[TEST] Dishonored 2 / PS4

Publié le par MastaYoga

Dishonored 2
Support : PS4

Existe également sur XOne et PC
Développeur: Arkane Studios
Éditeur : Bethesda Softworks
Date de sortie: 10 novembre 2016

[TEST] Dishonored 2 / PS4

En 2012 j’avais abordé le premier épisode avec une certaine déception parce que je trouvais le jeu moche : erreur ! Faux ! Nul ! Zéro ! Le jeu s’est avéré être une petite perle dans ce monde dominé par les triple A pour assistés : gameplay aux petits oignons, liberté dans un level design de ouf, rejouabilité infinie, bref un de mes jeux préférés de tous les temps. Du coup, c’est en bon fan que j’ai préparé ce test, tout en essayant de rester impartial afin de vous convaincre que ce deuxième épisode est aussi bon. L’histoire en quelques mots : on se retrouve 15 ans après le premier épisode dans l’empire des îles et la pauvre petite impératrice se retrouve dans l’embarras quand sa vilaine tante fait un coup d’état et prend le pouvoir !

Dès le début, nous sommes confrontés à un choix : jouer avec Emily ou Corvo ? Le père ou la fille ? Choix cornélien s’il en est car bien que l’histoire soit identique, le gameplay sera différent et surtout il ne vous sera pas possible de changer en cours de jeu. Vous voilà donc parti pour 15-20 heures avec le même personnage. La différence réside tout simplement dans panel des pouvoirs : Corvo dispose d’habilités permettant une approche plus violente et directe tandis qu’Emily est plus sournoise et furtive. Les deux disposent évidemment d’un arbre de compétences/pouvoirs qu’il faut débloquer consciencieusement en prenant en compte les aspects du gameplay qu’on souhaite privilégier.

[TEST] Dishonored 2 / PS4

Le gameplay
 
Comme dans le précédent opus, il n’y a pas deux façons de terminer une mission. En plus des compétences et pouvoirs à combiner, le level design permet autant d’approches possibles et imaginables en fonction de votre envie. C’est aussi ce qui déterminera vos stats et dans une certaine mesure, votre histoire.

Vous aurez par exemple la possibilité de combiner le pouvoir de domino (c’est-à-dire, de lier jusqu’à 3 ennemis au même destin et donc d’utiliser ce pouvoir afin d’en faire tomber plusieurs à la fois) avec n’importe quel autre action que ce soit le démembrement par mine, le headshot en slo-mo, l’étourdissement furtif ou le carreau d’arbalète empoisonné (qui fait fuir et oublier)… ou plus vicieux encore : on invoque un double de soi, on lie les ennemis avec le pouvoir du domino et on attaque son clone... résultat garanti. Et si vous ne voulez pas vous salir les mains : invoquez un clone, liez-le aux gardes et lancer votre double dans la mêlée… vous les verrez se mettre en pièce les uns-les autres. Bref, c’est un véritable bac à sable de furtivité et d’assassinats en tout genre qui vous est offert avec ce Dishonored 2.

[TEST] Dishonored 2 / PS4

Level design
 
Personnage important du jeu s’il en est : l’univers steampunk de Karnaca (ville portuaire de l’empire des îles). Les développeurs ont fait preuve de génie et de créativité en rendant vivant un monde coloré et doté d’une esthétique propre. Chaque élément du décor est soigné et s’intègre parfaitement dans l’univers du jeu. En prenant le temps, vous découvrirez quantité de secrets et autres loot qui permettent de faire progresser le personnage ou d’en apprendre d’avantage sur l’univers profond de Dishonored 2.

Les textures, les vues, les paysages, les décors de chaque mission sont façonnés avec soin et le résultat est égal : l’immersion et la cohérence, l’originalité et la créativité vous sauteront aux yeux à chaque endroit. On se souviendra sans doute de l’absence de vie et de pnj dans le premier opus causé d’une épidémie avait vidé la ville… Cette fois-ci les rues sont vivantes : il y a des civils, des factions de rebelles, des marchés,…
 
Et cette IA est particulièrement soignée mais inconstante et incohérente ! Parfois les ennemis réagissent au moindre mouvement, changement (laisser une porte ouverte, éteindre un interrupteur, etc.) et vous rendent la vie impossible… mais pour le même passage, vous pourriez très bien éliminer un garde à côté de son collègue qui ne bronchera pas.

[TEST] Dishonored 2 / PS4

Technique
 
La bande son est parfaite, les musiques collent bien aux décors et aux passages du jeu.
En revanche, le framerate est pourri (on est en 2017, allo) et les temps de chargement sont beaucoup trop longs (surtout pour un jeu où le replay est assez important). J’ai également expérimenté pas mal de freeze et autres erreurs wtf sur PS4.

[TEST] Dishonored 2 / PS4

Ce deuxième opus, passé inaperçu dans l’offre vidéo ludique de la fin d’année 2016, mérite pourtant le détour… Si vous n’aimez pas fouiller, recommencer et perfectionner votre art, que vous préférez qu’on vienne la main, passez votre chemin car à l’instar de jeu comme le dernier Deus Ex, c’est un soft conçu non pas pour rusher mais pour apprécier le travail de maître appliqué à un univers débordant de détails et de possibilités.
 
La variété des pouvoirs entre les deux protagonistes, les niveaux impressionnants et l’IA (parfois) challenging en font un incontournable du genre que je range aux côtés de Metal Gear et Deus Ex. La trame scénaristiques n’est pas le point fort mais c’est celle que vous écrivez en tant que joueur qui vous apportera la plus grande satisfaction. Il y a tant de façons de parvenir à ses fins que c’est au final le joueur qui écrit l’histoire avec ce sentiment de liberté qui manque cruellement dans la plupart des jeux vidéo.

SUPPOS : 4/6

Publié dans TESTS

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Bloo 17/07/2017 17:47

Un tableau de maître, mais un jeu d'infiltration médiocre comme le premier. Qu'il ait fait un four n'est pas étonnant. Son intrigue st soporifique et nulle à chier. Ses persos oubliables. Il est tellement permissif que ça en devient ridicule (j'appelle ça le level design gruyère). Emily n'apporte rien de neuf par rapport à Corvo (le grappin à la place du blink... merci de me donner l'impression de me mouvoir de la même manière). Bref, Arkane n'a toujours rien compris et Looking Glass. Et c'est pas avec l'ultra mauvais Prey qu'ils vont changer la donne.