[RETROGAMING] THE FLINTSTONES: THE RESCUE OF DINO AND HOPPY

Publié le par Elodiebo

Support : NES
Année de sortie : 1992
Editeur : Taito
Genre : Plateformes



La famille Pierrafeu, célèbre dessin animé passé de mode, a fait l’objet de nombreux jeux vidéo, de plus ou moins bonne qualité. Surtout de mauvaise qualité… Qu’en est-il de cet épisode Nes développé par Taito ?

Un beau jour d’été, les Pierrafeu sont en train de discuter dans leur jardin avec leurs voisins Laroche, quand soudain, le Dr Butler apparaît et kidnappe Dino et Hoppy, leurs animaux de compagnie. Non, ce n’est pas pour en faire de délicieux rôtis (c’est bien dommage), mais pour les enfermer dans un zoo du futur… Et c’est Fred Pierrafeu qui est chargé de reconstituer la machine à remonter le temps pour les secourir. Ça, c’est du scénario digne d’Hollywood !!


T’inquiètes pas chérie, le grand Fred va t’aider !

Pour cela, Fred va devoir traverser différents niveaux dans Caillouville pour trouver ces fameuses pièces. On se retrouve donc devant un jeu de plates-formes classique où il faut sauter, trouver des items cachés dans des tonneaux, et taper sur les ennemis pour gagner des sous.

Le gameplay reste simple mais efficace : un bouton pour frapper, un autre pour sauter. En effet, rien de tel qu’une bonne vieille massue, l’arme principale de Fred, pour taper à cœur joie sur les divers animaux et boss rencontrés… La subtilité du gameplay viendra en fait dans la maîtrise de l’escalade de corniches : Fred peut s’agripper au bord des falaises et des maisons pour grimper dessus.


T’as pas intérêt à avoir des crampes mon vieux !

Notre petit homme des cavernes peut aussi devenir richissime, puisque chaque ennemi tué lui rapporte une petite pièce. Sauf qu’être plein de sous pendant la Préhistoire, ça sert pas à grand chose a priori… Et ben si !
Car Fred pourra trouver également des armes de jet spéciales, comme des haches, une arbalète ou une bombe-œuf, et les utiliser la plupart du temps contre les boss de fin de niveau. Sauf que ces armes ne sont pas gratuites ! Chaque unité coûte de l’argent, nous y voilà…

Et l’argent récolté ne sert pas qu’à ça. Fred peut aussi, à certains moments du jeu, demander de l’aide à Gazoo en appuyant sur start. Cette aide se matérialise par des compétences spéciales que Fred endosse un laps de temps, limité par l’argent qui lui reste : sauter plus haut avec un kangourou, voler avec une paire d’ailes ou plonger équipé d’un kit masque-tuba. Ces compétences ne se gagnent pas dès le début du jeu, Fred va devoir les obtenir à la sueur de son front, au sens littéral du terme. 


Qui veut aller loin ménage sa monture


Fred aurait pu jouer dans les Dents de la mer

Et c’est là l’une des originalités du jeu. Entre certains niveaux, Fred peut perdre un peu de poids en jouant au basket ! Dans ce mini-jeu, on a une minute pour marquer plus de points que son adversaire. Une fois le match gagné, Fred récupère ainsi l’une des 3 habilités clés du jeu.


Qui a dit que Michael Jordan était le meilleur joueur de basket ?

Et là, c’est sans pitié ! Un petit jeu au gameplay très simple (un bouton pour shooter dans le panier en forme de pélican, l’autre pour sauter), mais c’est tellement jouissif de piquer la balle à son adversaire avec des coups de fesses !! Une vrai bouffée d’oxygène bien originale parmi le reste du jeu… Je me suis même surprise en train de perdre exprès pour rejouer et continuer à m’éclater…

En plus de ces intermèdes sympathiques, la sensation de non linéarité de ce jeu est renforcée par la présence d’une carte de Caillouville. En effet, le joueur décide de l’endroit où il veut aller et de l’ordre de ses niveaux à la Super Mario Bros 3, sur une carte plutôt bien modélisée. Evidemment, certaines parties ne sont accessibles qu’en ayant fini d’autres, marquées d’un pied Pierrafeu.


Ça va ? Vous allez pas vous perdre quand même ?

La carte n’est pas la seule à être jolie, les graphismes pour de la Nes sont tout simplement splendides ! Je m’emballe peut-être, mais pour une fan de la Master System, j’ai l’impression de jouer à un jeu sur la console de Sega tellement les couleurs sont chatoyantes !! J’aurais jamais cru ça possible pour de la Nes…

Non seulement les couleurs sont belles, mais les niveaux sont bien diversifiés, avec la jungle et des villages à traverser. Mais aussi un niveau de glace, où les glissades sont de mises (avec quelques crises de nerfs), et un niveau sous-marin, avec une flottabilité très bien rendue… Quant au niveau du donjon, on sent bien les influences de Castlevania, avec un Frankestein en mini boss et un Dracula à exterminer ! 


Ça sent le coup foireux ça…


Il est pas mort lui ? Je pensais l’avoir tué dans Castlevania…

Concernant les musiques, elles restent basiques, agréables, même si les notes aigues des premiers mondes pourront agacer le gamopat qui perd. On va dire qu’il y en a eu des meilleures sur cette console.
Question difficulté, on le finit en une soirée ou une après-midi, vu que les continus sont infinis. Un peu court, certes, mais on le finit sourire au lèvres, c’est l’essentiel…

En résumé, un bon petit jeu sans prétention, mais accrocheur et bien réalisé. Il est passé inaperçu suite à sa sortie tardive, la Nes étant en fin de vie. Une bonne petite découverte… Sur ce, Yabba Dabba Doo !


SUPPOS : 5,5 / 6




Nota : Une suite est sortie sur la Nes en 1994, The Flintstones : The surprise at Dinosaur Peak, très proche de ce premier opus, mais avec deux personnages jouables. Mais accrochez vous pour l’obtenir, il s’envole à prix d’or !

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Seb25 28/08/2008 20:42

Bon test mais le :

"Je m’emballe peut-être, mais pour une fan de la Master System, j’ai l’impression de jouer à un jeu sur la console de Sega tellement les couleurs sont chatoyantes !! J’aurais jamais cru ça possible pour de la Nes…"

Ca c'est fort, tu n'as pas du jouer à beaucoup de jeux nes alors car il y en a un paquet qui sont tout aussi beau sinon plus que ce Flinstones.