577 articles avec retrogaming

RETRO-GAMING : GENERAL CHAOS sur MEGADRIVE

Publié le par Dragon Knight

General Chaos
Electronic Arts
1993
Version SEGA Megadrive


Général Chaos est un joli coktail de stratégie-action pas comme les autres. L'histoire (car il y en une) est plus que simpliste : Deux pays se font la guerre ! Quelle originalité... 



Avant la bataille on choisi une équipe parmi les 4 disponibles. Les équipes sont composé de 5 soldats. Il existe 5 différent type de soldat (mitrailleur, grenadier, lance-flamme, dynamiteur et lance-roquette) ayant chacun leurs forces et leurs faiblesses. Le but est donc de bien gérer son équipe afin de vaincre celle de l'adversaire, un but simple mais il faudra jongler entre le bourinage et la stratégie pour y arriver.

Certains champs de bataille vous permettent de réaliser un objectif supplémentaire comme protéger un batiment. Réussir ces objectifs permet de gagner des points suplémentaire précieux permettant de débloquer les médecins pouvant soigner un soldat mourrant sur le champs de bataille. Les soldats peuvent s'affronter au corps a corps, le temps alors se fige, et les deux soldats se battent. Les trois boutons de la manette servant à donner coup de pied, coup de poing ou pour se protéger. Le duel terminé la bataille reprend de plus belle.

Niveau graphismes c'est sympa mais on a déja vu mieux. Le jeu est fluide mais peut ralentir en de très rares occasions (trop de tirs aux mauvais endroits au même moment...). La musique est agréable mais absente des batailles. Le maniement lui est vraiment bien fait : un bouton pour changer de soldat, un bouton pour ordonner aux troupes d'attaquer et un bouton pour déplacer un soldat à un endroit précis.

En conclusion un jeu fort sympatique et original mais le faible nombre de soldats différents ainsi que la répétition du jeu pourraient lasser certains, ceci malgré le nombre de champs de bataille disponibles. On regrettera le manque de musique. Heureusement un mode 2 joueur est au rendez-vous (ensemble ou l'un contre l'autre). Des massacres multijoueurs en perspective !

Je lui met donc la note fort honorable de 5/6 suppos !

Dragon Knight

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[RETROGAMING] LE MANOIR DE MORTEVIELLE / Atari ST

Publié le par Dr Floyd

Le Manoir de Mortevielle (Mortville Manor)
Support : Atari ST
Existe également sur Amiga, PC, Apple 2 GS, Sinclair QL, Amstrad CPC
Editeur/Développeur : Lankhor
Sortie : 1987

mortevielle-manoir-boite.jpg

"Février 1951… Profession : détective privé. Le froid figeait Paris et mes affaires lorsque…" Mais bon sang mon ordinateur parle ?????!!!!!!!

Nous sommes dans les années 50, vous êtes un détective privé qui recevez une étrange lettre de Julia, une vieille connaissance, elle a besoin de vous ! Vous voilà donc parti au Manoir de Mortevieille... Arrivé sur place Julia est morte... de façon "naturelle"... Mais bien sûr... Vous voilà bloqué dans ce manoir par la neige, un meurtre... des suspects... Bref une situation idéale pour une enquête façon Agatha Christie.

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Le jeu n'est pas vraiment animé, c'est du pur click'n play, et les graphismes ne sont pas fabuleux. Grace à un système de menus déroulants un peu particulier (façon utilitaire !) vous fouillez les pièces, récupérez des indices et interrogez les suspects, ceux-ci vous répondent vraiment grâce au fameux synthétiseur vocal ! Impressionnant à l'époque, on avait jamais vu un jeu aussi bavard !!!

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Car oui, le Manoir de Mortevieille expérimente avec succès la synthèse vocale ! Attention on ne parle pas de "digitalisations" (celles ci étaient très limitées à l'époque car beaucoup trop gourmandes en Ko pour des machines équipées de 512ko de mémoire !) mais de réelle synthèse vocale avec le pourtant très limité processeur sonore de l'Atari ST (à peine supérieur à celui du CPC). Réellement étonnant.

A noter que ce jeu est à la base un jeu Sinclair QL de 1986, sans la synthèse vocale. Après le succès de la version ST il sera adapté sur Amiga, PC, Apple 2GS (!) et même sur un support 8 bit : l'Amstrad CPC en disquette, avec la synthèse vocale également présente ! La "suite" du jeu, une toute nouvelle enquête, sortira en 1990 sous le nom de Maupiti Island, jeu encore plus abouti.

Avec cette enquête policière l'Atari ST, qui en est encore à ses débuts, se dote d'un très bon jeu d'aventure/enquête policière qui restera dans l'histoire de la micro, surtout grâce à sa synthèse vocale étonnante pour l'époque.


SUPPOS : 5/6
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RETRO-GAMING : BRUCE LEE

Publié le par Dr Floyd

Vous êtes Bruce Lee, himself, au pied de la forteresse mystérieuse d'un magicien possédant le secret de l'immortalité… A vous de vous en emparer malgré les nombreux méchants qui vous barreront la route.

Bruce Lee est un jeu d'action/plateforme, avec des combats et une pincée de stratégie dans la collecte des objets…  19 tableaux bourrés de pièges en tous genres.

Vos ennemis sont des Ninjas armés de batons, un Sumo vert imposant et le fameux magicien qui lui lance des boules de feu. Seule votre maitrise des arts martieux vous sortira de là !

Le gameplay est plutot frustrant, tout se jouant souvant au "pixel près" dans les placements de votre personnage. Mais pour l'époque c'est une vraie réussite.

Un jeu développé en 1983 par DataSoft sur Apple 2, avec des versions Atari XL, C64, Spectrum PC et Amstrad CPC.


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[RETRO-GAMING] SUPER PANG / SUPER NES

Publié le par Dragon Knight

SUPER PANG
(Super Buster Bros aux USA)

Support : Super Nes

Editeur : Mitchell/Capcom
Développeur : Mitchell

Sortie : 1992

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Super pang n'est rien d'autre que la version Super Nintendo du jeu d'arcade Pang sorti en 1989. Il est bien connu des gamers sur micro à l'époque, adapté par Ocean France sur Amiga et Atari ST. Que vaut cette version "Super" ? Allons éclater quelques balles pour avoir la réponse.


Le principe est simple : Vous êtes un petit garçon armé d'un harpon et devez éclater toutes les balles de chaque niveau pour pouvoir continuer. Mais à chaque fois qu'une balle éclate elle donne naissance à 2 balles de taille un peu plus petites et ainsi de suite, jusqu'aux balles les plus minuscules qui disparaissent enfin. Dès qu'une balle touche notre jeune protagoniste il perd une vie. Au fur et à mesure les choses se corsent et les tableaux deviennent traîtres car il faudra être rapide, précis et prévoir la trajectoire des balles pour ne pas être éliminé trop rapidement.



Des objets pourront être récupérés pour augmenter vos chances de survie (des armes avec des effets différents ou encore un bouclier permettant de ne pas mourir au contact d'une balle). Aussi des créatures neutres apparaîtront sur les tableaux tantôt vous aidant, tantôt vous gênant.

Il y a deux mode de jeux : le tour mode qui consiste tout simplement en une succession de tableau (4 niveaux de difficulté) et le panic mode où il faut survivre sur un écran dépourvu d'obstacles : des balles apparaissant à l'écran de plus en plus vite, un véritable enfer où il faut garder son sang froid ! Hélas le mode 2 joueurs qui existait par exemple dans la version Atari ST et Arcade n'est plus disponible, vraiment dommage...

Coté graphismes c'est simple mais efficace avec des fonds d'écran bien réalisés et des couleurs chatoyantes. Le jeu est ultra fluide et la maniabilité sans égale, le petit bonhomme se déplace au doigt et a l'oeil. La musique est sympathique avec des thèmes marrants qui collent bien a l'action.

Par contre là ou pêche le titre c'est dans sa durée de vie. On fait rapidement le tour du jeu : le tour mode est sympa mais on arrive vite a le finir et le panic mode reste un jeu de survie et de scoring. Malgré cela c'est un jeu ou l'on revient dessus très facilement tant son principe est simple et original.

Simple et efficace, Pang est un vrai jeu de Gamopat. Malgré sa faible durée de vie et l'absence de mode 2 joueurs c'est un excellent jeu qui mérite 5 suppos. Pang !

SUPPOS : 5/6
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RETRO-GAMING : PAC MAN

Publié le par Dr Floyd

Toru Iwatani, programmeur japonais, commande une pizza au restaurant... Il découpe un morceau et trouve le résultat amusant... on dirait un personnage rond qui est en train d'ouvrir grand la bouche... Pac Man venait de naitre !


Voici le mangeur de pizzas !

Il place alors son "bout de pizza" dans un labyrinthe, celui ci devant manger toutes les pastilles se trouvant sur son parcours. Il place aussi des monstres fantomes qu'il faut absolument éviter. Et idée géniale: lorsque Pac man mange un "kokoro", une pastille spéciale, il devient très méchant et peut alors dévorer pendant quelques secondes les fantomes qui prennent la fuite ! Voilà, c'est Pac Man !



Le jeu a été lancé en 1980 par Namco en borne d'arcade. Il fera vite le tour du monde et séduira même le public féminin, chose rare. On estime à plus de 10 milliards le nombre de parties de Pac Man jouées en 20 ans dans le monde entre 1980 et 2000.


Pac Man, dans une version ATARI 2600 plutôt ratée...

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RETROGAMING : SPACE WAR

Publié le par Dr Floyd



Space War est considéré comme le tout premier jeu vidéo sur ordinateur au monde. Il a été programmé sur un ordinateur DEC, le PDP-1.

Il a été conçu par des étudiants américains du MIT (Massachusetts Institute of Technology) : Steve Russel, Alan Kotok, Martin Graetz (entre autres !). Le but était de démontrer les capacités exceptionnelles de cet ordinateur. Le jeu fut terminé en mars 1962 après 200 heures de travail.



La "console" qui faisait tourner le jeu !



Le jeu se joue à deux. Vous dirigez chacun un vaisseau spatial qui peut pivoter, accélérer et tirer. Un soleil au centre de l'écran attire les vaisseaux, il faut donc gérer les trajectoires à l'aide des réacteurs. Vous perdez si vous rentrez en collision avec le soleil ou si un projectile ennemi vous touche. Attention car le carburant et les missiles sont limités.


Des clones de SpaceWar destinés au grand public verront le jour dans les années 70, dont le fameux ComputerSpace.

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[RETROGAMING] ESCAPE FROM MONSTER MANOR / 3DO

Publié le par Grand Barbare

En 1993 sort le premier jeu d'Electronic Arts sur 3DO "Escape From Monster Manor", une sorte de doom like dont l'inspiration est tirée du jeu doom & wolfenstein 3d.

Les pauvres petits joueurs tout juste sortis de jeux consoles en 2d, emerveillés par le mode 7 de la snes et ceux qui n'ont jamais testé ce genre de jeu sur pc vont etre impressionnés par le realisme et l'animation de ce jeu dont l'interet principal est son ambiance macabre.


SCENARIO
: On ne peut pas faire plus simple ! un talisman qui gardait enfermé les puissances maléfiques a été brisé en 12 morceaux que vous devrez bien évidemment retrouver pour sceller a nouveau les forces du mal! vous partez donc du grenier du manoir (pas très logique) pour descendre jusque dans les catacombes et finir votre aventure dans le cimetière avoisinant. Un niveau se déroule de la manière suivante: Trouvez le talisman du niveau, éradiquez les monstres sur votre passage et trouvez la sortie en combattant un boss (modélisé de la même manière que les autres monstres mais en plus baleze). Vous serez aidé dans votre quête par de nombreux items : recharges de pistolet, trousses de vie, clés (pour ouvrir les nombreuses portes fermées) et diverses gemmes pour gonfler le score.


JOUABILITE: la prise en main est délicate au début mais on se fait vite aux déplacements du personnage, pas d'armes a foison mais un simple gun anti ectoplasmes qui se décharge bien vite et dont les munitions se feront bien rares au court de l'aventure. C'est d'ailleurs le jeu qui m'a mis le plus la pression en ce qui concerne les munitions (bien plus que resident evil 1 en mode hard) et c'est pour cela que je ne me lasse pas d'y jouer! le perso a du mal a faire demi tour (lent le gars) et il est donc conseillé de bien vérifier au détour d'un couloir de ne pas avoir une flopée de monstres planqués sous peine de se faire trucider en un rien de temps !

GRAPHISMES: Très bons dans l'ensemble, la texture des murs et l'originalité des monstres est réussie. Ceux ci ont été modélisés numériquement a partir de sculptures en argile et le rendu est très flippant (principalement les fantômes translucides et les têtes volantes avec effet de morphing). Le seul regret est dans la diversité des monstres: 4 seulement ! Un autre petit bémol en ce qui concerne les sols et le plafond qui sont tout noirs ! était-ce pour garder une fluidité d'animation et ne pas trop faire ramer la 3do ou un développement à la va vite ?

SON: Un des atouts du jeu: vraiment flippant ! les musiques sont particulièrement réussies et les bruitages vous font vraiment sursauter pour peu d'avoir le son un peu fort! le tout est de qualité cd et change vraiment des sons 16 bits auxquels on était habitués.

DUREE DE VIE: 12 niveaux assez longs (sous la forme de labyrinthes plus ou moins compliqués) qui deviennent de plus en plus ardus. Peu de trousses de soin, la santé du perso se dégrade rapidement (on le voit a la main qui tient l'arme et qui devient de plus en plus sanglante et déchiquetée) et il n'est pas rare de recommencer un niveau plusieurs fois avant d'en voir le bout !

Au final je dirais que le jeu est assez répétitif, les niveaux pas très originaux (labyrinthophobes s'abstenir) mais cette lacune est rattrapée par l'ambiance très macabre et inégalée ) à ce jour dans les jeux tels que celui ci (avis perso bien sûr). D'autre titres dans le même genre sont sortis sur 3do comme Immercenary, Killing time, Seal of Pharao pour ne citer que ceux ci mais c'est celui là qui m'a marqué le plus, moi qui trouvait que Wolfenstein snes était au top et qui n'avait pas touché un pc de ma vie, j'ai découvert un style de jeu que désormais j'adore. j'y rejoue encore aujourd'hui et je ne m'en suis toujours pas lassé (j'ai du le finir une bonne quinzaine de fois). pour moi il mérite la note maxi de 6 !!

SUPPOS : 6/6

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[RETROGAMING] DONKEY KONG

Publié le par Dr Floyd

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Après l'échec du jeu d'arcade Radar Scope, Nintendo est en difficulté mais veut s'imposer aux USA. Ils décident donc de sortir un jeu d'arcade clairement inspiré de la culture américaine. Le projet fût confié à un jeune designer de jeux video, un certain Shigeru Miyamoto sous le contrôle de l'ingénieur en chef Gunpei Yokoi, l'inventeur du game&watch. Ainsi va naitre le jeu d'arcade Donkey Kong.

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Jump Man le charpentier (car il ne s'appelait pas encore Mario) devait aller libérer une jeune fille en détresse capturée en haut d'un immeuble par le "singe simplet". Jump Man et La Demoiselle sont inspirés de Popeye et Olive, quant au singe l'inspiration vient bien sûr du film King Kong mais aussi est toujours de Popeye, Brutus s'étant transformé en gorille ! Miyamoto dit aussi s'être inspiré de la Belle et la Bête. A noter que Universal (qui détient les droits sur King Kong) attaqua Nintendo en justice, mais en vain.



Vous reconnaissez Donkey Kong et la princesse Peach ?


Mais ce n'est pas forcement la source d'inspiration qui fera le succès du jeu mais aussi et surtout son gameplay novateur, voire révolutionnaire ! Le jeu impose les bases du genre plateforme, même si ce n'est pas vraiment le tout premier jeu du genre. Les premiers furent Space Panic de Universal et Crazy Climber de Nichibutsu l'année précédente. Mais Donkey Kong transcende le concept avec son gameplay aux petits oignons : sauts du personnages, sons géniaux, 4 niveaux bien distincts, petites animations intermédiaires qui donnent l'impression d'un scénario, tout est parfait ! Le succès est immédiat aux USA et au Japon. A noter que Nintendo, qui ne produit pas encore de console de jeux, vendra la licence à Coleco pour la fameuse console "next-gen" de 1982, la Colecovision.


DONKEY KONG A JOUE DANS...

.. dans de très nombreux jeux vidéo :

1982 : Donkey Kong Jr. (divers supports)
1983 : Donkey Kong 3 (divers supports)
1983 : Donkey Kong Jr. Math (Nes)
1988 : Donkey Kong Classics (Nes)
1992 : Super Mario Kart (Snes, son fils Junior)
1994 : Donkey Kong 94 (Game Boy)
1994 : Donkey Kong Country (Snes)
1995 : Donkey Kong Land (Game Boy)
1995 : Donkey Kong Country 2: Diddy's Kong Quest (Snes)
1996 : Donkey Kong Land 2 (Game Boy)
1996 : Donkey Kong Country 3: Dixie Kong's Double Trouble! (Snes)
1996 : Mario Kart 64 (Nintendo 64)
1997 : Donkey Kong Land 3 Race Against Time (Game Boy)
1999 : Donkey Kong 64 (Nintendo 64)
1999 : Super Smash Bros (Nintendo 64)
2000 : Donkey Kong Country (Game Boy)
2001 : Mario Party (Nintendo 64)
2001 : Mario Party 2 (Nintendo 64)
2001 : Mario Party 3 (Nintendo 64)
2001 : Mario Kart: Super Circuit (Game Boy Advance)
2002 : Super Smash Bros. Melee (GameCube)
2003 : Mario Party 4 (GameCube)
2003 : Mario Party 5 (GameCube)
2003 : Mario Kart : Double Dash (GameCube)
2004 : Donkey Konga (GameCube)
2005 : Donkey Konga 2 (GameCube)
2005 : Donkey Kong Jungle Beat (GameCube)
2005 : Mario Party 6 (GameCube)
2005 : Mario Kart DS (Nintendo DS)
2006 : Donkey Konga 3 (GameCube)
etc...

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[RETROGAMING] KICK OFF

Publié le par Fifa1

(Test réalisé sur « Kick Off Extra Time », à l’aide d’un émulateur pour les screenshots)

Attention ce jeu est un HIT : élu Gamopat d'or dans Gamopat Magazine, 99% dans Gamopat+, 6 étoiles dans Gamopilt... C’est en 1989 que Kick Off a déboulé sur Atari ST, et ce jeu a tout simplement révolutionné le monde du jeu de Football grâce à sa rapidité et sa maniabilité inédite.



La maniabilité


Dans n’importe quel autre jeu de football, lorsque l’on déplace la croix directionnelle ou le stick analogique pour changer de direction, le programme considère que le sprite ou le modèle en trois dimensions sensé représenter le footballeur dans le jeu, est suffisamment habile de ses pieds pour ne pas perdre le ballon. Le ballon suit donc le mouvement appliqué à l’avatar et part dans la direction qu’a décidé de prendre le joueur. On imagine effectivement mal aujourd’hui dans des jeux à grosse licence, Zinedine Zidane changer de direction en oubliant le ballon.

Kick Off part du principe inverse et c’est là son principal atout. Contrairement à tous les autres jeux de Football de l’époque et d’aujourd’hui, c’est le seul jeu ou l’on « pousse » le ballon comme dans la réalité. En tant que joueur, vous êtes virtuellement footballeur, et vous devez être suffisamment habile du joystick pour emmener le ballon ou vous l’avez décidé. Vous ne dirigez donc pas un binôme indissociable constitué du joueur et du ballon, mais un footballeur qui doit se battre pour réussir sa conduite de balle, en appliquant au ballon des impulsions du côté opposé à la direction qu’il souhaite lui faire prendre (imaginez une simulation de billard pour mieux comprendre cette phrase). Le jeu est raisonnablement simple à prendre en main lorsque l’on joue en mode facile car la vitesse du jeu est réduite. Il devient extrêmement pointu en mode difficile. Les différents modes de difficulté du jeu ne sont d’ailleurs basés que sur la rapidité : plus le jeu est rapide, plus la balle est difficile à contrôler et plus vous devez être habiles du joystick. La rapidité est réglable selon 5 niveaux de difficultés aussi bien pour votre équipe que pour l’équipe adverse.

La deuxième grosse originalité dans le gameplay de Kick Off vient du fait que toutes les actions sont réalisables à l’aide du stick et d’un seul bouton… Effectivement avec un simple bouton et un joystick, on est capable de réaliser des passes, frappes, lobs, têtes, reprises, tacles et de mettre le pied sur le ballon. Toute la panoplie du footballeur est là, à l’exception des passements de jambes, grigris et autres retournés acrobatiques. Il est même possible après des années d’entraînement de réaliser des grands ponts. 


Graphismes, animation, sons…

Les graphismes sont le gros point faible du jeu, et encore… Des bandes vertes (deux verts différents) pour représenter la pelouse et pour avoir l’impression d’avancer, des lignes blanches pour les limites du champ de jeu, un point blanc représentant le ballon, et deux parallélépipédiques rectangles filaires vus de haut depuis une verticale presque parfaite mais très légèrement isométrique pour représenter deux buts avec des filets invisibles… Les joueurs sont vus de haut et on voit surtout leurs épaules et leurs crânes ainsi que de petits bouts de membres lorsqu’ils courent. On notera toutefois que les joueurs et le ballon ont des ombres, ce qui est bien pratique pour juger de l’altitude du ballon dans une vue aérienne. Sans être vraiment moches, les graphismes sont réduits au minimum vital pour assurer la jouabilité mais restent très correctes pour l’époque : pas de publique, pas de banderoles, pas de banc de touche, pas de sponsors sur les maillots, le néant… le terrain semble planté là au milieu de nulle part. 
 

 

 
 
(Et non… c’est sur la barre, dommage)

 

L’animation est elle le deuxième gros point fort du jeu après la maniabilité. C’est rapide, très rapide en mode « International », voir trop rapide pour certains. C’est fluide, très fluide (moyennant quelques ralentissements lorsque la surface de réparation est pleine de monde), et malgré des graphismes minimalistes, les animations des joueurs sont crédibles et relativement bien faites, même si elles ne se résument qu’à courir, sauter et tacler (pas de passements de jambes ou de feintes de corps). La physique du ballon est elle plus que crédible. Les frappes partent vite, les lobs partent haut, les rebonds sur les poteaux sont impressionnants de réalismes, les collisions sont plutôt bien gérées (moyennant quelques superpositions de sprites aux heures de pointe dans la surface de réparation), l’animation du filet virtuel lorsque le ballon pénètre dans le but est excellente, bref c’est du très fort pour un jeu qui tient sur une disquette de 360 ko et qui tourne sur un processeur cadencé à 8Mhz !

Les sons sont discrets, et se résument aux bruits du ballon, aux coups de sifflet de l’arbitre, et à la foule en délire lorsque l’on marque (il n’y a ni musiques, ni chants le reste du temps). Quelques voient pseudo digitalisées annoncent les fautes et les penalties, et la musique d’introduction (la seule du jeu) reprend les chants des supporter suivi d’un « beat » effréné en qualité MIDI. 


Modes de jeux, options, réalisme

Les modes de jeux sont faibles comparés aux productions actuelles, suffisants pour un jeu de foot de l’époque, et largement suffisants pour s’amuser puisque le plaisir de Kick Off réside dans le simple fait de pousser le ballon. On peut s’entraîner seul face à personne, s’entraîner à tirer des penalties, faire un match simple ou une saison complète. Personnellement, quinze ans après j’arrive à m’amuser sur ce jeu en ne faisant que des matchs simples (les bleus contre les rouges). Au niveau des paramètres du jeu, en plus de la difficulté, on peut régler la vitesse du vent, la gestion des frappes et l’état du terrain (sec, humide, détrempé…) mais honnêtement je n’y ai jamais touché.

 

Question réalisme il y a du bon et du moins bon. La maniabilité du ballon est clairement réaliste, unique, révolutionnaire, les joueurs se poussent épaule contre épaule, les tacles sont très bien gérés (ils demandent un bon timing), on sent réellement les différences de rapidité et de frappe d’un joueur à l’autre (l’avant-centre est rapide, le numéro 10 a une frappe précise), les possibilités de gestion tactique au niveau de la composition de l’équipe permettent de trouver des solutions face à certains adversaires, le radar permet de garder un œil sur le positionnement de son équipe de mieux attaquer et de bien défendre.

Au niveau des points négatifs, on peut noter que l’IA de l’ordinateur est relativement scriptée, puisqu’il a tendance à toujours tenter le même débordement et le même centre, et que l’on arrive dans certaines situations bien précises à toujours marquer le même but (à condition de réussir à manier le joueur suffisamment bien pour se mettre en situation). Les tacles sont un peu long (une quinzaine de mètres dans certains cas
) et les plongeons des gardiens sont clairement exagérés, voir aberrent : Il arrive fréquemment de voir le gardien de but plonger du milieu de son but hors de la surface de réparation avec le ballon (soit une bonne vingtaine de mètres), sans même que l’arbitre ne siffle une faute de main. On peut noter l’absence des hors-jeu (apparus à ma connaissance pour la première fois en 1994 dans FIFA International Soccer sur Megadrive) et l’impossibilité de faire un changement tactique au milieu d’une mi-temps, ou même un changement de joueur (de toute façon il n’y a pas de blessures). L’IA de l’arbitre est aléatoire, il est capable de sortir 6 cartons rouges dans un match et aucun lors d’un autre… On peut également dire qu’en niveau International les joueurs sont presque trop rapides par rapport à la réalité. 


Les suites

Les suites les plus notables sur Atari ST sont :
1989 - Kick Off Extra Time
1990 - Kick Off 2 
1991 - Kick Off 2 Final Whistle 
? - Player Manager 

Kick Off Extra Time apporte quatre formations supplémentaires et c’est à peu près tout… Kick Off 2 apporte un certain nombre de nouveautés intéressantes, notamment la possibilité de créer son propre Maillot, de faire des changements pendant le match, de jouer à deux dans la même équipe, et de regarder ses buts au ralenti ! Kick Off 2 est malheureusement un peu moins rapide que son aîné (je dirais de 5 à 10 % plus lent). Enfin, Player Manager est l’une des premières simulations de gestion de club façon Championship Manager, avec la possibilité de jouer les matchs avec le moteur de jeu de Kick Off. Il est certes beaucoup moins abouti que les productions actuelles dans ce domaine, mais il permet de changer du traditionnel « Single Game » de Kick Off, et on se prend vite au jeu.

Plusieurs autres dérivés de Kick Off sont sorties sur PC, Master System, Megadrive (Dino Dini's Soccer) et j'en oublie certainement… Elles bénéficiaient toutes d’améliorations graphiques dues à ces supports, mais souffraient de la difficulté de jouer à Kick Off au paddle. A ce sujet, je préconise la manette « Competition Pro 5000 » pour apprécier Kick Off à sa juste valeur, car le stick a un faible débattement qui permet d’effectuer des mouvements très rapides et des conduites de balle phénoménales, le tout sur une base stable : le bureau.





Kick Off est un jeu culte pour tous les fans de foot. Il garde à l’heure actuelle l’exclusivité d’une maniabilité jamais égalée… On lui pardonnera facilement les graphismes, les quelques bugs et incohérences, en se contentant d’apprécier le jeu balle au pied. 
 

SUPPOS : 5,5/6
(car la perfection n’est pas de ce monde)

 

 

 

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[RETROGAMING] La série DONPACHI / Arcade

Publié le par Yan

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DonPachi est l'un des tous premiers gros "manic shooter", des jeux de dingues dans lesquels on fracasse à tout va en slalomant entre les tonnes de boulettes roses que nous crachent la trousaine d'ennemis à l'écran ! Vous connaissez sûrement le série de Cave initiée en 1995 avec l'extraordinaire DonPachi. Revenons sur les 4 premiers jeux de la série.



DONPACHI (1995)
Le jeu a été adapté sur Saturn et Playstation en 1996 (Japon)

DonPachi sort en 1995, est issu du génie de la toute nouvelle boite nommée Cave, construite sur les ruines de la société Toaplan (à qui l'ont doit par exemple Batsugun, le "père" des manic shooter, sorti en 1993).

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La 1ere chose qui frappe dans ce jeu, ce sont les graphismes, qui portent indéniablement bien la pate Toaplan/Cave, avec ces tanks de 4 étages regorgeant de détails "fait main" et des explosions de toute beauté dans tous les sens.

Frénétique s'il en est, DP n'en reste pas moins hyper lisible et sacrément jouable. L'avantage des boules roses des ennemis étant leur extrême visibilité, nous permettant de slalomer sans problème tout en explosant la horde de parasites qui emplissent l'écran. En comparaison, jouez a Dimahoo où tout le monde lance des petits ronds jaunes, et vous comprendrez le sens du mot "bordel"...

La jouabilité est donc au poil, de par la lisibilité de l'écran mais aussi grace à un level design d'une logique imparable qui permet d'anticiper naturellement les trajectoires des ennemis, nous plongeant directement dans le feu de l'action. les "hit-boxes" de notre petit vaisseau sont aussi très bien placée et il n'est pas rare d'éviter avec joie une explosion imméritée à cause d'un malheureux pixel qui dépasse comme c'est le cas dans R-Type par exemple...

Les vaisseaux justement... au nombre de 3, ils offrent chacun un style de tir et une smart bomb différente, additionnée au désormais célèbre laser qui vous ralentit mais ratiboise tout ce qui passe dans une ligne de quelques pixels devant vous ... La smart bomb alliée au laser offrent une protection totale contre tous les projectiles ... indispensable contre les boss !

Une autre particularité de DP c'est le 'hit counter' qui amasse le nombre d'ennemis abattus à la chaîne ... le faire monté est dur, mais ô combien jubilatoire. Pour la durée de vie, rien a dire... 7 niveau hyper jouissifs vous conduisant à une nouvelle mission (qui consiste a refaire le même chemin avec une difficulté encore plus inhumaine) pour finir avec le vrai boss du jeu... l'inimitable abeille géante qui hantera toute la série !


DODONPACHI (1996)
Le jeu a été adapté sur Saturn (1997) et Playstation (1998) au Japon

En 1996 vint DoDonPachi. N'y allons pas par quatre chemins, au même titre qu'un Radiant Silvergun, un Layer Section ou un Ikaruga, ce jeu est CULTE. Réussir un jeu encore plus énorme que DP tenait de l'utopie... Cave l'a fait.

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On retrouve nos trois vaisseaux identiques à DP et  nos habitudes de manic-shooter d'entrée, mais dès le début, ce jeu est "PLUS".

DDP pousse toutes les qualités de son son prédécesseur à leur paroxysme, gommant par la même ses défauts. ce jeu est le SEUL exemplaire PARFAIT du manic shooting. sans fausses notes, sans accrocs, une perle parfaitement ronde sortie d'on ne sais trop où. une telle perfection est inhumaine : alliance parfaite entre une gameplay démoniaque, une frénésie explosive et une démence maniaque. DDP c'est de la 2D pure : aucun chichi, juste du sprite et du pixel, pas un polygone, rien. La construction de niveaux est religieuse, on voit tout, on sait tout, et on en prend plein la gueule quand même. 

A deux, le jeu prend encore une autre dimension, les tirs emplissent l'écran, on slalome comme des dieux entre les boules ennemies et on sourit béatement (ou on gueule   "yahooo" à chaque exploit qu'on réalise en se sortant quasi miraculeusement d'une situation impossible grâce à cette jouabilité merveilleuse).

Irréprochable ... LE jeu, pur, simple. Un chef d'oeuvre !


DODONPACHI II BEE STORM (2001)

Difficile de porter un numéro 2 quand on se prétend de la lignée d’un Dodonpachi. DoDonPachi II Bee Storm pointe pourtant le bout de son fuselage en 2001. Il est développé non pas par Cave mais par I.G.S. à Taiwan. Trois modes de jeu sont présents : Practice avec seulement 4 stages, Combat présentant le jeu complet et Internet Ranking où la difficulté a été revue à la hausse.

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On retrouve toujours nos 3 vaisseaux mais cette fois ci les pilotes ont des visages (et ils sont aussi charismatiques que des portes de toilettes publiques)...

En fait, quand on a jouer a DDP, ce DDP2 sent la repompe. Outre la refonte graphique qui incorpore désormais des effets 3D pour profiter de la puissance de bestioles comme la PS2, c'est quasiment le même jeu, les boss ressemblent en tout point à ceux de DDP, les niveaux changent au final assez peu. Mais c'est beau et lisible, super jouable, et surtout bien plus accessible qu'un manic shooter de base.

Quoi qu'il en soit et malgré ma déception ce jeu est excellent. Un nouveau type de gameplay fait son apparition avec l'option "scratching" qui propose tout simplement de slalomer à mort dans tous les sens (certains éléments du décors deviennent "offenssifs", à savoir qu'il vous barrent carrément la route, reste 2 solutions : les défoncer où les esquiver ... ça rend la chose encore plus jouissive). Ce mode vous permet en outre de monter une barre de puissance et d'obtenir une nouvelle smart bomb.

La seule fausse note reste la disparition des riffs acérés du rock de DDP au profit d'une techno d'ascenseur monotone et au final tout simplement merdique. Même si il est très bon d'un point de vue objectif, cet épisode 2 de DDP s'affiche comme une déception pour qui connaît DDP, mais reste un jeu monstrueux pour les autres.


DODONPACHI DAI OU JOU (2002)
Le jeu a été adapté sur PS2 en 2003 au Japon
 
Pour le 4ème volet de DonPachi en 2002, on retrouve Cave aux commandes. La recette de DoDonPachi Dai Ou Jou est simple : on reprend les ingrédients qui ont marché, on affine la sauce, on rajoute quelques épices, etc...

dodon-dai-002.jpg


La sauce, c'est les niveaux. le level design ressemble encore une fois à s'y méprendre a DDP, a quelques changement près.

1er changement : seulement 2 vaisseaux, exit l'hélico et son shoot directionnel, on a le choix entre le shoot frontal et le dispersé, la préférence shoot/laser se fait en choisissant entre 3 personnages.

Niveau épices, le compteur à combos grimpe à toute vitesse et offre l'item "hyper charge" ... mais rien a voir avec les armes au maximum, l'hyper charge s'utilise à la place des bombes. avec des effets différents : annule les tirs à l'écran, rend invincible une demi seconde, booste monstrueusement le tir pendant quelques dizaines de secondes, accélère légèrement les tirs ennemis (hé wai, y'a aussi des pièges). Bien sympa.

En gros cet épisode vaut vraiment son pesant d'cacawettes. Le jeu gagne non seulement en lisibilité, mais aussi en finesse (malgré le retour à la 2D pure), en richesse et se voit agrémenté d'un "boss mode" (appelé Death Label) où l'ont combat des boss survoltés avec l'armement max et 5 hyper charge d'office ... royal !

A mi chemin entre le remix et la véritable suite, l'épisode 4 de DonPachi a au moins le mérite d'apporter une nouvelle évolution et de satisfaire les fans du second volet comme ceux du 3ème.

Article MAJ le 19/09/2012

Publié dans RETROGAMING

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