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[TEST] Steredenn / Xbox One

Publié le par Dr Floyd

STEREDENN
Support : XOne (téléchargement)

Existe également sur la plateforme Steam
Editeur : Pixelnest Studio
Sortie : avril 2016

[TEST] Steredenn / Xbox One

Dès que je vois un shoot horizontal, qui plus est à l’aspect rétro, mon cerveau fait TILT et je me jette dessus ! Et curiosité : c’est un shoot breton, Arnaud Montebourg appréciera, Steredenn signifiant "étoiles" (ok j'avoue j'ai dû chercher sur le Web). Il était déjà distribué sur Steam depuis octobre 2015, mais n’étant pas fan de cette plateforme, je ne connaissais pas. Bon ! Trève de blabla, mon vaisseau-mère est attaqué par un faisceau laser de la mort, il est temps de passer à l’action pour butter les forces inconnues qui nous veulent du mal !

Une p'tite galette pour prendre des forces avant l'enfer de l'espace ?

Une p'tite galette pour prendre des forces avant l'enfer de l'espace ?

Voilà, fini pour le scénario (et tant mieux), place au combat ! Et les commandes sont également très simples à comprendre : un bouton pour shooter, un bouton pour changer d’arme (+ un bouton pour récupérer des bonus éventuellement), j’aime. Vous pouvez jouer au choix avec le stick ou la croix, les goûts et les couleurs… Et on remarquera au bout de 2 ou 3 parties que le jeu est orienté « rogue-like », c'est-à-dire que chaque partie est différente, avec des ennemis apparaissant de façon aléatoire. C’est un parti pris, qui à l’avantage de rendre chaque partie unique (sans apprentissage du parcours, et ça c’est top), mais qui a le désavantage d’un level design assez aléatoire manquant de profondeur. Vous pouvez disposer de 2 armes en alternance, sachant qu'il y a des choses à récupérer sur le champs de bataille. Des armes variées et sympa, mais pas toujours bien efficaces (comme les armes de corps à corps, car les shoots ennemis passent au travers).

Votre vaisseau-mère vient d'être attaqué par une force inconnue !

Votre vaisseau-mère vient d'être attaqué par une force inconnue !

Le système de scoring dans ce type de jeu c’est vraiment capital. Et ici il fait preuve d’une petite originalité, avec un sous-total par vague, et si la vague est réussie, le coefficient multiplicateur grimpe pour la vague suivante. Aussi il y a différents challenges en cours de partie qui peuvent faire grimper vos points. A noter que vous ne disposez pas de vies, mais d’une barre de vie... c’est moins hardcore mais bon soyez rassurés : elle ne remonte jamais (sauf après un boss). Les différences de points d’une partie à l’autre peuvent être énormes, passer des vagues sans se faire toucher pouvant multiplier vos points de manière impressionnante.

Des phases de shoot aléatoires

Des phases de shoot aléatoires

C’est un pur jeu spatial, par de survol de planètes ni de de tunnels façon Gradius, vous êtes dans l’espace face à des hordes ennemies. Les boss sont la principale difficulté du jeu, pas originaux pour un sou, mais avec des patterns assez variés, et différentes méthodes possibles pour les zigouiller en fonction de votre équipement. Une fois le boss détruit vous pourrez récupérer un bonus, qui n’est pas forcement une arme, vous pouvez par exemple choisir de booster votre score de 20%... il y a globalement un petit aspect stratégique intéressant lié à ce jeu.

Le premier boss du jeu (facile)

Le premier boss du jeu (facile)

Quand je parle de patterns variés, rassurez-vous, rien à voir avec un manic (nota : je n’aime pas trop ce sous-genre du shoot’em up) : pas des millions de boulettes à l'écran, pas de point central sur le vaisseau pour être touché, et pas de scores en milliards… ouf ! On regrette peut-être une difficulté un peu mal dosée en fonction des parties, mais bon c’est aussi le charme quelque part de ces parties toujours différentes. Donc ce point peut aussi être considéré comme un avantage. On ne peut jamais être sûr de progresser, il faut compter sur sa dextérité et rien d’autre.

Après le boss, la récompense !

Après le boss, la récompense !

Peu d’options dans les menus au départ à part un mode de jeu « Daily Run » où le parcours sera le même pour les joueurs pendant 24h, avec 1 seul essai permis. Ce qui permet de vous tester quotidiennement par rapport à tous les autres joueurs mondiaux, en live, sur un seul essai, laissant une chance aux joueurs occasionnels de bien figurer. J’ai l’impression qu’il y a encore deux modes a débloquer, surement quand je serai aller au bout d'un premier run (?), je n’ai pas cherché plus loin pour l'instant.

Oh les jolies boulettes !

Oh les jolies boulettes !

Techniquement/artistiquement c’est un peu spécial, c’est dans le style BroForce, c'est-à-dire des gros pixels façon Minitel (j'exagère un poil) qui s’assument et avec des décors spatiaux épurés. On aime ou pas. Perso je dirai que c’est joli, mais pas vraiment original, ça manque vraiment de folie dans le design des ennemis. Moi ce que j’apprécie c’est l’aspect « effets spéciaux » avec certaines scènes dynamiques comme le vaisseau qui file dans l’hyper-espaaaaace après un boss, c’est bien fait. J’adore la musique orientée métal (yeah yeah fuck and destroy !), même si assez répétitive.

En Bretagne aime les bonnes galettes et les bonnes boulettes !

En Bretagne aime les bonnes galettes et les bonnes boulettes !

En Bretagne on aime la galette saucisse mais aussi le shoot'em up ! Steredenn est un pur jeu de scoring/challenge, son côté rogue-like fait qu’il n’y pas pour ainsi dire de niveaux, ni de scénario, c’est un jeu on il faut survivre le plus longtemps possible, avec des parties à chaque fois différentes. Un bon petit jeu de shoot pour un studio de dév’ à suivre, j’ai hâte d’en savoir plus sur leurs projets.

SUPPOS : 4,5/6

Publié dans TESTS

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[TEST] The Legend Of Zelda : Twilight Princess HD / Wii U

Publié le par FK-Corporation

The Legend Of Zelda : Twilight Princess HD
Support : Wii U
Développeur : Nintendo
Editeur : Nintendo
Sortie : 4 mars 2016

[TEST] The Legend Of Zelda : Twilight Princess HD / Wii U

FK et les Zelda...

...pas forcément une grande histoire d'amour : Cet épisode de Zelda me tiens énormément à cœur pourtant je suis loin d'être un fanatique de cette série. Mon tout premier Zelda fût A Link To The Past, offert par mes parents lors du Noël 1994. Fini à l'époque, j'avais plutôt apprécié sans non plus crier au génie, je n'y ai jamais rejoué depuis.

Je préférais à l'époque mon bon vieux Secret Of Mana. Durant l'année 1995 j'allais chez mon cousin qui était aussi mon voisin pour jouer à sa CDI, il jouait à Link The Faces Of Evil. Ce jeu était totalement injouable, je refaisais en boucle le début et cela ne m'a pas amusé longtemps.

J'ai ensuite eu en 1999 Ocarina Of Time et celui là m'a laissé un bien meilleur souvenir que ALTTP. J'avais été vraiment emballé car j'avais trouvé un coté assez sombre avec les passages dans le futur. La ville d'Hyrule complètement détruite et surtout la mort de Saria m'avait profondément marqué. En 2003 j'ai fait Majora's Mask, ce jeu m'a laissé un très bon souvenir même si je n'avais pas aimé son système de compte à rebours. C'était assez déroutant et je trouvais que cela gâchait l'expérience, néanmoins le jeu était plutôt sympa. J'ai eu l'occasion de tester Wind Waker et je n'ai pas accroché du tout, le design général trop enfantin du jeu m'a fait fuir, j'ai donc fait l'impasse sur celui là. Fin 2006 je me suis acheté Zelda Twilight Princess plein pot alors que je ne possédais même pas de Wii, j'allais donc chez mon père tous les vendredi soir car mes demis-frères possédaient cette console.

Ensuite je me suis refait Ocarina Of Time 3d en 2012 que j'ai toujours apprécié mais plus par nostalgie que par réel plaisir car j'ai trouvé que la maniabilité avait pris un sacré coup de vieux. Je me suis rendu compte que je n'étais pas un grand fan des Zelda. C'est une série que j'aime bien mais sans plus mais loin d'y accorder un fanatisme absolu comme beaucoup de joueurs. J'ai bien essayé de me faire A Link Between Worlds mais je me suis ennuyé, j'ai abandonné au bout de 3 heures et pareil pour Majora's Mask sur 3DS. Aujourd'hui les annonces concernant un nouveau Zelda m'en touche une sans faire bouger l'autre mais cette sortie de Twilight Princess HD a tout de même éveillé ma curiosité.

FK-corporation va donc donner son avis sur ce Zelda en tant que joueur lambda car je ne suis pas un puriste de cette série. Etant un grand fan de RPG, les Zelda ne sont pas dans mes intérêts prioritaires et ne sont pour moi de simples jeux d'action/plates-formes, le coté RPG n'étant pas assez prononcé pour moi.

Le jeu est magnifiquement mis en valeur grâce à ce lissage HD

Le jeu est magnifiquement mis en valeur grâce à ce lissage HD

Histoire : Link est un jeune fermier de Toal qui vit avec ses cinq amis dont sa besta ( j'adore cette expression désolé LOL), Iria. Malheureusement ils se font tous capturer. À la recherche de ses amis, Link aperçoit un mur noir inquiétant et se fait emporter au Royaume du Crépuscule, ce qui le fera se transformer en loup. Plus tard, au château d'Hyrule, là où il s'est fait emprisonner, Link rencontre Midona, qui le libère. La princesse Zelda lui apprendra par la suite que ce monde est en fait leur monde conquis par le Royaume du Crépuscule. Pour libérer sa région du règne du Crépuscule, il doit retrouver des perles de lumière, dispersées dans tout le territoire.

L'histoire est classique, c'est du Zelda quoi, les scénarios n'ont jamais été le point fort.
La première chose qui m'a fait aimer Twilight Princess est de voir un Link adulte, j'ai énormément de mal avec des enfants héros dans un jeu vidéo et c'est en parti pour cela que je n'ai pas réussi à accrocher à Wind Waker. L'aspect sombre est très plaisant et le jeu est doté d'une ambiance de dingue.

La plaine d'Hyrule est très importante dans les jeux Zelda. A l'époque je l'avais trouvé immense mais il faut avouer que 10 ans après, elle n'est plus aussi impressionnante. On prend pourtant plaisir à la parcourir à dos d'Epona et voici le premier point noir du jeu, j'ai trouvé Epona totalement injouable ! Elle est d'une raideur sans nom, quel gâchis ! Au final j'ai joué tout le jeu en me transformant en loup pour ainsi éviter de contrôler ce cheval maudit.

Epona dans Twilight Princess ? Autant utile que le H de Hawai

Epona dans Twilight Princess ? Autant utile que le H de Hawai

On retrouve le cycle jour et nuit dans Zelda TP, cela n'est pas novateur et ne change pas vraiment de choses hormis l'apparition de fantômes à chasser sous forme de loup mais c'est quand même agréable !

Les Donjons et leurs équipements : Voici pourquoi on joue et on aime les Zelda, pour découvrir de nouveaux donjons avec des level design toujours plus fous les uns que les autres ! Ils me semblent qu'ils sont au nombre de 9 dans TP mais sont-ils tous aussi plaisant à jouer ? Malheureusement non ! J'ai détesté le Temple Abyssal et Celestia, je n'ai pas apprécié leur architecture que je trouvais fouillis et pas vraiment intuitif. J'ai pourtant adoré la Tour du Jugement et le Temple du Temps, pourquoi me demanderez-vous ? Car il y a eu un renouvellement de l'équipement avec notamment l'Aérouage et le Baton Anima que j'ai trouvé très intéressants à jouer. Cela donnait un nouveau souffle à des équipements qu'on retrouve malheureusement dans tous les Zelda comme les bombes ou le grappin. J'aurais aimé un peu de nouveautés de ce coté même si je conçois que cela aurait un péché d'avoir un Zelda sans grappin ni bombes.

Enfin mention spéciale au Palais du Crépuscule que j'ai trouvé totalement envoutant et magnifique ! Quelle déception qu'il soit aussi court, j'en voulais encore ! J'ai eu une sensation bizarre mais très plaisante durant ce donjon, je me croyais dans un Shin Megami Tensei tellement l'ambiance était oppressante et glauque. Malheureusement je me rends compte que les points que j'ai adoré sont des points noirs pour les puristes et les fans de la première heure.

Le Palais du Crépuscule, on se croiera dans Lucifer's Call !

Le Palais du Crépuscule, on se croiera dans Lucifer's Call !

Il faut avouer qu'on ressent toujours ce petit frisson au moment de découvrir le boss du donjon, cette petite excitation lorsque son nom apparaît à l'écran et les quelques minutes qui suivent à observer ses mouvements pour trouver le point faible, c'est ça qu'on aime dans un Zelda et on le retrouve parfaitement ici !

Transformation en Loup, réel intérêt ou gadget ? : Encore une fois je pense que mon avis n'est pas unanime mais j'ai adoré la transformation en loup. J'ai trouvé que cela apportait un vrai plus au jeu mais j'ai trouvé cela dommage que le gameplay soit aussi pauvre. J'ai beaucoup aimé récupérer les perles de lumières, dommage qu'il n'y ait que 3 séquences comme cela dans le jeu. Au final la transformation en loup est mise en retrait et ne sert qu'à de rares moments dans le jeu, dommage ! Il n'y a qu'une seule réelle quête à faire en loup, la chasse aux fantômes de nuit. D'ailleurs quelle déception lorsque j'eu enfin récupéré les 60 âmes, la récompense est de 200 rubis... Foutage de gueule.

La phases en loup sont plutôt plaisantes

La phases en loup sont plutôt plaisantes

Gameplay : Les Zelda ont toujours eu des gameplay simplistes et grands publiques mais est-ce un avantage ou un défaut ? Je dirais un peu des deux mais je vais avouer que le gameplay et le challenge m'ont frustrés. On nous donne le choix dès le début entre le mode normal et difficile. Dans le doute, j'ai choisi le mode normal et je m'en suis mordu les doigts tout le jeu. Il est d'une facilité aberrante et aucun moyen d'augmenter la difficulté pendant notre partie, dommage !
Je me souviens à l'époque n'avoir guère apprécié Zelda TP à la Wiimote, je n'y voyais aucune valeur ajoutée et surtout je trouvais la maniabilité totalement imprécise, il n'y avait juste à taper comme un sourd pour effectuer une attaque. Le Gamepad apporte un peu de précision même si le gameplay reste super pauvre dans le fond. On nous permet d'apprendre de nouvelles bottes mais ces techniques ont des intérêts plus que limités. On appuie sur A comme un bourrin et cela sort toujours le même enchainement et sert à éliminer presque tous les ennemis du jeu.

Durée de vie : J'ai fini le jeu à 100 % en une 60 aine d'heures, j'ai été un peu déçu. Bon, il faut avouer que j'avais le guide officiel sous les yeux, je ne suis pas du genre à aimer tourner en rond pendant des heures sans avancer. Au final la recherche des 1/5 de cœurs, des insectes dorés, des upgrades d'équipement etc ne prennent pas un temps fou et se bouclent relativement rapidement. Au final les quêtes annexes ne sont pas implantées dans le jeu et on peut très bien le finir sans avoir besoin de s'y attarder. Elles n'ont pas réellement de valeurs ajoutées même si les fans de 100% comme moi y trouveront leur pied.

Mise en scène : Voilà sûrement le gros point noir du jeu, j'ai trouvé la mise en scène d'une mollesse absolue ! Le problème vient de scènes cinématiques totalement figées et d'un manque de rythme lors des dialogues. Le fait que le jeu ne soit pas doublé et que Midona ainsi que les autres protagonistes ne poussent que des petits cris à la place des dialogues n'aide pas à l'immersion. Ces défauts étaient pardonnables il y a 10 ans mais j'ose espérer que cela changera pour le prochain Zelda. Il faut même reconnaître que certaines scènes d'actions sont carrément ringardes avec ses animations toutes pétés. Il serait temps que Nintendo implante réellement un scénario poussé ainsi que de vrais rebondissements, cela ne pourrait faire que du bien à cette série.

Cette scène censée être épique et émouvante tombe totalement à plat à cause de son animation ridicule

Cette scène censée être épique et émouvante tombe totalement à plat à cause de son animation ridicule

Qu'apporte cette version HD hormis des graphismes plus fins ? Pas grand chose ! L'utilisation d'Amiibo est toute pétée. Par exemple si on possède l'Amiibo Zelda, cela nous fera regagner notre barre de vie, inutile ! On nous avait parlé d'un donjon bonus grâce à l'Amiibo Wolf Link, ne rêvez pas trop, c'est juste une succession de salles avec des ennemis à combattre, aucun intérêt.

Au final malgré ses défauts évidents, Zelda TP possède un charme fou qui me parle. Son coté sombre, glauque tout en restant grand publique est assez plaisant. J'aurais tout de même aimé que Nintendo fasse sombrer encore plus Hyrule dans le chaos à l'instar d'un Shin Megami Tensei mais Zelda est trop grand publique pour cela. Sa difficulté inexistante et son gameplay simpliste gâche quelque peu le plaisir. Il faut avouer qu'une fois un donjon terminé, on meurt d'envie de découvrir le prochain et ça, c'est un signe de qualité. Je ne saurais dire si Twilight Princess est mon Zelda préféré ou non mais c'est un jeu que j'apprécie énormément. Il est important de préciser que cette version HD bonifie le titre et que le jeu reste très joli malgré ses 10 années.

SUPPOS : 5/6

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[TEST] The Angry Video Game Nerd Adventures / Wii U

Publié le par TheoSaeba

The Angry Video Game Nerd Adventures
Support : Wii U (eshop)
Existe également sur 3DS et PC
Développeur : FreakZone Games
Editeur : ScrewAttack
Année : 2015 sur Wii U

[TEST] The Angry Video Game Nerd Adventures / Wii U

Après des années à tester des jeux retro pourraves, The Angry Video Game Nerd (l’AVGN) se devait de franchir le pas et proposer un jeu vidéo… et si possible, pas pourrave. D’abord sorti sur PC en 2013, The AVGN Adventures est porté sur console deux ans plus tard en téléchargement et exclusivement sur Wii U et 3DS comme un hommage de celui qui a d’abord commencé sous le nom d’Angry Nintendo Nerd puis a changé pour éviter tout problème de copyrights. Prenons quelques minutes ensemble pour voir si le jeu vaut ses 9€99 d’investissement.

Un peu d’histoire : l’AVGN, alias James Rolfe

James Rolfe est aujourd’hui un incontournable du décor vidéoludique anglo-saxon. Au départ complètement inconnu, ce passionné de jeux rétro et de cinéma se décida à confronter ses deux passions et à réaliser une vidéo-test pour faire marrer ses potes. Cherchant une identité comique, il construisit un personnage irascible, colérique et injurieux condamné à tester des jeux nazes et/ou extrêmement difficiles : l’AVGN était né. Pensant d’abord tourner quelques vidéos exorcisant ses mauvaises expériences d’enfance sur des jeux NES tels que Castlevania II: Simon’s Quest, Dr Jekyll and Mr Hyde ou Teenage Mutant Ninja Turtles, l’excellent accueil qu’il reçut dans son entourage proche puis sur le Net l’incita à prolonger l’expérience AVGN. Aujourd’hui, 12 ans plus tard, le prolifique James Rolfe a parcouru pas mal de chemin avec à son actif plus de 130 vidéos-test hargneuses, un long-métrage et un jeu vidéo (bientôt deux). Tout ceci ne concerne que le Nerd, car bien d’autres chroniques touchant à diverses passions sont également mises à jour régulièrement sur son site : Board James et les jeux de société, James and Mike’s Mondays au format « Let’s Play » plus classique, Monster Madness et les monstres de films d’horreur classiques…

“He’s gonna take you back to the past”!

Si je creuse un peu l’histoire de l’AVGN, c’est parce que le jeu lui-même n’en a pas vraiment : le Nerd et ses potes testent un jeu nazbroque et se retrouvent aspirés dedans. Un peu désemparé, le Nerd va faire tout son possible pour s’extirper de ce monde qu’il déteste déjà… Fort heureusement, le scénario n’est pas l’argument de vente de ce platformer plutôt vanté comme un hommage à la génération 8-bits. Et pour le coup, c’est assez réussi : dès les premières secondes de jeu, on se retrouve parachuté dans une ambiance rétro fleurant bon le Nintendo.

Power Glove, NES Zapper, pixels et couleurs chatoyantes… Ça sent pas les années 80 ça ?

Power Glove, NES Zapper, pixels et couleurs chatoyantes… Ça sent pas les années 80 ça ?

Le premier niveau, très court, fait office de tutoriel et balance illico les mécaniques de jeux : plates-formes aux gaps millimétrés, ennemis nombreux, pièges cycliques, et patterns à mémoriser. Ceux qui ont connu les années 80 se retrouveront de suite comme dans leurs pompes (des Nike Air Pump) et ne nécessiteront aucune adaptation tellement on repose sur un gameplay d’antan et des contrôles indémodables : le stick pour se déplacer, un bouton pour sauter, un pour tirer… Et voilà !

Reste à savoir ce qui fait la particularité de ce jeu. Parce que bon, des aventures rétro y’en a tellement aujourd’hui qu’on croirait même en avoir plus qu’à l’époque ! De manière évidente, la nouveauté repose sur le sujet lui-même, l’AVGN. Du début à la fin, l’univers du jeu tourne autour de ses épisodes emblématiques, et tout amateur aura plaisir à retrouver les bières du Nerd comme barre de vie (les fameuses Rolling Rock), les têtes de méduses de Castlevania et leurs trajectoires sinusoïdales, Mr Hyde comme boss, ou encore Shitpickles planqué dans chaque niveau.

Un petit air de déjà vu vous dites ?

Un petit air de déjà vu vous dites ?

Pour être plus précis, j’aurais dû ajouter que « la nouveauté repose sur le sujet lui-même, l’AVGN », et son incommensurable vulgarité. Parce que j’aime autant vous prévenir que l’injure et le popo sont au cœur de l’humour du Nerd.

Dans ce niveau, on affronte des démons-caca… heureusement aidé d’un requin de lave à lasers !

Dans ce niveau, on affronte des démons-caca… heureusement aidé d’un requin de lave à lasers !

Alors je vous le concède, l’humour peu élevé, facile et terriblement lourd n’a rien d’attrayant pour qui n’a pas l’habitude des vidéos de l’AVGN. En revanche, tout aussi gras qu’il est, cet humour renvoie directement aux épisodes de The Angry Video Game Nerd où les vannes prout-injures sont débitées magistralement par James Rolfe avec son sens de l’excès et du théâtre, et avouons-le, son habileté avec les (gros) mots ! Chaque plan du jeu rappelle une turpitude hargneuse de l’AVGN, et on se prend même à rigoler lorsqu’on foire complètement un level parce que nos échecs nous rappellent directement ceux du Nerd et ses réactions démesurées.

Un clin d’œil direct à l’épisode sur le Silver Surfer NES, insultes fournies !

Un clin d’œil direct à l’épisode sur le Silver Surfer NES, insultes fournies !

“To play some sh*tty games that suck a$$”?

Avec tout ce laïus, vous allez peut-être penser que The AVGN Adventures repose uniquement sur la notoriété du Nerd, et ne présente aucun intérêt pour qui ne suivrait pas ce personnage. S’il est vrai que connaître et apprécier les épisodes de l’AVGN permet de mieux rentrer dans l’ambiance, le jeu n’en reste pas moins très bon, et s’adresse à tout amateur de gameplay bien hardcore comme à l’ancienne ! En effet, pour respecter l’esprit des jeux testés par l’AVGN, sa propre production se devait d’être soit naze, soit difficile. Comme le premier argument est assez peu vendeur, le développement du jeu a été axé sur le second, et on se retrouve avec un produit fini très exigeant. Tous les éléments sont là pour vous en faire baver, des hordes d’ennemis aux plates-formes qui disparaissent périodiquement, en passant par les décors dont un seul contact vous tuera instantanément…

Les deaths-blocks qui apparaissent et disparaissent vous feront perdre un paquet de vies.

Les deaths-blocks qui apparaissent et disparaissent vous feront perdre un paquet de vies.

Les différents tableaux usent du système die-and-retry, et certains sont carrément impossibles à passer du premier coup. Par ailleurs, chacun des huit niveaux du jeu propose une difficulté supplémentaire en accord avec son ambiance respective (verglas, lasers, zones d’ombres, …), difficulté qui demandera des efforts pour être domptée.

Les niveaux du jeu ont des noms évocateurs…

Les niveaux du jeu ont des noms évocateurs…

Il faut par contre reconnaître que la difficulté est plus surmontable qu’il n’y paraît de prime abord : la plupart des passages du jeu reposent davantage sur une bonne synchronisation plutôt que sur du skill millimétré. Donc une fois les patterns mémorisés, on arrive à s’en sortir à peu près dans la majorité des tableaux. En easy et normal, on dispose en plus de continus infinis qui facilitent grandement la tâche (enfin, j’ai quand même bien galéré à terminer le niveau bonus et le boss ultime ). Les joueurs les plus exigeants pourront s’attaquer à la difficulté old-school, qui n’offre que peu de vies, un nombre limité de continus et aucune possibilité de sauvegarde ! Et si vous n’en avez toujours pas assez, vous débloquerez des difficultés vraiment immondes, poussant le vice jusqu’au mode YOLO qui comme son nom l’indique ne vous propose qu’une seule Rolling Rock (0 vies et 0 continus donc…).

Arriver à l’écran final en normal n’a pas été une mince affaire (temps total en minutes).

Arriver à l’écran final en normal n’a pas été une mince affaire (temps total en minutes).

Deux/trois petits compléments viennent diversifier le jeu : bien qu’anecdotiques, des armes secondaires ont le mérite d’être présentes et sont ramassables par-ci par-là, de nombreux caméos disséminés dans les coins les plus reculés vous inciteront à explorer à fond les niveaux, et on peut débloquer trois personnages jouables parmi ces caméos, chacun offrant un gameplay un peu différent.

Parmi les personnages jouables, Kyle Justin permet de tirer à travers les murs.

Parmi les personnages jouables, Kyle Justin permet de tirer à travers les murs.

The Angry Video Game Nerd Adventures est une véritable ode aux jeux de plate-formes de la charnière 80s-90s. L’acharnement que demande la difficulté du jeu ravira les fans de platformers d’antan et certains passages sadiquement nostalgiques les renverront directement à leur moi de 5, 10 ou 15 ans en train de chialer leur mère à tenter de passer ce niveau infaisable ! Le jeu est d’une durée raisonnable, comptez 6 à 8h pour le torcher en normal, et bien plus si vous voulez boucler les difficultés supérieures ! Si en plus vous appréciez l’Angry Video Game Nerd, il n’y a aucune raison de se priver, vous pouvez lâcher vos 9€99 les yeux fermés !

SUPPOS : 5/6

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[TEST A LA BOURRE] The Last of Us Remastered / PS4

Publié le par FK-Corporation

THE LAST OF US REMASTERED
Support : PS4
Développeur : Naughty Dog
Editeur : Sony
Sortie : 30 juillet 2014

[TEST A LA BOURRE] The Last of Us Remastered / PS4

Aujourd'hui je vais parler de Last Of Us avec deux ans de retard. Pourquoi ai-je fait seulement ce jeu maintenant ? Ce jeu mérite t-il sa réputation de meilleur de la jeu PS3 ? Naughty Dog a en tout cas frappé un grand coup avec surtout une campagne pub démentielle comme à son habitude.


Ce test contiendra beaucoup de spoiler.

L'histoire débute dans la maison de famille de Joël et sa fille Sarah. L'invasion commence à se propager, Tommy décide donc de venir chercher son frère, Joël et sa nièce, Sarah. La ville est à feu et à sang, les infectés sont partout et les soldats ont ordre de tirer à vue sur chaque être humain. Cela aura pour conséquence de tuer Sarah et de nous plonger 20 ans dans le futur.

Le scénario démarre sur de très bonnes bases, on a réellement envie d'en savoir plus mais c'est après que les choses vont se gâter. Après un excellent prologue, le jeu va tomber dans une fainéantise scénaristique gênante. On doit donc protéger une petite fille, Tess notre amie ( petite amie ? ) de longue date va mourir dans l'indifférence la plus totale et des soldats seront à notre recherche. On remarque tout de suite les salles ou il va y avoir des affrontements, de grosses caisses et autres objets sont disposés très grossièrement sur la map, il n'y a strictement aucune surprise lorsqu'on voit des ennemis arriver. On suit donc un déroulement classique, une fuite vers une issue incertaine. On rencontre des PNJ, certains intéressants comme Sam et Henry et d'autres ultra chiants comme Bill.

Le problème avec TLOU c'est que le jeu a été survendu de partout. Pendant deux ans je n'ai presque qu'entendu que des éloges sur ce jeu, je m'attendais à un voyage exceptionnel, je ne vous cache pas que la descende fût compliquée. J'ai souvent entendu et lu que ce jeu s'inspirait du film La Route de John Hillcoat, un de mes films préférés. Ces gens là ont juste fumé la moquette et mangé les cendres ! La Route est un bijou de poésie avec une OST de malade. TLOU s'est aussi très fortement inspiré du film Les Fils de L'homme, pas forcément une mauvaise chose mais un goût de déjà vu.

Naughty Dog s'est très ouvertement inspiré du film La Route mais n'a pas sû maitriser l'histoire aussi bien que John Hillcoat

Naughty Dog s'est très ouvertement inspiré du film La Route mais n'a pas sû maitriser l'histoire aussi bien que John Hillcoat

Graphismes :

Last Of Us est plutôt joli, les environnements aussi, on s'arrête parfois devant quelques beaux paysages. Il y a pourtant une chose qui me choque et que je trouve indigne d'un jeu comme celui là. Il n'y a strictement aucunes interactions avec le décor et strictement rien de destructible. Pour un jeu avec autant de gunfights contre des humains, je trouve cela vraiment cheap. Un ennemi est caché derrière une porte en bois ? Même pas la peine de penser jeter une bombe à clous ou tirer un coup de calibre 12, la porte en bois en bougera pas d'un cheveux.

Il y a quelques jolis panoramas

Il y a quelques jolis panoramas

Jouabilité :

Joël à 50 ans et cela se ressent, il est assez lourd et ne bouge pas très bien. Cela n'est forcément un défaut mais plutôt un parti pris. TLOU a mis en place un système de craft, ingénieux ? Pas forcément car cela n'apporte strictement rien au jeu. Il y a au total, le nombre totalement hallucinant de... 5 objets différents à créer ! Que de dilemme, on peut créer un surin, utile contre les claqueurs pour s'en défaire et pour ouvrir les portes verrouillées. On peut créer des kits médicaux, des cocktails molotov, des bombes à clous et enfin des fumigènes. Autant être honnête ce système de confection d'objets est raté et fait complètement cache misère.

Que de choix dans les objets à créer et à ramasser, Fallout n'a qu'à bien se tenir !

Que de choix dans les objets à créer et à ramasser, Fallout n'a qu'à bien se tenir !

Un détail m'a énormément dérangé dans ce jeu, c'est le nombre de gunfights contre des humains. J'ai surtout l'impression que Naughty Dog a essayé de faire un jeu différent des grosses productions actuelles tout en gardant un coté « kéké gaming ». Je n'aime pas Uncharted, je dirais même que je déteste totalement cette licence et j'ai vraiment l'impression d'avoir joué à un Uncharted ou l'on a juste changé les skins des personnages et des décors. Il y a trop peu de variétés d'infectés dans le jeu, on ne croise qu'à deux moments des colosses et il n'y a aucun boss, frustrant !

Vous allez en bouffer jusqu'à plus soif du fight contre des survivants !

Vous allez en bouffer jusqu'à plus soif du fight contre des survivants !

Scénario :

TLOU nous a été vendu comme un jeu au scénario exceptionnel et jamais vu. Le jeu est plaisant pendant sa 1ère heure mais devient totalement inintéressant pendant les 8 heures qui suivent. Il s'embourbe dans des situations déjà vues, des dialogues sans intérêts et mal écrit. Quelques scènes par ci par là sont au dessus du lot mais l'écriture du jeu est bien trop faible pour éveiller mon intérêt. Si TLOU est le jeu avec le scénario le plus poussé auquel vous avez joué, posez vous des questions...

Le jeu prend une tout autre tournure lors de la scène de fin de l'université lorsque Joël se retrouve embroché sur une tige en métal, c'est à ce moment là que le scénario devient vraiment intéressant mais on a déjà dépassé les 10 heures de jeu ! Les 4 dernières heures sont, par contre, vraiment bonnes. On contrôle Ellie, on se demande ce qu'est advenu Joël. Vous ne pouviez pas nous pondre quelque chose d'intéressant avant Naughty Dog ? L'histoire devient vraiment excellente sur son dernier chapitre, lorsque Joël décide de ne pas laisser Ellie se sacrifier pour que les lucioles puissent trouver un remède. Un scène prenante et qui nous fout une boule au ventre. Il aura fallu attendre 12 heures pour que le jeu me prenne vraiment aux tripes, quel dommage !

J'ai donc eu cette sensation désagréable d'adorer les 4 derniers chapitres qui font que le jeu me laisse un bon souvenir. Quelle frustration ! On se coltine 8 premières heures de jeu insipides et inintéressantes pour enfin voir le scénario s'envoler.

DLC Left Behind :

Il me semblait normal de préciser que le DLC était de bonne qualité. J'ai lu un peu partout sur internet que beaucoup de joueurs ne l'ont pas aimé. Je pense qu'il n'a pas fait l'unanimité car il n'y a pas de gunfight, pas de flingues. Les kékés n'ont pas aimé car il est axés sur le passé d'Ellie, il y a de longs dialogues que j'ai trouvé plutôt intéressants et surtout le coté survie avec Ellie est vraiment bien.

Un excellent DLC qui apporte un vrai + au jeu, c'est assez rare pour être souligné

Un excellent DLC qui apporte un vrai + au jeu, c'est assez rare pour être souligné

J'ai l'impression que les gens ont découvert qu'un jeu vidéo pouvait posséder un scénario alors que cela se faisait depuis des années. Last Of Us n'a strictement aucune originalité et ce n'est pas un grand jeu, c'est un bon jeu comme il y en a des dizaines, voilà tout. J'ai un peu de mal à comprendre les notes dithyrambiques qu'il a reçu au point de me demander si Naughty Dog ne payait pas les testeurs pour qu'ils écrivent des éloges... sincèrement je me suis posé la question.
J'ai terminé Last of Us il y a quelques semaines et je me suis laissé un temps de réflexion avant d’écrire ce test. Je ne voulais pas donner mon impression à chaud mais cela n'a rien changé à mon avis.

Je suis mi-figue, mi-raisin. Le jeu a quelques scènes épiques et vraiment intéressantes mais on s'ennuie pendant beaucoup trop longtemps. Il y avait de quoi faire un très très bon jeu sans cette redondance. On avance, on se cache, on bute des ennemis, on avance, on se cache derriere une caisse, on tire. Les infectés sont mis au second plan, je pense sincèrement que c'était une erreur d'inclure autant de gunfights contre des humains. Au final c'est un jeu frustrant ou mêle ennuie et plaisir. Il aurait fallu aller au bout des choses et vraiment faire un jeu différent au lieu de faire un Uncharted post apocalyptique. Last Of Us est un jeu sympa mais n'a rien à faire dans la cours des grands.

SUPPOS : 4,5/6

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[TEST] POKKEN TOURNAMENT / Wii U

Publié le par Dr Floyd

POKKEN TOURNAMENT
Support : Wii U
Editeur : Nintendo/Pokemon Company
Développeur : Bandai Namco
Sortie : 18 mars 2016

[TEST] POKKEN TOURNAMENT / Wii U

Elle est toujours en place la Wii U, et même si il ne sort plus grand chose dessus, et même si elle sera remplacée bientôt par la NX, elle dispose malgré tout du meilleur catalogue qualitatif de cette génération ! Et c'est donc avec une vive émotion que je teste peut-être l'un des tous derniers jeux de la console (avant le renard de l'espace) avec ce Pokken dont on se demande POURQUOI il n'a pas existé avant !? Un jeu de baston de Pokemon, c'était tellement évident.

Entre daube intergalactique et jeu fabuleux

Le plus frappant avec ce jeu c'est l'écart des avis que j'ai pu lire sur le Web, considéré comme une daube intergalactique par certains ou comme un jeu génial par d'autres. Voilà qui donne encore plus envie de tester le bousin ! Alors attention je n'y connais rien en Pokemon, ce n'est pas du tout ma génération... il n'y a pas Casimir dans Pokemon je crois ? Mais bon, pas grave, d'autant que c'est un jeu de baston façon Tekken... D'ailleurs c'est Katsuhiro Harada aux commandes de ce jeu, le papa de... Tekken ! Pokken... Tekken... ok ? Rhaaa Tekken et Ridge Racer, la claque en 1995 sur Playstation ! Mais revenons à nos mout... heu non, à nos Pokemon.

14 sur 721, le ratio n'est pas terrible !

Et ils ne sont pas nombreux nos Pokemon dans Pokken... Il en existe 721 (j'ai regardé sur Wiki) mais il n'y en a que 14 dans ce jeu ! (et peut-être 2 à débloquer ? Je ne sais pas encore)... dont un doublon de Pikachu ! Alors je ne sais pas qui ils ont été bien choisi, chacun aura son avis perso sur ce point. Mais c'est peu pour un jeu de baston... mais il est vrai qu'en général on ne joue jamais avec tous les persos d'un jeu de baston. Cependant le problème c'est qu'on rencontre toujours les mêmes. Mais ici l'effet n'est pas le même que dans un jeu de baston traditionnel avec personnages... comme se sont des bestioles détenues par des dresseurs, on imagine plus facilement que chaque rencontre propose un animal différent, même si c'est la même modélisation... si vous voyez ce que je veux dire ? Non, ok pas grave ;) Aussi les Pokemon de support (au nombre de 30) font passer la pilule, même si ils ne sont pas jouables.

Ok, ça respire quand même le jeu de fin de génération, avec pas trop de contenu, pour ne pas y passer trop de temps en développement. Dommage, car avec de la baston Pokemon, y a un sacré potentiel grand public bordel de sprite !

[TEST] POKKEN TOURNAMENT / Wii U

Allez c'est parti pour la castagne !

Les débuts dans le jeu font très peur, une écolière de manga n'arrête pas de vous causer pour tout vous expliquer, façon blabla JRPG, dans les menus et même en plein jeu ! Mais bon ça se calme par la suite et je me suis aperçu que c'est désactivable ! Ouf ! Ce n'est pas l'idée que j'ai d'un jeu de baston ! Rien de surprenant dans le menu du jeu sinon : entrainement, combat libre, combat à 2, combat online et un poil plus original avec un mode compétition. Allez on se bastonne ! Choix du Pokemon, choix des soutiens, bienvenue dans le Fight Club !

Vous vous retrouvez dans une arène circulaire fermée face à votre adversaire et on comprend alors rapidement qu'il y a 2 phases de gameplay : le combat à distance de terrain "en 3D" et le combat rapproché duel en "2D". La liste des coups est assez simple à comprendre : coup léger, coup fort, coup spécial, saut pour les boutons et bouclier, Pokemon de soutien ou coup dévastateur pour les gâchettes en fonction des jauges. Reste à apprendre la liste des combos, mais c'est beaucoup moins technique que dans un jeu de baston de type Street Fighter, et tant mieux ! Car cela n'empêche pas la profondeur de gameplay. J'ai toujours considéré qu'un jeu de baston était avant tout casu car c'était surtout de l'apprentissage de combinaisons de touches et non du pur réflexe à l'écran. Ici c'est équilibré, habitué des jeux de baston ou pas, je pense que chacun à ses chances de gagner. C'est du Nintendo, pensé pour le fun avant tout.

[TEST] POKKEN TOURNAMENT / Wii U

Du fun !

De la baston qui ne se joue pas seulement aux poings et aux pieds (pattes ?), les pouvoirs de ces drôles de bestioles sont bien présents. J'avais peur que ça soit un peu bordélique ou totalement imprécis, mais non c'est parfaitement jouable. On s'amuse tout de suite même sans connaitre les subtilités. Même mes enfants se sont amusés directement, sans prise de tête sur d'improbables combos ! Et le passage de phase éloignée à phase de combat rapproché amène un peu de variété. Bref, on se marre bien !

Après s'être bien échauffé on tentera le mode "Championnat" qui présente l'avantage d'une réelle progression façon foot, avec 4 championnats (certes très basiques), une coupe finale (4 tours) dans chaque championnat et un match de barrage pour monter de division, sans compter de petites surprises... C'est bien plus sympa que les stupides modes "aventure" des autres jeux du genre. A noter que vos Pokemon progressent en stats dans n'importe quel type de combat, et que donc ils seront de plus en plus forts au fil du temps, ce qui pourra vous permettre d'aller au bout du championnat plus facilement avec le temps je suppose... je n'ai pas encore assez joué par savoir.

Le mode online est super efficace : on trouve tout de suite un adversaire, et le système de classement est super pratique. J'ai essayé, et chose dingue, j'arrive à gagner pas mal de combat, moi qui suit nul en baston d'habitude ! Ca motive ! Mais qui déteste jouer en ligne, ici je m'amuse.

[TEST] POKKEN TOURNAMENT / Wii U

Pas de claque visuelle

Visuellement c'est sympa... sans plus. Alors c'est fluide (pas sûr que ça soit en 60FPS, j'ai l'impression que c'est un poil plus bas), coloré, assez arcade-style, avec des chargement assez rapides, mais il manque un petit quelque chose. Pas assez d'effets de lumière ? Manque de décors charismatiques (même si assez nombreux) ? Je ne sais pas trop... Aussi certains spectateurs de fond sont modélisés en ridicules "sprites plat", ça m'a choqué. Mais attention, c'est quand même très correct, mais je n'ai pas eu de coup de coeur façon Smash Bros U à sa sortie. Idem pour la bande-son, rien de bien fabuleux. Mais pas de panique, l'essentiel est là : c'est en 60FPS et très très dynamique !

[TEST] POKKEN TOURNAMENT / Wii U

Enfin un poil d'originalité dans la baston

Oui enfin de l'originalité dans un jeu de baston Vs. Au moins Nintendo ne copie pas bêtement Street Fighter II comme tous les autres le font depuis 25 ans. Deux styles de gameplay en combat, évolution de vos combattants, des combos moins tordus (qui n'empêchent pas la technique), et un mode championnat plus intéressant que les stupides modes arcade/histoire des autres jeux. Bon absolument rien de révolutionnaire, mais ça change un peu. Bon ok, il y a très peu de personnages, mais c'est moins gênant que dans un jeu de baston avec humains, comme expliqué plus haut, on est sur un concept de dresseurs qui possèdent des Pokemon, et non sur des "personnalités". Ici on est pas choqué de rencontrer son propre personnage par exemple ;) Il est vraiment juste dommage que les dév' n'aient pas pris le temps de monter à au moins 24 perso, 32 aurait été idéal... Espérons que ça sera pour une prochaine version ? Mais le danger c'est de tuer d'entrée la licence, très critiquée sur cet aspect, alors que le potentiel est énorme.

Gameplay fun et assez original, mode championnat sympa, mode online efficace, réalisation plutôt correcte, ce Pokken mérite vraiment toute votre attention, sauf si peut-être vous pratiquez le jeu de baston comme un sport (dans ce cas retournez sur SF5). Mes enfants s'éclatent dessus, moi aussi, c'est une vraie réussite ! Le défaut étant le manque de personnages... DLCs (grrrrr) à venir ? Pokken 2 sur NX ? On verra bien... Une Wii U en début de vie aurait certainement vu débarquer un jeu plus complet, c'est certain ! Disons qu'avec si peu de personnages Nintendo aurait dû le sortir à 39€ plutôt qu'à 49€ (mais bon ils passant par un intermédiaire : Bandai Namco). J'espère cependant un vraiment un succès commercial afin qu'il y ait des suites, comme c'est le cas pour Smash Bros, car ce Pokken déchire vraiment le slip niveau fun !

SUPPOS : 5/6

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[SPEEDTESTING] Life is strange / PS4

Publié le par Myrage

Life is strange
Support : PS4
(existe aussi sur Xbox One/PC)
Développeur : Dontnod Entertainment
Editeur : Square Enix
Date de sortie : 29 janvier 2015

[SPEEDTESTING] Life is strange / PS4

Speedtesting après avoir terminé le jeu

Life is strange vous propose plus une expérience narrative qu'un jeu au sens propre du terme, voyons de plus près ce qui nous est conté. Tout commence lors d'un cours de photographie alors que Max se réveille en sursaut après une vision, peu de temps après cet événement des songes, elle se découvre le pouvoir de manipuler le temps quand sa meilleure amie manque d'être tuée.

Et c'est autour de ces manipulations temporelles que vont s'articuler intrigue et gameplay... Proposition intéressante sur la papier mais pad en mains ça ne colle pas, la seule possibilité de gameplay se résumera à revenir en arrière... ce qui tient assez mal la distance. L'impact sur le scénario principal est tout aussi limité car si vous regrettez un choix (ou si vous vouliez voir ce que donne une réponse), vous pouvez revenir et modifier ce dernier. Pour un jeu qui vous indique que vos choix auront des conséquences, pourquoi ne pas les avoir rendu irréversibles ? Le scenario nous emmène exactement où il veut et se sert de tout et de rien pour le faire durer inutilement (ainsi vous recommencerez ad vitam eternam tant que vous n'aurez pas trouvé ce que vous devez). Ce qui donne de l'intérêt ce sont les fins d'épisodes qui font dire "ça vaut peut être le coup de continuer". Et malheureusement ça devient (enfin) un peu plus intéressant passé une bonne grosse moitié du jeu.

[SPEEDTESTING] Life is strange / PS4

Pour ce qui est de la patte graphique, on aime ou pas (il me semble que la colorisation est faite façon peinture à la main), mais elle a le mérite de créer une identité au titre (malheureusement le charisme et le coté cliché des protagonistes ne le mette pas en valeur). La bande son manque aussi le coche, cet air de guitare folk que l'on nous sert pour nous invoquer une certaine mélancolie est présente à outrance et dessert le jeu au final. De plus, Dontnod est une équipe français, et le jeu est full anglais avec sous titres, c'est assez rocambolesque ! A terme, on sent là un titre pétri de bonnes intentions, mais qui dérape car ne sachant pas les concrétiser. Comme quoi "hype is strange" parfois.

SUPPOS : 3/6

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[LES DIXLIGNES] NHL 16 / PS4

Publié le par Dr Floyd

NHL 16
Support : PS4

Existe également sur XOne et PC
Editeur : EA
Sortie : 18 septembre 2015

[LES DIXLIGNES] NHL 16 / PS4

Testé avec le support de Gamoniac

Impossible de trouver ce jeu à bon prix, il faut en effet débourser 60 à 70€ pour le récupérer (même en occas !) La faute à une distribution très limitée. Bref, du coup je l’ai loué chez Gamoniac, au moins je pourrai savoir si l’investissement vaut la peine. Et je ne suis pas déçu, la réalisation est correcte, sans atteindre la perfection d’un NBA 2K, il manque au jeu de la fluidité dans les animations, de folie visuelle et surtout le framerate est bloqué à 30FPS. Mais bon globalement c’est quand même très bien fait. Quant au gameplay, il s’adapte à votre style, il est possible d’y jouer en mode arcade comme en 1994 sur Megadrive avec 3 boutons, ou en mode simu moderne avec plein de touches. C’est sympa, agréable, intense, complet, meilleur que l'an passé et ça change du basket et du foot. Mais voilà, reste le prix… et le manque de fun global, il est où le temps de NHL Hitz 2003 sur Xbox, ma référence absolue du jeu de Hockey.

[LES DIXLIGNES] NHL 16 / PS4[LES DIXLIGNES] NHL 16 / PS4

SUPPOS : 4,5/6
(sans tenir compte du prix)

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[SPEEDTESTING] Earth Defense Force 4.1 / PS4

Publié le par Dr Floyd

EARTH DEFENSE FORCE 4.1 THE SHADOW OF NEW DESPAIR
Support : PS4

Existe également sur PS3
Développeur : D3 Publisher
Sortie : 12 février 2016

[SPEEDTESTING] Earth Defense Force 4.1 / PS4

Speedtesting après 20 missions solo

Vous êtes fan des films de science-fiction US noir-et-blanc d'attaque extra-terrestre des années 50 ? Ou alors fan du plus récent Starship Trooper ? Alors ce jeu vidéo est fait pour vous ! Un jeu série Z qui traite un thème série Z, nous voilà face à un véritable OVNI vidéoludique que certains connaissent déjà pour y avoir joué sur PS2 ou PS3.

La première chose qui frappe avec EDF c'est la réalisation technique. Une réalisation vraiment désuète : une ville modélisée presque comme dans un jeu PS2, un framerate qui a le hoquet en permanence (du 60FPS ayant le syndrome de Tourette ?), des bugs à gogo et des IAs dignes des pires jeux bas de gamme sur PS1 ! De quoi balancer la galette direct aux oubliettes ? Surtout pas, nous ne sommes pas face à un jeu commun !

Les extraterrestres et leurs hordes d’insectes géants envahissent la ville de Tokyo, à vous de contrer l’attaque à l'aide de vos rangers ! 4 types de soldats sont à votre disposition (dont un volant : Wing Diver), avec un choix d'armes varié et évolutif. L'approche est très arcade, ça se sent dès les menus, on se croirait presque dans un jeu d'arcade SEGA des années 90 quand on sélectionne son personnage et ses armes.

[SPEEDTESTING] Earth Defense Force 4.1 / PS4[SPEEDTESTING] Earth Defense Force 4.1 / PS4
[SPEEDTESTING] Earth Defense Force 4.1 / PS4[SPEEDTESTING] Earth Defense Force 4.1 / PS4

Que dire du gameplay ? C'est ultra jouissif tout simplement et orienté arcade comme je le disais plus haut. Et je n’ai jamais vu un tel bordel à l’écran, il y a parfois tellement d'ennemis à l'écran qu'on est pété de rire en jouant, sans compter les immeubles qui s'écroulent ! Et c'est tellement buggé qu’on en rigole aussi !

C'est certes assez répétitif, mais les armes évoluent, il faudra aussi essayer de réussir chaque niveau en hard ou very hard, et il y a quelques surprises de taille au fil des niveaux (cadre champêtre, ennemis énormes, etc). Et le top, on peut y jouer à 2 en écran splitté ! Voire l'un contre l'autre, et à 4 en multi. Un jeu pensé pour le fun ! Pas un foutage de gueule de TPS générique de chez Rubisoft ou EA Shit in the Game.

Je regrette juste la boite plutôt naze du jeu, qui fait penser à un jeu de tir générique, et non à un jeu de défense terrestre contre de gros monstres, dommage.

Un jeu qui nous fait tout de suite penser à Starship Troopers !

Un jeu qui nous fait tout de suite penser à Starship Troopers !

Alors n’ayez surtout pas peur de la réalisation série Z du jeu, dès que vous commencez à jouer, ça n’a plus aucune importance et c’est l’éclate immédiate ! J’imagine le même genre de jeu produit par Rockstar (plutôt que de sortir toujours le même GTA), ça pourrait donner quelque chose de monstrueux ! Mais on se contentera du jeu de D3, un jeu budget certes, mais un vrai jeu, un jeu décalé de série Z, le Attack From Other Space du jeu vidéo, définitivement CULTE.

SUPPOS : 5/6

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[SPEEDTESTING] Gears of War Ultimate Edition / XOne

Publié le par Dr Floyd

GEARS OF WAR ULTIMATE EDITION
Support : Xbox One

Existe également sur PC
Editeur : Microsoft
Développeur :
Black Tusk Studio
Sortie : 25 août 2015

[SPEEDTESTING] Gears of War Ultimate Edition / XOne

Speedtesting mode solo après 3h de jeu

9 ans bordel, cela fait 9 ans que Gears of War est sorti sur Bobox 360, à une époque où Microsoft visait un public de gamers, avec une console ultra puissante et des jeux qui déchirent le slip. La preuve, 9 ans après, le jeu ressort et il ne fait pas du tout son âge. Certes il y a eu un gros lifting… qui ouvre d'ailleurs un petit débat : remaster ou remake ?

Le jeu tourne toujours sous le vieux moteur poussiéreux Unreal Engine 3, avec une meilleure définition, un choix de couleurs plus réussi, quelques détails en rab, quelques modèles 3D rajoutés, et surtout un jeu de lumières bien plus poussé. Hélas ça tourne en 30FPS (rien de surprenant, on connait la XOne désormais…) mais un 30FPS hyper stable. Le modo multi tourne quant à lui en 60FPS, ici la console s’en sort grâce à des environnements petits et une absence d’IA et de scripts… Pauvre Xbox One quand même… Plus de 2 ans après sa sortie, on se demande encore comment les ingénieurs de Kroko ont pu nous pondre un hardware aussi limité après la fabuleuse console de 2005…

[SPEEDTESTING] Gears of War Ultimate Edition / XOne

Bref, on notera sinon quelques ratés visuels (je chipote) et surtout une VF totalement catastrophique sur certaines voix ! Et puis ça se gâte vraiment en écran partagé où la qualité visuelle baisse largement. Certains fanatiques Xbox parlent de remake… mais pas du tout, c’est bel et bien le jeu original retravaillé, c’est donc un remaster point barre. Un remake c’est un nouveau jeu, ce n’est pas du tout le cas ici ! Mais c’est un VRAI remaster, pas une arnaque « passage en 1080p » comme on voit beaucoup ailleurs. Et ça c’est positif !

[SPEEDTESTING] Gears of War Ultimate Edition / XOne

Les ajustements ne sont pas juste visuels, il y a aussi quelques retouches niveau gameplay. Déjà en 30FPS stable, c’est plus jouable, plus simple pour viser (d'autant que la manette Xone est encore meilleure que celle de la X360). Ensuite le système de couverture a été amélioré, il est désormais assez agréable. Bon bah sinon c’est Gears of War, le TPS qui a vraiment fait évoluer le genre, depuis tout le monde a copié… sans réussir à vraiment faire mieux en 9 ans, jusqu’à l’overdose de TPS génériques qu’on connait aujourd’hui…. Moi rejouer à un jeu « fondateur » (le terme est quand même pompeux) ça me plait bien, je prends plus de plaisir que de jouer à des copier-coller. Et puis pas de prise de tête sur celui-ci, pas de difficulté artificielle via du level design tordu ou des énigmes bidons, non ici c’est agréable, tendance arcade, ça me plait.

Ce Gears of War est un vrai remaster, les développeurs ne se sont pas foutu de notre poire (à part pour la VF). Tous les aspects ont été retravaillés et on y retourne du coup avec plaisir. Malheureusement la One est ce qu’elle est, une console un peu à la ramasse en HD, du coup c’est du 30FPS (mais du bon) et le mode splitté est raté. Je n’ai pas l’abonnement live XOne donc je n’ai pas joué en ligne, mais je sais que c’est de ce coté très réussi et complet en 60FPS. Alors voilà, je conseille vraiment l’achat de ce jeu (je l’ai trouvé à £12 en UK) car c’est un retour aux source du TPS moderne qui fait du bien (et qui nous montre hélas que le jeu vidéo stagne depuis 10 ans).

SUPPOS : 5/6
(une note influencée par le prix auquel je l'ai acheté sur Amazon uk : £12)

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[LE NON-TEST] Street Fighter V

Publié le par Dr Floyd

Street Branleur V
Support : aucun
Genre : has-been
Editeur : Capcom RIP
Sortie : il n'aurait jamais dû...

[LE NON-TEST] Street Fighter V

Gamopat innove, après le Speedtesting et le DixLignes, voici le Non-test ;) Pourquoi un non-test ? Parce que je n'ai pas envie de tester Street Fighter V, "et pi c'est tout !". Déjà Street FIghter m'agace à la base, car la licence tourne en rond depuis 1992, et je dirai même que tous les jeux de baston m'agacent, ils tournent tous en rond à copier-coller Street Fighter 2 depuis 25 ans. Ensuite Capcom, je ne supporte plus, ils sont tombés au fond du gouffre. Et enfin j'en ai assez entendu sur ce jeu (sur mon propre forum) pour ne pas avoir envie d'y jouer.

[LE NON-TEST] Street Fighter V

Tester un jeu non fini ? Non merci. Est-ce qu'on va voir au cinéma un film non fini ? Est-ce qu'on achète un disque avec les chansons qui s'arrêtent en plein milieu ? Non. Il va falloir que l'industrie du jeu vidéo arrête de nous prendre pour des cons !!!

Pas de vrai mode solo, pas de défis, pas de Versus Vs IA, pas de tutos et un mode histoire qui risque d'intégrer le livre des records très rapidement : 3 petits rounds avec des illustrations ? On nage en plein scandale vidéoludique ! Ah si, un mode survie.... Whaou... Au moins c'est une claque technique... Penses-tu... Capcom réussit l'exploit de nous coller un décor à 30FPS !!! Un comble pour un jeu avec seulement 2 personnages et quasi aucune IA à gérer ! J'ai regardé une vidéo 60FPS sur Youtube, et effectivement c'est le cas et c'est affreux ! Certains m'ont même dit que le jeu rame à certains moments... Et je ne parle même pas des menus affreux (habituel depuis SF4). Bon bé il reste le Versus... Et là c'est surement bien... pour les fans de e-sport qui semblent assez satisfait sur ce point, parlant d'un gameplay bien réglé... Même si il y a déjà eu de gros soucis de serveur en mode online.

Capcom est mort depuis longtemps, depuis 2006-2007 et Okami, Lost planet et Dead Rising... Depuis c'est l'agonie, la lente agonie, qui finira par voir la firme fermer ses portes et être rachetée par un éditeurs d'applications téléphone.

[LE NON-TEST] Street Fighter V

Quand bien même le jeu serait "complet", il le sera peut-être dans 6 mois après 17 patchs, quand le jeu de baston va-t-il évoluer ? Le concept mis en place par Capcom avec SF2 n'évolue plus d'un poil ! Pourquoi ? c'est inexplicable. Rajouter des combos ou coller un mode histoire digne d'un scénario de Jean-Claude Van Damme ce n'est pas une évolution ! Il y a tout à révolutionner dans le jeu de baston :
- Pourquoi les combattants ne se fatiguent jamais ? A quand une gestion de la fatigue et de la récup' ? A quand les vrais KO ?
- Pourquoi une absence de "gestion des dégâts"... Un bras cassé ? Un pieds cassé....pour approfondir la stratégie de jeu....
- Pourquoi des décors ne servent à rien ? Pourquoi il n'y aucune interactivité ? Pourquoi un public qui ne réagirait pas en fonction de l'évolution du match ?
- Pourquoi une absence de vraie compétition en solo ? (un vrai mode championnat ou arène, un vrai classement, des arbitres, des coupes...) On savait faire il y a 30 ans dans Way of The Exploding Fist !
- A quand un vrai scénario ??? un vrai mode arcade avec un top 100 efficace des scores ??? A quand la suppression des "continues" ???
Etc...etc... Les jeux sont aujourd'hui programmés par des boots qui ne réfléchissent plus...

[LE NON-TEST] Street Fighter V

Contenu honteux, jeu qui rame, casting limité, réseau foireux, interface pourri... Non, je ne testerai pas cette daube intergalactique ! Comment ? Comment Capcom ose ! Tout simplement parce que l'art vidéoludique est mort et qu'aujourd'hui une seule chose compte : le pognon et le buzz. Il faut tout, tout de suite, quitte à ne plus finir les jeux et sortir des patchs pendant 3 ans... Boycottez cette bouse sauf éventuellement si vous faites parti des fans de jeux de combat e-sport... que j'appellerai plutôt jeux de e-combo.

[LE NON-TEST] Street Fighter V

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