RETROGAMING : BRAVE FENCER MUSASHI / PS1

Publié le par Elodiebo

BRAVE FENCER MUSASHI
Support : PS1 (import uniquement)

Genre : RPG

Editeur : Squaresoft


Année :
1998

 

Square est LA firme culte pour les fans de RPG, plus que prolifique en la matière. Certains ne la connaissent qu’à travers sa série ultra connue des Final Fantasy, mais d’autres petites perles se cachent sous le nom de Squaresoft…

C’est vrai que Brave Fencer Musashi est relativement peu connu parmi les innombrables RPG. Mais ce A-RPG révèle pas mal de bonnes surprises !

Brave Fencer Musashi nous embarque dans un monde imaginaire, le royaume d’Allucaneet, dont le roi et la reine partent en vacances (quelle idée aussi !) C’est donc leur fille, la Princesse Fillet, une bien belle peste, qui est en charge de la quiétude du royaume et de son château… Bien entendu, les ennemis jurés de Thirstquencher profitent de cette aubaine pour envahir Allucaneet, emprisonner ses habitants et y semer la terreur. Fillet décide alors de faire appel au légendaire guerrier à la bravoure sans faille, j’ai nommé Brave Fencer Musashi, qui se révèle être un petit gaillard haut comme 3 pommes !


C’est le regard qui tue !

Musashi va devoir retrouver l’épée Lumina avant les forces de Thirstquencher, notamment en récupérant 5 sceaux (feu, ciel, vent, terre et eau) pour pénétrer dans le dernier donjon. Quête plutôt classique et redondante des A-RPG !

Notre mini samouraï devra donc accomplir de nombreuses missions, déjouer certains complots, tout en libérant des personnes enfermées dans des « binchos », des prisons de glace. Square a ainsi bien réussi son enchaînement des chapitres car on a droit à des phases de gameplay bien pensées. Hormis les phases combats/exploration/discussion classiques, on a droit à des séquences de plates-formes ou encore de « courses à obstacles » sur un radeau ou dans un wagon. Nous avons donc à faire avec un véritable A-RPG, à la Secret of Mana, bien rythmé, sans pauses dans les combats, avec un héros qui peut interagir avec le décor, les personnages et les ennemis.


La pyramide, un véritable traquenard…

La particularité de notre héros est sa capacité à absorber les pouvoirs de son adversaire, c’est le « get in ». C’est un élément essentiel pour progresser dans l’aventure, puisque qu’il faut avoir le bon pouvoir au bon moment.

Le temps est également partie prenante du jeu, puisque les jours et les nuits passent et influencent son déroulement. Et même Musashi y est soumis, car Monsieur le grand guerrier se fatigue vite ! Pour qu’il soit en pleine possession de ses moyens, il faut régulièrement aller le faire dormir dans une auberge, ou directement par terre, sur le sol. Et c’est quasi obligatoire car si on le laisse se fatiguer, il marche alors à deux à l’heure et attaque encore plus lentement !


Il est 5h, Allucaneet s’éveille…

Certains ennemis ou personnages ne sortent qu’une fois la nuit tombée (c’est le cas des Minkus, des petits animaux à capturer) ; la nourriture que transporte le Musashi pour se régénérer se dégrade voir se périme avec le temps, et certaines missions doivent s’accomplir en un temps déterminé…

Le souci du détail porté par l’équipe de Square ne s’arrête pas là. Un seul aliment ne se périme pas : le fromage ! Lui, et on voit le souci du réalisme, se bonifie avec le temps, il devient de plus en plus puissant au fur et à mesure qu’il moisit (mmmh, il doit sentir bien fort le Musashi en transportant des fromages bien murs !). Autre détail, dans la salle où l’on peut parler avec les personnes sauvées, la musique change au fur et à mesure de la libération des musiciens.

Square a en effet porté une attention particulière aux musiques et aux voix. Car notre héros parle, fait rarissime chez Square, qui préfère souvent les laisser muets. Certains personnages ont même des accents étrangers, comme le méchant du jeu, le Fuhrer Flatski, avec des airs allemands, ou encore Kojiro, qui parle un anglais japonisé…


Le pouvoir du ciel sera bientôt sien...

Coté graphismes, le jeu est entièrement en 3D. Les couleurs sont jolies, les mondes plutôt bien faits, mais on doit reconnaître que c’est une 3D plutôt moche, à la Final Fantasy VII. Les personnages ressemblent plutôt à des polygones qu’à des humains, et en plus, ils sont en SD, avec une tête énorme par rapport au reste du corps. Le jeu est donc entièrement en 3D, mais elle n’est pas exploitée entièrement puisque la caméra se fige dans les donjons, il est alors impossible de la faire pivoter, ce qui est un peu gênant lors de certaines phases de plates-formes.

Heureusement, le gameplay vient relever le niveau ! Plein de petites quêtes annexes sont là pour satisfaire le joueur, et c’est un A-RPG qui ne se prend pas au sérieux, plein d’humour ! Même les boss sont parfois délirants, comme celui qu’il faut battre à une partie de Dance Dance Revolution…


Relevez le défi : Dance or Die

Squaresoft a même pensé aux fans du blister en offrant la possibilité de collectionner dans le jeu les figurines des ennemis et boss battus. Et le joueur a le choix de laisser oui ou non ces jouets sous blister ! L’histoire ne dit pas si on peut les revendre plus chers ou non…

Enfin, si vous êtes pressé, ce jeu est pour vous, car il est plutôt court pour un RPG, il faut compter une quinzaine d’heures environ…

Au final, on a droit à un A-RPG sympathique, où le gameplay dépasse largement les autres critères qui pouvaient le désavantager !


SUPPOS : 5/6


NB : Ce jeu n’étant pas sorti en Europe, je vous conseille donc la version US plutôt que la japonaise pour comprendre l’histoire et les quêtes à réaliser.
Une suite est sorti sur PS2, Musashi : Samurai Legend en 2005.

Publié dans RETROGAMING

Commenter cet article

lucasnoop 03/07/2009 16:44

super ce jeu parcontre j'ai beaucoup moins apprécié la suite

skeletor 02/07/2009 11:39

Merci pour le test, une aventure pas trop longue et plutot action, parfait ça ! je m'en irai l'essayer un de ces jours.

baracouda 02/07/2009 10:09

Il était sympa ce jeu !