Drebin

Drive Club
Support : Playstation 4

Développeur : Evolution studios    
Editeur : SONY
Année : 2014

[TEST] Drive Club / PS4

Après quelques mois et une sortie plus que chaotique, il est peut-être intéressant de se pencher à nouveau sur ce jeu qui a beaucoup fait parler de lui en bien (parfois…) et en mal (souvent...). Inutile de revenir sur les péripéties qui ont accompagné son lancement, nous sommes tous d’accord pour dire que ce fut un ratage historique sur le plan de la communication : presque 1 an de retard entre la première sortie annoncée et la date finale de mise en vente, une version PS+ gratuite qu’on attend toujours (et qui si elle sort un jour ne sera de toute façon pas complète comme annoncé dans un premier temps…), et pour finir en beauté un live qui a mis des semaines à se stabiliser alors qu’il constitue une part essentielle de l’expérience de jeu promise par les développeurs. Toutes les bourdes ont vraiment été cumulées et l’image de marque de Sony en a pris un sacré coup. Les passions et les haines se sont un peu calmées et avec le temps, le jeu est retombé dans un quasi-anonymat. Il est donc tant de répondre au speedtest du Doc qui m'avait passablement énervé à l’époque...

Elle est comme neuve ! Enfin presque...

Elle est comme neuve ! Enfin presque...

Techniquement parlant on est en présence d’un jeu qui fait honneur à la PS4, sans pour autant atteindre des sommets himalayesques. La beauté et la variété des circuits flattent quand même nos rétines, que ce soit de jour comme de nuit, en plein soleil ou sous le déluge. La pluie n’a d’ailleurs jamais été aussi belle et réaliste dans un jeu de caisse : effets de « flaques » sur le bitume, eau qui coule sur le pare-brise, c’est juste magnifique ! Selon l'heure choisie on aura droit aussi à des lumières fantastiques (levers de soleil, crépuscules magnifiques...).

Les bords de route sont gentiment animés sans plus, les voitures ont de la gueule (à l’extérieur comme à l’intérieur) et semblent fidèles à la réalité (mais en même temps je n’ai jamais foutu les pieds dans une Ferrari !). A ce propos les vues sont assez nombreuses pour satisfaire tout le monde, et toutes apportent un rendu visuel convaincant. On a beau être en 30 FPS, ça ne gêne en aucune façon et la sensation de vitesse est également bien présente.

On peut regretter le faible nombre de voitures (12 maximum) mais les courses sont déjà bien assez denses avec des adversaires qui restent souvent en peloton…Coté son c’est bien sympa surtout en 5.1, on peut d’ailleurs privilégier la musique (assez quelconque) ou les bruitages (bien plus convaincant) via un menu d’option complet.

La vue intérieure a été particulièrement soignée...

La vue intérieure a été particulièrement soignée...

Plus que la réalisation, le cœur du débat depuis la sortie de Drive Club concerne le gameplay, et c’est vrai qu’il est assez clivant. Aucun réglage à faire, des temps de chargement limités, on rentre rapidement dans le vif du sujet! Les amateurs de simulation pure seront effarés, principalement par l’I.A qu’on peut juger au mieux énervante mais motivante, au pire catastrophique. En effet le parti pris des développeurs est clair : les courses doivent être intenses du début à la fin, souvent au mépris de la logique. Vous aurez beau conduire comme un Dieu, il est très rare de prendre beaucoup d’avance et il est donc impossible de « gérer » sa course et doser la prise de risques, il vaut mieux être toujours à 100% ! Les adversaires ont souvent tendance à vous rattraper en ligne droite et à perdre du terrain dans les virages. Leurs trajectoires sont parfois incompréhensibles, tenter un dépassement à l'extérieur peut se terminer dans le mur juste parce que le type décide de ne pas tourner exprès pour vous envoyer tous les deux dans le décor façon Senna vs Prost de la belle époque… De même il est très frustrant de se faire rentrer dedans par un crétin à fond au moment d’aborder une épingle à cheveux. Mais on peut se venger et en faire autant, il faut avouer que c’est même parfois jouissif de « tasser » un adversaire alors qu’on est au coude à coude à plus de 200km/h (très risqué quand même!).

On peut regretter qu’il soit parfois (mais pas si souvent) plus efficace de taper le mur plutôt que de s’appliquer à prendre une trajectoire parfaite lors d’un virage. Les bas cotés sont souvent barrés par des barrières, rochers ou arbres qui empêchent les grandes sorties de route (en même temps on a rien à faire dans les champs, on est pas dans Forza Horizon !). Contrairement à une mode tristement répandue, les développeurs ont fait l'impasse sur la fonction "replay immédiat" qui flingue souvent la durée de vie d'un jeu de caisses. Les sensations de conduite sont vraiment là, la jouabilité est aux petits oignons et on peut prendre du plaisir avec une Aston Martin surpuissante aussi bien qu’avec une Golf ou une Twingo. Le panel de voitures est d'ailleurs largement suffisant et pourra s'enrichir au fur et à mesure de notre progression.

Elle a mis du temps à arriver cette pluie mais l'attente valait le coup !

Elle a mis du temps à arriver cette pluie mais l'attente valait le coup !

Les différents modes de jeu assurent une sacrée durée de vie à Drive Club : Le solo est costaud mais classique : un championnat avec des courses à débloquer au fur et à mesure grâce à des étoiles à obtenir. Très facile au début, il devient vite assez chaud et de nombreux essais seront nécessaires pour décrocher le droit d'accéder aux dernières courses. Deux autres championnats en DLC gratuits reprennent chacun le même système avec des nouveaux circuits (pour les suivants il faudra passer à la caisse !) Ce solo contient aussi une dose de online à travers les challenges qu’on peut rencontrer dans une course (trajectoire à suivre pendant un ou plusieurs virages, vitesse moyenne sur un secteur, score de drift à battre…).

Quand au jeu en ligne en lui-même il est plus que complet. Que ce soit en solitaire ou au sein d’un club on peut lancer des défis, en recevoir, faire des courses en multi, tenter de battre des chronos en contre la montre sur n’importe quel circuit avec n’importe quelle voiture (et avec des voitures fantômes qui rendent le chrono à battre plus concret, même si parfois il y en a un peu trop !). Tout cela rapporte des points de réputation qui permettent de grimper au classement, tout en débloquant des nouvelles voitures . L’aspect club donne une motivation supplémentaire, on progresse individuellement et collectivement.

Enfin, gros point noir mais malheureusement on s’y est habitué, pas de jeu à 2 en local. Il semble que plus les consoles sont puissantes, plus il est difficile de splitter un écran pour s’éclater entre potes dans son salon...

2 voitures c'est quand même pas mal en peloton, Doc...

2 voitures c'est quand même pas mal en peloton, Doc...

Petit à petit, et en partant de très loin, Drive Club s’est amélioré pour devenir aujourd’hui un très bon jeu dans son genre. On ne parle absolument pas de simulation pure mais d’un jeu fun, intense, convival et à la durée de vie prometteuse. Addictif comme en leur temps des Daytona USA et autres Sega Rally, il agace par son I.A bancale mais on ne peut s’empêcher de recommencer encore et encore pour gagner une étoile, battre un chrono , faire grimper son club en ligne…On ne peut que regretter ces débuts catastrophiques et un bashing qui le destine malheureusement à ne rester qu’un « one shot ». Si un jour la version d’essai se montre enfin sur le PS+, donnez lui sa chance quelques heures, il se dégage de ce jeu un charme rétro qu’on ne retrouve plus beaucoup ailleurs et qui est recherché par les vieux barbus que nous sommes…Et puis il reste de la place dans le club Gamopat, Seth113, L@ndo et moi-même vous attendont pour atteindre des sommets !

SUPPOS: 5/6

Publié dans TESTS

Commenter cet article

munky 21/01/2015 10:47

Franchement une bonne surprise au niveau des sensations, Je pensais le revendre tout de suite, je l'ai finalement gardé, il y a longtemps que j'avais pas pris un tel pied sur une simulation auto. En fait depuis Gran Turismo sur PS.

sevgames 21/01/2015 10:09

oui Drive Club est plutôt sympas à jouer

dan 20/01/2015 13:46

j'ai surtout l'impression qu'apres avoir degommé la ps3 pour n'importe quelle raison et adoré sa 360
le doc est maintenant devenu tellement amoureux de sa ps4 qu'il re-teste les jeux qu'il avait mal noté au debut pour leur mettre de supers notes !

selon son support du moment, le 30 fps est soit redhibitoire, sois pas genant du tout !

le meme doc qui degommais tout jeu de caisse en 30 fps et pour qui c'etait une aberration

tu es un fanboy total le doc....tout le temps aveuglé pas la console que tu aime sur le coup et a dezinguer l'autre pour n'importe quoi

si la one fait un forza en 30 fps, tu va le degommer, j'en met ma main a couper

Klaoui 21/01/2015 12:50

Leve les yeux et regarde que c'est pas le doc qui a testé

et de toutes façons ton raisonnement est totalement faux

OUI le doc c'est dada c'est le 60FPS en 1080p (génial pour un mec qui ne jure que par le rétro)
Mais perso tant que c'est pas injouable je m'en BRA**** !!!

Et en ce moment, son kiff c'est plutôt nintendo alors réveille toi !

Je salut le testeur qui a fait un VRAI test d'un jeu de caisses... je pense qu'il doit aimer ça et c'est ainsi que doivent etre tester les jeux !

je ne suis pas un joueur de jeux de caisses ni de sport, donc aucun interet pour moi de faire un test et de baver dessus.... n'est ce pas doc ??!!

dan 20/01/2015 13:49

c'est pas le doc qui teste !!
je fais un gros mea culpa franck qui a son avis sur le jeu
et au doc of course qui n'a rien fait ( non me puni pas avec un toucher rectal !!!)

Bec de gaz 20/01/2015 13:20

Ca se bonifie avec le temps... Addictif comme un Daytona USA ou Sega Rally? Sérieux? Ah vous me faites hésiter là !! Un test de Forza Horizon 2 pour être certain de prendre le bon canasson et je me lance !!