[FICTION] Atari et Commodore, une histoire alternative PART 2

Publié le par Babsimov

1988

 

AMD présente son A68030 à 20 mhz au lieu des 25 mhz du M68030. Motorola continue doucement l'évolution de sa gamme, satisfait de son monopole.
 
Le MAC survie comme il peut, Apple essaye de lui donner une image, mais cela ne convainc qu'une certaine catégorie de "snob". Le ST fait au moins aussi bien pour moins cher et l'Amiga le surclasse dans tous les domaines pour un prix un peu inférieur dans le haut de gamme. Sa part de marché est de 6 %, soit 1 % de moins par rapport à l'année précédente. L'Apple II GS de son côté fait une chute similaire et représente 7 % du marché.
 
Atari voit les ventes de ST baisser un peu, l'Amiga 500 prenant le dessus. Mais la gamme méga ST se vend bien et malgré tout Atari garde un léger avantage sur le prix. La gamme ST est considérée comme abordable et un bon choix pour le débutant au moyens financiers restreints. Comme promis, en septembre, Atari ajoute une machine 32 bits à la gamme avec le TT. Cette machine est basée sur un A68030 et un coprocesseur mathématique A68881, tous deux à 20 mhz, ainsi que 5 ports d'extension VME (un standard créé par Motorola pour le 68000). La configuration de base dispose d'un méga de ram, mais il est possible en option d'avoir un modèle avec 4 ou 14 méga d'origine. Au niveau graphique le blitter des megaST est présent, la palette de couleur passe de 512 à 4096. Les résolutions de la gamme ST sont là. En complément, plusieurs nouveaux modes apparaissent, 320x480 en 256 couleurs, 640x480 en 16 couleurs et monochrome haute résolution de 1280x960. Pour ce nouveau mode monochrome, Atari distribue un moniteur 19 pouces monochrome de grande qualité et très peu cher, comme à son habitude. La configuration 4MO avec l'imprimante laser Atari est moins chère qu'un Mac II à équipement équivalent. Avec le TT Atari rattrape l'Amiga en haute résolution et son mode basse résolution offre 256 couleurs. Les ataristes sont très satisfait du TT. Mais tout n'est pas rose pour autant, car la TT ram (principe similaire à la Fast Ram de l'Amiga) pose des problèmes de compatibilité pour certains logiciels, tout comme le passage au A68030. Apple s'empressera de mettre ceci en avant, pour tenter une fois de plus de faire passer la gamme ST comme peu fiable.
 
Rien n'y fait, l'année se termine avec une progression des ventes pour la gamme ST, moindre que l'année précédente cependant. La gamme ST détient maintenant 39 % des parts de marché. C'est le TT qui a permis, en partie, cette progression en compensant la baisse des ventes du ST dans l'entrée de gamme. Sur ce dernier point, Atari promet une nouvelle génération d'entrée de gamme pour 1989.
 
Sur le marché grand public, l'Amiga 500 commence à être correctement exploité et on découvre la différence réelle entre un ST et un Amiga. Le marché professionnel reste un bon débouché pour l'Amiga, grâce au lancement réussi, trois ans plus tôt et la gamme 1000/2000 qui remporte un franc succès. Les cartes à base de 680x0 32 bits se vendent très bien, Commodore présentant lui même une carte M68030 et M68882 à 25 mhz pour le 2000. Maintenant, l'Amiga couvre tous les marchés, depuis l'entrée de gamme jusqu'aux entreprises. L'offre logicielle étant standardisée autour du 68000, il est possible de disposer chez soi d'un Amiga 500 tout en utilisant des logiciels bureautiques que l'on trouve au bureau sur la gamme Amiga 1000 et 2000. Des constructeurs tiers proposent des cartes à base de A68020 à 12 mhz, moins cher, pour toute la gamme. Les cartes d'extensions Zorro II se multiplient dans de nombreux domaines. L'échec de la relance du MAC via le Macintosh II entraine l'annulation du projet AGA, à la satisfaction des ingénieurs qui commencent, au second trimestre de l'année, à travailler à plein temps, avec une équipe renforcée, sur la génération suivante totalement 32 bits. Pour réduire les coûts de production, Commodore investit pour que MOS Technology commence à produire des composants DRAM en interne, si possible moins cher que les fournisseurs externes. En plus, vers l'été les spécifications du chipset Amiga 32 bit sont établie. L'une d'elle inclus l'utilisation d'un type de mémoire appelée mémoire vidéo ou VRAM. Mais cette mémoire est plus couteuse à produire. Dans la plus grande discrétion, il est demandé à la division MOS Technology de rechercher un moyen de la produire pour un prix réduit d'au moins 20 % par rapport à la concurrence. 
 
Pour Commodore c'est une bonne année. La part de marché de l'Amiga grimpe à 40 %, dépassant de peu celle de la gamme ST. Le C64 décline mais fait autant que le MAC à 6 % de part de marché. Pourtant le MAC est censé être bien plus puissant avec son 68000, ce qui souligne encore l'exploit des bonnes ventes du C64. Irving Gould demande une augmentation de ses revenus de 20 % en raison des bons résultats sur l'année. Elle lui est accordée, mais certains membres du conseil d'administration auraient préféré affecter cette somme à la recherche ou au moins à l'intéressement du personnel pour stimuler l'innovation, mais Irving Gould a balayé ces idées du revers de la main, estimant qu'il y avait déjà ce qu'il fallait dans ces domaines. En interne la décision de racheter CMI et ses disques durs peu fiable fait débat officieusement, mais personne n'aborde le sujet ouvertement. 
 
Le Next apparaît avec son M68030, un coprocesseur mathématique 68882 et un Motorola DSP 56001, l'ensemble à 25 mhz, 8 Mo de mémoire extensible à 16 et un moniteur haute résolution 1120x862 en 4 niveaux de gris, une imprimante laser et un lecteur de CD réinscriptible et un disque dur en option et des ports d'extension identiques à ceux du Mac II. C'est une machine source d'inspiration pour beaucoup. Malgré ses qualités, elle rencontre un succès mitigé avec 1 % de part de marché, en raison d'un prix très élevé, une politique très similaire à celle d'Apple. Mais le Next achève de convaincre l'industrie que le MAC est obsolète.
 
Les Ataristes et Amigaistes rivalisent d'ingéniosité pour démontrer que leur machine est la meilleure et les développeurs poussent les machines dans leurs retranchements techniques. La rivalité entre les deux systèmes n'en est que plus forte, puisque ce sont les deux standards restant. Le MAC n'arrive pas à susciter le même genre de ferveur, surtout depuis l'apparition du Next qui montre bien que le MAC est une machine vieillotte.

En Angleterre Acorn garde une part de marché avec sa gamme Archimedes, mais n'étant pas compatible avec le standard 68000 ne parvient pas à s'imposer en dehors de son marché et surtout à obtenir le soutien des grands éditeurs de logiciels professionnels. Mais, son processeur intéresse Intel pour l'embarqué, bien qu'Acorn ne souhaite pas en vendre le concept.
 
En France, Thomson présente une version entrée de gamme de son ordinateur 16 bits, le MO16. La machine est de type boitier clavier, comme le ST et l'Amiga 500. On y trouve, bien entendu le VSDD du TO16, 512 Ko de mémoire, un port d'extension latéral (permettant de connecter un disque dur externe, plus tard, car pour l'instant il n'existe pas). OS/9 est toujours inclus en ROM avec le basic. La grande nouveauté est le remplacement du M68000 par un M68456 à 8 mhz. Il s'agit d'un M68000 et d'un DSP 56001 regroupés ensemble dans un seul composant. Thomson a tenu compte des critiques concernant les capacités sonores du TO16, bien trop datée car similaire à celle des MO6 et TO8. Pour viser le marché grand public, il fallait apporter un plus, ou au moins égaler le son de l'Amiga. Avec ce DSP intégré, même à 8 mhz, le MO16 permet d'avoir 2 voix 16 bits ou 4 voix 8 bit. D'autant plus que pour une raison de compatibilité les capacités sonores de la gamme MO6/TO8/TO16 sont incluses. Le prix du MO16 est dans la gamme de l'Amiga 500 ce qui lui permet d'avoir un certain succès sur le marché Hexagonal. Cependant, les logiciels qui tirent parti du DSP sont encore peu nombreux, car le TO16 n'en dispose pas. Thomson, conscient de ce problème sort, en septembre, une carte d'extension pour sa machine haut de gamme. Elle est équipée d'un DSP 56001 à 8 mhz par défaut et une prise MIDI. Le DSP peut accepter un quartz plus rapide à 16 mhz (optionnel). Dans ce cas, elle apporte 8 voix 12 bit ou 12 voix 8 bit. 
 
Le gouvernement profite de l'ajout du DSP pour présenter les MO16/TO16 (avec DSP) comme les NeXT français, en omettant de préciser le différentiel énorme en puissance processeur. D'ailleurs, Thomson ne s'est même pas inspiré du DSP du NeXT dans son choix du 68456, son principal but était, simplement, d'avoir un son supérieur à celui de l'Amiga pour l'entrée de gamme.
 
Le projet de standard informatique Européenne ne voit pas le jour, aucun accord de coopération n'étant trouvé entre Thomson et Acorn. Aucun autre pays ne voulant financer un projet tiers, les deux gammes d'ordinateur se voient plus ou moins restreintes à leur marché national. En effet dans les autres pays européens le marché a déjà laisser entrer largement le ST et l'Amiga et dans une moindre mesure le MAC et le NeXT. Le PC68000 étant peu à peu remplacé.
 
Amstrad qui avait tenté les clones PC, tente de rentabiliser son investissement sur le GEM qu'il fournissait avec ses PC. La société tente de négocier avec Atari un accord pour fabriquer un compatible ST. Les Tramiel sont réticents, ils savent que le succès de la gamme tient à son prix et qu'Amstrad pourrait peut-être vendre moins cher. L'accord n'est pas conclu. Amstrad propose quelque chose de similaire à Commodore qui accepte, en excluant l'ECS. Pour la marque c'est une rente pour chaque machine qui sera vendue, puisqu'Amstrad devra acheter le chipset et CAOS à Commodore. D'autant plus que le travail sur la génération suivante est en cours et que Commodore sait déjà que ce nouveau chipset sera plus couteux que prévu pour de l'entrée de gamme. L'accord stipule d'ailleurs qu'Amstrad ne pourra cibler que l'entrée de gamme, ce qui lui convient (au moins pour commencer).
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1989

Atari réagit à la baisse de vente du ST par la sortie du STE en novembre, à un prix identique (dans sa configuration de base). Ce STE est un peu différent de celui que nous avons connu. Le blitter du megaST et TT est présent (sans amélioration). Les résolutions graphiques restent celles du ST, la palette passe de 512 à 4096 couleurs. La mémoire est de 512 ko par défaut, mais il est possible grâce à des supports barrettes mémoires de l'augmenter jusqu'à 4 Mo. Les connecteurs habituels du ST sont également présents. Les nouveautés sont, le processeur, un A68010 à 16 mhz et un emplacement pour un 68881 (optionnel). Le soundchip AMY, ajouté en complément du YM d'origine. Mais, surtout, le connecteur interne pour une carte DSP 56001 à 20 mhz optionnelle. Avec ce DSP le STE obtient 5 canaux 16 bits ou 10 canaux 8 bits. Le STE est clairement ciblé pour le marché de la MAO où Atari détient un quasi monopole maintenant et compte bien le conserver. D'un coup le ST rattrape, sur le papier, à peu près les capacités graphiques de l'Amiga et, en configuration de base réduit l'écart pour le son et le surpasse avec la carte DSP. L'arrivée tardive du STE n'entraine pas une augmentation spectaculaire des ventes, bien que le STE soit relativement bien accueillis, mais n'entame pas pour autant les ventes de l'Amiga 500. L'absence de nouveaux modes graphiques est critiqué, car beaucoup espéraient voir un mode basse résolution 256 couleurs. Toutefois, Atari a bien réussi à prendre le pas sur le MAC. Pour une partie du public les nouveaux STE sont amplement suffisant au regard du prix. Atari annonce également que la gamme Méga ST sera elle aussi améliorée au standard STE en début d'année prochaine. C'est de loin les Méga ST qui sont maintenant le fer de lance d'Atari et le constructeur ne compte pas du tout les délaisser. Pour le TT, Atari sort une carte VME avec la puce AMY, le YM (le YM interne est désactivé par la carte) et le DSP56001 à 20 mhz). Enfin, le constructeur va sur un terrain où Commodore ne pourra pas le suivre, celui de l'ordinateur portable. Atari présente le Stacy, au standard ST avec un affichage LCD monochrome. Il existe une version sans disque dur qui offre la meilleure autonomie et une avec disque dur. Livrée avec 1MO, la machine est extensible à 4MO de ram et propose une sortie couleur avec les résolutions du ST (pas celle du STE). Elle est équipée d'un A680LPC0 d'AMD à 8 mhz, une version basse consommation du 68000. Son prix est raisonnable pour un portable et Atari parvient à bien le vendre, car la disparition de Compaq a laissé le marché des ordinateurs portable quasi vide. 
 
A la fin de l'année les parts de marché de la gamme ST on un tout petit peu progressé et sont ex aequo à celle de l'Amiga à 41 % ce qui est une satisfaction pour Atari.

Peu d'évolution matérielle chez Commodore, même s'il y a des rumeurs de nouvelles générations. Le 500 baisse un peu de prix et son succès commercial augmente. La gamme 1000/2000 est parfaitement installée dans le monde professionnel. CAOS augmente de version en 1.4 et apporte notamment une bien meilleure gestion de l'impression postscript, ainsi qu'un mode sonore 2 voix 14 bits mais réservé à une utilisation sous système. Commodore ne se prive pas de faire remarquer que cette augmentation de la résolution du son a pu être faite sans modifier le hardware (ce qui est une petite consolation face au STE et permet de faire attendre la génération suivante). La couche réseau Envoy fait un bond en version 1.4 avec de nombreuses améliorations pour tenir compte des retours des entreprises. Cette couche révisée est vendue en option pour le 500/1000 et toujours en standard avec le 2000. Une carte accélératrice M68030 à 25 mhz avec ou sans coprocesseur est mise sur le marché. En fin d'année elle est suivie par une version moins chère avec un A68EC030 à 20 mhz. La part de marché de l'Amiga progresse de 1 % et se place à 41 %, mais Commodore espérait mieux. Celle du C64 baisse à 4 %. En interne, la question se pose de continuer la gamme avec un C65 basé sur un 65816, afin de cibler le petit entrée de gamme. Car Commodore sait, maintenant que la future génération Amiga entrée de gamme ne pourra pas suivre la tarification Atari sur ce créneau. Malgré les bons résultats en part de marché, les bénéfices sont en baisse, parce que la mise au point d'un disque dur fiable à partir du CMI6600 coute plus cher que prévu, mais semblent aboutir. Les recherches sur la VRAM aussi sont couteuses, mais Commodore est persuadé d'investir sur le long terme. Commodore voudrait bien proposer un Amiga portable, mais plus personne ne voudrait d'un portable lourd et encombrant comme l'était le SX64, mais il n'a pas encore un chipset basse consommation adéquate et ce n'est pas la future génération 32 bits qui vont améliorer les choses. Au sein du conseil d'administration certains critiquent de plus en plus la décision de racheter CMI
 
Apple qui se maintient en troisième place, en proposant une nouvelle version du MAC II équipé d'un M68030 et M68882 à 25 mhz tous les deux. La gamme MAC conserve donc un modèle à base de M68000, une machine M68020 et le haut de gamme avec un M68030 (qui est simplement qu'un MACII un tout petit peu plus rapide). Mais, les prix restent toujours bien trop élevés face à la concurrence. Pour essayer de se démarquer, comme Atari, Apple propose un Mac portable. La machine n'a pas de sortie couleur et un affichage LCD monochrome. Le processeur est la version basse consommation du M68000 de Motorola à 16 mhz et la mémoire est de 1MO extensible à 9MO et le disque dur est fournit en standard. Le prix est, comme d'habitude assez élevé face à Atari. Bien que plus puissant que le Stacy, ce portable ne se vend pas aussi bien qu'espéré. Pour beaucoup Atari à déjà gagné face à Apple qui ne propose au niveau logiciel rien de plus que la gamme Atari et pour plus cher. On achète plus Apple pour son image qu'autre chose au final. Comme à son habitude, Apple critique la fiabilité du Stacy, à tord. La part de marché du MAC pour 1989 est de 4 %, en baisse. Les ventes de IIGS, bien qu'en baisse permettent à la gamme Apple II de garder 6 % du marché. 
NeXT réussit à s'implanter durablement face à Apple dans le haut de gamme. Sa machine est innovante, tout comme NeXTstep. Quelques personnes font remarquer une certaine lenteur du système face au TOS ou à CAOS, mais ils sont marginaux. Beaucoup pensent que ces critiques sont du au fait que NeXT pourrait devenir un concurrent à l'avenir. Car, NeXT a fait le choix de baisser son tarif, ou plutôt de changer sa configuration de base en remplaçant son support de stockage standard par un disque dur interne, plutôt que son disque optique réinscriptible (toujours vendu, mais en option). Cette décision permet à NeXT de se placer en outsider et de prendre des parts de marché à Apple. La machine représente 2 % du marché, soit le double de l'année précédente.
 
Amstrad présente son compatible Amiga. Commodore a fournit le chipset et de l'OS (version 1.4 pour une totale compatibilité); mais en dehors, tout le reste est d'origine Amstrad. C'est un tout en un, l'écran alimente l'unité centrale, c'est en fait exactement le même écran que celui de la gamme Amstrad précédente, seule la couleur de la coque change. La machine est dans un boitier type 500 et se nomme Amstrad 600. Le processeur est un A680EC00 d'AMD dont le bus mémoire ne peut adresser que 8 MO au lieu de 16 normalement. C'est un Amiga 500 light, le clavier a perdu le pavé numérique, on retrouve cependant le connecteur d'extension sur le coté (compatible avec les extensions externe du 500), mais la trappe d'extension mémoire n'en pas compatible avec celle du 500 car moins longue, avec un connecteur différent. Le connecteur cinch audio des Amiga Commodore a été remplacé par un jack 3"5, placé juste à coté de la sortie vidéo. Le câble vidéo et audio est gainé ensemble pour la liaison au moniteur. On retrouve un lecteur de disquette de qualité plus que moyenne. Globalement la fabrication est orientée vers un prix le plus bas possible et c'est réussi. Un Amstrad 600 coûte moins cher qu'un STE avec moniteur couleur. Bien sur, la presse et une certaine partie des Amigaistes rejettent cette version tronquée d'un Amiga 500. Les ventes sont malgré tout acceptables et cela permet d'entrer dans l'univers Amiga de manière "clef en main". Le tarif du STE ne pouvant baisser cette année, c'est une bonne affaire pour Amstrad qui fait un beau bénéfice et de belle ventes (la part de marché est incluse dans celle de l'Amiga, puisque c'est un compatible).
 
Acorn lance l'Archimedes 3000 qui remplace de 300, tout en conservant le 400 en production. L'OS est entièrement revu et renommé RiscOS et reste en ROM. Le 3000 est équipé d'un ARM2 à 8 mhz, d'un méga de RAM, un lecteur de disquette et un seul port d'extension interne (différent de celui des modèles précédents) et un port d'extension externe. Le VIDC1a permet, via RiscOS de pousser la résolution maximale à 1152x896 en 2 couleurs. Le standard Archimedes s'est bien installé en Angleterre, Acorn n'a pas du tout l'intention, ni les moyens, d'entrer en compétition avec le ST et l'Amiga à l'international. Seuls les principaux éditeurs britanniques font des portages de leurs logiciels sur la gamme Archimedes, mais les logiciels bureautiques sont des logiciels spécifiques à l'Archimedes.
 
Thomson, en France suit la même stratégie, après l'échec d'un standard européen. Le MO16 trouve une place sur le marché grand public, prenant des parts de marché au ST/STE et à l'Amiga, jusqu'à l'arrivée du compatible Amiga d'Amstrad qui rafle une grande partie du marché Hexagonal en raison de son prix extrêmement compétitif même face au STE. Le MO16 fini l'année à peine à l'équilibre avec quelques invendus. Du côté du TO16 la situation est plus ou moins similaire, bien que les administrations doivent en théorie le privilégier. Elles ne le font que de manière parcimonieuse. En effet, ce sont des ST et Amiga qui sont principalement achetés par les services officiels français pour des prétextes plus ou moins justifiés, dans une proportion de deux tiers en défaveur du TO16. Le principal problème de la gamme Thomson est le même que l'Archimedes. Les éditeurs étrangers ne s'y intéressent pas. Ce qui entraine une logithèque bureautique des plus restreinte avec une qualité bien moindre que sur ST ou Amiga. Mais, pour l'instant Thomson continu la production, tant qu'il y aura un petit marché en France. Cependant le travail sur une version MO32/TO32 est considérablement ralenti, voir gelé de temps en temps par manque de fond. 
 
Motorola et AMD se partage le marché du microprocesseur 68000, Motorola gardant l'avantage car la gamme lui appartient. Mais AMD voudrait un partenariat pour développer le 68040 et suivant. Motorola n'est pas intéressé et traine les pieds (même si l'accord d'origine avec IBM concernant le 680x0 ne pourra pas les empêcher longtemps d'accorder cela à AMD). 
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1990

Commodore dispose de bonnes rentrées d'argent ce qui lui permet de sortir la génération suivante à base du chipset AAA en juin.

http://obligement.free.fr/articles/aaa.php

Toutefois, voici quelques modifications qui permettent d'en réduire le coût pour que ce soit disponible dans une machine entrée de gamme, bien que le prix de cette machine sera assez élevé malgré tout :

- Suppression de la partie contrôleur disque dur/CD ROM de Mary. Le contrôleur SCSI provenant de la division MOS Technology est installé sur la carte mère. Par contre on garde le contrôleur de disquette jusqu'à 4MO. Il permet à l'Amiga de lire tous les formats de disquettes des autres OS, ce qui donne un gros avantage sur le marché professionnel, puisque l'échange de données inter-machines est grandement facilité, comme les émulateurs logiciels.
- Un des deux ports séries disponibles est en fait utilisé en prise MIDI pour contrer la gamme Atari sur le marché de la MAO.
- Une seule carte mère pour le milieu et le haut de gamme, dans des boitiers desktops de type 1000 et 2000 pour pouvoir installer plus de ports d'extension, lecteur CDROM selon la machine. La carte mère dispose de supports pour installer un double AAA, plus tard (Pour faire évoluer la gamme et pour que l'utilisateur puisse mettre à jour sa machine auprès d'un revendeur agréé). Les slots d'extension sont sur une carte fille verticale de façon à pouvoir en proposer plus ou moins selon la gamme (dans le principe de l'Amiga 1000).
- Le processeur est sur carte fille qui se connecte à un slot CPU (milieu et haut de gamme) pour pouvoir changer facilement de processeur. Un coude à 90° est indispensable pour la machine de milieu de gamme.
- En plus des slots ISA, Commodore ajoute à un port VME en ligne avec un port Zorro III, pour que les professionnels aient encore plus de choix de carte d'extensions.
- L'entrée de gamme à une carte mère à part, nettement moins évolutive.
- Les mémoires DRAM et VRAM sont produites par la division MOS Technology. L'objectif des 20 % moins cher a été atteint voir dépassé pour la DRAM avec 35 % moins cher. Mais la VRAM est tout juste 10 % moins onéreuse, mais Commodore compte bien que cela va s'améliorer, car la technologie est encore récente.
- Le disque dur interne est fournit par la division CMI, c'est une série très fiable, le CMI7600 (mais pas spécialement rapide en comparaison des concurrents).
- L'Ethernet est fournit par MOS Technology, son niveau est similaire à la concurrence, mais il coute moins cher.
- Mais, les composants AAA ne peuvent être produit par MOS Technology qui n'a pas l'équipement nécessaire pour la gravure nécessaire. Commodore se tourne vers Hewlett Packard qui a été l'offre la moins cher (HP espère bien que le AAA sera un gros succès). En échange, toutes les imprimantes HP seront d'office vendue avec une disquette pilote optimisée pour CAOS.
 
L'arrivée sur le marché du NeXT, puis des STE, oblige Commodore à proposer quelque chose au niveau DSP. Les ingénieurs ont prospecté pour trouver un modèle meilleur. C'est le DSP AT&T 3210 qui est ajouté au AAA, comme c'était prévu dans le 3000+ (AGA). Il dispose de son propre OS (VCOS) qui fonctionne en multitâche avec CAOS. Ce DSP sert à beaucoup de choses et notamment remplace un coprocesseur mathématique (En effet, j'ai lu que le A&T 3210 à 50 MHZ est 10 fois plus rapide en copro mathématique qu'un 68040 à 25 Mhz. Donc un DSP 3210 à 25 mhz devrait faire l'affaire et en plus pourrait faire bien d'autre chose). 
Ce DSP amène 8 voix 16 bits pour le son qui s'ajoute au 8 voix 16 bit du chipset, soit 16 voix simultanées avec 8 pouvant avoir des effets en temps réel.
 
Au niveau de CAOS, l'argent pour la recherche développement permet d'avoir une version 2.0 avec de nombreuses améliorations, dont un nouveau workbench qui gère le AAA et le DSP. Commodore déconseille la programmation directe du chipset en ne donnant pas les informations nécessaires. Mais le monde de la démo et du jeu parvient malgré tout à le faire, tout en sachant que la compatibilité avec les futurs Amiga ne sera pas assurée.

Voici la Gamme AAA :  
- Amiga 2500 : Chipset AAA, boitier type Amiga 500 légèrement restylisé, clavier intégré. A680EC20 soudé à 25 Mhz (pas besoin d'adresser plus de 16 MO),  2 MO de DRAM 32 Bits Fastpage. Un port d'extension latéral (Zorro III), compatible avec celui du 500. Un disque dur SCSI interne 20 MO (sous le lecteur de disquette), un Lecteur de disquette 4MO , une prise SCSI externe, une prise MIDI externe, un DSP AT&T 3210 à 25 mhz (oscillateur de la carte mère), avec connecteur externe. Un port d'extension sous le clavier pour carte accélératrice ou extension mémoire. Sous la machine, une trappe permet de brancher une carte VRAM (chipram). Si celle ci est installée, la mémoire DRAM d'origine devient automatiquement de la fast ram. Le tout vendu 9290 frs (929 $).
- Amiga 3030 AAA : M68030 à 25 mhz (sur carte fille, avec emplacement pour 68882 optionnel pour compatibilité avec les anciens logiciels), 2MO de chip et 2 MO de fast (l'ensemble en 32 Bits soudé sur la carte mère), des supports barrettes mémoires permettent d'étendre la mémoire à 24 MO en tout. Un connecteur pour une carte mémoire VRAM est présent (une fois installé les DRAM interne utilisée en chipram devient automatiquement de la fast ram). Un slot vidéo, un disque dur 40 ou 60 MO au choix, un lecteur de disquette 4MO, une prise SCSI externe, un port MIDI externe, 2 slots zorro 3 avec 1 ISA en ligne et 1 port VME en ligne. Un DSP AT&T 3210 à 25 mhz soudé sur la carte mère avec un connecteur externe. Un connecteur Ethernet à l'arrière. Le boitier est similaire à celui de l'Amiga 1000 avec clavier externe. Prix de vente : 15750 frs (1575 $).
- Amiga 3040 AAA : M68040 à 25 mhz (sur carte fille), 2MO de chip et 2 MO de fast (l'ensemble en 32 Bits soudé sur la carte mère), des supports barrettes mémoires permettent d'étendre la mémoire à 24 MO en tout. Un connecteur pour une carte mémoire VRAM est présent (une fois installé les DRAM interne utilisée en chipram devient automatiquement de la fast ram). Un slot vidéo, un disque dur 80 MO, un lecteur de disquette 4MO, une prise SCSI externe, un port MIDI externe, 5 slots zorro 3 avec 3 ISA en ligne et 2 port VME en ligne. Un DSP AT&T 3210 à 25 mhz soudé sur la carte mère avec un connecteur externe. Un connecteur Ethernet à l'arrière. Prix de vente : 21000 frs (2100 $).
 
Cette nouvelle gamme 32 bit avec son chipset AAA est encore plus révolutionnaire que ne l'était l'Amiga original. 
L'extension VRAM sur un système simple AAA, permet d'afficher 800x560 en 24 bits, une première pour le grand public. 
L'option double AAA pour la série 3000 (qui coute 3000 frs (300 $)), décuple la puissance du chipset AAA qui surclasse complétement la concurrence. Commodore fait la démonstration de cette configuration qui permet 1280x1024 en 24 bit, une autre première.
Le modèle 3040 est le premier micro ordinateur au monde à disposer d'un 68040 que Motorola avait présenté en tout début d'année. Les ingénieurs de Commodore ont produit une carte fille qui tire le maximum de ce processeur. 
L'ajout du port VME dans la série 3000 est aussi applaudit, faisant de l'Amiga la machine la plus polyvalente et ouverte du marché. Les fabricants de cartes d'extension y voient aussi un moyen de rentabiliser leurs cartes VME déjà existantes et s'empressent d'écrire des pilotes CAOS. Mais, toutes ses avancées se payent. Les tarifs de cette nouvelle gamme AAA sont plus élevés qu'espéré, surtout pour l'entrée de gamme. 
 
Ces prix restent cependant tout à fait compétitifs dans le haut de gamme. Sun passe un contrat avec Commodore pour vendre sous licence les Amiga 3030 et 3040 comme stations graphiques Unix d'entrée de gamme. C'est une consécration pour la nouvelle génération AAA. Pourtant, cet accord a faillit ne pas avoir lieu, car Irving Gould était contre. Le conseil d'administration ne l'a pas écouté, comprenant l'opportunité pour Commodore d'entrer sur le marché des stations de travail. C'est à l'occasion d'un débat houleux sur ce point qu'Irving Gould s'est retrouvé en minorité au conseil d'administration et qu'il a perdu son siège. Désormais, il ne sera qu'un actionnaire privilégié, mais n'aura plus son mot à dire dans la stratégie de Commodore. Son salaire princier est revu à la baisse également. 
 
L'année se termine avec une progression des ventes pour l'Amiga avec 44 % de part de marché, devant Atari. Le C64 baisse un peu avec 3.5 % du marché derrière l'Apple II. La décision est prise de ne pas commencer le travail sur le C65 16 bits, mais de se concentrer sur l'Amiga et les technologies d'avenir tel que le CDROM et la 3D.

Apple a de plus en plus de mal à survivre, surtout avec la concurrence du Next dans sa gamme de prix. La société se rapproche dangereusement de la faillite. Le MACII même avec un M68030 plus rapide par rapport à l'année précédente n'arrive plus à convaincre. D'autant plus qu'Apple n'annonce pas de version 68040 avant l'année prochaine et que le tournant DSP ne semble pas être de la partie. Apple prétend que ce n'est pas nécessaire, qu'il cible les "puristes" de l'informatique. Mais la réalité c'est que la part de marché du MAC baisse à nouveau et se place à 2 %, moitié moins que celle de la gamme Apple II qui fait 4 %. Chez Apple on envisage une version 32 bit du IIGS, mais Commodore ne compte pas développer un 65832 pour un si faible marché et surtout est très satisfait de la situation précaire d'Apple.
 
NeXT par contre entre sur le marché de la PAO avec son affichage totalement postscript et son imprimante laser de qualité et une puissance qui justifie le prix supérieur à Atari. D'autant plus que grâce aux bons bénéfices de l'année précédente, NeXT renouvelle sa gamme, fin septembre, avec 4 modèles :
- NeXT station, c'est la même configuration que le NeXT original, mais dans un boitier plus plat. Il n'y plus que deux ports d'extension Nubus et l'imprimante laser spécifique NeXT.
- NeXT station color, identique à la précédente, mais avec un affichage 256 couleurs en 1120x832 et un M68030 et M68882 à 40 mhz.
- NeXT station Turbo, équipée d'un M68040 à 33 mhz (le plus rapide du moment et une première réservée à NeXT), DSP 56001 à 33 mhz, 8Mo (extensible à 128 MO), disque dur SCSI de 105 MO, port Ethernet, deux port Nubus, un moniteur 4 couleurs 1120x832, une imprimante Laser spécifique.
- NeXT station Turbo color, identique sauf que livré avec 12 Mo de mémoire (extensible à 128 MO) et un affichage 1120x832 en 4096 couleurs avec un moniteur couleur 17".
 
Le modèle d'entrée de gamme est un tout petit peu plus cher qu'un MACII 68030 avec imprimante laser, mais est nettement plus puissante. Pour les modèles suivants les prix grimpent de manière importante, mais restent raisonnables cependant. De nombreux possesseurs ou éventuellement acheteurs MAC font le choix de migrer ou acheter du NeXT. Les profits de cette année son plus du double de ceux de l'année précédente et la part de marché passe à 5 %, quasi exclusivement au détriment du MAC. Car les anciens clients Apple n'envisagent même pas l'achat d'une machine Atari, réputée, selon Apple, peu fiable. Cependant, certains migrent vers l'Amiga qui n'a pas la connotation "tueur d'Apple", après tout c'est Commodore qui fournit le 65816 de l'Apple IIGS.
 
Amstrad a un certain succès avec son Amstrad 600 qui baisse même de prix à l'arrivée de la gamme AAA et devient un sérieux concurrent pour le STE. Surtout que Commodore a retiré les machines OCS/ECS de sa gamme et laisse le petit entrée de gamme à Amstrad en lui donnant l'appui de ses réseaux de distribution dans le monde entier. En effet, Commodore sait qu'il ne pourra pas proposer une gamme AAA dans les 500$ ou moins avant un bon moment. C'est pourquoi, peu de temps après les premiers succès du modèle 600 l'année précédente; Commodore réduit de 10 % la licence sur l'OCS et CAOS et accorde l'ECS à Amstrad pour 5 % de plus que l'ECS, tout en lui proposant une version plus avancée, l'AGA (qui n'est pas compatible AAA, lui même uniquement compatible avec l'ECS). En plus ils obtiennent un rabais de 15 % sur la DRAM Mos Technology par rapport aux autres acheteurs. Mais, à la condition qu'Amstrad s'assure d'avoir des configurations dont les tarifs pourront stopper les ventes du STE et rogner les parts de marché d'Atari dans le petit entrée de gamme. Ca tombe bien, Amstrad a un compte à régler avec Atari qui lui avait refusé de faire un compatible ST, alors qu'ils avaient déjà une licence GEM. Amstrad va aller au delà des espérances de Commodore. 
- Le prix d'une configuration 600 (moniteur couleur inclus) baisse de plus de 100 $ au niveau d'une configuration C64 couleur et lecteur de disquette et bien en dessous du prix d'un STE seul. Cette configuration nuira un peu au C64, Commodore en baissera le prix en cours d'année. 
- En juin, une nouvelle machine le remplace, l'Amstrad 650 (avec pavé numérique) qui, par bien des côtés est un Amiga 500 avec ECS (la machine est compatible avec toutes les extensions internes et externes du 500), mais elle dispose d'un moniteur couleur dual scan peu cher permettant d'afficher 640x512 4 couleur en 31 khz. Malgré cela, le prix de cette configuration reste identique à celle d'un 600.
- Mais la plus grosse surprise est l'Amstrad 700. Une machine 32 bits avec moniteur couleur et en bonus un disque dur, pour le même prix qu'un STE 2 méga de mémoire avec moniteur couleur. Le chipset utilisé est l'AGA. La configuration comprends, un A68EC020 à 14.18 Mhz, 2 MO de mémoire chip 32 bits, l'AGA, un lecteur de disquette (qualité moyenne), un disque dur XT, un slot CPU compatible avec celui de l'Amiga 2000, un moniteur dual scan (qui alimente l'ensemble), un clavier externe (type étendu, mais de qualité plus que moyenne). Un connecteur d'extension interne pouvant recevoir une carte fille (en option) avec deux slot Zorro III. Mais, il n'y a pas de connecteurs d'extension mémoire, car le slot CPU permet de connecter directement des cartes accélératrices existantes de l'Amiga 2000 qui ont toutes des emplacements barrettes mémoires en plus de leur processeur plus rapide. Les disques durs XT sont un des coup les plus réussi d'Amstrad. En effet la société a récupéré pour une somme symbolique des stocks important de contrôleurs et disque dur XT dont le marché ne veut plus, car trop connoté "obsolète". Ils prévoyaient de les utiliser dans un futur compatible Amiga, l'offre AGA de Commodore les a surpris et avoir un disque dur en complément leur a semblé être une association parfaite. En complément de ses stocks à très bas prix, s'ajoutent ses propres stocks récupérés sur ses invendus compatibles PC. Ces disques durs ont une taille allant de 20 à 40 MO. Au début, la configuration sera fournie avec 20 Mo, mais les stocks s'amenuisant, des chanceux auront des configuration à 30 MO cette année. Le boitier de l'Amiga 700 est celui des PC XT dont la marque rentabilise ainsi la conception. Tout ceci réuni permet d'avoir une configuration très bien équipée pour un prix vraiment compétitif. La presse reçoit la machine avec bienveillance, même si l'AGA est loin d'être aussi avancé que le AAA. Mais, pouvoir afficher 262144 en même temps à l'écran est un plus non négligeable, l'écran dual scan, reprit du 650 permet d'avoir 640x512 en 256 couleurs, du jamais vu dans cette gamme de prix, bien que dans la réalité c'est un affichage très lent, dans la pratique c'est plutôt 32 à 64 couleurs qui sont conseillées, mais c'est déjà bien. Pour aider au lancement de l'AGA, Commodore à persuadé Electronic Arts de développer une version spéciale de Deluxe Paint. 
 
Evidemment, la communauté Amiga déjà établie ne perçoit pas les choses de cette façon et beaucoup considèrent la gamme Amstrad, une fois de plus, comme des Amiga au rabais et préfèrent économiser et prendre un Amiga AAA. Mais pour les personnes avec un petit budget et qui hésitaient entre un STE et un Amiga 500 (avant son remplacement) la gamme Amstrad, et particulièrement le 700, sont le meilleur choix. La gamme 600 puis 650 et 700 seront en partie responsable de l'augmentation de part de marché de l'Amiga. 
 
Pour Atari, les ventes du STE sont décevantes en partie en raison de la nouvelle gamme Amstrad. Le principal reproche est l’amélioration graphique trop légère. Le STE garde cependant l'avantage pour la MAO car l'AGA n'apporte rien de plus que les 4 voies d'origine de l'Amiga. Comme promis par Atari, la gamme Méga STE fait son apparition avec le MegaSTE1, MegaSTE2, MegaSTE4 (en fonctionne de la mémoire par défaut installée). Le moins qu'on puisse dire c'est qu'Atari a fait les choses en grand. Tout le monde attendait une version un tout petit plus rapide du STE. Mais, Atari présente une gamme MegaSTE 32 bits. On y trouve un A680EC20 à 20 mhz, un emplacement optionnel pour un A68882. Sont présents également, le blitter des anciens MegaST, les résolutions graphiques supplémentaires du TT (320x480 en 256 couleurs, 640x480 en 16 couleurs et monochrome haute résolution de 1280x960) avec une palette de 4096 couleurs. La mémoire est de 1 MO par défaut, avec des supports barrettes mémoires pour l'augmenter jusqu'à 8 Mo (sous forme de TT RAM, équivalent à la Fast RAM). Le soundchip AMY est en complément du YM d'origine et le un DSP 56001 est soudé sur la carte mère (sa fréquence est de 20 Mhz, l'oscillateur commun de la carte mère). Enfin, deux ports VME internes sont présents pour la première fois sur cette gamme (ce qui est salué). La nouvelle gamme MegaSTE cible donc tous les marchés classiques d'Atari, MAO et PAO. Le modèle MegaST1, le plus abordable est cependant bridé par le manque de "TT RAM" qui divise par deux (voir un peu plus) la puissance du processeur. Comme à son habitude Atari a réussi à avoir des prix pour une configuration avec moniteur monochrome 14 pouces ou 19 pouces tout à fait compétitive. Le Mega ST1 en monochrome avec un moniteur 14 pouces (sans imprimante) se situe 1000 frs (100 dollars) moins cher que l'Amiga 2500 sans écran. Le TT voit son A68030 passer à 33 mhz et 8 Mo de RAM par défaut, tout en gardant le même tarif que pour l'ancienne configuration. La carte son VME avec AMY, YM et DSP56001 est toujours vendue en option, mais son prix est divisé par deux et dans le courant de l'année, elle sera installée d'origine dans tous les TT, bien qu'elle prenne un port VME. Atari promet un TT 040 bientôt, car AMD n'a pas encore terminé la mise au point de sa version du 68040 en raison de Motorola qui fait tout pour ne pas donner toutes les informations dont AMD a besoin pour être 100 % compatible. La nouvelle gamme mégaSTE est certes moins avancée que les Amiga AAA, mais conserve un bon avantage prix et c'est aussi ce qu'un certain public recherche et l'offre logiciel sur la gamme ST est bien établie.
 
Dans la lignée du STacy portable, Atari présente un ultra portable avec le Portfolio qui a un joli succès.

Les ventes des MegaSTE compensent celles, en baisse du STE qui déçoit en dehors d'une clientèle de musiciens peu fortunés. La part de marché d'Atari stagne cependant à 41 % du marché. Malgré tout, Atari à su véritablement s'imposer dans la PAO et évincer Apple (beaucoup trop cher). Mais, la nouvelle gamme NeXT bien que plus cher commence à entrer sur ce terrain avec un avantage la couleur en très haute résolution et la puissance processeur. C'est aussi le cas de Commodore avec sa gamme AAA qui est moins cher que le NeXT. Atari est bien conscient du problème et travaille à une solution. De plus Jack Tramiel ne peut laisser l'argument du prix lui glisser entre les mains. Il sait que Commodore, grâce à MOS Technology produit lui même beaucoup des composants de ses configurations ce qui lui permet de réduire ses coût, c'était lui qui était à l'origine de cette décision. Il compte bien retrouver cette stratégie et commence à rechercher une société de composant électronique qu'il pourra racheter pour une somme très faible. Vers la fin de l'année c'est chose faites avec un fabricant de DRAM mis en difficulté par la DRAM peu cher de MOS Technology.
 
Acorn continue sa gamme avec des modèles équipé de plus ou moins de RAM ou de disque dur plus ou moins gros. Mais le processeur reste le même, comme les capacités graphiques et sonores. Le marché de l'éducation nationale est son principal débouché dans les pays du Commonwealth. Mais, les nouveaux Amiga et Atari commence à sérieusement l'évincer de ces marchés. 
 
Thomson et ses MO16 et TO16 voient leur ventes s'écrouler avec l'arrivée des gammes Amstrad Amiga 600/650 et 700. Le gouvernement essaye d'absorber les invendus dans des contrats pour l'éducation nationale, pour acheter la paix sociale. Mais, cela crée une polémique car les écoles n'avaient pas besoin de ces machines qui utilisent un standard bien trop franco français que les entreprises délaissent de plus en plus au profit des solutions Atari ou Commodore. De son côté, Thomson décide en interne de ne plus continuer l'informatique et d'abandonner le TO32. Mais une nouvelle vague de protestations des employés permet d'infléchir cette décision. En effet, le gouvernement décide, une fois de plus acheter la paix sociale, de garantir l'achat de 80 % des TO32 dans ses administrations. Sans même avoir pu tester le prototype. Cela provoque aussi une petite polémique dans une certaine presse qui est vite étouffée sous l'argument de l'intérêt national.
 
Au niveau mondial, les producteurs de cartes d'extensions et graphiques exigent qu'un standard de slot soit mis en place, comme ce fut le cas pour le SCSI. Tous les acteurs du marché se réunissent pour le définir.

D'ailleurs, le marché des cartes graphiques est très différent, les standards EGA/VGA etc n'ont pas existé ou de manière différente. Certaines sociétés proposent des cartes graphiques pour les stations de travail et c'est ça qui est décliné par des sociétés tierces pour les MAC/ST/Amiga équipés de slots d'extension. Mais, l'évolution dans ce domaine se fait principalement sur des chipsets propriétaires qui sont sur le marché pour une durée de 5 ans et que les développeurs exploitent dans leur derniers retranchements (malgré les recommandations contraires des constructeurs). C'est un peu le principe du marché console type Playstation, on a une architecture pour 5 ans et on l'exploite à fond). Les sociétés de carte graphique doivent aussi jongler avec les différents ports d'extension.
[FICTION] Atari et Commodore, une histoire alternative PART 2[FICTION] Atari et Commodore, une histoire alternative PART 2

Publié dans FOCUS

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