[FICTION] Atari et Commodore, une histoire alternative PART 4

Publié le par Babsimov

1994

Motorola, annonce que le M68050 est abandonné au profit du M68060 et n'envisage pas un 68070 ou 68080 avant un moment. Elle travail plus sur le PowerPC dont elle veut imposer l'utilisation. AMD demande à renégocier une licence pour le PowerPC, mais Motorola traine les pieds. En février Atari entre en scène et souhaite entrer dans le projet PowerPC. Il y a une condition, AMD devra pouvoir fabriquer des PowerPC. En échange Atari s'engage à ce que les processeurs AMD équipent son entrée de gamme uniquement et que ce soit Motorola qui soit choisit pour le milieu et haut de gamme. Jusqu'à maintenant Atari achetait exclusivement AMD. Cette offre ne peut être rejetée par Motorola qui ne veut pas se priver d'un gros client comme Atari.

3DO n'existe pas, puisque son créateur est resté chez Commodore et continu à travailler sur CAOS et ses évolutions.

La gamme AAA se vend bien. Les premières stations de travail Alpha sous CAOS apparaissent et voient l'entrée de ce système dans le monde du très haut de gamme. Les grosses applications graphiques et 3D de l'Amiga s'empressent de s'y installer, puisqu'il suffit d'une recompilation du code source. Commodore annonce que la prochaine génération d'Amiga sera RISC et certains pensent déjà à un Amiga à base d'Alpha. La part de marché progresse à 47 %. Mais les bénéfices restent plus ou moins identiques à l’année précédente en raison de la disparition de la gamme C64 dont les ventes étaient passées nettement sous les 1 % de part de marché et déclinait encore plus à partir du second trimestre. Les stocks seront vendus jusqu’à épuisement.

Atari promet le Falcon RISC à base de PowerPC. Les ventes sont en baisse comme l'année précédente. La part de marché est de 41 %. 

NeXT a su prendre la troisième place au détriment d'Apple, avec ses parts de marché en hausse une nouvelle fois, à 9 %. La marque annonce également du RISC pour l'avenir et fait savoir qu'elle entre dans le projet PowerPC. 

Acorn a tranquillement continué son chemin avec ses machines basées sur l'ARM, mais traverse des difficultés financières. Intel devenu un spécialiste de l'embarqué décide racheter la société pour son processeur RISC, puisqu'il semble que le RISC soit l'avenir. La gamme RISCPC est malgré tout lancée, parce que déjà presque au point, mais il restera sur le marché anglais. Après cette gamme, ce sera terminé pour les ordinateurs Acorn, ça n'intéresse pas Intel.

L’Amstrad 750 se vend maintenant pour 2500 frs (250 $) avec l'écran dual scan. Tout le monde sait que le matériel est obsolète, mais le prix est l'argument. Toutefois, Amstrad est conscient que Commodore prépare la génération suivante du AAA et qu'une licence AAA ne serait pas particulièrement intéressante, car ce chipset est trop cher à produire pour qu'il soit rentable sur une machine de l'ultra entrée de gamme comme c'est devenu le marché d'Amstrad. La marque a conforté sa position dans les pays de l'Est et l'Amiga 750 y est majoritaire. Les gouvernements de plusieurs Etats de ces régions ont passé un contrat pour l’équipement de toutes leurs administrations. En conséquence, Amstrad a demandé à Commodore de travailler sur une évolution du chipset de manière à pouvoir continuer à prospérer sur le marché de l'Est. Les ingénieurs de Commodore dédient une équipe restreinte pour mettre au point le chipset AA+ (ou AGA+). Ce qui importe à Commodore c'est que si l'Amiga obtient une certaine renommée dans les pays de l'Est, cela permettra de vendre plus tard de vrais Amiga Commodore. En fin d’année, Amstrad achète une licence AA+ et de CAOS qui le gère.
http://obligement.free.fr/articles/aa+.php

Apple ne sait plus quoi faire et écoute Motorola qui lui promet que le PowerPC va l'aider à reprendre le dessus. Le PowerMAC est annoncé, ce qui redonne un peu d'enthousiasme aux supporter Apple et lui permet une fois de plus de convaincre quelques investisseurs. Fin 1994, Apple crée l'événement avec le POWERMAC à base de PowerPC 601 à 66 mhz avec des bus PCI. Mais, encore une fois et pour maintenir les couts le plus bas possible le DSP 3210 du Quadra disparait et MACOS reste mono tâche de façon à ce que les applications 680x0 émulées soient compatibles. La presse salut la machine et Apple revendique la première machine RISC, en oubliant les Archimedes ! Toutefois cela lui permet de maintenir sa part de marché à 2 %.

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1995
 
NeXT sort le PowerNeXT avec bus PCI, en février. Il est équipé d'un PowerPC 601 à 66 mhz comme le MAC, mais avec un DSP 96000 Motorola, une évolution 32 bits du 56001 des premières versions. Nextstep passe en version 2.0. La machine dispose d'une puce graphique 3D conçu par une petite société fondée par un ancien de chez Hewlett Packard. Il s'agit de Nvidia et du NV1. Les performances en 3D ne sont pas exceptionnelles, mais c'est une première dans le segment de prix, comme Next en a la coutume. Encore une fois, Next surpasse Apple. Les applications 680x0 sont émulées. La gamme 680x0  reste au catalogue en baissant de tarif et le PowerNext est le haut de gamme. Next obtient la troisième place, mais les tarifs élevés des machines les réservent au monde professionnel, la société ne souhaitant pas se lancer sur le marché grand public où Atari et Commodore sont bien implantés. La part de marché progresse à 10 %.
 
A la mi 1995, un nouveau venu fait son apparition, il s'agit de Be qui sort sa Bebox, la première machine biprocesseur à base de PowerPC. Puisque le DSP est devenu un standard la Bebox est donc équipée des trois DSP AT&T 9308S présents sur le prototype
La machine est saluée unanimement par la presse comme une avancée, principalement en raison du biprocesseur et de BeOS. Graphiquement la machine n'a pas le raffinement d'un Amiga ou d'un Falcon, mais propose le minimum acceptable pour l'époque. Par contre le soutien des gros éditeurs est loin d'être acquis. Se faire sa place sur le marché dominé par Atari et Commodore ne sera pas facile.
 
A la stupeur générale, Commodore ne choisit pas le PowerPC pour la nouvelle génération RISC. Ceux qui pensaient que ce serait l'Alpha sont déçus aussi. Le choix se porte sur le PA-RISC 7150 produit par HP qui avait fabriqué le AAA pour Commodore.
Ce choix s'explique pour plusieurs raisons :
- Commodore avait déjà eu des frictions avec Motorola. Tout d'abord au moment du refus de la fabrication d'un compatible 68000 (le C68000). Ensuite l'exclusivité sur le 68040 qui n'a pas été respectée. L'évolution lente de la gamme 680x0 au fil des années alors que Commodore aurait souhaité qu'elle soit plus rapide. Enfin, Motorola a pratiqué le forcing pour le PowerPC.
- Commodore voulait intégrer son nouveau Chipset dans le processeur même, afin de proposer une machine à très bas coût et Motorola ne permettait pas ce genre de modification du noyau du PowerPC, sauf à entrer dans le projet PowerPC et à participer à son financement. HP, par contre permet toutes les modifications voulues sur son processeur. De plus le partenariat avec HP est depuis longtemps bien plus ouvert. 
- Le processeur Alpha était un excellent processeur, mais son utilisation imposait des composants très cher qui n'auraient pas permis d'avoir une entrée de gamme AmigaRISC du niveau de prix capable de concurrencer Atari.
- Le PA-Risc est à peine moins puissant que l'Alpha qui est actuellement le plus puissant du marché.
- Commodore a pu intégrer des instructions multimédia dans le noyau du PA-RISC similaire au futur Altivec du PowerPC ou MMX qu'Intel aurait pu intégrer au x86 si la gamme avait continué. 
- Commodore voulait pouvoir proposer du biprocesseur à bas coût et seul le PA-RISC le permettait.
CAOS passe en version 4.0. Il est entièrement réécrit pour le PA-RISC. On lui apporte une meilleure protection mémoire, une compatibilité Unix et une gestion intégrée des réseaux Ethernet. Une boite d'émulation permet de faire tourner de manière transparente les applications COAS 1.x a 3.x en mode émulation 680x0. Leur vitesse est proche de celle du 4000 ou au pire entre celle d'un 3030/ 3040. La gestion des nouvelles fonctions 3D est confiée à la 3Dlibrary (totalement compatible OpenGL). La gestion du multiprocesseur est intégré en standard, le système est totalement multithreadé. Commodore ne donne plus aucune information pour la programmation directe du chipset Hombre. 
Autre surprise, Commodore se lance pour la première fois sur le marché des consoles. Sony vient de présenter en 1994 sa Playstation, première console 3D à CD. Commodore va frapper fort avec sa console Amiga-CD64. D'emblée elle pulvérise en puissance brute la Playstation avec son processeur PA-RISC à 120 mhz contre un 33 mhz, 8 MO de RAM contre 3 MO et des performances en 3D  exceptionnelles pour l'époque (du niveau de ce que pourra proposer la playstation 2 en 2000, selon le créateur du chipset). Le prix de lancement est identique à celui de la Playstation. 
La gamme Amiga RISC en 1995 se compose de :

- Amiga CD64 : CDROM + 8 mo de chip + Chipset son du AAA + DSP AT&T de nouvelle génération à 60 mhz (j'avais trouvé il y a longtemps une page avec la gamme de DSP AT&T, mais je la retrouve plus) +  port manettes + un port d'extension permettant de transformer la machine en Amiga 1300 (de base, mais sans ports d'extensions, ni le slot CPU). Prix 3000 frs (300 $).

- Amiga 1300 : Boitier similaire à celui de l'Amiga 1000 + clavier externe + CDROM + Disque dur 80 MO + 8 MO de chip + lecteur de disquette 4MO + contrôleur SCSI II + Prise Midi + un slot CPU pour un second PA-RISC 7150 + Un DSP AT&T à 60 mhz + un connecteur Ethernet + 3 slot barrette mémoire, jusqu’à 48 MO + 1 slot PCI et 1 slot Zorro 3 en ligne. Prix 7000 frs (700 $).

- Amiga 5000 : Boitier similaire à celui des 3030/3040 avec clavier externe + CDROM + Disque dur 120 MO + 8 MO de chip + 4 MO de fast + lecteur de disquette 4MO + contrôleur SCSI II + Prise Midi + un slot CPU pour un second PA-RISC 7150 + Un DSP AT&T à 60 mhz + un connecteur Ethernet + 3 slot barrette mémoire, jusqu’à 48 MO + 4 slot PCI et 2 slot Zorro 3 en ligne et 1 VME et 1 ISA en ligne. Prix 15000 frs (1500 $).

- Amiga 6000 : Boitier tour similaire à celui du 4000 avec clavier externe.  + CDROM + Disque dur 200 MO + 8 MO de chip + 8 MO de fast + lecteur de disquette 4MO + contrôleur SCSI II + Prise Midi + un second PA-RISC 7150 sur le slot CPU + Un DSP AT&T à 75 mhz + un connecteur Ethernet + 4 slot barrette mémoire, jusqu’à 64 MO + 7 slot PCI et 4 slot Zorro 3 en ligne et 2 VME, 1 ISA en ligne. Prix 22000 frs (1500 $).

La présence des ports Zorro 3/VME et ISA permet de réutiliser les cartes d'extension existantes et populaires. Mais, Commodore annonce qu'après cette génération les Zorro 3/VME et ISA ne seront plus utilisés et déconseille de développer la moindre carte de ce type pour la génération RISC qu'il vient de présenter.

Pour une transition facile, Commodore développe une carte Zorro 3 pour les Amiga AAA. Elle permet d'avoir une sorte d'Amiga RISC "du pauvre". En effet, la carte n'inclut que le chipset Hombre avec son PA-7150. Le son est fourni par la puce son du AAA (comme sur les Amiga RISC) et le DSP AT&T des machine AAA permet de faire tourner les logiciels de CAOS 4.0 mais avec une perte de performance importante sur les modèles 3030/3040 et 4000. Un lecteur de CDROM est fortement conseillé, mais Commodore ne garantit pas la compatibilité avec la gamme des jeux Amiga CD64. Par contre la logithèque professionnelle qui ne réclame pas le DSP fonctionne très bien. Cette carte est vendu 2500 frs (250 $). Elle peut être intéressante pour un upgrade de la gamme, notamment sur le marché professionnel. Bien entendu, la RAM déjà installée sur le système s'ajoute aux 4 MO de ram de la carte.

Bien sûr, il est plus intéressant pour le grand public d'acheter un vrai AmigaRISC neuf que de faire évoluer la génération précédente, en sachant que la majorité des jeux ne tourneront pas dessus.

La presse et le public reçoit très bien cette nouvelle gamme d'Amiga et encore une fois Commodore confirme sa place de leader et estompe l'effet de la puce 3D du NeXT qui parait faible en comparaison. La marque couvre maintenant tous les marchés :
- Les consoles
- La micro informatique
- L'informatique professionnelle
- Les stations de travail.

D'ailleurs DEC a mal vécu que maintenant les stations de travail concurrentes puissent faire tourner CAOS, à condition d'installer une carte PCI Hombre dessus. Car, HP a passé un accord avec Commodore. Elle vendra l'Amiga 5000 sous License comme terminal graphique d'entrée de gamme et l'Amiga 6000 comme station de travail d'entrée de gamme contre l’utilisation de la puce 3D HOMBRE avec une mémoire embarquée sur une carte PCI pour ses stations de travail haut de gamme. C'était les termes de l'accord pour l'utilisation du PA-RISC comme noyau du chipset. Et, bien entendu, d'avoir une licence CAOS pour récupérer les logiciels 3D phares sous ce système. DEC utilisera ses avocats pour retarder la sortie de cette carte PCI mais ne pourra l'éviter et en 1996, CAOS tournera (sans la moindre recompilation) sur station HP, avec la gestion des 4 PA-RISC des machines haut de gamme. En 3D, les Stations HP deviennent donc de sérieux concurrent pour DEC en particulier, ainsi que pour les autres SUN et Silicon Graphics.

Sun qui avait un contrat pour la gamme 3030/3040UX doit stopper la vente de ses machines et ne passera pas d'accord similaire avec Commodore pour sa nouvelle gamme en raison de l'accord avec HP sur les Amiga 5000/6000. 

Un différend apparaît entre Commodore et Nvidia, le fournisseur de la puce graphique/3D du NeXT. Son fondateur est un ancien de chez HP et Commodore prétend qu'il aurait repris certaines idées de la puce HOMBRE pour la 3D.
En fin d’année la part de marché de Commodore a bien progressé avec 49 %.

De son côté Atari lance la gamme FalconPPC en mars 1995. Le FalconPPC050 avec un PowerPC A601 à 50 mhz pour l'entrée de gamme. Nouveauté à ce niveau, un port PCI latéral à la façon autrefois de l’Amiga 500. En milieu de gamme on trouve le FalconPPC066 avec un processeur à 66 mhz, dans un boitier MegaSTE, avec seulement un port PCI et un port VME.  Enfin dans le haut de gamme, le FalconPPC070 dans un boitier TT, avec 4 port PCI et 1 VME. Le processeur de ce modèle, n’est pas à 70 mhz comme le nom pourrait le laisser croire, mais à 66 mhz. C’est la première fois que chez Atari que le milieu de gamme et le haut de gamme n’ont pas vraiment de différence en termes de performance processeur. A l’origine il devait être équipé d’un PowerPC à 70 mhz, mais sa mise au point pose problème. Atari promet que, dès que possible, il proposera une mise à niveau gratuite à ses clients, peut être même directement vers un modèle à 75 mhz.

Les fondateurs de 3DFX sont allés voir Atari en 1993/1994 pour leur proposer de développer une puce 3D bon marché pour les futurs Falcon. Ils savaient bien que Commodore travaillait sur quelque chose et ne serait pas intéressé. Il leur propose leur API Glide et ils sont engagés dans la compagnie. Atari est le deuxième constructeur mondial derrière Commodore et a les moyens de proposer le voodoo 1 (4MO de mémoire vidéo) avec son FalconPPC en 1995. En complément la puce 2D du Falcon est améliorée pour apporter un mode true color 24 bits couleurs. Un DSP Motorola 96000 est là aussi, il tourne à la fréquence du processeur selon les modèles (50 ou 66 mhz). La mémoire en standard est de 6MO (dont 4MO pour la vidéo), elle est extensible à 16 MO pour le FalconPPC050.  Le FalconPPC066 à 12 MO en standard, extensible à 48 Mo. Le FalconPPC070 24 Mo extensible à 256 Mo. La gamme FalconPPC embarque du SCSI II avec un disque dur en standard de taille allant de 80 à 200 Mo selon le modèle. On y trouve bien entendu une prise midi et autres connecteurs habituels de la marque. Le lecteur de CD est externe (en SCSI) pour le FalconPPC050 et interne pour les autres modèles. Un port Ethernet est présent sur tous les modèles. 

L'équipe interne 3DFX prévoit de régulièrement proposer des upgrade pour la puce 3D sous forme de carte PCI pour les FalconPPC. Atari envisage même de vendre cette carte PCI pour les autres systèmes avec port PCI et ne disposant de fonctions équivalentes (donc tout sauf Commodore, évidemment, le clan Tramiel ne va pas aider Commodore). L'affaire de la carte PCI Hombre est une aubaine pour Atari, qui voit là un moyen de récupérer le marché des stations DEC Alpha et pourquoi pas de vendre une licence MULTITOS sur Alpha, même si c'est peu probable. Ils vont donc pousser l'équipe 3DFX pour faire évoluer leur puce 3D. 
Comme toujours, Atari parvient à avoir un prix de vente de ses nouvelles machines inférieur d'environ 1000 frs à l'équivalent Commodore (100 $). En performance graphique et 3D la machine offre moins qu'un AmigaRISC, mais le public a accepté l'idée qu'Atari choisit toujours le prix avant tout. La marque s'est trouvé un public fidèle qui attend justement ce genre de politique commerciale et qui ne cherche pas obligatoirement l'excellence technique (sans toutefois accepter un néant technologique, comme furent les MAC et PC dans le passé). Le multiTOS est maintenant parfaitement multitâche et l'émulation des anciennes applications TOS 680x0 est une tâche comme les autres. Bien entendu seules les applications systèmes fonctionnent. Comme Commodore, Atari déconseille de programmer directement le hardware. La presse reçoit plutôt bien ces machines qui finalement offrent un bon rapport performance/prix. Malgré tout, Atari voit sa part de marché baisser de 2 % par rapport à l’année précédente et se placer à 39 %. Cela est du au très bon rapport puissance/prix de la gamme HOMBRE de Commodore qui, dès l’entrée de gamme surclasse largement les performances 3D des nouveaux Falcon. Mais le lancement de la nouvelle gamme est cependant satisfaisant du point de vue Atari.

Certains, se demandent si Commodore n'a pas fait une erreur en prenant la route du PA-RISC face à Motorola/AMD. Certains éditeurs qui avaient apprécié la standardisation autour du 680x0 commencent à choisir un camp au détriment de l'autre et beaucoup estiment que c'est le PowerPC qui sera privilégié.
Gamme PA-RISC :
http://en.wikipedia.org/wiki/PA-RISC
Gamme PowerPC
http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_PowerPC_processors

Apple espère que les ventes de fin d'année vont l'aider, mais ce n'est pas le cas. La part de marché chute à 1% du marché, le seuil de rentabilité est atteint cette fois, surtout après tous les investissements pour sortir la gamme PowerPC. S’ils ne trouvent pas un investisseur, il n'y aura plus d'alternative. 

Amstrad lance son Amstrad 900 basé autour du chipset AA+ de Commodore et de CAOS 3.1. Le processeur est un A680EC040 et un DSP 3207 (un modèle à coût réduit du 3210), tous deux à 33 mhz. La mémoire intégrée est de 8MO (extensible à 16 MO). La machine dispose en interne d'un slot Zorro3 avec un PCI en ligne. Le design est monobloc avec l'écran et clavier séparé (façon des premiers MAC). L’écran est un 15 pouces dual scan qui peut afficher 1126x846 en overscan. Il y a un disque dur SCSI de 40 MO. Le prix est de 4700 frs (470 $). En dehors du marché des pays de l'Est, la machine est plutôt mal reçue et rapidement, Amstrad se retire du marché international pour se concentrer sur l'Europe de l'Est. Dans cette zone, elle dispose d'une gamme complète avec le 750 pour le bas de gamme et le 900 en haut de gamme. Les ventes sont bonnes sur le marché visé, surtout avec les contrât des Etats. La marque s’installe avec un quasi monopole. Une belle logithèque spécifique commence à fleurir, certains uniquement en langues natives. La presse locale compare l’Amstrad 900 à un « MAC réussi ».

Sega est en difficulté avec les deux nouveaux arrivants sur son marché que sont Sony et Commodore. La sega Saturn n'arrive pas à convaincre. D'autant plus que des rumeurs laissent penser qu'Atari voudrait aussi entrer dans le marché des consoles CD/3D. 

Nintendo s'en sort plutôt bien sur le marché console, d'abord parce qu'il ne vise pas du tout le même public que les autres.
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à suivre...

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